Le point Vétérinaire n° 259 du 01/10/2005
 

PARTURITION DE LA BREBIS

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EN QUESTIONS-RÉPONSES

Pierre Autef

16, rue des Rochettes
87300 Bellac

L’obstétrique ovine présente des particularités, notamment en raison de la fragilité des voies génitales de la brebis. Les manipulations doivent être réalisées rapidement après nettoyage et lubrification.

Résumé

Les dystocies ovines sont proches de celles des bovins, mais les particularités anatomiques de la brebis imposent des précautions supplémentaires. Le premier examen est réalisé sur la brebis debout ou surélevée par les jarrets. Les parois génitales de la brebis sont minces et fragiles. Les manipulations sont réalisées après un nettoyage soigné, dans un environnement propre et après une lubrification. Le port de gants est fortement recommandé. Avant toute manœuvre, les dégâts éventuellement provoqués par l’éleveur doivent être évalués. Les prolapsus vaginaux prennent parfois une allure enzootique. Ils doivent être réduits précocement et nécessitent une évaluation des facteurs d’élevage. La dystocie peut être due à une non dilatation du col, à une atrésie de la vulve, à une torsion utérine, à un excès de volume, ou à une mauvaise présentation. Lors de présentation antérieure, le risque de dystocie dépend du nombre de gestation de la brebis, du nombre et de la conformation des agneaux.

Considéré par beaucoup d’éleveurs et quelques vétérinaires comme un acte économiquement peu intéressant, l’agnelage, surtout en zones d’élevage ovin allaitant, a progressivement disparu de l’exercice courant du praticien. Cet acte individuel devrait toutefois garder toute sa place en raison du développement du suivi global des troupeaux, dans un contexte parfois très concurrentiel. Il permet au praticien d’affirmer sa compétence et sa disponibilité.

Quelles sont les particularités ovines ?

Bien que techniquement peu différente de l’obstétrique bovine, certaines particularités compliquent la tâche du praticien lors d’agnelage.

1. Fréquence élevée des prolapsus vaginaux

Dominante de la pathologie obstétricale des dernières semaines de l’antepartum, le prolapsus vaginal peut revêtir une forme enzootique lors de la réunion de plusieurs facteurs favorisants : gestation multiple, manque d’exercice, ration alimentaire volumineuse, carence en zinc ou phosphore, dystocie lors des saisons précédentes, terrains en pente, râteliers trop hauts, etc. [3].

En début d’évolution, le prolapsus ne concerne qu’une petite partie du vagin, qui n’apparaît que lorsque la brebis est couchée. Le prolapsus devient ensuite plus volumineux et la muqueuse vaginale se dessèche et se souille. Le prolapsus provoque alors des efforts qui rendent la miction difficile. Sans traitement, l’agnelage devient difficile en raison d’une impossibilité de dilatation du col (PHOTO 1). Les principales complications du prolapsus vaginal sont les déchirures vaginales lors de manœuvres intempestives et la métrite associée à un agneau mort.

Les principes du traitement consistent à réduire précocement et de façon systématique les prolapsus dès leur apparition, et en respectant les mesures d’hygiène. La portion extériorisée est lubrifiée et réintégrée selon l’une des techniques recommandées (voir l’ENCADRÉ “Traitement des prolapsus vaginaux”).

2. Fragilité du tractus génital

Les voies génitales de la brebis sont minces et extrêmement fragiles. Il n’est parfois pas évident de différencier les parois vaginale et utérine et leurs replis, du placenta. Leur effraction est alors relativement fréquente en l’absence de précautions.

3. Défauts de surveillance

En élevage de plein air ou de semi-plein air, lors de la survenue d’avortements ou d’agnelage tardifs, la surveillance n’est pas toujours correctement effectuée. Le praticien est alors amené à intervenir pour des extractions de fœtus morts, parfois emphysémateux, accompagnés d’une dilatation cervicale incomplète. Cette situation est plus fréquente qu’en élevage bovin.

4. Interventionnisme exacerbé

En raison de l’enjeu économique qu’elle représente, l’obstétrique bovine est rarement entreprise par l’éleveur lui-même. Celle des ovins peut en revanche devenir le terrain de prédilection d’apprentis accoucheurs. Lorsque ces manipulations se soldent par un échec, la tâche du praticien se complique au contact d’un tractus génital devenu sec, parfois souillé ou déchiré et de présentations fœtales “inhabituelles”.

Quelles sont les règles à respecter ?

1. Lubrification et propreté

L’utilisation de gels obstétricaux (ou à défaut de savon) et de matériel propre est nécessaire. Il est parfois souhaitable, sur des brebis à toison longue ou dont l’arrière-main est souillée, de tondre ou de dégager aux ciseaux la zone péri-vulvaire, puis de la nettoyer afin de ne pas contaminer les voies génitales lors des manœuvres [3].

L’utilisation de gants obstétricaux est obligatoire lors d’intervention sur des fœtus morts, a fortiori emphysémateux, ou lors d’avortements. Certaines maladies ovines abortives sont en effet des zoonoses (fièvre Q, chlamydiose, toxoplasmose, brucellose). Des infections cutanées sur les mains et les avant-bras peuvent également être contractées. L’intervention à mains nues permet en revanche, en l’absence de signes suspects, une approche plus fine de la position du (ou des) agneau(x), des enveloppes fœtales et des voies génitales.

2. Précautions oratoires

L’interventionnisme classique des éleveurs oblige le praticien à une certaine prudence. Toute déchirure ou hémorragie, tout agneau en état de mort apparente, doivent être signalés et évalués avec le propriétaire avant la poursuite de l’intervention. Un excès de volume justifie la proposition d’une césarienne avant toute extraction forcée.

3. Travailler sur la brebis debout ou surélevée

Le travail sur une brebis debout ou surélevée par les jarrets quand sa taille l’autorise, facilite le premier examen pour évaluer les positions relatives des fœtus et rechercher une mauvaise présentation [3].

4. Rester en contact avec l’agneau

Les parois du tractus génital sont minces et fragiles, elles peuvent parfois être confondues avec les enveloppes placentaires. Il importe donc que les manœuvres soient effectuées avec douceur et que la main qui manipule reste toujours en contact avec la laine de l’agneau.

Quelles sont les dystocies les plus courantes ?

1. Évaluation du risque

L’extraction de l’agneau en présentation antérieure ne doit être réalisée que lorsque la tête de l’agneau et ses deux antérieurs sont présents au niveau de la vulve. Cependant, elle peut aussi être effectuée en “crawl”, c’est-à-dire en tirant la tête et un antérieur lorsqu’un seul est accessible et que la préhension du deuxième représente un danger de déchirure. Le risque de cette extraction est une déchirure du col utérin lors du passage du thorax augmenté de l’épaule de l’agneau ou, pire, un blocage au niveau de la poitrine. Le risque doit donc être évalué avant toute prise de décision :

- chez la brebis multipare portant plusieurs agneaux de taille moyenne, le risque est nul ;

- chez la brebis multipare avec un ou plusieurs agneaux de grande taille, le risque existe ;

- chez l’agnelle avec plusieurs agneaux de taille moyenne, le risque existe ;

- chez l’agnelle portant un agneau de taille moyenne ou plusieurs agneaux de grande taille, le risque est élevé ;

- chez l’agnelle avec un agneau de grande taille, le risque est très élevé.

La position postérieure ne pose en revanche pas de réelle difficulté.

2. Non dilatation du col

Lors de l’examen d’une brebis dont le col n’est pas dilaté, seul un ou deux doigts peuvent franchir le col utérin. Les onglons de l’agneau sont parfois palpables, mais de l’autre côté de l’anneau formé par le col. Cet anneau est généralement dur et peu extensible.

Divers facteurs peuvent favoriser la survenue d’une non dilatation : naissance prématurée ou avortement, fourrages contaminés par Fusarium graminareum, prolapsus vaginal ou mauvaise présentation de l’agneau [a].

Le traitement de cette affection peut être médical, manuel ou chirurgical.

• Lorsque le col permet le passage de deux doigts, une injection d’ocytocine (10 à 20 UI par voie intramusculaire, éventuellement renouvelée deux heures plus tard) associée à une supplémentation calcique (50 ml de soluté calcique bovin par voie intraveineuse) permet parfois la dilatation par reprise des contractions utérines. Un contrôle régulier de l’état de dilatation est nécessaire. Les antispasmodiques génito-urinaires sont la plupart du temps peu efficaces.

• Lors de sténose du col associée à une mauvaise présentation de l’agneau, la dilatation est alors facile car le col s’efface sous la main. Lors de non dilatation avec présence d’un anneau, l’intervention devient plus délicate et requiert de la patience. Les mains sont soigneusement lubrifiées. Une main est introduite en cône, d’abord la main gauche, plus fine si l’opérateur est droitier, les doigts servant de coin, puis la main droite pour élargir le passage. Le poing doit pouvoir alors sortir et rentrer librement. À cette condition, la tête de l’agneau peut être passée, puis ses membres antérieurs en prenant garde de ne pas déchirer le col. Le passage du sternum est réalisé avec précautions car l’excès de volume qu’il représente peut également déchirer le col. Cette intervention peut nécessiter jusqu’à une demi-heure. Une exploration soigneuse est ensuite réalisée pour rechercher d’éventuelles déchirures [3].

• Lorsque les deux précédentes méthodes sont impossibles, la réalisation d’une césarienne s’impose.

3. Excès de volume

L’excès de volume est fréquent lors de croisements avec des béliers “améliorateurs viande”. Le risque de dystocie par excès de volume est relatif lors de la mise à la reproduction d’agnelles dont le poids est inférieur aux deux tiers du poids adulte ou pour celles qui ont subi une sous-alimentation pendant la période de croissance. Le risque est absolu pour les races à viande lourdes saillies par des béliers à fort indice de croissance. Dans tous les cas, l’alimentation des derniers mois de gestation doit être rationnée afin d’éviter un excès de volume de l’agneau [1].

La surveillance de l’état corporel et le comptage des fœtus par échographie permettent d’éviter ces dystocies. Peu d’indicateurs objectifs permettent toutefois de prendre la décision d’une césarienne. Bien qu’économiquement discutable en élevage ovin viande, le praticien ne doit pas hésiter à la proposer à l’éleveur, qui prend la décision finale. Hindson suggère une formule indicative (voir l’ENCADRÉ “Prise de décision obstétricale : formule d’Hindson”) [2].

Lorsque l’extraction manuelle est décidée, les manœuvres doivent suivre un ordre précis :

- saisir et attacher les membres en utilisant des lacs (PHOTO 3a) ou à défaut des ficelles nouées au-dessus des onglons et serrées au moyen d’un nœud de chirurgie (PHOTO 4). La fixation au-dessus du boulet est à proscrire car, lors de l’extraction des membres, l’articulation se plie, ce qui limite l’espace en augmentant le diamètre du membre ;

- repousser les membres dans l’utérus, en évitant les déchirures ;

- extraire la tête au moyen d’une cordelette passée derrière les oreilles (PHOTO 3b) ou à la main : un doigt est alors placé dans l’un des orbites et l’autre sous la mâchoire pour guider la tête (PHOTO 5). La tête est extériorisée jusqu’au niveau des oreilles ;

- extraire les membres (PHOTO 6). L’opération est délicate car les risques de déchirures sont élevés. Il est préférable à ce stade de travailler sur la brebis couchée en décubitus latéral ;

- extraire complètement le fœtus : le passage du thorax est particulièrement délicat sur des agneaux à fort développement musculaire (PHOTO 7).

Les excès de volume sont souvent généralisés au troupeau. L’utilisation de béliers améliorateurs viande de façon exclusive conduit à la production d’agnelles de renouvellement présentent les mêmes caractéristiques, en particulier des os épais avec une filière pelvienne étroite.

4. Atrésie vulvaire

L’atrésie vulvaire est un défaut de développement de la vulve chez les agnelles. L’ouverture de la vulve se produit normalement dans les heures qui précèdent l’agnelage. Lors d’atrésie, la poche des eaux s’extériorise normalement, mais l’ouverture ne permet l’introduction que de deux doigts. L’intervention est identique à la dilatation manuelle du col : elle doit être réalisée avec patience et douceur, mais nécessite un peu plus de force. Un léger saignement est possible. L’extraction n’est entreprise que lorsque le poing peut entrer et sortir sans difficulté.

Mauvaises présentations

1. Présentation antérieure

• Lorsque la tête est extériorisée et que les membres antérieurs sont le long du corps, la main du praticien peut crocheter un des deux antérieurs après avoir longé le corps de l’agneau ; l’agneau est ensuite extrait en “crawl”. Si l’agneau est mort, la section de la tête permet de refouler le cou, puis d’extraire les deux antérieurs, en prenant garde de faire suivre l’encolure encapuchonnée dans une main (sinon elle se retourne et butte contre le col). Dans cette malposition, la tête de l’agneau peut être très fortement œdématiée. Il est donc essentiel de s’assurer de la mort de l’agneau avant de commencer toute embryotomie (PHOTOS 8a, 8b, et 8c).

• Lorsque la tête est retournée, seuls les deux antérieurs apparaissent. L’éleveur a parfois accentué la dystocie en tirant sur les membres. Il convient alors d’opérer avec précaution et de lubrifier abondamment. Les deux membres sont attachés avec des lacs, puis repoussés. La tête est récupérée en arrière ou en position déclive, puis les membres et l’agneau sont extraits.

2. Présentation postérieure

La présentation postérieure la plus fréquente est celle “des ischions” ou position dite “en siège”. Cette dystocie, dont les prodromes sont discrets (pas de poche des eaux, travail tardif, etc.), est corrigée de la même façon que chez les bovins. Les jarrets sont passés puis les canons basculés, en prenant garde de ne pas déchirer le col de l’utérus.

Lors de position postérieure transverse, la main palpe le dos de l’agneau ou la croupe. La résolution de cette dystocie s’opère facilement en repérant la tête ou la queue et les postérieurs, puis en extrayant l’agneau le plus rapidement possible.

Quels sont les principaux pièges ?

1. Torsion utérine

Plus rare que chez les bovins, la torsion utérine s’accompagne chez la brebis de prodromes très discrets. En général, la torsion ne permet pas un appui suffisant sur l’agneau pour rendre possible la réduction manuelle par les voies naturelles : une césarienne doit alors être entreprise. Le ou les agneaux sont souvent morts, même après une césarienne (perturbation des échanges mère-fœtus, intervention tardive). Il convient d’en tenir compte avant de prendre la décision opératoire. La réduction peut parfois être obtenue après le roulage de la brebis ou presque spontanément (lors du chargement et du déchargement de la brebis de la voiture par exemple).

2. Examen prolongé de la position des fœtus

La diagnose parfaite de la position relative des fœtus est recherchée par le praticien débutant ou par certains éleveurs. Outre le temps précieux qu’elle fait perdre, elle engendre toutefois, au bout d’un certain nombre d’allers et retours dans la filière pelvienne, une perte de lubrification et une fatigue manuelle de l’opérateur. L’agnelage, même s’il ne peut s’exonérer d’un examen attentif, doit être résolu rapidement. Il est souvent suffisant de commencer l’extraction du premier agneau à partir du moment où il a été identifié complètement.

3. Configuration des cornes utérines

Certaines races ovines et certaines brebis sont dotées de cornes utérines particulièrement longues et repliées. Un examen soigneux doit être réalisé à la fin de chaque intervention pour ne pas laisser un fœtus dans l’utérus. Pendant qu’une main palpe l’extrémité des cornes l’une après l’autre, l’autre main est posée sur le flanc, les deux mains doivent se retrouver en contact.

Quelles astuces peuvent être employées ?

1.Lubrification

Très souvent, les brebis dystociques ont subi des manipulations infructueuses de la part de l’éleveur, le praticien se trouve alors confronté à un tractus génital complètement asséché, voire parfois souillé par de la litière. L’injection dans l’utérus de 50 à 100 ml de lubrifiant (Istogel®), au moyen d’une seringue à droguer munie d’une canule, permet une meilleure approche de la dystocie.

2. Fixation de la tête

Lorsque l’opérateur travaille d’une main pour extérioriser la tête (un doigt dans l’orbite et un sous la mâchoire), l’introduction de deux doigts de l’autre main dans l’anus de la brebis, permet de fixer la tête derrière la nuque et de reprendre de l’autre main une prise plus solide de la tête.

3. Position des mains

Lors des manœuvres obstétricales, les mains doivent toujours travailler du même côté de la brebis : la main droite travaille du côté droit, la main gauche du côté gauche. Cette règle est particulièrement importante pour la préhension des antérieurs repliés.

4. Agneaux emphysémateux

L’agneau emphysémateux est une complication fréquente due à un défaut de surveillance des agnelages. L’avulsion d’un antérieur par traction au niveau de l’insertion de l’épaule permet un gain d’espace et donne la possibilité de crocheter l’autre membre [1]. La troncation peut aussi être réalisée par étirement de l’agneau, une version (passage d’une présentation antérieure à une présentation postérieure) avec prise des deux postérieurs est alors réalisable. Cette intervention nécessite une protection irréprochable des mains et des avant-bras au moyen de gants jetables solides.

Dans un souci de rentabilité des interventions, il peut être intéressant d’inciter l’éleveur à se déplacer au cabinet vétérinaire, ce qui évite la facturation d’un déplacement. Cela demande toutefois une plus grande disponibilité du praticien à son cabinet. Ce mode d’exercice est possible avec une activité ovine soutenue pour laquelle les autopsies, les examens coprologiques, les conseils et les prescriptions peuvent se réaliser au cabinet. Il convient alors d’assurer une désinfection soignée des locaux, surtout pour les agnelages avant terme, grâce à l’utilisation de solutions bactéricides et virucides.

Traitement des prolapsus vaginaux

La pose d’un pessaire vaginal (PHOTO 2a), fixé au moyen de ficelles en harnais nouées dans la laine permet de s’affranchir d’une surveillance rapprochée. Les souillures fréquentes peuvent cependant être responsables de la mort du fœtus et de métrite.

 La suture de Bühner (PHOTO 2b) appliquée précocement, au moyen de deux ou trois points simples, permet une occlusion satisfaisante du vagin et facilite l’agnelage. Elle requiert en revanche une surveillance accrue afin de retirer les sutures lors de l’apparition de la poche des eaux.

La pose d’agrafes (PHOTO 2c) est rapide mais présente un risque de déchirures. Elles sont en outre mal tolérées et n’assurent pas une bonne occlusion du vagin.

D’après [a].

Prise de décision obstétricale : formule d’Hindson

R = M/F x P/B x 1/E

R = ratio fœtomaternel

M = diamètre inter-ischial de la brebis (en cm)

F = diamètre du boulet du fœtus

P = parité = 0,95 pour les primipares ; = 1 pour les multipares

B = présentation. Présentation postérieure = 1,05 ; prés. antérieure = 1

E = conformation du bélier : type améliorateur viande = 1,05 ; conformation normale = 1.

Si R < 2,3 césarienne conseillée.

Si R<2,1 césarienne obligatoire.

D’après [2].

Points forts

Les voies génitales de la brebis sont fragiles, ce qui nécessite de grandes précautions : lubrification, patience, douceur.

L’éleveur souvent intervient avant le vétérinaire. Évaluer les dégâts est un préalable indispensable à toute manipulation.

Le prolapsus vaginal représente dans certains élevages une cause fréquente de dystocie. Il nécessite une recherche puis une correction des facteurs favorisants.

L’embryotomie d’un agneau emphysémateux est aisée par traction.Elle permet dans la plupart des cas de résoudre ce type de dystocie.

La non dilatation du col peut être résolue manuellement, ou éventuellement grâce à un traitement médical.

En savoir plus

a - Autef P. Hygiène de l’agnelage : la brebis (alimentation, toxémie de gestation, prolapsus vaginal, non dilatation du col). Fiche Tech. SNGTV. n° 51, 2003.

b - Autef P. Hygiène de l’agnelage : pathologie non infectieuse de l’agneau. Fiche Tech. SNGTV. n° 70, 2004.

c - Autef P. Hygiène de l’agnelage : pathologie infectieuse de l’agneau. Fiche Tech. SNGTV.À paraître.

  • 1 - Degois E. Le bon moutonnier. 8e éd. La Maison Rustique ed., Paris. 1975:96-99.
  • 2 - Martin WB, Aitken ID. Diseases of Sheep. 3e éd. Blackwell science, Oxford. 2000:55.
  • 3 - Straiton EC. Le mouton et ses maladies. 5e éd. Maloine, Paris. 1988:100-107.

PHOTO 1. Prolapsus vaginal chez une brebis multipare.

PHOTOS 2a, Pessaire vaginal, bandes de Bühner et épingles vaginales utilisables pour le traitement des prolapsus utérins chez la brebis.

PHOTOS 2b, Pessaire vaginal, bandes de Bühner et épingles vaginales utilisables pour le traitement des prolapsus utérins chez la brebis.

PHOTOS 2c, Pessaire vaginal, bandes de Bühner et épingles vaginales utilisables pour le traitement des prolapsus utérins chez la brebis.

PHOTOS 3a Matériel nécessaire : lacs à antérieurs (a) et cordelette de tête (b).

PHOTOS 3b Matériel nécessaire : lacs à antérieurs (a) et cordelette de tête (b).

PHOTO 4. Les lacs sont attachés au niveau des onglons de l’agneau.

PHOTO 5. Lors de l’extraction de la tête, un doigt est placé dans l’un des orbites et l’autre sous la mâchoire.

PHOTO 6. L’extériorisation de la tête et des pattes reste souvent délicate.

PHOTO 7. Agneau nouveau-né qui a pu être extrait par les voies naturelles.

PHOTO 8a Étapes de l’extraction forcée d’un agneau. L‘œdème de la tête est dû à la trop longue incarcération.

PHOTO 8b Étapes de l’extraction forcée d’un agneau. L‘œdème de la tête est dû à la trop longue incarcération.

PHOTOS 8c Étapes de l’extraction forcée d’un agneau. L‘œdème de la tête est dû à la trop longue incarcération.