Le point Vétérinaire n° 276 du 01/06/2007
 

CHIRURGIE HÉPATO-BILIAIRE CHEZ LE CHAT

Infos

ANALYSE D'ARTICLE

Jean-Guillaume Grand

Centre hospitalier de l’École nationale
vétérinaire de Nantes
Atlanpôle, La Chantrerie
44307 Nantes Cedex 03

Résumé

Référence

Buote NJ, Mitchell SL, Penninck D, Freeman LM et coll. Cholecystoenterostomy for treatment of extrahepatic biliary tract obstruction in cats : 22 cases (1994-2003). J. Am. Vet. Med. Assoc. 2006;228:1376-1382.

Objectif

Identifier les facteurs qui influencent le pronostic postopératoire après cholécysto-entérostomie (CCE) lors de syndrome obstructif des voies biliaires extrahépatiques (SOVBEH) chez le chat.

Méthode

Cette étude rétrospective porte sur 22 chats (moyenne d’âge de 10 ans) qui présentent un SOVBEH confirmé lors de la chirurgie. Celui-ci est traité par dérivation biliaire selon l’une des trois procédures (selon la préférence du chirurgien) : cholécystoduodénostomie, ou CCD (13 chats), cholécystojéjunostomie, ou CCJ (8 chats) ou cholédochoduodénostomie (1 chat).

Résultats

• Les signes cliniques les plus souvent rapportés sont un ictère, des vomissements, une anorexie, un abattement et une perte de poids.

• 40 % des chats présentent une anémie arégénérative en phase préopératoire et les temps de coagulation (de Quick ou de céphaline-kaolin) sont élevés dans six cas sur dix.

• L’échographie abdominale a permis de diagnostiquer un SOVBEH dans 100 % des cas.

• En phase postopératoire, 100 % des chats présentent une anémie et 93 % une hypotension persistante.

• Le SOVBEH a une origine néoplasique dans 9 cas (40 %) et inflammatoire dans les 13 cas restants (60 %). La moyenne de survie des 13chats qui présente un processus inflammatoire (255 jours) est significativement supérieure à celle des 9 chats chez lesquels un néoplasme a été identifié comme la cause du SOVBEH (14 jours).

• Enfin, seulement 6 chats (soit 27 %) sont vivants à six mois ; tous ont présenté un processus inflammatoire comme cause du SOVBEH.

Conclusion

Les chats dont le SOVBEH est secondaire à un néoplasme ont un taux de survie significativement plus faible que ceux pour lesquels une maladie inflammatoire chronique en est l’origine. Cependant, quelle que soit la cause, le pronostic vital postopératoire après CCE apparaît réservé à mauvais et associé à un taux de complications élevé.

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