Le point Vétérinaire n° 253 du 01/03/2005
 

CRISES CONVULSIVES CHEZ LE CHIEN ET CHEZ LE CHAT

Se former

CONDUITE À TENIR

Guillaume Derré

Clinique vétérinaire de l’Ouest
35, avenue Patton
49000 Angers

Lors du diagnostic clinique, l’épilepsie est parfois abusivement qualifiée d’“essentielle”. Une anamnèse complète et le choix raisonné des examens complémentaires optimisent son diagnostic étiologique.

Résumé

Les étapes essentielles

Étape 1 : Interroger le propriétaire

• Identification de l’animal et données zootechniques

• Recueil des commémoratifs

• Circonstances d’apparition et déroulement de la crise

• Répétition des crises

Étape 2 : Examiner l’animal

• Examen clinique général (inflammation, douleur ?

Signes évocateurs d’une infection, d’une infestation, d’un prurit, etc.)

• Examen neurologique (nerfs crâniens et réflexes posturaux et médullaires)

• Diagnostic clinique d’épilepsie

Étape 3 : Recherche de la cause

• Choix des examens complémentaires en fonction des hypothèses diagnostiques retenues

• Diagnostic d’épilepsie « essentielle » par défaut

Le terme d’épilepsie s’applique aux affections caractérisées par la répétition de crises convulsives à intervalles variables. Cette entité clinique est due à un événement électrique anormal qui affecte une partie ou tout le cortex cérébral. La crise convulsive est facilement identifiée par le praticien lorsqu’elle est généralisée. Il est en revanche plus difficile de reconnaître des crises focales ou des phases d’aura de crises généralisées.

La démarche chronologique adoptée lors de la consultation pour crise(s) convulsive(s) (anamnèse, examen clinique, puis examens complémentaires), ne doit pas faire oublier le raisonnement diagnostique qui comprend deux temps. Il convient ainsi en premier lieu d’établir l’existence réelle d’une épilepsie, en excluant les autres hypothèses qui entrent dans le diagnostic différentiel des convulsions, avant de chercher à identifier la cause de l’épilepsie. Une fiche clinique commentée aide le praticien à optimiser le recueil des informations utiles, afin de mieux déterminer l’origine des crises d’épilepsie (voir l’ENCADRÉ “Aide pratique à l’approche clinique de l’épilepsie”).

Première étape : interroger le propriétaire

En général, l’animal est présenté en consultation après une ou plusieurs crises convulsives. La démarche diagnostique du praticien, et en particulier la vérification du caractère réellement convulsif de la crise, repose donc sur le témoignage des propriétaires. Il convient de poser les questions adéquates et de ne pas orienter les réponses.

1. Identification de l’animal et données zootechniques

Le praticien note l’âge de l’animal ainsi que l’âge auquel est survenue la première crise observée par les propriétaires.

• L’âge de la première crise convulsive est très utile au diagnostic d’épilepsie. Même si la généralisation des affirmations suivantes peut être abusive, il convient de suspecter une épilepsie essentielle chez un jeune animal. Une crise chez un chiot (âgé de moins de trois mois) suggère en revanche une affection congénitale : hydrocéphalie ; maladie de surcharge (accumulation de lipides, glycoprotéines ou glucides dans le système nerveux) ; maladie métabolique (hypoglycémie chez les races “toy”) ; encéphalopathie hépatique (secondaire à un shunt hépatique) chez le schnauzer et le yorkshire terrier) [6]. Chez un chien âgé, il convient de suspecter une tumeur, une maladie vasculaire ischémique ou une affection dégénérative. Un animal peut exprimer à tout âge des séquelles nerveuses d’un traumatisme, d’une maladie infectieuse ou parasitaire (maladie de Carré, péritonite infectieuse féline, toxoplasmose, etc.).

• Une étude avance une prédisposition à l’épilepsie idiopathique chez les chiens de race de grande taille (pesant plus de 15 kg) [4]. Certaines races canines sont en outre prédisposées à l’épilepsie essentielle. Même associé à l’âge, le facteur race n’est toutefois pas suffisant pour établir un diagnostic étiologique lors d’épilepsie essentielle.

• Un grand nombre de chiens d’une même lignée peuvent être atteints d’épilepsie essentielle. Connaître les antécédents familiaux peut également apporter des informations intéressantes sur les conditions de mise bas de la portée, les conditions d’élevage (infection de la portée par un virus herpès, exposition à des toxines, anomalie de développement d’un membre de la fratrie, etc.).

2. Recueil des commémoratifs

Alimentation

L’alimentation de l’animal, son mode de vie et son environnement sont des éléments à contrôler.

Une alimentation trop riche en protéines peut précipiter l’apparition de dysfonctionnements cérébraux chez un animal insuffisant hépatique.

La distribution d’un seul repas quotidien est un facteur déclenchant d’hypoglycémie, en particulier chez les jeunes animaux de races naines (immaturité hépatique, hyperinsulinisme).

Mode de vie et environnement

Un animal qui évolue souvent à l’extérieur sans surveillance est davantage exposé à certains agents pathogènes (rétrovirus, toxiques, etc.) ou à des traumatismes.

• Dans le cadre du diagnostic différentiel de la crise convulsive, il est intéressant de questionner les propriétaires sur les éventuels contacts de l’animal avec des toxiques (plomb contenu dans du vieux linoléum, certaines peintures et batteries, organophosphorés, éthylène glycol, etc.).

• Le passage de l’animal dans une collectivité (élevage, chenil ou chatterie) doit faire suspecter une maladie infectieuse sous-jacente.

Chez certains chiens épileptiques (d’étiologie diverse), les crises sont déclenchées par des situations émotionnelles intenses (chiens de travail, feux d’artifice, orages, déménagement, absence du propriétaire, etc.).

• Afin de dépister certaines maladies dites “exotiques”, il convient d’interroger les propriétaires sur les voyages effectués par l’animal (la migration atypique de Cuturebra sp associée à l’encéphalopathie ischémique féline aux États-Unis peut par exemple être à l’origine de convulsions, mais l’examen neurologique peut être normal entre les crises).

Cycle œstral

Chez certaines chiennes, la fréquence des crises épileptiques augmente lors des chaleurs ou à l’occasion d’une pseudogestation. Chez la femme, l’épilepsie cataméniale coïncide avec des manifestations nerveuses au moment de l’ovulation. Le rapport œstrogène/progestérone influencerait le seuil de déclenchement des crises épileptiques : ainsi, à la puberté ou à la ménopause, certains types d’épilepsie apparaissent ou se modifient (généralisation de crises partielles), ou à l’inverse disparaissent.

Antécédents médicochirurgicaux

• Certains antécédents d’atteinte cérébrale peuvent être des facteurs qui favorisent le déclenchement de l’épilepsie secondaire. Des traumatismes crâniens, des séquelles de maladies nerveuses (maladie de Carré), des hypoxies lors de la mise bas ou des “coups de chaleur” peuvent ainsi induire des convulsions à long terme. Des manifestations épileptiformes sont également décrites plusieurs mois, voire plusieurs années, après un épisode fébrile (PHOTO 1).

• Certains médicaments sont susceptibles de provoquer des crises chez des animaux prédisposés. L’usage de la kétamine et de certains tranquillisants comme les phénothiazines (acépromazine) doit ainsi être proscrit [2].

3. Circonstances d’apparition et déroulement de la crise

Heure de la crise, intervalle moyen entre deux crises

Avant de questionner le propriétaire sur l’ensemble du déroulement séquentiel de la crise (les phases d’aura, d’ictus et de post-ictus), le praticien doit connaître l’heure à laquelle les crises se produisent et le rapport des crises avec les repas (hypoglycémie, insuffisance hépatique) ou avec l’exercice (crise d’hypoglycémie après la chasse).

• Selon l’expérience personnelle de certains confrères [1], l’épilepsie secondaire s’exprimerait plutôt le jour alors que l’épilepsie essentielle se manifesterait davantage la nuit.

• À l’inverse, selon une étude rétrospective sur cinquante chiens [4], lorsque les premières crises se sont produites dans la journée (entre huit heures du matin et minuit) ou lorsque l’intervalle entre les deux premières crises est supérieur à quatre semaines, l’épilepsie essentielle serait l’hypothèse la plus probable. Lors d’épilepsie secondaire, la première crise observée par les propriétaires serait fréquemment une crise d’épilepsie partielle et celle-ci surviendrait plutôt la nuit (entre minuit et huit heures du matin). Chez les individus atteints d’épilepsie secondaire (d’origine intra-ou extracrânienne), l’intervalle de temps entre deux crises serait réduit (inférieur ou égal à quatre semaines).

Ces éléments ne sont donc pas des critères d’exclusion ; ils peuvent tout au plus orienter ou étayer le diagnostic.

Le nombre de crises est également un élément précieux pour la démarche diagnostique et thérapeutique.

Description de la crise

La description des crises est essentielle pour l’orientation du diagnostic clinique. Il convient de déterminer s’il s’agit de manifestations nerveuses non épileptiques (syncope, narcolepsie, myasthénie, stéréotypies) ou de crises d’épilepsie. Le recours à des vidéos réalisées par les propriétaires pendant l’événement peut apporter des éléments sémiologiques déterminants.

Le diagnostic d’épilepsie ne peut toutefois être établi à la suite de la survenue d’une seule crise convulsive. Il nécessite la mise en évidence de crises répétées.

Lors d’épilepsie, le praticien peut distinguer les crises partielles (simples ou complexes) des crises généralisées. Il convient de dénombrer les crises qui composent l’événement (une crise isolée, plusieurs crises rapprochées avec récupération de la vigilance entre chaque crise, une succession de plusieurs crises sans récupération de la vigilance : état de status epilepticus, PHOTO 2).

La séquence type de la crise épileptique est constituée d’une phase d’aura, d’un ictus et d’un post-ictus.

• La phase d’aura correspond à la perception par l’individu de l’imminence de la crise. Elle est rarement décrite par les propriétaires (recherche du contact, posture particulière, etc.). Il peut toutefois être utile de les informer des différents signaux que peut émettre l’animal avant la crise, afin qu’ils puissent rassurer l’animal, éliminer éventuellement le facteur déclenchant de la crise, voire traiter l’animal afin de diminuer l’intensité des manifestations nerveuses.

• L’ictus constitue la crise d’épilepsie en elle-même. Il peut être constitué de différentes phases (clonique, tonique, tono-clonique). Certaines manifestations d’épilepsie sont à dominante psychique (hallucinations, agressivité ou peur) ou à dominante motrice (pédalage d’un membre, accès de clonies, mastication, etc.). La perte de vigilance n’est pas systématique [2].

Les propriétaires doivent décrire précisément les différentes phases qui composent la crise. Y a-t-il eu une perte de la vigilance ? L’animal a-t-il chuté ? L’ensemble du corps était-il en mouvement ou uniquement certaines parties ? Les muscles étaient-ils contractés ? L’animal at-il pédalé, a-t-il présenté des mâchonnements ou des vocalises ? A-t-il salivé, uriné, déféqué, etc. ?

• Le post-ictus (ou phase de récupération) peut se traduire par une ataxie, par une amaurose et/ou par des manifestations comportementales particulières : par exemple une soif ou une faim intense (période post-critique). Cet état de confusion peut se prolonger quelques jours. Si les déficits nerveux persistent au-delà de deux jours, une lésion cérébrale structurale doit toutefois être suspectée.

Chez les chiens dont la période post-critique est très longue, le risque d’évolution vers un état de status epilepticus (et a fortiori vers la mort) serait plus élevé [2].

Il est également essentiel de connaître l’état de l’animal entre les crises. Les chiens atteints d’épilepsie essentielle sont parfaitement normaux en dehors des crises. La persistance de déficits nerveux entre les crises oriente vers une lésion structurale du cerveau.

Chez le chat, l’épilepsie est beaucoup moins décrite. Elle peut se manifester aussi bien par des crises généralisées (manifestations tonocloniques avec perte de la vigilance), que par des crises partielles complexes (perte de la vigilance, activité motrice d’une partie du corps ou de la face, manifestations comportementales anormales : hallucinations, peur, agressivité) [5].

Deuxième étape : examiner l’animal

1. Examen clinique général

Un examen clinique général minutieux est réalisé. Toute anomalie doit être prise en compte (troubles du rythme cardiaque, hyperthermie, masse buccale ou abdominale, fonte musculaire, uvéite ou choriorétinite, etc.). Il convient particulièrement de rechercher des lésions susceptibles d’engendrer des crises chez des animaux sensibles. Chez le jeune, toute lésion inflammatoire doit ainsi être traitée (otite à Otodectes ou à Sarcoptes, allergie aux piqûres de puces ; entérite lors d’helminthose). Certaines douleurs étant épileptogènes, il convient de rechercher d’éventuels abcès ou une plaie.

L’association de signes digestifs et pulmonaires doit évoquer la présence d’une maladie de Carré.

Une éventuelle persistance des fontanelles est recherchée chez les races prédisposées à l’hydrocéphalie congénitale (chihuahua, shitzu, yorkshire terrier, caniche toy, etc.) [1].

2. Examen neurologique

Un examen neurologique rigoureux et complet est ensuite entrepris (PHOTO 3) (examen des nerfs crâniens, test des réflexes posturaux et médullaires), afin de vérifier que l’animal ne présente aucun trouble nerveux entre les crises. Tout résultat anormal issu de l’examen clinique et/ou neurologique est en faveur de l’existence d’un support lésionnel aux crises convulsives. Il convient toutefois de se méfier de certains déficits nerveux transitoires en période postcritique (jusqu’à quarante-huit heures après la crise) [1, 2].

Troisième étape : choix des examens complémentaires

L’épilepsie essentielle est un diagnostic d’exclusion.

Les examens complémentaires sont choisis en fonction des hypothèses diagnostiques émises d’après les commémoratifs, l’anamnèse et les résultats de l’examen clinique (voir le TABLEAU “Diagnostic différentiel des crises convulsives chez le chien et chez le chat : épidémiologie et examens complémentaires”). Un diagnostic d’épilepsie idiopathique est fréquemment établi faute d’avoir réalisé suffisamment d’examens complémentaires pour en identifier la cause. Ainsi, en ne dosant que la glycémie après une série de crises convulsives, le praticien conclut à une épilepsie idiopathique dans près de 98 % des cas [1].

Chez le chat, la démarche diagnostique doit être très rigoureuse et ce d’autant plus que l’épilepsie essentielle semble plus rare que chez le chien [3, 5]. Il convient de rechercher dans cette espèce l’existence d’une encéphalopathie d’origine infectieuse (virus de la leucose féline, virus de l’immunodéficience féline, virus de la péritonite infectieuse féline, toxoplasmose, etc.), vasculaire (encéphalopathie ischémique, thrombo-embolie cardiogénique, syndrome d’hyperviscosité sanguine), tumorale (méningiome, PHOTO 4) et de cause inconnue (méningoencéphalite aseptique).

À l’issue de la première consultation, les propriétaires doivent être sensibilisés au fait que :

- une seule crise convulsive ne suffit pas pour établir le diagnostic d’épilepsie ;

- l’épilepsie peut revêtir différentes formes cliniques ;

- elle peut avoir différentes origines ;

- le pronostic est fonction de la cause ;

- des examens complémentaires sont nécessaires afin de distinguer une épilepsie essentielle d’une épilepsie secondaire (d’origine cérébrale ou métabolique) ;

- la crise convulsive lors d’épilepsie essentielle est un événement spectaculaire mais qui engage rarement le pronostic vital à court terme. Il existe toutefois la possibilité qu’un status epilepticus s’installe (crises subintrantes) : au-delà d’une vingtaine de minutes, un animal en crise développe alors des lésions structurelles du cerveau qui peuvent aboutir à la mort.

Aide pratique à l’approche clinique de l’épilepsie

Date :

Nom de l’animal : Nom du propriétaire :

Identification

Race : Sexe : Poids :

Âge : Âge à la première crise observée :

Stérilisé ? Date des dernières chaleurs :

Commémoratifs

Alimentation : (nombre de repas, type d’aliment) : Quantité :

Prise de boisson journalière :

Mode de vie (sédentaire, sorties fréquentes, bagarres, etc.) :

Caractère (anxieux, peureux, agressif, etc.) :

Environnement :

- contact avec un toxique (désherbants, organophosphorés, plantes, plomb, etc.) :

- passage en collectivités :

- voyages à l’étranger :

Antécédents médicochirurgicaux :

- traitement en cours :

- conditions de mise bas, élevage, pedigree :

- traumatismes :

- épisodes fébriles :

- maladies connues, chirurgie :

Circonstances d’apparition de la crise

Heure de la crise : Heure du dernier repas :

Exercice préalable :

Changement environnemental récent (déménagement, feux d’artifice, coup de chaleur,

pétards, absence du maître, etc.) :

Description de la crise

Durée :

Isolée : Multiples : Status epilepticus :

• Phase d’aura

(anxiété, hyperattachement, postures anormales, fuite, agressivité, etc.)

• Ictus chute : décubitus : vigilance : vocalises :

Phase tonique ? durée : description :

Phase clonique ? durée : description :

Symétrie ou asymétrie des manifestations nerveuses par rapport à l’axe du corps :

Décrire la face (trismus, taille des pupilles, mâchonnements, gobe les mouches, etc.) :

Émission d’urine : de selles : salivation :

• Phase postictale

Déficits nerveux (amaurose, ataxie, etc.)

Polydipsie : polyphagie : sommeil :

Durée de récupération : < 1 heure Quelques heures 24 h > 24 h

Remerciements au Dr Kéravel.

Attention

L’association de signes digestifs et pulmonaires doit évoquer la présence d’une maladie de Carré.

Une éventuelle persistance des fontanelles est recherchée chez les races prédisposées à l’hydrocéphalie congénitale (chihuahua, shi-tzu, yorkshire terrier, caniche toy, etc.).

  • 1 - Cauzinille L. Les manifestations épileptiformes : un signe clinique non spécifique. Prat. Méd. Chir. Anim. Comp. 1997;32:491-495.
  • 2 - Fanuel-Barret D. L’épilepsie. Point Vét. 1996;28(numéro spécial):495-499.
  • 3 - Parent JML, Quesnel AD. Seizures in cats. Vet. Clin. N. Amer.-Small Anim. Pract. 1996;26(4):811-825.
  • 4 - Podell M, Fenner WR, Powers JD. Seizure classification in dogs from a nonreferral-based population. J. Am. Vet. Med. Assoc. 1995;206(11):1721-1728.
  • 5 - Quesnel AD, Parent JM, Mc Donnel W et coll. Diagnostic evaluation of cats with seizure disorders: 30 cases (1991-1993). J. Am. Vet. Med. Assoc. 1997;210(1):65-71.
  • 6 - Shell LG. The differential diagnosis of seizures. Vet. Med. 1993;7:629-640.

PHOTO 1. Manifestation épileptiforme chez un setter irlandais atteint d’un syndrome fébrile secondaire à une bronchopneumonie par fausse déglutition (méga-œsophage congénital).

PHOTO 2. Chien bichon atteint d’un « mal épileptique » secondaire à une épilepsie essentielle (une analyse biochimique sanguine, une ponction du liquide céphalorachidien et un scanner n’ont révélé aucune anomalie).

PHOTO 3. Réflexe cornéen chez un labrador. Lors de consultation pour des crises convulsives, il convient de réaliser un examen neurologique complet.

PHOTO 4. Cliché tomodensitométrique d’un encéphale de chat atteint d’un méningiome. La tumeur est généralement volumineuse, fortement rehaussée après l’injection d’un produit de contraste. La masse présente une ostéocondensation sous-jacente et des contours lisses, prenant appui largement sur une surface osseuse.

Diagnostic différentiel des crises convulsives chez le chien et chez le chat : épidémiologie et examens complémentaires

(1) Le déterminisme génétique de l’épilepsie essentielle est démontré. LCR : liquide céphalorachidien ; PCR : polymerase chain reaction ; IRM : imagerie par résonance magnétique. D’après [6].