Le point Vétérinaire n° 266 du 01/06/2006
 

MALADIE CONTAGIEUSE DES RUMINANTS

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COURS

Sylvie Blain

Présidente de la commission
caprine SNGTV
17, rue de la Robinerie
37800 Sainte-Maure-de-Touraine

Les nouveaux moyens de diagnostic et de traitement et un suivi de cas cliniques de plus d’un an permettent d’envisager une nouvelle conduite à tenir en cas de fièvre Q en élevage caprin.

Résumé

Deux nouveaux tests de diagnostic permettent de suivre l’évolution de la fièvre Q en élevage caprin. La PCR réalisée sur le placenta, le mucus vaginal, les matières fécales ou le lait met en évidence l’excrétion. Le test Elisa commercialisé par LSI est plus sensible et plus spécifique. A partir de cas cliniques dans plusieurs troupeaux caprins, l’évolution de l’excrétion a été suivie pendant plus d’un an pour juger de l’efficacité des mesures prises. Il est apparu important de différencier les troupeaux récemment infectés comportant de nombreux individus séronégatifs sensibles des troupeaux porteurs chroniques. Dans ces derniers, les adultes sont souvent immunisés et les chevrettes sont les plus sensibles. L’épidémiologie et les traitements dépendent de cette distinction. La vaccination avec un vaccin en phase 1 dans un élevage sain évite la contamination. L’antibiothérapie n’a pas prouvé son efficacité pour éviter les avortements.

La fièvre Q est une maladie commune aux ruminants due à l’infection par Coxiella burnetii. Cette zoonose n’est pas en recrudescence, mais les nouveaux moyens de diagnostic mis à notre disposition permettent de mieux la détecter. La PCR (polymerase chain reaction) permet de rechercher de faibles quantités de germes. Un nouveau test Elisa avec une spécificité et une sensibilité satisfaisantes est désormais disponible. Un nouveau vaccin permet en outre d’intervenir médicalement. Ces nouveautés modifient la conduite à tenir face à la fièvre Q en élevage caprin.

Nouvelles méthodes de diagnostic

1. PCR quantitative

Lors d’avortement, une recherche directe de la bactérie dans un prélèvement de placenta peut être réalisée par une coloration de Stamp. Cette méthode, peu spécifique, ne permet pas de faire la différence entre Chlamydia et Coxiella.

La recherche du génome de C. burnetii par PCR est une technique de dépistage efficace. La PCR est réalisée à partir d’un prélèvement de cotylédon ou d’un écouvillonnage de mucus vaginal. Une PCR en temps réel permet une analyse quantitative : plus la quantité de germes présents dans le prélèvement initial est élevée, moins il est besoin de cycles d’amplification pour détecter leur présence.

C. burnetii peut également être recherchée par PCR sur le lait du tank. Un prélèvement réalisé dans des tubes contenant du borate peut être expédié sans réfrigération. Il est aussi possible d’utiliser les buvards d’autocontrôle envoyés toutes les semaines par les éleveurs fromagers pour la recherche de Listeria. Cette lactothèque congelée peut servir à dater l’antériorité d’une infection dans un troupeau.

2. Recherche sérologique

Deux tests sérologiques sont intéressants.

• Les tests Elisa présentent des sensibilités différentes selon les kits utilisés. Chez les caprins, le test Elisa commercialisé par LSI est plus sensible et plus spécifique que les autres car il a été élaboré à partir d’une souche responsable d’avortement ovin isolée à l’Inra de Nouzilly.

• Un test sérologique par immuno-fluorescence permet de détecter des anticorps anti-Coxiella en phases 1 et 2, IgM et IgG. Ce test est utilisé en médecine humaine. Il permet de dater une infection et de détecter les infections chroniques. Chez les ruminants, il ne permet cependant pas de différencier les infections aiguës et chroniques à partir des réponses sur les Coxiella en phase 1 ou 2.

Conduite à tenir lors de l’introduction d’un nouvel animal dans un troupeau

• Le risque d’avortement dû à la fièvre Q est maximal lors de l’introduction d’animaux excréteurs de C. burnetii dans un troupeau sain où certains animaux sont en début de gestation. En effet, les animaux d’un troupeau sain ne sont pas protégés. Des formes cliniques chez des humains non immunisés sont possibles par inhalation de poussières de fumier contaminé. Le taux d’avortements ou de mises bas prématurées peut avoisiner les 100 % lors d’infection par C. burnetii à un ou deux mois de gestation chez des chèvres non immunisées. Il faudrait donc parvenir à identifier le statut des troupeaux du vendeur et de l’acheteur (voir la FIGURE “Évolution de l’infection des troupeaux par la fièvre Q”). Une autre solution serait la vaccination des élevages indemnes.

• La prévalence de C. burnetii dans un troupeau peut être estimée en réalisant une sérologie chez 10 % des chèvres. Un cheptel dans lequel tous les animaux sont séronégatifs est considéré comme indemne. Une sérologie positive indique que le troupeau a été en contact avec le germe (parfois longtemps auparavant), mais ne signifie pas une excrétion de C. burnetii au moment du prélèvement. Une sérologie positive peut aussi être provoquée par une vaccination : il convient donc de recueillir avec soin les commémoratifs.

Le statut du troupeau peut également être surveillé en réalisant périodiquement des PCR sur le lait de tank. Des résultats positifs alternant avec des résultats négatifs signifient que l’infection est chronique et que C. burnetii circule dans le troupeau. Plusieurs résultats négatifs consécutifs ne permettent pas de conclure à un cheptel indemne, mais à l’absence de circulation du germe. Il est alors possible de prédire que l’immunité va décliner dans l’élevage. Lors d’un résultat de lait de tank positif, il convient de différencier par des analyses sérologiques un troupeau porteur chronique d’un troupeau nouvellement infecté dans lequel les risques d’avortement sont élevés.

Conduite à tenir lors d’un avortement

• Lors d’une visite consécutive à un avortement, il convient de suspecter d’abord une zoonose (brucellose, listériose, chlamydiose ou fièvre Q) et donc de prendre des mesures de prophylaxie sanitaire :

- mettre des gants, éventuellement des surbottes, une combinaison jetable ou laver en rentrant sa blouse à 60 °C au moins ;

- si l’expulsion du fœtus n’a pas encore eu lieu, utiliser pour tirer le chevreau des ficelles, qui sont ensuite jetées (ou, au moins, laisser dans l’élevage la corde utilisée pour la mise bas) ;

- isoler la chèvre qui a avorté, l’éloigner en particulier des autres gestantes ;

- brûler les annexes fœtales, les enterrer ou les mettre dans un sac destiné à l’équarrissage ;

- désinfecter le lieu de la mise bas avec de la cyanamide calcique à raison de 0,6 % du fumier (efficace lors de fièvre Q) et le couvrir d’une couche de paille épaisse.

• Des prélèvements sont effectués pour réaliser une recherche PCR. Lors d’un avortement, la sérologie sur la chèvre qui a avorté n’apporte rien : elle peut être négative le jour de l’avortement et devenir positive trois semaines plus tard. Inversement, une sérologie positive peut être le signe d’une infection ancienne sans excrétion ou d’une immunisation vaccinale. Il est donc plus utile de prélever proprement deux ou trois cotylédons placentaires dans l’utérus ou d’effectuer un écouvillonnage de mucus vaginal si le placenta est souillé. L’excrétion dans le mucus vaginal commence avant l’avortement et persiste longtemps après, il s’agit donc du prélèvement de choix. La PCR sur des prélèvements d’avortons est en revanche souvent négative. La fièvre Q semble en effet provoquer une placentite avant d’infecter les fœtus (PHOTOS 1 ET 2).

Les prélèvements doivent être effectués dès le premier avortement dans un élevage, surtout si celui-ci est indemne, car le risque d’une flambée de cas d’allure épizootique est alors élevé.

Seule une PCR en temps réel positive après dix à vingt-cinq cycles d’amplification, qui caractérise une forte contamination des prélèvements, permet de conclure de façon sûre à l’implication de C. burnetii dans l’avortement.

• Lorsque le diagnostic d’avortement dû à la fièvre Q est établi, il convient :

- de prévenir l’éleveur rapidement ;

- de lui demander si des sujets à risque (femmes enceintes, personnes atteintes de valvulopathie cardiaque, individus immunodéprimés) vivent dans l’élevage ou le visitent. Il convient d’évaluer le statut immunitaire des femmes enceintes vis-à-vis de la fièvre Q au moyen d’une cinétique sérologique ou d’une immunofluorescence. Si elle est positive, la personne est immunisée et ne présente pas de risque de primo-infection ;

- de rechercher l’origine de l’infection (par exemple, un animal introduit récemment) et d’évaluer le statut immunitaire du troupeau. Des prélèvements sanguins sont réalisés sur 10 % du troupeau, chez des animaux d’âges différents (ou chez dix animaux dans les troupeaux de plus de cent têtes). Du lait de tank est prélevé. Pour gagner du temps, ces prélèvements peuvent être effectués lors de la première visite pour avortement dans un élevage et n’être analysés qu’a posteriori, seulement si l’avortement se révèle être dû à la fièvre Q.

Le sondage sérologique chez des animaux d’âges différents permet de connaître l’historique de l’infection. Il convient d’inclure dans l’échantillonnage :

- des chevrettes âgées de plus de deux mois qui n’ont plus d’anticorps maternels ;

- des primipares en gestation ou juste après leur mise bas ;

- des chèvres adultes et âgées ;

- éventuellement, des chèvres en longue lactation ;

- des boucs, surtout s’ils restent longtemps éloignés des chèvres, car cela peut aider à dater l’infection.

Des sérologies négatives laissent supposer que le troupeau n’est pas immunisé. Le risque d’avortement est élevé et il convient alors d’isoler rigoureusement et rapidement la chèvre excrétrice.

Une PCR positive sur le lait de tank suppose la circulation du germe dans le troupeau. L’analyse du lait ou des sérums congelés éventuellement conservés au laboratoire peut permettre de dater l’infection.

La déclaration d’un cas de fièvre Q dans un élevage rend ensuite obligatoire la pasteurisation du lait qu’il produit. Ainsi, la survenue d’un cas en élevage caprin producteur de lait cru compromet la commercialisation de la production. Toutefois, en raison du risque faible de contamination humaine par le lait, la Direction générale de l’alimentation (DGAL) a demandé à l’Association pour la certification en santé animale (Acersa) de définir un plan de maîtrise dans les élevages en cas d’avortement dû à la fièvre Q. Celui-ci pourrait permettre, sous certaines conditions, de supprimer l’obligation de pasteurisation du lait. Les travaux de l’Acersa sont bien avancés.

Cette mesure devrait inciter les éleveurs à déclarer les avortements, y compris dans la filière “lait cru”. En attendant, l’initiative de déclarer un cas clinique de fièvre Q à la Direction des services vétérinaires (DSV) revient à l’éleveur. Le rôle de la DSV est actuellement d’en référer à la DGAL qui, jusqu’à la validation du plan de maîtrise de l’Acersa, prend les mesures qu’elle juge appropriées.

Synthèse de cas cliniques

L’épidémiologie et l’efficacité des mesures de maîtrise de la fièvre Q ont été étudiées dans une douzaine d’élevages caprins où C. burnetii a été mise en évidence en 2004 et en 2005 (analyses PCR positives). En février et en mars 2006, des PCR de contrôle ont été réalisées dans ces cheptels afin de vérifier l’efficacité des mesures prises l’année précédente. Les prélèvements de contrôle ont été pratiqués après la mise bas, qui constitue la période à risque d’excrétion.

Des mesures ont été prises systématiquement pour éviter la propagation de l’infection à l’intérieur et à l’extérieur des troupeaux.

La PCR quantitative sur le placenta ou sur du mucus vaginal permet de détecter rapidement une forte excrétion, pour un coût de 20 à 25euros lorsqu’elle est réalisée seule. Des analyses supplémentaires pour évaluer la prévalence de l’infection dans le troupeau peuvent éviter des traitements médicaux coûteux et parfois inutiles. Il convient en outre de déterminer si le cheptel est contaminé depuis longtemps ou si l’infection est récente.

1. Primo-infection

Lors d’un avortement dans un élevage indemne (primo-infection), l’antibiothérapie (oxytétracycline longue action) chez les autres chèvres gestantes est inefficace. Les taux d’avortements sont très élevés malgré tout, même en réalisant une série de quatre injections. Deux essais comparatifs avec un lot témoin non traité n’ont pas montré de différence significative des avortements ni en prévalence, ni en précocité de survenue dans la gestation. L’antibiothérapie n’empêche pas non plus l’excrétion du germe après avortement (excrétion encore possible six mois plus tard).

La période de contamination la plus dangereuse pour les gestantes se situe entre un et deux mois de gestation, et l’avortement intervient alors entre trois et cinq mois de gestation. Il convient donc de se méfier d’un premier avortement survenant lors des mises bas d’automne, alors que les chevrettes qui mettront bas au printemps se trouvent en début de gestation.

Dans quatre troupeaux nouvellement infectés, la vaccination immédiate de tous les animaux, gestants et non gestants, ainsi que des chevrettes dès l’âge de trois mois a permis de prévenir les nouvelles infections. Le suivi des lots par PCR sur le lait montre que l’arrêt de l’excrétion ne survient que six mois à un an plus tard.

La persistance de l’excrétion est due à des chèvres qui étaient infectées avant la vaccination et qui ont avorté. Si l’excrétion ne semble pas diminuée par des traitements antibiotiques ou vaccinaux, elle s’arrête d’elle-même avec le temps. Il faut davantage de recul pour pouvoir dire s’il peut y avoir une réexcrétion ensuite.

La vaccination prévient donc la contagion des animaux indemnes, mais elle ne “blanchit” pas les animaux préalablement infectés. Elle ne semble pas présenter d’effets indésirables chez les femelles gestantes, selon notre expérience. Lors d’avortement dû à la fièvre Q dans un troupeau constitué majoritairement d’animaux séronégatifs (testés avec un kit sensible), nous recommandons en pratique de vacciner l’ensemble du cheptel, sans faire d’antibiothérapie. Il convient de prévenir l’éleveur de la survenue d’une série d’avortements les semaines suivantes, mais tout rentre dans l’ordre par la suite. Les excrétions vaginales persistent plus longtemps que l’excrétion lactée.

2. Cas de troupeaux infectés chroniques

Dans les troupeaux infectés chroniques, les avortements se produisent surtout chez les primipares et les chèvres non immunisées. Même lors de mise bas à terme et normales, l’excrétion est quantitativement supérieure dans le mucus vaginal des jeunes animaux.

Il peut y avoir une excrétion vaginale sans aucun écoulement visible, l’écouvillon prélevé semble propre.

Les avortements sont rares chez les adultes. Les seuls signes cliniques observés sont des écoulements post-partum, roses et épais (PHOTO 3), et la naissance de quelques chevreaux chétifs, ou d’un chevreau mort et d’un chevreau vivant chez la même chèvre. Une excrétion existe cependant et entretient l’infection.

Lorsque un avortement positif vis-à-vis de la fièvre Q est détecté dans un tel troupeau, nous ne réalisons ni antibiothérapie chez les autres gestantes, ni vaccination chez les adultes, déjà toutes immunisées naturellement : aucun autre avortement ne se produit généralement.

En revanche, pour empêcher les excrétions chez les jeunes, nous préconisons la vaccination des chevrettes dès la fin de l’immunité colostrale, vers trois à quatre mois d’âge. En effet, dans ces troupeaux, l’éleveur n’a pas conscience de la présence de la fièvre Q dans son élevage. Des contaminations sont donc possibles, soit chez l’homme, soit dans un autre troupeau lors de la vente d’animaux reproducteurs. L’introduction d’un jeune bouc ou de chevrettes dans un élevage sain séronégatif peut alors provoquer un épisode d’avortements, avec un fort risque de contamination humaine en raison d’une excrétion massive et de l’absence d’immunité : ce sont les animaux de l’acheteur qui avortent, alors que les animaux introduits excréteurs mettent bas normalement.

3. Intérêt de la vaccination

Après un échec avec l’ancien vaccin en phase 2, qui n’a pas prévenu des avortements l’année suivante, nous avions abandonné la vaccination au profit de l’immunisation active : les chevrettes étaient mises en contact avec le germe avant leur puberté. Dans ces conditions, les avortements étaient rares, mais il y avait néanmoins des excrétions.

Avec le nouveau vaccin Coxevax® fabriqué à partir de Coxiella tuées en phase 1, l’immunité apparaît rapidement et persiste longtemps, d’après les taux d’anticorps mesurés. Les animaux vaccinés préventivement n’ont pas présenté d’excrétion ni dans le lait de tank, ni dans le mucus vaginal (sondage sur quelques animaux). Chez les animaux déjà infectés, en revanche, le vaccin n’évite ni les avortements en cours, ni l’excrétion dans le lait et les sécrétions vaginales. Cette excrétion peut persister très longtemps.

Dans un élevage en début d’infection (sondage sérologique majoritairement négatif), un plan vaccinal d’urgence doit concerner tous les animaux pour être efficace. Tous les animaux sont vaccinés, même ceux déjà infectés, car il est plus long et plus coûteux de les détecter.

Dans un troupeau déjà infecté (sondage sérologique majoritairement positif), les chevrettes de renouvellement doivent être en priorité vaccinées, mais le plus précocement possible, dès l’âge de trois mois avec un rappel un mois plus tard.

Les cinq troupeaux infectés chroniques dans lesquels ce protocole a été appliqué en 2005 présentent des PCR sur le lait de tank négatives après les mises bas en 2006.

Ce protocole doit être strictement contrôlé, et aucun jeune mâle ni aucune femelle ne doit être oublié.

Ce vaccin, même s’il est encore en autorisation temporaire d’utilisation, peut donc être utilisé pour protéger les troupeaux indemnes dans une zone à risque.

Chez les caprins, espèce mineure, les travaux de recherches sur la fièvre Q sont peu nombreux. Les données de terrain sur l’efficacité des nouvelles pratiques de dépistage et de traitement disponibles sont encore rares. Cet article expose une méthode personnelle de travail. Un des objectifs est de susciter auprès des confrères d’autres retours de terrain(1).

Remerciements :

- A. Rodolakis (Inra, Nouzilly)

- GDS 37

- Laboratoire des Services Vétérinaires de Touraine

Points forts

L’excrétion de C. burnetii peut être mise en évidence en réalisant une PCR sur un prélèvement de placenta, de cotylédon, de mucus vaginal, de matière fécale ou de lait.

Une sérologie chez une femelle qui a avorté ne présente pas d’intérêt pour juger de l’excrétion.

L’introduction de chèvres excrétrices de C. burnetii dans un troupeau sain comportant des chèvres gestantes représente le risque le plus élevé pour provoquer une série d’avortements.

La vaccination d’urgence avec un vaccin en phase 1 chez tous les animaux même gestants dans un élevage préalablement sain où a eu lieu un premier avortement évite la dissémination du germe.

L’antibiothérapie utilisée pour éviter les avortements n’a pas prouvé son efficacité.

Dans des troupeaux déjà porteurs, la vaccination des chevrettes de renouvellement comme seule mesure médicale a permis d’éviter l’excrétion l’année suivante.

En savoir plus

- Arricau-Bouvery N, Souriau A, Lechopier P et coll. Experimental Coxiella burnetii infection in pregnant goats : excretion routes. Vet. Res. 2003;34:423-433.

- Arricau-Bouvery N, Rodolakis A. Is Q fever an emerging or re-emerging zoonosis? Vet. Res. 2005;36:327-349.

- Champion JL, Forfait C, Rodolakis A et coll. Le suivi de fièvre Q dans trois élevages caprins laitiers. Bulletin des GTV. 2004;27:123-130.

- Chartier C. Les vaccinations chez les petits ruminants. Point Vét. 2002,33:26-29.

- Rodolakis A. Que penser des traitements contre la coxiellose ? Point Vét. 2005;36(259):7.

- Rodolakis A. Actualités sur le diagnostic et la prévention de la fièvre Q en France. Proc. Journée bovine nantaise. 2004:95-98.

- Rodolakis A. Fièvre Q: faut-il traiter ou vacciner, Proc. Congrès SNGTV. 2004:317-319.

- Rodolakis A. Un vaccin en phase I protégerait mieux contre la fièvre Q. Point Vét. 2004;35(244):12-13.

PHOTO 1. Avorton lors d’une infection par la fièvre Q. Souvent, il n’y a pas de rétention placentaire et la mère ne présente aucun autre signe.

Évolution de l’infection des troupeaux par la fièvre Q

PCR et sérologies permettent d’estimer le statut du troupeau vis-à-vis de la fièvre Q.

PHOTO 2. Placenta qui présente une légère inflammation, mais dont la PCR révèle pourtant une grande quantité de germes.

PHOTO 3. Les lochies, dans ce cas sanguinolentes, sont une source de contamination importante.