Le point Vétérinaire n° 273 du 01/03/2007
 

REPRODUCTION CHEZ LA CHATTE

Se former

EN QUESTIONS-RÉPONSES

Xavier Lévy

CERCA
Unité de reproduction animale
ENV d’Alfort
7, avenue du Général-de-Gaulle
94700 Maisons-Alfort

L’hypertrophie rapide de(s) glande(s) mammaire(s) chez la chatte n’est pas toujours synonyme de tumeur. Au contraire, elle correspond parfois à une affection bénigne : la “mastose”.

Résumé

La fibro-adénomatose mammaire (FA), ou mastose, est une prolifération fibroglandulaire rapide, diffuse, bien circonscrite, avec développement des canaux intra-lobulaires et du stroma conjonctif interlobulaire, d’une ou de l’ensemble des mamelles de la chatte. La progestérone et ses analogues de synthèse font partie des causes de la FA. Le signe principal est l’apparition brutale de masses bien circonscrites et non encapsulées dans la glande mammaire. En cas de doute, le diagnostic différentiel avec une tumeur est fondamental. La cytoponction permet d’exclure une tumeur maligne. L’administration d’aglépristone entraîne dans 80 % des cas une rémission totale.

Les tumeurs mammaires sont le troisième type de tumeur le plus fréquent chez la chatte (14 % des tumeurs), elles sont malignes dans plus de 80 % des cas [8]. Ainsi, le plus souvent, l’apparition d’une masse mammaire au développement rapide incite le vétérinaire à préconiser une mammectomie radicale (exérèse de la chaîne mammaire) dans les plus brefs délais après un bilan d’extension [11].

Cependant, il existe chez la chatte une affection bénigne de la mamelle, ressemblant dans son évolution clinique initiale à celle d’une tumeur maligne, mais dont le pronostic et le traitement sont très différents. Cette particularité de la chatte a été désignée sous de multiples noms depuis sa première description en 1973 : l’hypertrophie mammaire bénigne, la dysplasie mammaire, la fibro-adénomatose mammaire, la mastose, etc. [1, 10, 14].

La bonne connaissance de sa physiopathogénie, de son épidémiologie et de ses diverses manifestations cliniques (aspect macroscopique) permet en général d’émettre un diagnostic de quasi-certitude, donc de proposer un traitement adapté.

Qu’est-ce que la mastose ?

La fibro-adénomatose mammaire (FA), appelée aussi mastose, correspond à une prolifération fibro-glandulaire rapide, diffuse, bien circonscrite, avec développement des canaux intra-lobulaires et du stroma conjonctif interlobulaire, d’une ou de l’ensemble des mamelles du chat (PHOTO 1) [5, 14].

Chez la chatte saine, le développement mammaire, au cours d’une gestation par exemple, correspond à une prolifération alvéolaire aux dépens du tissu conjonctif interlobulaire (stroma), contrairement à la FA où le stroma progresse dans le même temps que les composants épithéliaux.

Comment se crée une mastose ?

L’origine exacte du processus pathologique qui conduit à la fibro-adénomatose (FA) est encore incertaine.

En effet, les hormones et les nombreux facteurs de croissance intervenant dans l’installation des lésions fibro-adénomateuses assurent, pour la plupart d’entre elles, la régulation du développement mammaire normal [2, 3, 9, 13, 14].

La progestérone (gestation ou pseudogestation avec présence de corps jaunes) ou ses analogues (progestagènes de synthèse) jouent un grand rôle dans l’initialisation du processus (voir la FIGURE “Étiopathogénie de la fibroadénomatose mammaire”). Cependant, de rares cas de FA rencontrés chez des mâles ou des femelles stérilisées restent inexpliqués et le rôle de précurseurs de la progestérone est envisagé.

L’administration prolongée de progestatifs sous forme de “pilule” (acétate de mégestrol) ou une injection unique (acétate de médroxyprogestérone) suffit à induire une FA parfois difficile à traiter [5, 7, 9, 10].

Quelles sont les chattes concernées ?

La FA est le plus souvent rencontrée :

- chez des jeunes chattes dans les semaines (deux à cinq semaines) qui suivent leurs premières chaleurs. En effet, bien que la chatte soit une espèce à ovulation provoquée par le coït, 10 à 20 % d’entre elles peuvent ponctuellement ovuler spontanément et ainsi subir une imprégnation en progestérone d’au moins six semaines [18] ;

- après l’utilisation de progestagènes de synthèse (administration répétée d’acétate de mégestrol ou après une unique injection de médroxyprogestérone) [6].

Quels sont les signes observés ?

La chatte présente rarement une altération de son état général, à l’exception des FA ulcérées qui sont parfois accompagnées d’un abattement et d’une dysorexie [4, 6].

Une tachycardie sévère est parfois notée lors d’une FA d’évolution très rapide [4]. Celle-ci est parfois évoquée dans les risques de traitements chirurgicaux [4, données personnelles].

Le signe principal, et souvent unique, est l’apparition de masses bien circonscrites et non encapsulées dans la glande mammaire.

De une à toutes les mamelles peuvent êtres atteintes et la croissance est toujours rapide. La glande mammaire peut atteindre une taille impressionnante en quelques jours. Lors d’atteinte d’une ou de deux mamelles, les inguinales ou les abdominales caudales sont le plus souvent concernées.

Deux types morphologiques de FA existent [5] :

- intracanalaire : elle se présente sous la forme d’une masse polypoïde (en forme de dôme) ou en forme annulaire autour d’une cavité centrale. Un liquide clair et visqueux se trouve à l’intérieur des cavités (PHOTOS 1 et 2). Cette forme est parfois qualifiée, à tort, de kyste mammaire ;

- nodulaire solide : la tumeur se présente sous forme d’un tissu mou, friable ou ferme, lisse en surface et contenant peu de liquide (PHOTO 3).

En cas d’hypertrophie marquée, une hyper­hémie, puis une nécrose de la peau, suivie par son ulcération, peut apparaître (accentuée par le léchage).

Comment évolue une fibro-adénomatose ?

L’évolution de la FA est le plus souvent rapide, avec une hypertrophie se développant en moins d’une semaine. Cependant, l’hypertrophie peut parfois se poursuivre pendant une durée de quatre semaines [5, 6, 15, données personnelles].

La FA apparue après des chaleurs ou au cours d’une gestation régresse en général spontanément dans les semaines qui suivent sa croissance maximale (quelques jours à cinq semaines). Les récidives sont exceptionnelles dans les cycles ultérieurs [6, 12, données personnelles]. En cas de persistance d’un nodule ferme à la fin du traitement, il est conseillé de le retirer afin de l’analyser et d’exclure la présence d’une tumeur bénigne (myxadénome, papillome intracanalaire, adénome papillaire ou kystique, ostéochondrome) ou maligne chez la chatte de plus de six ans. En effet, il est impossible cliniquement d’exclure avec certitude la présence d’une tumeur [13].

La rémission totale des symptômes est rare en cas de FA induite par des progestagènes : il persiste souvent un ou plusieurs petits nodules fermes qui doivent être retirés [5, 9, 10, 11, 14, données personnelles]. La FA n’est pas un stade lésionnel précancéreux : la persistance d’une FA n’augmente pas le risque de tumeur mammaire. Elle ne justifie donc pas une mammectomie radicale [8, 13].

Quels sont les examens complémentaires utiles ?

Avant toute décision thérapeutique, il est indispensable d’exclure une gestation chez la chatte. En effet, le traitement de la FA aurait pour conséquence d’induire un avortement.

Le diagnostic de gestation peut être confirmé à l’aide d’un examen échographique dans la grande majorité des cas (la FA apparaît le plus souvent dans la deuxième moitié de la gestation). En cas de doute (trois premières semaines de gestation), un dosage de la progestérone à un taux basal permet d’exclure une gestation (mais pas une FA).

Le recueil des commémoratifs associé à la présentation clinique est en général suffisant pour émettre une hypothèse de quasi-certitude de FA. Le diagnostic de certitude est le plus souvent thérapeutique, avec une rémission complète des symptômes dans les cinq semaines après la mise en place du traitement.

Cependant, en cas de doute dans le diagnostic différentiel avec une tumeur mammaire et étant donné l’agressivité des tumeurs mammaires chez la chatte, une analyse cytologique de la glande peut être préconisée en parallèle à la mise en place d’un traitement médical.

1. Analyse cytologique

La cytoponction permet de distinguer avec certitude une tumeur maligne d’une FA (voir le TABLEAU “Critères cytologiques de malignité”). L’examen cytologique permet d’écarter la nature agressive de la tumeur donc de privilégier un traitement spécifique de la FA en première intention [15].

2. Analyse histologique

En cas de persistance d’une masse mammaire cinq semaines après l’initialisation du traitement, l’exérèse de la masse, à l’aide d’une analyse histologique, doit être systématiquement proposée afin d’exclure une tumeur bénigne. En effet, l’examen cytologique ne permet pas de différencier une tumeur bénigne d’une FA [15].

3. Dosage hormonal

La progestérone est un acteur essentiel dans l’induction de la FA. Ainsi, un taux de progestérone élevé (supérieur à 5 ng/ml) conforte l’hypothèse de FA à la suite de la persistance de corps jaunes [3, données personnelles]. L’ovulation étant, dans la grande majorité des cas, provoquée chez la chatte, il convient d’exclure une gestation (voir supra).

Cependant, une progestéronémie plasmatique basale (inférieure à 5 ng/ml) n’apporte aucune information supplémentaire. En effet, la progestérone a pu rechuter depuis l’initialisation de la FA, les progestagènes de synthèse ne peuvent pas être dosés, et certains chats développent une FA indépendamment de la progestérone [5, données personnelles].

Quels sont les traitements chirurgicaux possibles ?

1. L’ovariectomie

La stérilisation permet de supprimer la source principale en stéroïdes sexuels responsable dans la majorité des cas de la FA et de régler la présence d’une gestation éventuelle [2, 16]. Cependant, elle présente de nombreuses limites :

- elle est inefficace chez la femelle dont l’imprégnation est exogène (progestagène) ;

- elle n’est pas possible chez une femelle destinée à la reproduction ;

- son abord parfois difficile en cas de FA des deux chaînes mammaires.

En outre, des auteurs décrivent une mortalité peropératoire ou postopératoire accrue à la suite d’un collapsus cardiovasculaire.

Le collapsus semble être lié à un choc hypo­volémique : lors de FA, certains chats présentent une tachycardie très élevée, la diastole devient alors très courte et il en résulte un mauvais remplissage des ventricules [4].

2. L’exérèse de la masse mammaire

L’exérèse de la chaîne mammaire ou de la masse ne doit jamais être privilégiée en première intention, si l’apparition de la FA est présente depuis moins de quatre semaines.

La mammectomie ne retire pas la cause de la FA et celle-ci peut évoluer sur l’autre chaîne mammaire.

La FA peut évoluer pendant un mois avant de se stabiliser ou d’involuer spontanément. Ainsi, retirer une masse ou une chaîne mammaire présente un risque de déhiscence de la zone de suture si la glande mammaire continue à s’hypertrophier.

Selon certains auteurs, le risque d’embolie vasculaire serait accru [4].

Cependant, en cas de persistance d’une masse mammaire six semaines après la stérilisation ou après le début du traitement médical (cas fréquent en cas d’induction par des progestagènes), une exérèse de la masse doit être préconisée au propriétaire.

Existe-t-il des alternatives médicales ?

Face aux limites des traitements chirurgicaux, différents auteurs ont mis au point et testé un protocole médical efficace et peu contraignant à l’aide de l’aglépristone [4, 12, 17].

L’aglépristone (Alizine®) est un antagoniste de la progestérone qui se lie aux récepteurs de la progestérone avec une affinité neuf fois supérieure à la progestérone naturelle.

Deux protocoles différents existent, mais leurs résultats ne semblent pas présenter de différence significative (voir le TABLEAU “Le protocole médical Alizine®”).

Le service de reproduction de l’ENV d’Alfort a testé le second protocole chez huit chattes et un chat mâle avec des résultats équivalents aux études antérieures (80 % de rémission totale) :

- six chattes (quatre FA après les premières chaleurs, deux après l’administration de progestagènes) ont montré une rémission complète dans les six semaines après l’initialisation du traitement. Chez quatre d’entre elles, une régression rapide de la FA a été constatée dans les jours qui ont suivi la première injection, les deux autres chattes ont présenté une régression seulement trois semaines après l’initialisation du traitement (PHOTOS 2 et 4). Une chatte avait été stérilisée deux mois auparavant, sans succès ;

- un chat mâle castré a connu une rémission complète des lésions. La réussite du traitement n’est pas expliquée. Une hypothèse, restant à démontrer, implique d’autres stéroïdes se liant aux récepteurs de la progestérone avec une affinité plus faible que la progestérone et l’aglépristone ;

- deux chattes sous imprégnation de progestagènes n’ont présenté qu’une rémission partielle : chez la première, une petite masse persistante (adénome papillaire après analyse) a été mise en évidence, chez la seconde, une régression de 40 % de la taille d’origine a permis d’envisager une ablation de la chaîne [4, 12, 17].

La fibro-adénomatose présente une expression clinique souvent impressionnante pour le propriétaire et le vétérinaire, mais elle n’en demeure pas moins une affection bénigne. Il convient de savoir la reconnaître rapidement (chatte jeune, palpation souvent souple, etc.) et un traitement doit être mis en place dans un bref délai afin de confirmer le diagnostic et de limiter l’extension de la lésion et le risque d’ulcération de la mamelle. Le traitement médical proposé est plus adapté à l’essentiel des situations cliniques.

Points forts

Avant toute décision thérapeutique, il est indispensable d’exclure une gestation chez la chatte.

La cytoponction permet de distinguer avec certitude une tumeur maligne d’une FA.

L’examen cytologique ne permet pas de différencier une tumeur bénigne d’une FA.

Un protocole à base d’administration d’aglépristone donne dans 80 % des cas une rémission totale.

  • 1 - Allen HL. Feline mammary hypertrophy. Vet. Pathol. 1973 ; 10(6): 501-508
  • 2 - De Las Mulas MJ, Millan Y, Bautista MJ et coll. Oestrogene and progesterone receptors in feline fibroadenomatous change : an immunohistochemichal study. Res. Vet. Sci. 2000 ; 68(1): 15-21
  • 3 - De Las Mulas MJ, Van Niel M, Millan Y et coll. Progesterone receptors in normal, dysplastic and tumorous feline mammary glands. Comparison with estrogen receptors status. Res. Vet. Sci. 2002 ; 72(2): 153-161.
  • 4 - Gorlinger S, Kooistra HS, Van Den Broek A et coll. Treatment of fibroadenomatous hyperplasia in cats with aglépristone. J. Vet. Intern. Med. 2002 ; 16(6): 710-713.
  • 5 - Hayden DW, Barnes DM, Johnson KH. Morphologic changes in the mammary gland of megestrol acetate-treated and untreated cats : a retrospective study. Vet. Pathol. 1989 ; 26 : 104-113.
  • 6 - Hayden DW, Johnston SD, Kiang DT et coll. Feline mammary hypertrophy/fibroadenoma complex : clinical and hormonal aspects. Am. J. Vet. Res. 1981 ; 42 : 1699-1703.
  • 7 - Hinton M, Gaskell CJ. Non-neoplastic mammary hypertrophy in the cat associated either with pregnancy or with oral progestagène therapy. Vet. Rec. 1977 ; 100(14): 277-280.
  • 8 - Larbourlette S. Les tumeurs mammaires félines : étude bibliographique et enquête personnelle. Thèse de doctorat vétérinaire, Nantes. 2003 ; 176p.
  • 9 - Loretti AP, Ilha MRS, Breitsameter I et coll. Clinical and pathological study of feline mammary fibroadenomatous change associated with depot médroxyprogestérone acetate therapy. Arq. Bras. Med. Vet. Zootech. 2004 ; 56(2): 270-274.
  • 10 - Mac Dougall LD. Mammary fibroadenomatous hyperplasia in a young cat attributed to treatment with mégestrol acetate. Can. Vet. J. 2003 ; 44(3): 227-229.
  • 11 - MacEwen EG, Hayes AA, Harvey J et coll. Prognostic factors for feline mammary tumors. J. Am. Vet. Med. Assoc. 1984 ; 185 : 201-204.
  • 12 - Meisl D, Hubler M, Arnold S. Treatment of fibroepithelial hyperplasia (FEH) of the mammary gland in the cat with the progesterone antagonist Aglepristone (Alizine). Scweiz Arch Tierheilkd. 2003 ; 145(3): 130-136.
  • 13 - Mol JA, Van Garderen E, Rutteman GR, Rijnberk A. New insights in the molecular mechanism of progestin-induced proliferation of mammary epithelium : induction of local biosynthesis of growth hormone in the mammary gland of dogs, cats and humans. J. Steroid Biochem. Molec. Biol. 1996 ; 57(1/2): 67-71.
  • 14 - Nimmo JS, Plummer JM. Ultrastructure studies of fibroadnomatous hyperplasia of mammary glands of two cats. J. Comp. Path. 1981 ; 91(1): 41-50.
  • 15 - Pahla N. Les tumeurs mammaires félines : étude bibliographique et aspects comparatifs avec les cancers du sein. Thèse de doctorat vétérinaire, Lyon. 2001 ; 153.
  • 16 - Seiler RJ, Kelly WR, Menrath VH, Barbero RD. Total fibroadenomatous change of the mammary glands of two spayed cats. Feline Practice. 1979 ; 9(2): 25-29.
  • 17 - Wehrend A, Hospes R, Gruber AD. Treatment of feline mammary fibroadenomatous hyperplasia with a progesterone antagonist. Vet. Rec. 2001 ; 148(11): 346-347.
  • 18 - Wildt DE, han SYW, Seager SWJ et coll. Ovarian activity, circulating hormones, and sexual behavior in the cat. I. Relashionships during the coitus induced luteal phase and the estrous period without mating. Biol. Reprod. 1981 ; 25 : 15-28.

PHOTO 1. Fibro-adénomatose apparue trois semaines après les premières chaleurs.

Étiopathogénie de la fibro-adénomatose mammaire

La progestérone liée à son récepteur est un acteur essentiel dans la croissance du tissu mammaire, mais aussi dans la synthèse d’autres hormones qui, elles-mêmes, participent à la croissance et à la prolifération du tissu mammaire. Les œstrogènes induisent une multiplication (X) du nombre de récepteurs à la progestérone. D’autres molécules (?) que la prolactine provoquent la croissance cellulaire.

PHOTO 2. Chatte présentant une fibro-adénomatose de M4 à gauche apparue cinq jours auparavant.

PHOTO 3. Nodule mammaire apparu un mois après une injection de progestagène.

PHOTO 4. Même chatte que la photo 2 après quatre semaines de traitement à l’Alizine®.

Critères cytologiques de malignité

D’après [15].

Le protocole médical Alizine®

[4, données personnelles].