Le point Vétérinaire n° 249 du 01/10/2004
 

DERMATOLOGIE PARASITAIRE BOVINE

Pratiquer

CAS CLINIQUE

Karim Adjou*, Bruno Polack**, Jean-Jacques Fontaine***, Jean-Marie Gourreau****, Yves Millemann*****, Jeanne Brugère-Picoux******


*Unité pédagogique de
pathologie du bétail et des
animaux de basse-cour
**Unité pédagogique de
parasitologie
***Unité pédagogique
d’histologie et d’anatomie
pathologique, École nationale
vétérinaire d’Alfort
7 avenue du Général-de-Gaulle
94704 Maisons-Alfort Cedex
****Afssa
Lerpaz BP 67
94703 Maisons-Alfort Cedex
*****Unité pédagogique de
pathologie du bétail et des
animaux de basse-cour
******Unité pédagogique de
pathologie du bétail et des
animaux de basse-cour

Une parasitose rare dans l’Hexagone, la démodécie, est diagnostiquée chez une vache jersiaise âgée de neuf ans, hospitalisée à l’école nationale vétérinaire d’Alfort pour des troubles respiratoires.

Résumé

Un premier cas français de démodécie est diagnostiqué chez une vache hospitalisée à l’ENVA pour des troubles respiratoires. L’examen clinique de l’animal révèle la présence de nombreux nodules à la base du cou et sur les épaules. La localisation et l’aspect des nodules permettent d’écarter les infections staphylococciques cutanées et les gales bovines classiques. Une démodécie est alors suspectée et des biopsies cutanées sont réalisées. Demodex bovis est isolé et identifié. Un traitement à base d’ivermectine injectable est administré, associé à une antibiothérapie respiratoire et à un anti-inflammatoire non stéroïdien. La démodécie est une acariose des bovins due à un parasite des follicules pileux et des glandes sébacées. Cette maladie est répandue dans les pays tropicaux, et, en Europe, elle pourrait être moins rare que ne le laisse penser le peu de cas publiés.

La démodécie est une dermatose rare des bovins due à Demodex bovis. Les démodécidés, acariens astygmates à corps allongé, vermiformes, vivent en parasites des follicules pileux et des glandes sébacées chez de nombreuses espèces (bovins, caprins, ovins, porcins, canins, équidés, etc.). Chaque parasite est considéré comme spécifique de son espèce : il est désigné sous le nom de Demodex bovis chez les bovins, de Demodex ovis chez les ovins, de Demodex caprae chez les caprins, de Demodex phylloides chez le porc [2]. Ces acariens peuvent être rencontrés chez des animaux de tous âges, notamment ceux en mauvais état (malnutrition, immunodépression, maladies intercurrentes, etc.), mais la majorité des cas chez les bovins concerne la vache laitière, surtout en fin d’hiver et au printemps [2].

Cas clinique

1. Anamnèse

Une vache de race jersiaise âgée de neuf ans est hospitalisée à l’école nationale vétérinaire d’Alfort (ENVA) pour des troubles respiratoires (respiration bruyante et jetage nasal marqué) (PHOTO 1).

L’examen clinique de l’animal permet en outre de mettre en évidence de multiples nodules sous-cutanés et cutanés dans la région du fanon, des épaules et à la base de l’encolure (PHOTO 2). Selon l’éleveur, ces nodules sont apparus depuis plusieurs mois.

2. Examen clinique

Le poids de la vache est estimé entre 300 et 350 kg. À son arrivée, son état d’embonpoint est correct (estimé à 3 sur une échelle de 5).

L’animal est calme. Son appétit est conservé pendant toute l’hospitalisation.

La vache est gravide : la gestation est estimée à six mois. L’examen de la mamelle révèle la présence de lait dans les quatre quartiers (vache en lactation à environ un mois du tarissement).

À son arrivée, l’animal présente une température de 38,2 °C, une fréquence cardiaque de 56 à 64 battements/minute et une fréquence respiratoire qui varie de 20 à 36 mouvements/minute.

L’examen clinique met en évidence une respiration bruyante avec une discordance, sans mobilisation des muscles intercostaux, ainsi que des sifflements trachéaux. La vache présente un jetage muqueux mais pas de toux. L’inspection du larynx après l’ouverture de la cavité buccale ne décèle ni lésions ni anomalies.

L’inspection et la palpation de la peau mettent en évidence de nombreux petits nodules sous-cutanés et cutanés au niveau de la région basse du cou, du fanon, de la région préscapulaire et sur les deux épaules. Le contenu de ces nodules est gras et épais.

3. Hypothèses diagnostiques

Une affection respiratoire aiguë d’origine bactérienne, associée à une trachéite, est suspectée. Un prélèvement sanguin est réalisé et une demande de numération-formule est adressée au laboratoire d’hématologie et de cytologie de l’ENVA. Les résultats montrent une lymphopénie isolée (voir le TABLEAU« Résultats de l’hémogramme »).

La nature et la localisation des nodules cutanés conduisent à deux hypothèses diagnostiques majeures : les infections staphylococciques cutanées et les acarioses bovines, qui semblent les plus probables en raison de l’aspect, de la localisation et du contenu épais et jaunâtre des nodules.

Quatre types de gales affectent les bovins :

- la gale sarcoptique (Sarcoptes scabiei var. bovis) ;

- la gale psoroptique (Psoroptes ovis) ;

- la gale chorioptique (Chorioptes bovis) ;

- la démodécie (Demodex bovis).

Le contenu des nodules est prélevé et adressé au laboratoire de parasitologie. Des biopsies cutanées sont également réalisées et transmises au laboratoire d’anatomie pathologique de l’ENVA.

4. Résultats des analyses et diagnostic

Les prélèvements biopsiques de peau sont limités à l’épiderme et au derme superficiel et profond (PHOTO 3).

Sur chaque prélèvement, l’histologie met en évidence la présence dans le derme de lésions kystiques rondes d’environ 2 mm de diamètre, bien délimitées.

En regard de ces lésions, l’épiderme présente une acanthose modérée associée à une hyperkératose orthokératosique (PHOTO 4). Le derme superficiel montre une inflammation périvasculaire étendue, modérée, qui associe des lymphocytes, des plasmocytes et des éosinophiles. Il s’agit donc d’une dermite lymphoplasmocytaire et éosinophile périvasculaire modérée. Les annexes pilosébacées sont normales.

Les lésions kystiques du derme profond sont limitées par un épithélium malpighien bien différencié, kératinisé, qui renferme quelques débris de kératine (kystes folliculaires). Ceux-ci sont entourés par une réaction inflammatoire modérée, lymphoplasmocytaire, histiocytaire et éosinophile (PHOTO 5). Leur lumière renferme de nombreux parasites métazoaires allongés, d’environ 50 µm de diamètre.

Ces parasites possèdent un exosquelette chitineux lisse d’où émanent de courts appendices articulés, qui s’insèrent sur quatre paires de segments carrés alignés, précédées de pièces buccales apparentes. Le corps présente une cavité cœlomique, en travers de laquelle sont tendus des muscles, et qui renferme des organes internes et, chez les femelles, des œufs au vitellus hyperéosinophile (PHOTOS 6 et 7).

Une dermatite périvasculaire hyperplasique et éosinophilique, associée à une périfolliculite et à des kystes folliculaires profonds remplis d’acariens parasites compatibles avec des Demodex, a été observée.

L’examen parasitologique du contenu des nodules permet également de mettre en évidence Demodex bovis (PHOTO 8).

Le diagnostic de démodécie bovine est donc établi sur la base des signes cliniques et des résultats des examens histologiques et parasitologiques.

5. Traitement

Traitement des troubles respiratoires

La vache reçoit un anti-inflammatoire non stéroïdien (méloxicam, Metacam® 20 mg/ml Solution injectable pour bovins, à la dose de 0,5 mg/kg par voie sous-cutanée, soit 8 ml) en association avec un antibiotique (spectinomycine, Spectam® GA, à la dose de 20 mg/kg/j pendant trois jours). L’état respiratoire de l’animal s’améliore (diminution des bruits et du jetage) en trois à quatre jours.

Traitement des troubles cutanés

L’animal reçoit une injection unique d’ivermectine par voie sous-cutanée (Ivomec® Bovin Solution injectable), à la dose de 0,2 mg/kg (soit 1 ml par 50 kg de poids vif).

Discussion

1. Diagnostic différentiel

Les lésions cutanées décrites chez cette vache peuvent être confondues avec celles observées lors d’autres maladies de la peau, comme les gales, les dermatophytoses, la dermatophilose, les infestations par les poux et les infections staphylococciques.

• Les gales classiques ont été écartées en raison, d’une part de l’absence de prurit et, d’autre part, de la localisation spécifique des lésions pour chaque acariose.

La gale sarcoptique a ainsi été rapidement éliminée car elle atteint la tête et le cou et s’accompagne toujours d’irritation. La gale psoroptique est une parasitose typique des races à viande, chez lesquelles les formes chroniques sont caractérisées par une hyperkératose et une pyodermite, avec une tendance à la généralisation.

La gale chorioptique est responsable d’une atteinte cutanée fréquente mais bénigne. Chez les bovins, les lésions sont localisées au niveau des jarrets, de la mamelle et de la base de la queue.

• Les dermatophytoses sont des affections parasitaires contagieuses de la peau et des phanères. L’agent habituel chez les bovins est Trichophyton verrucosum. Dans 90 % des cas de teigne, les lésions sont observées sur la tête (pourtour des yeux, des paupières, des narines, etc.).

• La dermatophilose est une dermatite infectieuse et transmissible qui sévit par temps chaud et humide, due à une bactérie filamenteuse : Dermatophilus congolensis. Cette maladie se manifeste par la présence de lésions croûteuses sur le dessus du corps de l’animal, sur la croupe, sur les extrémités des membres et/ou sur les zones glabres. Les lésions ont un aspect de petites touffes de poils qui s’arrachent facilement, associées à des plaques de squames d’une surface d’environ 1 cm2. Ces lésions typiques permettent d’effectuer rapidement le diagnostic différentiel avec la démodécie.

• Le diagnostic de l’infestation par les poux ne soulève pas de difficulté car les insectes et leurs lentes sont observables à l’œil nu.

• Les staphylococcies cutanées sont des infections récurrentes du revêtement cutané. Elles sont provoquées par l’inoculation et la multiplication de Staphylococcus aureus. Cette bactérie entraîne chez le bovin des infections suppuratives des follicules pileux et des petits abcès cutanés. Les lésions les plus fréquentes sont localisées à la base de la queue, sur la croupe, sur la mamelle et le trayon ou dans la région péri-anale.

2. Données épidémiologiques sur la démodécie

La dermatose observée chez cette vache se caractérise par l’absence de prurit et par de multiples nodules cutanés à contenu épais et gras, ce qui a conduit à suspecter une démodécie, maladie relativement peu fréquente dans les pays tempérés mais déjà décrite en Europe (Pays-Bas, Allemagne, Royaume-Uni, République tchèque, etc.) [1, 6].

En région tropicale, Demodex bovis sévit sous forme enzootique dans les troupeaux de bovins. La présence d’acariens sur quelques animaux porteurs suffit pour assurer la transmission de la maladie d’une génération à l’autre. Cette dermatose évolue toutefois lentement dans un élevage. Demodex bovis est transmis initialement par contact entre une vache infestée et son veau au cours des premiers jours qui suivent la mise bas. Les jeunes veaux développent rarement les symptômes de la maladie. Le nombre de nodules et de lésions augmenterait à la fin de l’automne et en hiver, ce qui traduit la multiplication de ces parasites pendant les périodes froides [9]. Les bovins atteints sont généralement des adultes âgés de un à quatre ans.

Dans les élevages infectés, la quasi-totalité des animaux sensibles est porteuse à l’état latent de Demodex, mais la maladie ne survient que lors d’une multiplication marquée de ces acariens. Demodex bovis est un parasite des follicules pileux et des glandes sébacées capable d’effectuer un cycle complet chez son hôte (voir l’ENCADRÉ « Cycle biologique de Demodex »). Certains facteurs fragilisants (malnutrition, stress, immunodépression, affections intercurrentes, etc.) favorisent le développement rapide des lésions et l’expression clinique de la maladie [8]. Dans le cas décrit, la vache est gestante et présente une affection respiratoire avec une lymphopénie, ce qui explique probablement le nombre élevé de nodules retrouvés chez cet animal.

3. Traitement de la démodécie

Lorsque la démodécie est confirmée, un traitement doit toujours être mis en place et les mesures prophylactiques ont pour objectifs d’isoler les animaux malades (bien que l’infection ne soit pas très contagieuse) et de désinfecter les locaux ainsi que tous les objets qui ont été en contact avec eux en utilisant une solution à base de trichlorfon (appelé aussi métrifonate) [9]. Il s’agit d’une solution antiparasitaire à usage externe (Necrovar® concentré) de la famille des organophosphorés, utilisée habituellement pour le traitement de l’hypodermose bovine [8].

Les Demodex sont des parasites peu résistants dans le milieu extérieur. Leur survie en dehors de leur hôte varie de quelques minutes à quarante-huit heures [8]. De nombreuses études, réalisées chez le bovin et chez le chien, montrent que les animaux s’infestent au cours des trois premiers jours après la naissance, suite au contact direct avec leur mère. Des animaux nés de césarienne et rapidement éloignés des adultes ne deviennent pas porteurs de ces parasites et ne contractent pas la maladie, même s’ils cohabitent pendant plusieurs mois avec des bovins malades ou porteurs [8].

Une guérison spontanée peut parfois survenir chez des animaux légèrement atteints [8]. La lutte contre les ectoparasites des bovins repose surtout sur l’emploi d’insecticides ou d’acaricides et sur la mise en œuvre de mesures hygiéniques de prophylaxie. Il existe un antidémodécique topique : l’amitraz (Taktic®), et des antidémodéciques systémiques, représentés chez les bovins par l’ivermectine et la moxidectine [3].

• L’amitraz est une molécule qui appartient au groupe des amidines, appliquée sous forme de bain ou de douche. Sa rémanence est faible et son efficacité n’est pas toujours parfaite, notamment lors de démodécie nodulaire (acariens situés en profondeur), comme c’est le cas chez cette vache.

• L’ivermectine est une avermectine utilisée hors RCP (résumé des caractéristiques du produit) chez le bovin dans cette indication. Elle est donc administrée sous la responsabilité du vétérinaire prescripteur [5, 7]. En raison de sa longue rémanence, ce médicament est interdit chez la vache laitière en lactation moins de vingt-huit jours avant vêlage, mais la vache étudiée dans cet article provenait d’un petit élevage familial et était proche du tarissement. L’efficacité de l’ivermectine a conduit à suggérer à l’éleveur l’arrêt de la traite et la mise en place du traitement acaricide. Néanmoins, chez la vache laitière haute productrice, il est recommandé de différer le traitement jusqu’à la période du tarissement afin d’éviter de longs délais d’attente pour la consommation (lait et viande).

Chez le bovin atteint de démodécie, une ou quelques administrations d’ivermectine par voie sous-cutanée suffisent à obtenir une guérison clinique, alors que chez le chien, le traitement est souvent long (plusieurs mois) et coûteux. Ce dernier doit être en outre contrôlé tous les deux mois pendant un an en raison des éventuelles rechutes [4].

La sensibilité des différents Demodex aux avermectines est variable (Demodex canis semble plus résistant au traitement que Demodex bovis). Les maladies associées constituent un élément essentiel à considérer lors de la mise en œuvre du traitement. La démodécie bovine, habituellement répandue dans les régions tropicales, n’a jamais été, à notre connaissance, décrite en France en raison, d’une part de la rareté de la maladie dans l’Hexagone et, d’autre part d’une absence de recours systématique aux examens complémentaires (examen histologique, recherche des acariens, etc.). Cette acariose est vraisemblablement sous-diagnostiquée chez les bovins en France et d’autres cas seront certainement rapportés à l’avenir. L’utilisation des avermectines comme vermifuges a également probablement contribué à diminuer les cas cliniques dans les élevages. Seule la recherche des lésions caractéristiques (follicules pileux kystiques, glandes sudoripares dilatées, etc.) et la mise en évidence du parasite Demodex bovis permettent le diagnostic de certitude.

Points forts

La démodécie bovine sévit sous une forme enzootique dans les régions tropicales et reste rare dans les pays tempérés.

Elle se caractérise cliniquement par l’absence de prurit et la présence de multiples nodules cutanés au niveau de la région du fanon, des épaules et dans la partie basse de l’encolure.

Le contenu des nodules cutanés est épais, jaunâtre et riche en acariens. Cependant, lors du prélèvement, il convient de racler en profondeur jusqu’à « la rosée sanguine » pour atteindre les Demodex.

Demodex bovis est un parasite des follicules pileux et des glandes sébacées. La quasi-totalité des animaux sensibles est porteuse de Demodex à l’état latent, mais la maladie ne se développe que lors d’une multiplication des acariens.

Un traitement unique par un acaricide à base d’ivermectine est efficace, mais les délais d’attente pour le lait et la viande sont longs (vingt-huit jours). Néanmoins, les formes cliniques peu sévères, habituellement rencontrées chez les vaches laitières en Europe, peuvent être traitées sans risque au moment du tarissement.

L’impact de la démodécie n’est pas médical mais surtout économique en raison de la dévalorisation des cuirs quand un grand nombre d’animaux sont atteints dans un élevage.

Cycle biologique de Demodex

Le parasite vit dans les follicules pileux et les glandes sébacées. Il est le plus souvent considéré comme commensal. La durée précise du cycle est estimée à vingt et un jours.

L’œuf est de forme typique : étiré aux deux extrémités. Il mesure environ 90 µm et ressemble à un citron. Il en sort une larve qui mue en nymphe.

La nymphe se transforme en adulte sous la peau.

Après l’accouplement, le mâle meurt alors que la femelle fécondée rejoint un follicule pileux adjacent.

Aucun prurit n’est observé. Seuls des nodules de 1 à 10 mm traduisent la présence de Demodex bovis. Leur contenu est épais et jaunâtre.

D’après [2].

  • 1 - Buvka V, Vitovec J, Schandl V. The first occurrence of demodicosis in cattle in Czechoslovakia. Vet. Med. (Praha). 1985 ; 30 : 515-520.
  • 2 - Fadock DA. Parasitic skin diseases in large animals. Vet. Clin. N. Amer.- Food Anim. Pract. 1984 ; 6 : 3-26.
  • 3 - Guaguère E, Bensignor E. Thérapeutique dermatologique du chien. Abrégés vétérinaires. Éd. PMCAC. Masson, Paris. 2002.
  • 4 - Hubert T, Guaguère E, Muller A. Comment concevoir un traitement contre la démodécie du chien ? Prat. Méd. Chir. Anim. Comp. 2003 ; 38 : 23-28.
  • 5 - Losson B. Lutte contre les ectoparasites des bovins. Point Vét. 2003 ; 234 : 36-38.
  • 6 - Matthes HF. Investigations of pathogenesis of cattle demodicosis : sites of predilection, habitat and dynamics of demodectic nodules. Vet. Parasitol. 1994 ; 9 : 160-163.
  • 7 - Radostis OM, Gay CC, Blood DC et coll. Demodectic mange in Veterinary Medecine. 9th ed. Ed. WB Saunders, Philadelphia. 2000 : 1410-1412.
  • 8 - Scott DW. Large animal dermatology. Ed. WB Saunders, Philadelphia. 1988 : 226-230.
  • 9 - Smeal MG. Parasites of cattle. The University of Sidney Ed., Sidney. 1995 : 243 p.

PHOTO 1. Vache jersiaise présentée à la consultation pour des signes respiratoires. Des nodules cutanés sont également retrouvés.

PHOTO 2. Aspect des lésions en région basse du cou du côté droit. Après la tonte des zones atteintes, un nombre élevé de nodules cutanés est observé des deux côtés du corps de l’animal dans cette région, mais aussi dans la zone du fanon, la région préscapulaire et sur les deux épaules.

PHOTO 3. Coupe histologique de biopsie cutanée (coloration violet, objectif x 1,6). Kyste folliculaire du derme profond, d’une taille d’environ 2 mm de diamètre, qui contient des Demodex.

PHOTO 4. Coupe histologique de biopsie cutanée (objectif x 10). Hyperplasie épidermique minime associée à une dermite superficielle périvasculaire modérée.

PHOTO 5. Coupe histologique de biopsie cutanée (objectif x 20). Kystes folliculaires qui renferment de nombreux parasites métazoaires et quelques débris de kératine, limités par un épithélium malpighien bien différencié et entouré par une inflammation lymphocytaire, histiocytaire et éosinophile.

PHOTO 6. Nombreux Demodex en coupe : exosquelette chitineux, cœlome, muscles, appendices courts avec épimères en brandebourg (objectif x 20).

PHOTO 7. Demodex en coupe : exosquelette chitineux, cœlome, muscles, appendices courts avec épimères en brandebourg, œufs avec vitellus hyperéosinophile (objectif x 40).

PHOTO 8. Contenu de nodule cutané : Demodex bovis, acariens responsables de la démodécie. Ces parasites sont des acariens de petite taille (moins de 200 µm) fusiformes, dont les pattes très courtes sont regroupées sur la partie antérieure. Le rostre est carré, le corps strié transversalement (chloral-lactophénol, objectif x 10).

Résultats de l’hémogramme

(1) Les résultats montrent une lymphopénie isolée.