Le point Vétérinaire n° 277 du 01/07/2007
 

Géromique animale

Mise à jour

LE POINT SUR…

Roger Hanset

Université de Liège
Unité de génomique animale
CBIG
Tour GIGA - B34
1, avenue de l’Hôpital
4000 Liège Belgique

Il devient possible de produire des bovins dont la musculature hypertrophiée se développe après la naissance et exclusivement chez les mâles.

Résumé

La preuve de l’existence en race blanc-bleu-belge d’un gène mh (musculature hypertrophiée) autosomal, partiellement récessif a été apportée en 1985. L’explosion des technologies relatives aux marqueurs ADN a ensuite permis la localisation chromosomique du gène, son clonage, son séquençage, ainsi que l’identification moléculaire de la mutation. La mutation pour le caractère culard est une délétion sur le gène codant pour la myostatine, un régulateur négatif de la prolifération et de la différenciation des myoblastes. Certaines races hébergent à des degrés divers une mutation du gène de la myostatine : charolais, maine-anjou, aubrac, gascon, limousin, parthenais. Pour échapper à la dystocie, tout en conservant les qualités bouchères, la myostatine a pu être bloquée après la naissance.

Le caractère culard est connu des éleveurs bovins depuis très longtemps (encadre 1). Il est mentionné par écrit pour la première fois en 1807. Ubiquitaire, la plupart des langues européennes ont un nom pour le désigner : double muscle, dikbil, paardenbil, doppellender, groppa doppia, groppa di cavallo, culon, etc. Bien que son origine génétique ne fasse aucun doute, son déterminisme exact est resté incertain jusqu’en 1985. Depuis lors, les découvertes se sont multipliées, mettant en évidence une importante variabilité génétique au sein ...

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