Le point Vétérinaire n° 264 du 01/04/2006
 

IMAGERIE BOVINE

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COURS

Sébastien Buczinski*, Anne-Marie Bélanger**, David Francoz***


*Département des sciences
cliniques, Faculté de médecine
vétérinaire,
CP 5000, Saint-Hyacinthe,
Québec,
J2S 7C6, Canada
**Département des sciences
cliniques, Faculté de médecine
vétérinaire,
CP 5000, Saint-Hyacinthe,
Québec,
J2S 7C6, Canada
***Département des sciences
cliniques, Faculté de médecine
vétérinaire,
CP 5000, Saint-Hyacinthe,
Québec,
J2S 7C6, Canada

L’échocardiographie du cœur est un outil diagnostique de choix lors de suspicion d’affections cardiaques. Plusieurs plans de coupe permettent d’observer les chambres cardiaques, les valvules et le départ des gros vaisseaux.

Résumé

En raison des limites imposées à l’auscultation desanimauxdegrande taille par un environnement bruyant, l’échocardiographie est un outil diagnostique de choix lors de suspicion d’affections cardiaques congénitale (chez le veau) ou acquise (chezlebovinadulte). L’examen échocardiographique requiert une sonde étroite et maniable. L’exploration débute à droite entre le 3e et le 5e espace intercostal chez un animal maintenu par exemple dans un travail. Des coupes « grand axe » quatre cavités puis cinq cavités, et des coupes « petit axe » permettent d’observer les différentes chambres cardiaques, les valvules et le départ des gros vaisseaux. La valeur pronostique des paramètres cardiaques mesurés est peu documentée, mais leur évaluation subjective peut suffir au diagnostic. La mesure de la fraction de raccourcissement permet d’évaluer la contractilité cardiaque.

L’essor de l’examen échographique n’est plus à démontrer en médecine bovine et dépasse le cadre initial du suivi de la reproduction. Comme l’atteste le nombre croissant de publications, cet examen non invasif permet d’établir le diagnostic d’affections des organes intra-abdominaux (réseau, caillette, intestin, utérus, reins, vestiges ombilicaux), intrathoraciques (plèvres, poumons et cœur), ou externes (trayon, masses cutanées, œil, etc.) [8, 9, 10, 18, 25, 47, 52, 53]. Il apporte également des critères objectifs pour affiner le pronostic, notamment lors de l’évaluation d’extension de lésions ou lors du suivi de l’efficacité d’un traitement [13, 14].

Cet article présente les indications de l’échocardiographie et la technique d’obtention des coupes échographiques du cœur chez les bovins. Il permet ainsi de se familiariser avec les principales vues échographiques du cœur et d’établir les correspondances entre l’anatomie et les images échographiques. Un prochain article sera consacré aux caractéristiques échographiques des principales affections cardiaques des ruminants et aux critères pronostiques.

Intérêt de l’échocardiographie

Des affections variées peuvent atteindre les bovins adultes (souvent des cardiopathies acquises) ou les veaux (cardiopathies congénitales). L’intérêt de diagnostiquer rapidement ces affections est double.

• Un dépistage échocardiographique permet la mise en place précoce des mesures thérapeutiques adaptées (lorsqu’un traitement est envisageable), avant que les lésions myocardiques ne soient trop étendues.

• Lorsque le pronostic est sombre ou que la valeur de l’animal est moindre, le diagnostic initial de la cardiopathie permet d’éviter des tentatives thérapeutiques et des dépenses inutiles.

Peu d’examens complémentaires permettent d’explorer une affection cardiaque chez un bovin vivant. Chez les grands animaux (ruminants et équins), les apports de l’examen électrocardiographique sont limités. Cela est principalement dû à la nature diffuse des fibres de Pürkinje qui limitent la formation d’un vecteur de dépolarisation cardiaque d’amplitude adéquate [38]. L’intérêt de l’enzymologie cardiaque (notamment la troponine I) n’a pas encore été bien évalué [24]. La radiographie thoracique n’est pas non plus adaptée à l’évaluation du cœur des bovins. Elle est difficile à réaliser en pratique, de même que les différents moyens invasifs d’exploration du cœur (cathéter intracardiaque).

L’échocardiographie bovine est réalisable en pratique courante. Néanmoins, elle reste encore largement confinée aux centres hospitaliers de cas référés. En effet, cet examen ne peut être réalisé qu’avec un échographe adapté à l’échographie abdominale. Quelques cliniques rurales françaises développent toutefois l’utilisation de cet outil diagnostique précieux en dehors d’un contexte de suivi de la reproduction comme l’atteste le récent article de Lallemand et coll. sur l’examen du rein par voie transrectale et transabdominale [27].

Indications de l’échocardiographie bovine

L’intérêt d’un examen échocardiographique est d’éliminer une cardiopathie du diagnostic différentiel, ou de la confirmer (voir le TABLEAU “Diagnostic différentiel des cardiopathies bovines”). Une anamnèse détaillée et un examen clinique complet sont indispensables à la suspicion d’une maladie cardiaque.

• La présence d’une anomalie lors de l’auscultation cardiaque (tachy-arythmie, souffle, bruits cardiaques surajoutés tels que des clapotis, bruits assourdis, etc.) peut également motiver la réalisation d’une échocardiographie.

• Lors de suspicion de pleurésie ou d’absence de bruits respiratoires au sein du champ pulmonaire ventral, un examen échocardiographique permet de déceler un éventuel épanchement péricardique associé qui assombrit alors le pronostic [14].

• Chez un veau nouveau-né qui présente une cyanose, une détresse respiratoire ou des signes d’insuffisance cardiaque congestive (ICC) (turgescence des jugulaires, cyanose, tachycardie, tachypnée, crépitements pulmonaires) l’hypothèse d’une cardiopathie congénitale doit être incluse dans le diagnostic différentiel [12, 33]. L’examen échocardiographique est alors un bon outil diagnostique de ces malformations cardiaques [12, 21].

• Chez les bovins adultes, une endocardite bactérienne végétante (EBV) est fréquemment associée à la présence d’un foyer inflammatoire chronique (abcès de sole récurrent, mammite chronique, abcès hépatique, etc.). La symptomatologie des EBV est fruste [22, 23, 36, 44, 45]. Dans une étude rétrospective irlandaise, une tachycardie persistante a été retrouvée chez 20 cas sur 22 (90,9 %) [22]. Une autre étude réalisée au Québec met en évidence une tachycardie persistante chez 10 cas sur 10 [44, 45]. Une fièvre ondulante est également retrouvée fréquemment (dans 40 % à 50 % des cas). Les autres signes cardiaques sont peu fréquents. L’insuffisance valvulaire n’entraîne pas de souffle net à l’auscultation dans plus de la moitié des cas d’EBV [22]. L’échographie cardiaque est donc un examen de choix pour établir précocement le diagnostic de cette affection, puisque les modifications valvulaires précèdent les anomalies d’auscultation [22, 40, 53].

• La présence de signes d’ICC chez un adulte justifie également la réalisation d’une échocardiographie afin d’établir la nature et la sévérité de l’atteinte cardiaque [15, 28]. Ainsi, une discussion plus éclairée avec le propriétaire peut être envisagée, en précisant le pronostic et les possibilités thérapeutiques.

Matériel, préparation et contention

L’examen échocardiographique est réalisé avec une sonde sectorielle de 2 à 3,5 MHz. Chez les veaux, une sonde 5 à 7,5 MHz peut être utilisée. La profondeur de champ d’exploration permise par la sonde doit être d’au moins 25 cm chez les adultes, afin de visualiser l’ensemble des structures cardiaques. La sonde doit être suffisamment étroite et maniable pour explorer les espaces intercostaux des bovins (PHOTO 1).

L’animal est préparé en rasant le thorax sur l’ensemble de l’aire de projection cardiaque droite et gauche, du 3e au 5e espace intercostal. L’aire de projection cardiaque droite est la plus facile à examiner en raison de l’absence de parenchyme pulmonaire au niveau de l’incisure cardiaque. L’aire tondue est humidifiée avec de l’eau, puis un gel échographique est appliqué. Selon la position des membres antérieurs et l’importance de la musculature de l’animal, une traction crâniale du membre antérieur peut être requise. Le coude gêne en effet souvent l’exa­men cardiaque. La sonde est appliquée sur le 4e espace intercostal droit, dorsalement à la pointe du coude, puis au même endroit à gauche. Dans la plupart des cas, une contention dans un travail est suffisante (PHOTO 2). Si l’animal est trop difficile à contenir, une légère sédation ou l’administration d’un tranquillisant peuvent être réalisées. Certaines molécules utilisées à cet effet chez d’autres espèces (xylazine et autres α-2 agonistes) peuvent toutefois entraîner des modifications de la contractilité myocardique [4, 17]. Ces effets potentiels peuvent compliquer l’analyse des résultats de l’échocardiographie chez un animal tranquillisé, même s’ils n’ont pas été précisément étudiés chez les bovins.

Coupes échographiques du cœur et mesures

Plusieurs vues sont nécessaires à l’évaluation des chambres et des valves cardiaques [8, 9, 47].

• Le cœur est d’abord exploré dans son axe longitudinal afin d’obtenir une coupe quatre cavités : ventricule droit (VD) et gauche (VG), atrium droit (AD) et gauche (AG) (voir la FIGURE “Coupe A, « grand axe » quatre cavités”), et une coupe cinq cavités, en apercevant la racine de l’aorte (AO) (voir la FIGURE “Coupe B, « grand axe » cinq cavités”).

• La sonde est alors inclinée crânio-dorsalement selon un angle d’environ 10 degrés pour apercevoir l’ensemble du cœur droit : AD, valve tricuspide ; VD, valves pulmonaires ; tronc pulmonaire (TP) (voir la FIGURE “Coupe C, « grand axe » du cœur droit”).

• Une rotation de la sonde à 90° permet alors d’obtenir une coupe “petit axe” (voir la FIGURE “Coupe D, « petit axe », dite « champignon »”).

• La sonde est ensuite inclinée du bas vers le haut afin d’observer dans le même plan le VG et le VD en coupe transversale (vue champignon, PHOTO 3), puis de distinguer la valve aortique, la valve tricuspide et la chambre de chasse du VD (voir la FIGURE “Coupe F, « grand axe » quatre cavités par abord gauche”).

• Une dilatation d’une des chambres cardiaques peut être suspectée sur des critères subjectifs

Les tailles des différentes chambres cardiaques sont toute fois publiées (voir le TABLEAU “Mesures échographiques les plus utiles chez les bovins adultes”) [1, 2, 3, 8, 9, 34, 47]. Leurs mesures permettent une évaluation objective des éventuelles dilatations observéeslorsderefluxmarquéau sein d’une cavité cardiaque. Lors de communication interventriculaire par exemple, le sang qui passe par la brèche septale du VG au VD peut entraîner une dilatation et une hypertrophie de ce dernier. Lors d’endocardite tricuspide, il est possible de mettre en évidence une dilatation de l’atrium droit provoquée par la régurgitation tricuspidienne.

• Une analyse fonctionnelle rapide peut également être réalisée à l’aide du mode temps-mouvement.

Le calcul de la fraction de raccourcissement (FR) cardiaque permet de déterminer l’efficacité de la contractilité myocardique. La FR quantifie la fonction inotrope cardiaque. Elle représente la différence entre le diamètre diastolique et systolique du ventricule gauche, divisé par le diamètre diastolique et multiplié par 100 :

FR ( %)= 100 x (DDVG-DSVG)/DDVG.

La valeur normale de ce paramètre chez la vache adulte est de l’ordre de 35 à 50 % [9, 33]. Des variations interraciales ont toutefois été rapportées notamment chez les animaux culards [1].

Il est possible de procéder à l’examen échographique du cœur par abord gauche. Le parenchyme pulmonaire gêne cependant l’exploration par cet abord. La coupe la plus utile à gauche est la coupe quatre cavités. Elle permet une visualisation intéressante de la valve mitrale qui se retrouve dans cette configuration proche de la sonde. D’autres coupes peuvent également être réalisées, mais présentent peu d’intérêt pratique [8].

La valeur pronostique des paramètres échographiques a été peu évaluée chez les bovins, contrairement au cheval ou aux petits animaux [5, 30, 41, 42, 43]. La réalisation pratique d’une échocardiographie ne nécessite donc généralement qu’un nombre limité de mesures, et le diagnostic des principales affections est souvent évident dans la mesure où l’opérateur a de bonnes connaissances anatomiques et où il connaît les images normales. Cela est d’autant plus vrai que la plupart des bovins sont présentés avec des maladies relativement évoluées, où les modifications de l’architecture cardiaque ou péricardique sont marquées et facilement visibles. Seul le diagnostic des malformations congénitales complexes nécessite une plus grande expérience [21].

Remerciements au Professeur Ueli Braun et au Dr Thomas Schweizer.

Points forts

Lors de suspicion de pleurésie ou d’absence de bruits respiratoires au sein du champ pulmonaire ventral, un examen échocardiographique permet de déceler un éventuel épanchement péricardique associé qui assombrit alors le pronostic.

L’échographie cardiaque est un examen de choix pour établir précocement un diagnostic d’endocardite bactérienne végétante (souvent associée à un foyer inflammatoire chronique).

Le cœur est mieux visualisé par abord droit en raison de l’absence de parenchyme pulmonaire au niveau de l’incisure cardiaque.

L’abord gauche n’est intéressant que pour mieux visualiser la valve mitrale, sur une coupe “grand axe” quatre cavités.

La valeur normale de la fraction de raccourcissement chez la vache adulte est de l’ordre de 35 à 50 %.

  • 3 - Amory H, Jakovljevic S, Lekeux P. Quantitative M-mode and two-dimensional echocardiography in calves. Vet. Rec. 1991;128:25-31.
  • 6 - Boyd J, Spence S, Paterson C et coll. Ultrasonographic investigations of bovine cardiac lesions. Bov. Pract. 1998;32(2):55-57.
  • 8 - Braun U, Schweizer T, Pusterla N. Echocardiography of the normal bovine heart : technique and ultrasonographic appearance. Vet. Rec. 2001;148:47-51.
  • 11 - Buczinski S, Fecteau G, Difruscia R. Ventricular septal defect in cattle : 25 cases (1987-2003). Can. Vet. J. 2006;47(3):246-252.
  • 12 - Buczinski S, Francoz D, Fecteau G et coll. Les cardiopathies congénitales bovines : une approche clinique diagnostique simple. Méd. Vét. Québec. 2005;35(2):79-85.
  • 14 - Buczinski S, Belanger AM, Francoz D. Péricardite exsudative associée à une pneumonie. Point Vét. 2004;247:66-69.
  • 20 - Guglielmini C. Echocardiographic and Doppler echocardiographic findings of dilated cardiomyopathy in a heifer. Vet. Rec. 2003;153:535-536.
  • 21 - Healy AM. Endocarditis in cattle : a review of 22 cases. Irish Vet. J. 1996;49:43-48.
  • 31 - Nart P, Thompson H, Barrett DC et coll. Clinical and pathological features of dilated cardiomyopathy in Holstein-Friesian cattle. Vet. Rec. 2004;155:355-361.
  • 32 - Périé P, Chetboul V, Crespeau F et coll. Les malformations cardiovasculaires congénitales. Point Vét. 2005;257:30-34.
  • 33 - Pipers FS, Reef VB, Hamlin RL et coll. Echocardiography in the bovine animal. Bovine Pract. 1978:114-118.
  • 34 - Pipers FS, Reef VB, Wilson J. Echocardiographic detection of ventricular septal defect in large animals. J. Am. Vet. Med. Ass. 1985;187(8):810-816.

PHOTO 1. Sondes utilisables chez les bovins lors d’examen échocardiographique

Coupe A, « grand axe » quatre cavités

Cette coupe est obtenue par abord droit, dans le quatrième espace intercostal. Les ventricules droit (VD) et gauche (VG) sont visibles, ainsi que les atria droit (AD) et gauche (AG). Le septum inter-ventriculaire (SIV), les valves tricuspides (VT) et mitrales (VM) sont également aperçus. La bande modératrice du VD (BM) est très développée chez les bovins et souvent visualisée sur cette coupe. Orientation de la coupe : dor : dorsale ; vent : ventrale ; D : droite ; G : gauche.

Coupe B, « grand axe » cinq cavités

Cette coupe, obtenue en inclinant la sonde d’un angle de 10° vers l’avant par rapport à la coupe A, permet de visualiser l’aorte (Ao) et les valves aortiques (VAo). VD : ventricule droit ; VG : ventricule gauche ; AD : atrium droit ; AG : atrium gauche ; VT : valves tricuspides ; VM : valves mitrales ; BM : bande modératrice du VD.

Coupe C, « grand axe » du cœur droit

Cette coupe est obtenue par abord droit, soit en inclinant la sonde de 10° plus crânialement par rapport à la coupe B (quatrième espace intercostal), soit en plaçant la sonde dans le troisième espace intercostal. Le tronc pulmonaire (TP) est visualisé ainsi que la valve pulmonaire (VP). Ao : aorte ; VD : ventricule droit ; AD : atrium droit ; VT : valves tricuspides. Orientation de la coupe : dor : dorsale ; vent : ventrale ; D : droite ; G : gauche.

Coupe D, « petit axe », dite “champignon”

Cette coupe est obtenue par le quatrième espace intercostal droit et permet de calculer la fraction de raccourcissement. Le faisceau d’ultrasons est orienté de façon à couper les deux ventricules transversalement.VD : ventricule droit ; VG : ventricule gauche ; SIV : septum inter-ventriculaire. Orientation : Cra : crâniale ; Cd : caudale ; D : droite ; G : gauche.

Coupe F, « grand axe » quatre cavités par abord gauche

La sonde est appliquée dans le quatrième espace intercostal gauche afin de visualiser les quatre cavités cardiaques et de mettre en évidence la valve mitrale. Les ventricules droit (VD) et gauche (VG) sont visibles, ainsi que les atria droit (AD) et gauche (AG). Le septum inter-ventriculaire (SIV), les valves tricuspides (VT) et mitrale (VM) sont également aperçus. Orientation de la coupe : dor : dorsale ; vent : ventrale ; D : droite ; G : gauche.

PHOTO 2. Contention nécessaire lors d’examen échocardiographique

PHOTO 3. Coupe E, « petit axe » de visualisation des valvules aortiques. Cette coupe est obtenue par abord droit. La sonde est orientée un peu plus dorsalement que lors de la réalisation de la coupe dite « champignon ». La chambre d’éjection du ventricule droit est largement représentée (CVD). La valve tricuspide (VT) est aperçue. L’atrium gauche (AG) est également visible. Les valvules aortiques (VAo) sont facilement distinguées. Orientation : Cra : crâniale ; Cd : caudale ; D : droite ; G : gauche.

Diagnostic différentiel des cardiopathies bovines

Les principales cardiopathies bovines à considérer dans le diagnostic différentiel sont présentées par ordre de fréquence décroissante. Les quatre cardiopathies les plus courantes apparaissent en vert.

Mesures échographiques les plus utiles chez les bovins adultes

(1) FR= 100 x (DDVG-DSVG)/DDVGMesures réalisées chez 51 vaches sans affection cardiaque, âgées de deux à dix ans : 25 brunes des Alpes, 21 Simmental et 5 Holstein. Mesures prises par la droite en coupe 4 ou 5 cavités (Coupe A ou B) [9, 47]. La répétition des mesures chez 11 des vaches a permis de confirmer leur répétabilité (les différences sont non significatives d’une mesure à l’autre pour les différents paramètres). Ces mesures ont surtout un but informatif. En dehors d’études cliniques ou du contexte universitaire, il est rarement nécessaire de connaître ces dernières. Les maladies cardiaques bovines sont facilement diagnostiquées sans y recourir. Néanmoins, lors de suspicion de cardiomyopathie, un calcul de la fraction de raccourcissement peut être utile pour confirmer le diagnostic. D’après [9].