Le point Vétérinaire n° 266 du 01/06/2006
 

AFFECTION MAMMAIRE ÉMERGENTE BOVINE

Pratiquer

CAS CLINIQUE

Matthieu Bravard*, Ellen Schmitt-van de Leemput**


*Clinique vétérinaire,
1, rue Pasteur,
53700 Villaines-La-Juhel
**Clinique vétérinaire,
1, rue Pasteur,
53700 Villaines-La-Juhel

Qu’ils détériorent le taux cellulaire de tank ou qu’ils provoquent des atteintes subcliniques chez les génisses ou aiguës chez une vache, les staphylocoques coagulase négatifs ne sont plus à ignorer.

Résumé

Trois cas d’infection de cheptel par des staphylocoques coagulase négatifs (SCN) sont décrits. Dans les deux premiers, des SCN sont isolés lors d’une hausse des comptages cellulaires individuels après le vêlage, chez des multipares taries sans antibiotiques (premier cas) et chez des primipares (deuxième cas). Dans le troisième cas, un SCN est isolé d’une mammite de type “colibacillaire”.

Dans les élevages laitiers à bon niveau de maîtrise sanitaire, les SCN sont de plus en plus fréquemment identifiés. En raison du nombre élevé d’espèces que comprend cette famille, la pathogénie et l’expression clinique des infections mammaires à SCN sont variées. Malgré un fort taux de guérisons spontanées, les infections à SCN peuvent persister pendant toute la lactation et détériorer les performances économiques d’un troupeau. Un traitement précoce est donc conseillé. Un antibiogramme est en outre nécessaire, car de nombreuses antibiorésistances sont décrites.

Les staphylocoques coagulase négatifs (SCN) ont été longtemps considérés comme des agents pathogènes mineurs, donnant lieu à de fréquentes guérisons spontanées. Il est désormais prouvé qu’ils peuvent provoquer des infections mammaires chroniques non négligeables, caractérisées par des taux cellulaires modérés, entre 200 000 et 400 000 cellules/ml. Les SCN suscitent aussi un regain d’intérêt car il a été montré qu’ils entraînent une perte de production laitière de 8 à 10 % [14]. Les trois cas d’infection mammaire à SCN présentés ici illustrent les contextes dans lesquels ces germes sont isolés.

Premier cas : hausse du taux cellulaire de tank

Dans un élevage laitier de 30 vaches prim’holstein dont la production annuelle s’élève à 10 000 kg de lait, le taux cellulaire de tank est inférieur à 80 000 cellules au cours des neuf derniers mois. Pour les vaches saines (comptages cellulaires individuels CCI < 200 000 cellules/ml et aucune mammite clinique au cours de la lactation précédente), un obturateur interne (Orbeseal®) est choisi pour le tarissement.

Les vêlages étant groupés, la majorité des animaux du troupeau est tarie entre les mois de mai et d’août, pendant en moyenne cinq semaines. Pendant la première semaine de tarissement, les vaches sont alimentées avec de la paille. Le reste de la période sèche se déroule à l’herbe.

Au moment du vêlage, plusieurs vaches ainsi traitées présentent des CCI élevés. Le taux cellulaire de tank augmente alors à 300 000 cellules/ml en moyenne. Des CCI élevés qui persistent chez trois vaches, quatre mois après les premiers vêlages, motivent l’appel du vétérinaire. L’examen des mamelles ne révèle pas de mammite clinique. Des comptages cellulaires par quartiers sont réalisés à la clinique par la méthode Delaval DCC®. Des analyses bactériologiques sont entreprises sur les quartiers qui présentent plus de 200 000 cellules [12]. Des staphylocoques coagulase négatifs sont isolés dans quatre quartiers (voir le TABLEAU “Historique des résultats de comptages cellulaires individuels, sur lait de mélange et par quartier chez les animaux prélevés dans le cas n°1”).

Après un examen clinique individuel, les vaches sont traitées par voie parentérale, en raison du nombre de quartiers infectés par animal, avec un antibiotique choisi d’après les résultats d’antibiogrammes (ici, une pénicilline, Stop M®, à raison de 7,72 g le premier jour, puis 3,86 g les deuxième et troisième jours, par voie intramusculaire). Une des vaches atteintes, qui a présenté une mammite clinique avant l’obtention des résultats de l’antibiogramme, a toutefois été traitée par l’éleveur par voie intramammaire (Cobactan LC®, une seringue toutes les 12 heures, trois fois de suite). Tous les animaux présentent des taux cellulaires inférieurs à 100 000 cellules lors du contrôle suivant.

Deuxième cas : dans un lot de primipares

Quatre primipares sont présentées en février pour des taux cellulaires élevés (entre 250 000 et 500 000 cellules/ml) qui persistent depuis le premier contrôle après leur vêlage, sans signe de mammite clinique. Elles appartiennent à un lot de dix primipares ayant vêlé entre août et novembre dans un élevage laitier de 35 vaches normandes avec une production annuelle de 6 500 kg lait.

Des comptages cellulaires par quartiers sont effectués chez ces jeunes vaches, suivis d’analyses bactériologiques sur les quartiers infectés (dont les comptages cellulaires de lait sont supérieurs à 200 000 cellules/ml) (voir le TABLEAU “Résultats des CCI des quatre vaches prélevées dans le cas n° 2”). Des SCN sont isolés chez trois des quatre génisses (le quatrième prélèvement est stérile). Les animaux reçoivent un traitement par voie parentérale, avec un antibiotique choisi en fonction des antibiogrammes (ici, un macrolide : Tylan® 200, 10 mg/kg, par voie intramusculaire, une fois par jour pendant trois jours). Après le traitement, trois animaux sur quatre présentent des taux cellulaires inférieurs à 100 000 cellules /ml au contrôle suivant.

Troisième cas : aspect de mammite colibacillaire

Un éleveur appelle pour un vêlage chez une primipare de race normande. À l’arrivée du praticien, l’animal est en décubitus et semble abattu. L’examen clinique révèle une température rectale de 39,6°C, des muqueuses congestionnées et sèches ainsi qu’une mammite de type “colibacillaire” qui affecte les quatre quartiers (PHOTO 1). Le col de l’utérus n’étant pas assez dilaté, une césarienne est pratiquée sur l’animal couché. Le veau est extrait vivant. Une fluidothérapie est mise en œuvre (perfusion intraveineuse de 3 l de NaCl à 7,2 % et drenchage oral avec 30 l d’eau supplémenté avec un sachet de Selekt® Électrolytes). Ce traitement est complété par une antibiothérapie par voie intraveineuse (fluoroquinolone, A 180®, à la dose de 6 mg/kg), en raison de la suspicion de mammite due à E. coli.

Un examen bactériologique est réalisé sur le lait. Il permet de mettre en évidence un SCN en culture pure, sensible au traitement déjà instauré. La vache est trouvée debout dès le lendemain matin. Les constantes vitales sont revenues à la normale. Le traitement antibiotique est renouvelé 48 heures après la première intervention.

Discussion

1. Des staphylocoques à réservoirs multiples

Dans la famille des staphylocoques coagulase négatifs, une trentaine d’espèces sont recensées, dont une vingtaine peuvent être isolées lors d’infection mammaire [h]. Le nom de cette famille est fondé sur un critère d’identification : ces staphylocoques réagissent négativement au test de coagulase, contrairement à Staphylococcus aureus (PHOTO 2) [3]. L’identification des différentes espèces de SCN sur la base de leurs caractères phénotypiques est possible, mais peu fiable. Seule la PCR permet une identification précise [k]. Le manque de précision de l’identification “en routine” a des conséquences pour le praticien : toutes les espèces classées dans cette famille n’ont pas la même pathogénie. Il est donc difficile de choisir une stratégie de traitement et de prévention optimale face à un staphylocoque coagulase négatif donné.

Certaines espèces de cette famille sont des commensaux de la mamelle et sont désormais considérées comme des germes à réservoir mammaire pur (par exemple les staphylocoques chromogènes), mais il existe aussi des espèces à réservoir strictement environnemental (S. sciuri). D’autres SCN sont ubiquistes (S. xylosus) [i].

2. Des infections “nouvelle génération” ?

Les infections à SCN affectent surtout les primipares (mais pas exclusivement, voir le cas n°1) juste après le vêlage. L’infection s’installe en général au cours des trois derniers mois de gestation [4]. Les infections à SCN sont majoritairement subcliniques. Elles sont caractérisées par des taux cellulaires moyens de 300 000 à 400 000 cellules/ml [2]. Quelques cas d’infection suraiguë sont toutefois rapportés (voir le cas n°3). La part des SCN dans les infections mammaires subcliniques chez la vache laitière varie entre 20 et 78 % selon les pays d’après la littérature [c]. Dans la clientèle de l’auteur, une forte augmentation de la fréquence d’isolement des SCN est observée depuis cinq ans. De 0,5 % parmi les prélèvements effectués sur quartiers infectés (cliniques et subcliniques, lors de visite ou apportés par les éleveurs) en 2000, les SNC représentent désormais 10 % environ des agents pathogènes isolés, sur une moyenne de 300 prélèvements annuels. Concomitamment, en raison du suivi sanitaire régulier et intensif réalisé ces cinq années, le taux cellulaire moyen des cheptels a considérablement baissé (de 230 000 à 160 000 cellules/l), de même que l’incidence des mammites cliniques (de 58 à 38 %). En partenariat avec les éleveurs, il a donc été décidé de cibler la lutte contre les infections mammaires chez des animaux à taux cellulaires plus bas. Les variations observées dans les taux d’isolement des SCN selon les pays pourraient ainsi s’expliquer par des différences de niveaux de maîtrise sanitaire des cheptels.

3. Faut-il intervenir ?

Auparavant, les infections à SCN étaient considérées comme négligeables, car elles s’accompagnaient d’un fort taux de guérisons spontanées. La guérison est souvent décrite pendant la période de péripartum immédiat [1, 8, a, b]. Elle ne concerne toutefois, dans la littérature, que des génisses sans signe clinique et prélevées avant vêlage. Mais le praticien n’est confronté qu’à des quartiers infectés par des SCN qui ne guérissent pas spontanément dans les semaines qui suivent le vêlage (voir le FIGURE “Évolution du pourcentage de quartiers infectés depuis le prévêlage”). En l’absence de traitement, ces infections peuvent persister et devenir chroniques [j]. Or les infections chroniques à SCN ont des répercussions marquées sur la production laitière des animaux concernés. Le manque à gagner peut atteindre 8 à 10 % de la production optimale selon le stade de lactation (voir le FIGURE “Impact des infections à SCN sur la production laitière en fonction du rang de lactation”) [14]. En pratique, lors de taux cellulaires persistants chez des animaux en début de lactation, il est conseillé d’intervenir dès le deuxième contrôle anormal, afin de limiter les dommages causés par l’inflammation sur le tissu mammaire.

4. Nécessité de l’antibiogramme

De nombreuses antibiorésistances des SCN ont été décrites [i]. Les analyses réalisées dans le cadre de l’activité de la clientèle des auteurs depuis le début de l’année 2005 ont permis l’isolement de 27 SCN sur 172 prélèvements (avec identification du germe et antibiogramme par la méthode des disques, selon la technique décrite par la comité d’antibiogramme de la Société française de microbiologie, SFM) [g] (voir le TABLEAU “Profils de résistance aux antibiotiques des 27 souches de SCN isolées en 2005”). Bien que la méthode des disques ne soit pas toujours fiable et puisse produire des résultats faussement négatifs et faussement positifs [5, [e], cet échantillon de petite taille permet d’identifier des profils d’antibiorésistance variés. Ainsi, 44 % des souches analysées sont, selon la méthode des disques, sensibles à tous les antibiotiques testés. Certaines souches sont résistantes à un seul antibiotique, notamment la pénicilline (3 %) et la spiramycine (33 %). Quelques souches sont résistantes à plusieurs antibiotiques (15 %). La résistance à la pénicilline est probablement sous-estimée, car l’expression des bêta-lactamases n’est pas toujours bonne in vitro [5, 11, e]. À l’inverse, la résistance à la spiramycine est peut-être surestimée, comme cela est décrit pour les streptocoques [5, 13, e], même si les gènes de résistance aux macrolides sont différents [7]. Des études supplémentaires sont nécessaires pour valider les méthodes des disques pour les infections mammaires bovines à SCN.

En pratique, le praticien doit identifier les souches résistantes aux pénicillines et aux macrolides, car ces familles d’antibiotiques sont largement utilisées contre les mammites subcliniques.

Il n’a pas été décrit de voie d’administration préférentielle pour les traitements antibiotiques contre les infections à SCN. Les voies locale et parentérale ont prouvé leur efficacité [f]. L’infection simultanée de plusieurs quartiers chez un même animal est fréquente, un traitement par voie parentérale est donc à privilégier, avec un antibiotique dont la diffusion mammaire est satisfaisante.

5. Seulement des pistes de prévention

Il n’existe pas de méthode de contrôle spécifique décrite pour les SCN. Le trempage des trayons après la traite réduit toutefois leur prévalence dans un cheptel [11]. L’application d’antibiotiques pendant le tarissement peut aussi éliminer jusqu'à 80 % des infections à SCN [6]. Chez les génisses, plusieurs publications confirment l’efficacité de divers antibiotiques administrés quelques semaines avant le vêlage [9, 10, f, i], mais cette utilisation sort du cadre des autorisations de mise sur le marché en France. Selon une étude néo-zélandaise, l’administration d’antibiotiques avant vêlage chez des génisses à risque (dans des troupeaux à forte fréquence de mammites au vêlage, chez des animaux qui présentent un œdème mammaire marqué ou ayant été tétés) peut réduire la fréquence des infections (cliniques et subcliniques) au vêlage et après le vêlage (p < 0,029, n = 96) et augmenter la production laitière (p = 0,06) [d].

Les SCN, jusqu’alors considérés comme négligeables en regard des pathogènes majeurs, tendent à prendre de l’importance dans un contexte de maîtrise croissante des mammites cliniques et des taux cellulaires. Certaines voies de recherche doivent cependant être approfondies, notamment en matière d’identification, de méthodes de prévention, de détection des résistances des SCN.

Points forts

Lorsque des SCN sont isolés dans un troupeau, il est conseillé d’instaurer un traitement antibiotique dès le deuxième comptage cellulaire élevé.

En raison des taux d’antibiorésistance élevés et non prévisibles, le choix de l’antibiotique doit être fondé sur un antibiogramme.

La voie parentérale semble à privilégier car l’infection de plusieurs quartiers est fréquente.

L’administration d’antibiotiques avant le vêlage chez des génisses à risque a montré son intérêt, mais cette pratique sort du cadre des AMM en France.

Congrès et formations

a - Bareille N et coll. Risk factors for elevated milk somatic cell count during early lactation in heifers. 10th International Congress in Animal Hygiene, Maastricht, Pays-Bas, 2000:509-514.

b - Bareille N et coll. Fréquence et bactéries impliquées dans les infections mammaires des vaches primipares autour du vêlage. Rencontre Recherche Ruminants, Paris, 2002;9:49.

c - Bareille N et coll. Mammites à Staphylocoques coagulase négative : prévalence autour du vêlage et impact sur la qualité du lait. Proc. J. Eur. Buiatrie. Paris, 2005:161-169.

d - Bryan MA, Friton GM. Stochastic economic modeling of the use of penethamate hydriodide (Mamyzin) in heifers pre-calving to control peri-parturient mastitis. Boehringer Ingelheim Animal Health Satellite Symposium. IDF Internation Mastitis Conference, Maastricht, Pays-Bas, 2005.

e - Guérin-Faublée V, Perier C, Pravieux JJ. La réponse de l'antibiogramme, sensible ou résistant, est-elle fiable ? Application aux pathogènes majeurs isolés lors de mammites chez la vache. Proc. J. Nat. Group. Tech. Vet. Nantes, 2005:691-692.

f - Oliver SP, Gillespie BE, Headrick SJ et coll. Prevalence and strategies for controlling mastitis in heifers during the peri-parturient period. Boehringer Ingelheim Animal Health Satellite Symposium. IDF International Mastitis Conference, Maastricht, Pays-Bas. 2005.

g - Poirier J, Schmitt-van de Leemput EE. Optimising the detection of resistance of S. aureus for penicillin using the agar disk diffusion test. 2006; Accepté pour présentation à la World Buiatric Conference, Oct. 2006, Nice, France

h - Poutrel B. Les staphylocoques coagulase-négative impliqués dans les infections mammaires : des pathogènes émergents. Proc. J. Euro. Buiatrie. Paris 2005:151-156.

i - Sampimon O, Sol J, De Vliegher S. Coagulase négative Staphylococci : Emerging pathogens. Intervet Satellite Symposium. IDF Mastitis Conference Maastricht, Pays-Bas, 2005.

j - Sampimon O, Sol J. Effect of intramammary infections in heifers at calving. In: Proc. IDF International Conference on Mastitis, 2005.

k - Zadoks RN, Hulland C, Belomestnykh N et coll. Phenotypic and genotypic identification of Staphylococcus spp. from bovine milk. In: Proc. Nati. Mastitis Concil 45th annual meeting, Tampa, Florida, 2006:284-285.

  • 1 - Aarestrup FM, Jensen NE. Prevalence and duration of intramammary infection in Danish heifers during the peripartum period. J. Dairy Sci. 1997;80(2):307-312.
  • 2 - Djabri B, Bareille N, Beaudeau F et coll. Quarter milk somatic cell count in infected dairy cows : a meta analysis. Vet. Res. 2002;33(4):335-357.
  • 3 - Durel L, Poutrel B. Le diagnostic bactériologique des mammites par le vétérinaire praticien. Solutions pratiques et limites. Bull. Group. Tech. Vet. 2006;33:43-53.
  • 4 - Fox LK, Chester ST, Hallberg JW et coll. Survey of intramammary infections in dairy heifers at breeding age and first parturition. J. Dairy Sci. 1995;78:1619-1628.
  • 5 - Guérin-Faublée V. Antibiothérapie en élevage : la réponse de l'antibiogramme est-elle fiable ? Point Vét. 2006;37(262):8-9.
  • 6 - Harmon RJ, Crist WL, Hemken RW et coll. Prevalence of minor udder pathogens after intramammary dry treatment. J. Dairy Sci. 1986;69:843-849.
  • 7 - Khan SA, Nawaz MS, Khan AA et coll. Characterization of erythromycin-resistant methylase genes from multiple antibiotic resistant Staphylococcus spp isolated from milk samples of lactating cows. Am. J. Vet. Res. 2000;16:1128-1132.
  • 8 - Matthews KR, Harmon RJ, Langlois BE. Prevalence of Staphylococcus species during the peripartum period in primiparous and multiparous cows. J. Dairy Sci. 1992;75(7):1835-1839.
  • 9 - Oliver SP, Lewis MJ, Gillespie BE et coll. Influence of prepartum antibiotic therapy on intramammary infections in primigravid heifers during early lactation. J. Dairy Sci. 1992;75(2):406-414.
  • 10 - Oliver SP, Gillespie BE, Irey SJ et coll. Influence of prepartum intramammary infusion of pirlimycin hydrochloride or penicillin-novobiocin on mastitis in heifers during early lactation. J. Dairy Sci. 2004;87(6):1727-1731.
  • 11 - Sérieys F. Efficacité des spécialités de pré- et post-trempage des trayons : les essais de terrain. Bull. Group. Tech. Vet. 1996;3B:7-18.
  • 12 - Schmitt-van de Leemput E, Schmitt Beurier A. Bactériologie sur le lait en clientèle. Point Vét. 2005;255:52-53.
  • 13 - Schmitt-van de Leemput E, Zadoks R. Reconsidérer la résistance aux macrolides. Point Vét. 2005;261:10-11.
  • 14 - Timms LL, Schultz LH. Dynamics and significance of coagulase-negative staphylococcal intramammary infections. J. Dairy Sci. 1987;70:2648-2657.

PHOTO 1. Une infection par les SCN peut provoquer une mammite de type ”colibacillaire“

Évolution du pourcentage de quartiers infectés depuis le prévêlage

La majorité des mammites à SCN guérissent spontanément en péripartum immédiat. Certains d’entre elles peuvent cependant devenir chroniques. D’après [8].

Impact des infections à SCN sur la production laitière, en fonction du rang de lactation

Le manque à gagner peut atteindre 8 à 10 % de la production optimale selon le stade de lactation. D’après [14].

PHOTO 2. Les SCN réagissent négativement au test de coagulase, contrairement à Staphylococcus aureus.

Historique des résultats de comptages cellulaires individuels sur lait de mélange et par quartiers chez les animaux prélevés dans le cas n°1

(1) Comptage cellulaire par vache, lait de mélange. (2) Comptage cellulaire par quartiers.

Résultats des CCI des quatre vaches prélevées dans le cas n°2

(1) Quartier prélevé pour analyse bactériologique.

Profils de résistances aux antibiotiques des 27 souches de SCN isolées en 2005

(1) Céfoperazone, cefazoline, amoxicilline + acide clavulanique, pénicilline, céfalexine, marbofloxacine, oxacilline, gentamycine, néomycine, pirlimycine, céphalonium, spiramy-cine, cefquinome, triméthoprime-sulfamide. Source : Clinique vétérinaire Villaines-la-Juhel.