Le point Vétérinaire n° 266 du 01/06/2006
 

PV

CANCÉROLOGIE DU CHIEN ET DU CHAT

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EN QUESTIONS-RÉPONSES

Roxane Steux

Le cheyrou, 19140 Espartignac

Si la douleur opératoire est aujourd’hui prise en charge, la douleur cancéreuse est moins connue et son traitement reste insuffisant. Or, elle est un symptôme dominant lors d’affections cancéreuses.

Résumé

La douleur est une composante majeure de la maladie cancéreuse. Elle se manifeste sous la forme d’un fond douloureux chronique avec des accès douloureux aigus. Le praticien a de nombreux antalgiques à sa disposition. Les AINS et les morphiniques par voie orale sont les plus couramment utilisés lors de douleur chronique, éventuellement associés à des co-analgésiques. Lors d’accès aigus, les morphiniques par voie générale sont les plus efficaces. Contre les douleurs neurogènes chroniques, les antidépresseurs tricycliques sont privilégiés. Lors de résurgences douloureuses, les antispasmodiques et les anti-épileptiques sont les plus efficaces, mais les morphiniques peuvent également être prescrits.

La prise en charge de la douleur chez les animaux cancéreux est essentielle pour des raisons éthiques, économiques (satisfaction du client) et surtout médicales [2, 15, 38]. En effet, un patient qui reçoit un traitement antalgique tire un meilleur bénéfice de son traitement anticancéreux. Selon une étude, une prise en charge antalgique inadaptée faciliterait la dissémination des métastases [32, 38]. Cet article n’envisage que la gestion médicamenteuse spécifique de la douleur cancéreuse. Celle-ci repose sur un double enjeu : gérer un fond ...

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