Le point Vétérinaire n° 261 du 01/12/2005
 

CANCÉROLOGIE CANINE

Pratiquer

CAS CLINIQUE

Fabien Collard*, Thierry Marchal**, Claude Carozzo***


*Unité pédagogique de chirurgie
et anesthésiologie
**Service d’anatomopathologie
École nationale vétérinaire
1 avenue Bourgelat, BP 83
69280 Marcy-l’Étoile
***Unité pédagogique de chirurgie
et anesthésiologie

Un setter irlandais est présenté pour une boiterie du membre postérieur sans appui qui ne répond pas aux anti-inflammatoires. Un synoviosarcome est diagnostiqué après un examen histologique de biopsies.

Résumé

Le synoviosarcome est une tumeur articulaire rare. Les signes cliniques sont peu spécifiques en début d’évolution. Le plus souvent, seule une boiterie est visible, avec parfois une masse palpable. L'articulation la plus fréquemment atteinte est celle du genou. Cette tumeur affecte en général des chiens d’âge moyen (sept à huit ans). Les signes radiographiques sont une densification des tissus mous péri-articulaires et plus tardivement, une ostéolyse des épiphyses des os de l’articulation. Le polymorphisme cellulaire rend parfois le diagnostic difficile et la cytologie est un examen peu fiable. Le diagnostic de certitude repose sur la biopsie. Ces tumeurs présentent une agressivité essentiellement locale, les métastases sont rares et sont le plus souvent situées dans les noeuds lymphatiques loco-régionaux ou dans les poumons. Le traitement de choix est l’amputation du membre atteint.

Les synoviosarcomes sont des tumeurs peu fréquentes, diagnostiquées chez un grand nombre d’espèces (homme, chien, chat, etc.) [a, 2, 4, 6, 7, 9, 10, 11].

Cas clinique

1. Commémoratifs et anamnèse

Un setter irlandais âgé de neuf ans est présenté pour une boiterie du membre postérieur gauche.

Les commémoratifs rapportent que le chien a été heurté par une voiture huit mois auparavant. Il a présenté une boiterie du membre postérieur gauche pendant quelques jours, qui a rétrocédé avec un traitement anti-inflammatoire.

Quatre mois plus tard, l’animal a été mordu par un autre chien en regard de la hanche gauche. Quelques plaies cutanées superficielles ont été observées et traitées par des soins locaux et l’administration d’antibiotiques.

Deux mois après, une masse chaude et peu douloureuse est apparue et s’est développée dorsalement au grand trochanter, associée à une boiterie légère du membre postérieur gauche. Un traitement antibiotique et anti-inflammatoire a été mis en place et a permis une amélioration clinique rapide.

Quatre semaines plus tard, le chien a présenté une boiterie du membre postérieur gauche, d’abord modérée, puis sans appui, et qui ne s’est pas améliorée malgré les traitements antiinflammatoires.

2. Examen clinique

L’animal est présenté en consultation d’orthopédie un mois après l’apparition de la boiterie sans appui.

À l’examen clinique, l’animal présente une boiterie sans appui du membre postérieur gauche, associée à une sévère amyotrophie de tout le membre.

La palpation, puis la palpation-pression de la région, ne permettent pas de mettre en évidence d’hyperthermie locale mais provoquent une douleur nette. Lors de la mobilisation du membre, l’extension et la circumduction de la hanche provoquent également une douleur marquée. Aucun trouble neurologique n’est noté.

3. Hypothèses diagnostiques

Les commémoratifs et l’examen clinique conduisent aux hypothèses diagnostiques suivantes :

- un processus tumoral ;

- une nécrose post-traumatique du col fémoral ;

- une arthrite septique ;

- une dysplasie coxofémorale.

4. Examens radiographiques

Des radiographies des hanches sont réalisées et sont comparées avec celles faites par le vétérinaire traitant quatre semaines auparavant.

La vue de face (PHOTOS 1A ET 1B) révèle une arthrose modérée. Une diminution de la densité osseuse de l’acétabulum, d’une partie de la tête du fémur du col fémoral, et du grand trochanter est constatée, sans réaction ostéoproliférative marquée.

Une extension des zones de déminéralisation sur le grand trochanter est constatée par rapport au premier cliché.

Les résultats de l’examen radiographique conduisent donc à privilégier l’hypothèse de processus tumoral. Une fracture pathologique post-traumatique du col fémoral et une arthrite septique à la suite de la morsure sont également évoquées. Cette dernière hypothèse est toutefois peu probable, compte tenu des résultats de l’examen clinique et de l’image radiographique sans réaction ostéoproliférative marquée.

5. Chirurgie et examen histologique

Une exploration chirurgicale de la hanche gauche est proposée afin de retirer la tête fémorale et le reste du col qui pourraient être à l’origine de la douleur et permettre un examen histologique des tissus retirés. L’animal est anesthésié avec du diazépam(1) (Valium®, 0,5 mg/kg par voie intraveineuse) et du thiopental (Nesdonal®, 10 mg/kg par voie intraveineuse). L’analgésie est effectuée par l’injection épidurale d’un mélange de morphine(1) et de bupivacaïne(1). Une antibioprophylaxie est mise en place par l’administration de céphalexine (Rilexine®, 30 mg/kg par voie intraveineuse).

La hanche est abordée crânio-latéralement. La région péri-articulaire est marquée par une forte réaction inflammatoire. La tête fémorale est désengagée de l’acétabulum, puis le reste du col fémoral est retiré à la pince-gouge. L’acétabulum ne présente aucune modification visible.

La capsule articulaire est épaissie et semble remaniée. Plusieurs biopsies (tête fémorale et capsule articulaire) sont alors effectuées.

Le lendemain de l’intervention, le chien est rendu à ses propriétaires avec un traitement antalgique à base de méloxicam (Métacam®) pendant une semaine. Au cours des trois semaines qui suivent l’intervention, l’animal reprend appui sur son postérieur gauche et se remet à jouer et à courir. L’examen histologique de l’ensemble des prélèvements révèle la présence d’une tumeur mésenchymateuse maligne biphasique car composée de cellules fusiformes (PHOTO 2A) et épithélioïdes (Photo 2B), qui a comme point de départ la capsule articulaire et qui envahit secondairement la matrice osseuse (PHOTO 3). Le caractère histologique biphasique de la tumeur et sa localisation permettent de conclure avec certitude qu’il s’agit d’un synoviosarcome.

6. Pronostic et évolution

Malgré un pronostic sombre sans traitement chirurgical radical (amputation et hémipelvectomie), les propriétaires n’ont pas souhaité prolonger le traitement. Au cours de la quatrième semaine après l’opération, une boiterie du membre postérieur gauche réapparaît. La manipulation du membre est douloureuse et une masse dure se développe sur le site opératoire. Un traitement à base de corticoïdes à dose anti-inflammatoire est alors mis en place pour diminuer l’inflammation et ralentir la croissance tumorale. Le chien est euthanasié six semaines après l’intervention.

Discussion

1. Épidémiologie

Les synoviosarcomes sont des tumeurs rares et probablement sous-diagnostiquées qui ont été décrites chez l’homme et chez la plupart des animaux [a, 2, 4, 6, 7, 9, 10, 11].

Chez le chien, les synoviosarcomes représentent 10 % des sarcomes des tissus mous et 2 % de l’ensemble des tumeurs ostéo-articulaires et des lésions osseuses pseudotumorales [2].

Dans la littérature humaine ainsi que dans une étude vétérinaire, il est décrit que les individus mâles sont plus fréquemment atteints (60 %) que les individus femelles [9]. En revanche, dans notre revue bibliographique (102 cas canins), la différence entre les mâles et les femelles n’est pas significative [a, 2, 4, 5, 9, 13]. Cette tumeur est plus fréquente chez des animaux d’âge moyen (sept à huit ans) mais des cas ont aussi été décrits chez de jeunes animaux dès l’âge de douze mois [2, 4, 7, 9]. Ce sont, dans la plupart des cas, des chiens appartenant à des races de taille moyenne ou grande (golden retriever, berger allemand, etc.) (voir le TABLEAU “Incidence des synoviosarcomes selon les races de chien”).

2. Étiologie

Les synoviosarcomes sont des tumeurs issues pour la plupart de cellules mésenchymateuses non différenciées qui se situent dans la région anatomique de l’articulation. Dans certains cas, elles auraient pour origine la membrane synoviale, dans d’autres un tendon ou une gaine tendineuse [5, 8]. Dans le cas décrit, les coupes histologiques semblent en faveur d’une origine synoviale.

3. Diagnostic

• L’apparition d’une boiterie sans traumatisme associé est le principal signe d’appel. Cette boiterie évolue souvent depuis quelques semaines et parfois sur plus d’une année, sans qu’aucun gonflement articulaire ne soit visible au début. Les traitements anti-inflammatoires qui sont parfois mis en place ne permettent, dans le meilleur des cas, qu’une amélioration temporaire.

• L’examen clinique met souvent en évidence un gonflement de l’articulation. La palpationpression de l’articulation est douloureuse et l’amplitude articulaire est diminuée. La tumeur, lorsqu’elle est palpable, peut être simple ou lobulée, dure ou molle et fluctuante, bien délimitée ou très infiltrante. Les articulations les plus fréquemment atteintes sont le genou et le coude (voir le TABLEAU “Localisation articulaire des synoviosarcomes”). Des cas ont été décrits sur les articulations du carpe, du tarse, de l’épaule, de la hanche, de la mâchoire, des vertèbres et même au sein de certains tissus mous [5, 7, 9].

• Le diagnostic différentiel doit inclure un processus tumoral, une arthrite septique, une entorse, une fracture ou de l’arthrose et toute affection articulaire susceptible d’entraîner une boiterie sévère et d’apparition progressive (fracture articulaire, arthrite immune, etc.)

• L’examen radiographique est nécessaire pour confirmer la suspicion clinique de synoviosarcome. En début d’évolution, les radiographies révèlent une densification des tissus mous à proximité de l’articulation. À ce stade, un diagnostic de certitude ne peut être établi. En phase d’état, une ostéolyse d’un ou de plusieurs os de l’articulation peut être observée, avec parfois une réaction périostée avec un amincissement des corticales. La lyse est très caractéristique : de multiples foyers de lyse bien délimités “à l’emporte-pièce” sont observés qui affectent fréquemment l’ensemble des éléments osseux articulaires. Plus la tumeur est agressive, plus les plages d’ostéolyse sont marquées. Dans les cas les plus avancés comme celui décrit ici, des fractures spontanées pathologiques peuvent être observées. La présence d’une masse intraarticulaire, associée à une ostéolyse épiphysaire des os qui forment l’articulation, est caractéristique d’un synoviosarcome.

• Le diagnostic de certitude nécessite un examen morphologique histologique ou cytologique (ce dernier est parfois plus délicat).

L’aspect macroscopique de la tumeur est variable. Elle est souvent lobulée, ferme, avec parfois quelques zones fluctuantes. À la section, les tissus sont lisses et pâles. La coupe d’une partie fluctuante fait parfois apparaître une zone de nécrose ou une substance d’aspect gélatineux. Son infiltration dans les tissus voisins dépend de son ancienneté et de son agressivité. Lors d’arthrotomie, le cartilage articulaire apparaît en général normal sauf en présence de tumeur très agressive [3]. Les zones d’ostéolyse visibles à la radiographie témoignent de l’infiltration de l’os par la tumeur et un matériel d’aspect gélatineux remplace fréquemment le tissu osseux.

Le diagnostic histologique des synoviosarcomes est délicat car le tissu tumoral est polymorphe. Ce polymorphisme résulte de la présence, en proportion variable selon les tumeurs, de deux contingents cellulaires de morphologie différente, l’un épithélioïde, l’autre fusiforme. Ces différentes cellules pourraient avoir une origine unique : le synoviocyte. La membrane synoviale est en effet constituée de deux types de cellule : les synoviocytes A issus de la moelle osseuse, qui appartiennent au système phagocytaire mononucléé, et les synoviocytes B qui sont des cellules qui ressemblent à des fibroblastes (voir la FIGURE “Modifications morphologiques des synoviocytes lors d’inflammation de synoviosarcome”). Ces deux types cellulaires peuvent, en fonction des plages tissulaires observées, être intimement mélangés ou clairement séparés comme dans le cas décrit. La proportion de chaque population cellulaire est variable selon les tumeurs. Il s’agit de synoviosarcome monophasique si un type cellulaire prédomine et de synoviosarcome biphasique dans le cas contraire [5, 7, 8, 9, 10]. Les variations de composition des synoviosarcomes expliquent les erreurs de diagnostic. Lors de cytoponctions ou de biopsies, il est donc nécessaire de réaliser un grand nombre de prélèvements dans différentes zones de la masse. Dans le cas décrit, la fracture pathologique a nécessité une intervention chirurgicale afin de soulager l’animal. Des prélèvements ont ainsi pu être réalisés dans les tissus remaniés autour de l’articulation, ce qui a confirmé le développement d’un synoviosarcome.

4. Bilan d’extension

Un bilan d’extension complet doit être réalisé avant d’envisager un traitement. Les synoviosarcomes sont des tumeurs qui présentent une agressivité essentiellement locale mais qui peuvent secondairement métastaser. Les principaux sites de métastases sont les noeuds lymphatiques locorégionaux et les poumons. Dans la littérature, des cas de métastases ont été décrits dans les reins, la rate, le foie et même l’encéphale [5, 7, 8, 9, 10]. Dans ce cas, le propriétaire n’a pas souhaité réaliser de bilan d’extension.

5. Traitement

Le traitement des synoviosarcomes est chirurgical. Une chirurgie large, carcinologique, avec amputation du membre atteint, est à l’heure actuelle le traitement qui donne les meilleurs résultats. Selon les études, lors de traitement conservateur par exérèse localisée, une amélioration est constatée, suivie d’une récidive presque systématique dans les deux ans (médiane de quatre à cinq mois) [13]. Cela s’explique par le caractère infiltrant de la tumeur et par la difficulté de retirer la totalité de la tumeur sans déstabiliser l’articulation. Dans le cas décrit, une hémipelvectomie aurait été souhaitable puisque l’acétabulum était lui aussi atteint, ce qui explique la récidive rapide observée.

En raison du faible pouvoir métastatique du synoviosarcome lors de diagnostic précoce, une exérèse locale large peut être envisagée en première intention pour essayer de préserver le membre. Si la tumeur récidive, une amputation peut être effectuée sans que cela n’assombrisse le pronostic.

Quelques cas de récidive sur la cicatrice (deux sur vingt-neuf) sont rapportés dans les six mois qui suivent l’amputation [7].

Le nombre de cas étant faible, les résultats des traitements par radiothérapie ou chimiothérapie seule sont encore incertains et plutôt décevants (une seule guérison) [12]. Les associations exérèse locale et chimiothérapie ou exérèse locale et radiothérapie ont donné des résultats variables selon les études (récidive ou guérison complète) et restent à explorer [7, 9].

6. Pronostic

Le pronostic est essentiellement fonction du bilan d’extension.

Sans traitement, la médiane de survie est de l’ordre de 93 jours [4]. Lorsque le bilan d’extension est négatif, l’espérance de vie est de quarante-huit mois lors d’amputation. Toutefois dans 31 % des cas, l’apparition de métastases est décrite dans les douze mois qui suivent l’intervention (médiane de quatre mois) [13].

Vail et coll. ont tenté de grader les synoviosarcomes pour donner un pronostic plus précis. Les critères retenus sont le degré de pléomorphisme nucléaire, le nombre de mitoses sur dix champs et l’étendue de la nécrose au sein de la tumeur. Ils ont montré une relation entre ces éléments et l’espérance de vie de l’animal [13]. Ces critères sont toutefois variables en fonction de la coupe histologique et d’autres études rétrospectives ont montré que les résultats ne sont pas fiables [1].

Les synoviosarcomes sont des tumeurs dont le diagnostic reste tardif en raison d’un tableau clinique peu spécifique. L’amputation est le traitement de choix et les données actuelles ne permettent pas d’affirmer l’intérêt de la radiothérapie ou de la chimiothérapie.

  • (1) Médicament à usage humain.

Points forts

L’apparition d’une boiterie sans traumatisme associé est le principal signe d’appel du synoviosarcome.

Les principaux signes cliniques sont la douleur et la tuméfaction de la région articulaire.

Ils présentent une forte agressivité locale et leur potentiel métastatique est faible.

La présence d’une masse intra-articulaire, associée à une ostéolyse épiphysaire des os qui forment l’articulation, est caractéristique d’un synoviosarcome.

Lors de cytoponctions ou de biopsies, il est donc nécessaire de réaliser un grand nombre de prélèvements dans différentes zones de la masse.

À lire également

a - Barthez P. Synoviosarcome chez un chien. L’Action Vétérinaire. 1992 ; 1234 : 13-15.

  • 1 - Allemand V, Asimus E, Amardeil MF et coll. Les synovialosarcomes du chien : étude histologique et détection immunohistochimique des épitopes Ki-67 et PCNA à partir de six cas cliniques. Revue Méd. Vét. 1998;149(5):371-378.
  • 2 - Allemand V, Asimus E, Delverdier M et coll. Synovialosarcome chez le chien : synthèse bibliographique et étude de deux cas cliniques. Revue Méd. Vét. 1998;149(2):123-134.
  • 3 - Fayolle P. Tumeurs articulaires. In : Encyclopédie vétérinaire, Tome 1. Cancérologie. Elsevier. Paris. 1996;2600:4p.
  • 4 - Fox DB, Cook JL, Kreeger JM et coll. Canine synovial sarcoma : A retrospective assessment of described prognostic criteria in 16 Cases (1994-1999). J. Am. Anim. Hosp. Assoc. 2002;38:347-355.
  • 5 - Griffith JW, Frey RA, Sharkey FE. Synovial sarcoma of the jaw in a dog. J. Comp. Path. 1987;97:361- 364.
  • 6 - Lichtenstein L. Tumors of synovial joints, bursae and tendon sheats. Cancer. 1955;8:816-830.
  • 7 - Lipowitz AJ, Fetter AW, Walker MA. Synovial sarcoma of the dog. J. Am. Vet. Med. Assoc. 1979;174:76-81.
  • 8 - Madewell BR, Pool R. Neoplasms of joints and related structures. Vet. Clin. North Am. 1978;8:511-521.
  • 9 - McGlennon NJ, Houlton EF, Gorman NT. Synovial sarcoma in the dog - a review. J. Small Anim. Pract. 1988;29:139-152.
  • 10 - Mitchell M, Hurov LI. Synovial sarcoma in a dog. J. Am. Vet. Med. Assoc. 1979;175(1):53-55.
  • 11 - Silva-Krott IU, Tucker RL, Meeks JC. Synovial sarcoma in a cat. J. Am. Vet. Med. Assoc. 1993;203:1430-1431.
  • 12 - Tilmant LL, Gornan NT, Ackerman N et coll. Chemotherapy of synovial cell sarcoma in a dog. J. Am. Vet. Med. Assoc. 1986;188(5):530-532.
  • 13 - Vail DM, Powers BE, Getzy DM et coll. Evaluation of prognostic factors for dogs with synovial sarcoma : 36 cases (1986-1991). J. Am. Vet. Med. Assoc. 1994;205:1300-1307.
  • 14 - Weisbrode S.E., Doige C.E. Bone and Joints. Thomson’s Special Veterinary Pathology, 3rd ed., Mosby, 2001.

Modifications morphologiques des synoviocytes lors d’inflammation et de synoviosarcome

La photo a montre une coupe de membrane synoviale avec des synoviocytes de type A et B peu différenciés. Lors d’inflammation, les synoviocytes de type A (photo b) et B (photo c) se différencient respectivement en cellules rondes et fusiformes. Dans le cas du synoviosarcome, des cellules de même morphologie sont observées, mais avec de nombreuses atypies cellulaires (photos d et e). D’après [14]

PHOTO 1A. Radiographie de face du bassin. Une fracture du col fémoral à la suite d’une ostéolyse majeure du fémur gauche est visible. Des foyers d’ostéolyse sont également visibles sur l’acétabulum.PHOTO 1B. Agrandissement de la radiographie de face qui montre la fracture pathologique et les nombreux foyers d’ostéolyse (flèches) qui affectent l’acétabulum, la tête et le col du fémur et le grand trochanter.

PHOTO 1B. Agrandissement de la radiographie de face qui montre la fracture pathologique et les nombreux foyers d’ostéolyse (flèches) qui affectent l’acétabulum, la tête et le col du fémur et le grand trochanter.

PHOTO 2A. Coupes histologiques de tissu tumoral (hémalun-éosine, x 400). Plages de cellules fusiformes. Les nucléoles sont bien visibles ainsi que quelques cellules à deux noyaux.

PHOTO 2B. Coupes histologiques de tissu tumoral (hémalun-éosine, x 400). Plages de cellules épithélioïdes. Une anisocytose, une anisocariose et une nucléolation marquées sont observées.

PHOTO 3. Coupe histologique de l’envahissement de l’os par du tissu tumoral (hémalun-éosine, x 40). Présence d’os lamellaire normal (flèche noire fine) qui délimite des lacunes contenant une moelle osseuse non infiltrée (flèche noire épaisse). Dans la partie en haut à gauche, un os lamellaire atrophié (flèche blanche fine) et une moelle osseuse hypercellulaire et compacte complètement infiltrée par les cellules tumorales (flèche blanche épaisse) peuvent être observés.

Incidence des synoviosarcomes selon les races de chien

D’après [a, 2, 4, 5, 9, 13].

Localisation articulaire des synoviosarcomes

D’après [a, 2, 4, 5, 9, 13].