Le point Vétérinaire n° 247 du 01/07/2004
 

NÉONATALOGIE BOVINE

Se former

EN QUESTIONS-RÉPONSES

Jean-Philippe Borceux

Service de Physiologie,
Département des Sciences
Fonctionnelles, Faculté de

Médecine Vétérinaire, Université
de Liège, Bât.B42, Boulevard
de Colonster 20, B-4000 Liège
(Belgique)

L’intérêt de certaines procédures de nursing pour l’adaptation du veau à la vie extra-utérine a été récemment démontré. Les stratégies visant à combiner plusieurs de ces procédures sont-elles objectivement efficaces ?

Résumé

Les effets de six stratégies de nursing différentes sur l’adaptation physiologique du veau nouveau-né sain ont été étudiés. Quarante-deux veaux blanc-bleu belges nés par césarienne et trente-sept veaux Holstein nés par voie vaginale ont été répartis, respectivement, en trois et quatre groupes selon la stratégie à laquelle ils ont été soumis après la rupture du cordon ombilical. Les veaux ont été examinés à la naissance, puis cinq, trente et soixante minutes, six et vingt-quatre heures après la naissance au moyen des tests suivants : examen clinique, analyse des gaz sanguins et de l’équilibre acide-base dans le sang artériel et veineux, évaluation de l’immunité passive colostrale. En race allaitante, la suspension par les postérieurs dès la rupture du cordon suivie du confinement en décubitus sternal a eu une influence favorable, pendant le premier jour de vie, sur la fonction respiratoire et sur la correction de l’acidose mixte présente à la naissance. Elle a contribué au transfert de l’immunité passive colostrale. En race laitière, la suspension par les postérieurs a peu influencé cette adaptation physiologique. Toutefois, ces deux stratégies peuvent être recommandées pour améliorer l’adaptation respiratoire et métabolique des veaux nouveau-nés sains à la vie extra-utérine.

En néonatalogie humaine, des progrès considérables ont été réalisés au cours des dernières décennies dans la compréhension des mécanismes physiologiques et physiopathologiques qui expliquent les succès et les échecs d’adaptation à la vie extra-utérine [4, 83]. La mise au point et l’amélioration permanente de stratégies préventives et curatives spécifiques à cette période particulière de la vie ont permis d’obtenir des taux de mortalité néonatale cinq à six fois plus faibles aujourd’hui que dans les années 1960 [5, 62]. De même, une meilleure connaissance des mécanismes physiologiques impliqués dans la transition à la vie extra-utérine chez le porc, chez le mouton et chez le cheval a permis de mettre sur pied des stratégies de management peu coûteuses et efficaces qui ont amélioré le taux de survie néonatale [29, 39, 53, 65, 82].

En revanche, en production bovine, le taux de mortalité périnatale n’a pas diminué, de manière substantielle, pendant ces dernières décennies [16, 50, 51, 60, 71]. De nombreuses recherches ont été entreprises récemment afin de répondre au déficit de connaissances de ces mécanismes et des stratégies thérapeutiques à mettre en œuvre [9, 59, 75, 76, 77, 78]. Ainsi, C. Uystepruyst et coll. [75] ont caractérisé les modifications physiologiques de l’adaptation respiratoire et métabolique du veau nouveau-né sain à la vie extra-utérine au cours des vingt-quatre premières heures après la naissance afin de décrire la cinétique et les étapes-clés de la glycémie, de la température corporelle, et des variables fonctionnelles relatives aux échanges gazeux pulmonaires, à la mécanique ventilatoire, au maintien de l’équilibre acido-basique et à l’efficacité du transfert d’une immunité passive d’origine colostrale. En outre, au cours de ces dernières années, l’évaluation objective des procédures simples de nursing, telles que la suspension par les membres postérieurs, le décubitus sternal, le dégagement des voies respiratoires supérieures par aspiration, le déversement d’eau froide sur la nuque ou la mise sous lampe infrarouge pendant vingt-quatre heures après la naissance a démontré que chacune de ces techniques avait un impact fonctionnel bénéfique sur la qualité de l’adaptation du veau blanc-bleu belge (BBB) à la vie extra-utérine(1) [75, 77]. En race Holstein, aucune évaluation objective de l’efficacité de ces procédures n’a été étudiée jusqu’à ce jour [16].

L’association de ces procédures de nursing n’a été évaluée ni chez l’homme, ni chez l’animal. Néanmoins, des combinaisons de techniques de nursing sont fréquemment et empiriquement pratiquées dans les élevages bovins. Il est donc légitime de s’interroger sur l’efficacité de l’association de ces techniques sur l’adaptation respiratoire et métabolique à la vie extra-utérine chez le veau nouveau-né.

Pour ce faire, une étude (voir l’ENCADRÉ “Les données de l’étude”) a été conduite avec les objectifs suivants :

- évaluer et comparer l’effet d’une série de combinaisons de procédures de nursing sur les variables fonctionnelles représentatives de l’adaptation du veau nouveau-né à la vie extra-utérine chez le veau blanc-bleu belge sain, né par césarienne élective(2) ;

- évaluer l’effet de trois procédures simples de nursing et d’une association de ces procédures sur ces mêmes variables chez le veau Holstein sain né par voie vaginale.

Quel est l’intérêt d’associer des procédures de nursing chez le veau de race allaitante né par césarienne ?

Selon les résultats de l’étude, les combinaisons de procédures de nursing ont clairement influencé, de manière spécifique selon les combinaisons, l’adaptation respiratoire et métabolique à la vie extra-utérine au cours des vingt-quatre premières heures après la naissance chez les veaux BBB sains, nés à terme par césarienne élective.

1. Effets sur la fonction respiratoire

La combinaison B (suspension, puis décubitus sternal) et la combinaison C (suspension avec stimulation thermique, dégagement manuel des voies respiratoires et mouvements des membres antérieurs, puis décubitus sternal sous lampe infrarouge avec frictions thoraciques et séchage) ont exercé une influence favorable sur l’efficacité de la fonction respiratoire, au cours des vingt-quatre premières heures de vie pour la combinaison B et uniquement à court terme (jusqu’à l’âge d’une heure) pour la combinaison C.

En effet, les augmentations postnatales de la PaO2 et de la SaO2 sont significativement plus importantes chez les veaux soumis à ces deux combinaisons de nursing que chez les veaux soumis à la combinaison A (décubitus sternal avec stimulation thermique, frictions thoraciques et séchage). En outre, les PaCO2 plus basses enregistrées pendant les vingt-quatre premières heures après la naissance pour la combinaison B et uniquement au cours de la première heure de vie pour la combinaison C suggèrent que ces deux associations ont favorisé une meilleure ventilation alvéolaire pendant ces intervalles de temps [15].

Rôle de la suspension

Les échanges gazeux pulmonaires plus efficaces observés chez les veaux soumis aux combinaisons B et C (uniquement pendant la première heure de vie), qui comprennent chacune la suspension du veau par les membres postérieurs (PHOTO 1), suggèrent que la suspension provoque une élimination de liquide fœtal pulmonaire plus importante des voies respiratoires supérieures et profondes par rapport aux veaux non suspendus. Ce drainage de liquide fœtal pulmonaire peut avoir contribué aux meilleurs échanges gazeux [77]. En outre, un temps de suspension plus long permet une meilleure oxygénation, qui s’explique par la disparition de l’obstruction des voies respiratoires supérieures et, vraisemblablement, des petites bronches. En effet, la quantité de liquide fœtal pulmonaire expulsée par la bouche et le nez pendant la suspension a tendance à augmenter en cas de suspension plus longue, mais cette relation n’est pas significative. Par conséquent, lors de naissance par césarienne élective, l’efficacité des échanges gazeux pulmonaires est meilleure lorsque la quantité de liquide fœtal pulmonaire présente au moment où le nouveau-né commence à respirer est moindre.

Rôle du décubitus sternal

Les combinaisons B et C comprennent également le confinement en décubitus sternal (PHOTO 2), qui participe à l’amélioration des échanges gazeux enregistrée dans ces deux associations. Comme Margulies et Rodarte [47] l’ont montré, le confinement en décubitus sternal, après la naissance, améliore la ventilation et les paramètres de la mécanique ventilatoire. En effet, il est probable que la forme de la cage thoracique soit modifiée dans cette position et que, par conséquent, la position dans l’espace des points d’insertion des muscles respiratoires, notamment du diaphragme, soit, elle aussi modifiée, ce qui améliore les forces développées par ces muscles. Chez l’enfant nouveau-né, la position “couché sur le sternum” améliore aussi l’oxygénation : la capacité résiduelle fonctionnelle (CRF) est augmentée, la position du diaphragme et de ses points d’insertion dans l’espace, au niveau expiratoire de repos, étant modifiée. La CRF étant augmentée, la surface d’échange entre gaz alvéolaires et sang capillaire pulmonaire l’est aussi. Il est vraisemblable que la perfusion pulmonaire soit, elle aussi modifiée, le sang s’accumulant dans les parties les plus déclives du poumon [41].

Lors du passage de la position latérale à la position sternale ou debout, une amélioration semblable des valeurs de la PaO2 a été décrite chez le poulain nouveau-né [38, 45], le mouton, le bovin et le chien adultes [20, 46, 79, 80] de même que chez le cheval adulte anesthésié [22]. L’effet bénéfique de cette position sur l’efficacité des échanges gazeux pulmonaires dans ces espèces a été attribué à une amélioration de la ventilation alvéolaire qui se traduit par une meilleure adéquation du rapport ventilation-perfusion et/ou une diminution des shunts “droite-gauche” pulmonaires [45].

D’autre part, diverses études [67, 75] suggèrent que le décubitus sternal puisse constituer une adaptation comportementale instinctive qui contribue à l’amélioration des échanges gazeux pulmonaires après la naissance et à la correction de l’acidose mixte présente à la naissance, ces deux facteurs étant favorables au transfert de l’immunité passive.

2. Effets sur les paramètres métaboliques

La combinaison B a également influencé favorablement l’équilibre acide-base au cours des vingt-quatre premières heures après la naissance. Une acidose métabolique plus prononcée après la naissance et des valeurs de pHa les plus élevées à l’âge de vingt-quatre heures chez les veaux soumis à la combinaison B indiquent que ces veaux sont capables de compenser l’acidose métabolique plus importante liée à cette combinaison. Cette meilleure correction de la composante métabolique de l’acidose mixte, présente de manière physiologique à la naissance, s’explique par l’élimination d’une quantité plus élevée de CO2 dans l’air expiré, conséquence d’une meilleure ventilation alvéolaire chez les veaux soumis à la combinaison B, comme l’indiquent les valeurs de PaCO2 plus basses à vingt-quatre heures [15, 30].

Les facteurs qui influencent les échanges thermiques entre le veau et son environnement externe tels que la taille des veaux et les propriétés intrinsèques (température, humidité relative et ventilation) de l’étable où ils séjournaient ont été similaires dans les trois groupes. Ces facteurs ne peuvent expliquer, à eux seuls, les différences de température rectale observées entre les combinaisons de cette étude [44]. Les valeurs plus basses chez les veaux soumis aux combinaisons A et C par rapport aux veaux soumis à la combinaison B peuvent s’expliquer par l’augmentation des pertes de chaleur par conduction lorsqu’ils sont confinés en décubitus sternal immédiatement après la naissance (combinaison A) ou après la suspension, à savoir un maximum de 98 secondes (combinaison C) et lorsqu’ils reçoivent la stimulation thermique sous forme d’eau à 5 °C. En outre, la meilleure oxygénation des veaux de la combinaison B peut avoir contribué à une thermogenèse sans frissonnement plus performante en agissant sur les systèmes nerveux central et sympathique [14, 33].

3. Effets sur le transfert de l’immunité

Les trois associations de procédures de nursing étudiées et les niveaux d’oxygénation obtenus pour chacune d’entre elles ont participé de manière analogue au transfert de l’immunité passive d’origine colostrale au veau nouveau-né, donc à sa protection immunitaire, comme le démontrent les tests de dosage semi-quantitatifs des Ig G. En revanche, il est démontré qu’une hypoxémie et une acidose respiratoire postnatales prononcées altèrent l’absorption des Ig G d’origine colostrale. Il en résulte que les taux sériques en immunoglobulines d’origine colostrale sont moindres chez ces veaux [8, 10, 72].

4. Conclusion

Les combinaisons de nursing peuvent donc jouer un rôle bénéfique sur l’adaptation respiratoire et métabolique à la vie extra-utérine chez le veau BBB né par césarienne, en compensant le déficit fonctionnel lié au manque de “stress” et de stimuli qu’assure la mise bas par voie vaginale.

L’étude a démontré l’impact favorable de l’association de procédures de nursing la plus simple (combinaison B) sur cette adaptation : la suspension, puis le confinement en décubitus sternal facilitent l’adaptation respiratoire du veau à la vie extra-utérine. Toutefois, elle ne peut évidemment pas remplacer en tout point les effets de la compression du thorax, qui favorise l’expulsion du liquide fœtal pulmonaire, en cas de naissance par voie vaginale sans complication. Les autres combinaisons de nursing et leurs nombreux stimuli ont présenté une faible influence sur ces mécanismes d’adaptation, démontrant ainsi que la multiplicité des manipulations ne présente, à ce point de vue, qu’un intérêt modéré.

Quel est l’intérêt de procédures simples de nursing chez le veau de race laitière né par voie vaginale ?

La position du corps dans laquelle le veau est placé immédiatement après la naissance a influencé, de manière spécifique selon la position, l’adaptation physiologique à la vie extra-utérine au cours des vingt-quatre premières heures après la naissance chez les veaux Holstein sains, nés à terme par voie vaginale.

1. Effets sur la fonction respiratoire

La suspension (PHOTO 3) suivie du décubitus latéral permettant à l’animal de se placer spontanément en décubitus sternal (PHOTO 4) immédiatement après la rupture du cordon ombilical a un léger impact favorable sur l’efficacité de la fonction respiratoire au cours du premier jour de vie. En effet, l’augmentation postnatale de la PaO2 est plus importante chez les veaux suspendus par les postérieurs que chez les veaux placés en décubitus sternal ou latéral. En outre, les valeurs de PaCO2 plus basses suggèrent que cette position favorise la ventilation alvéolaire [15].

Comme cela a déjà été décrit dans l’étude de ces positions chez les veaux BBB [77] et dans l’étude des combinaisons de nursing en race BBB (cf. supra), les échanges gazeux pulmonaires plus efficaces observés chez les veaux Holstein suspendus par les postérieurs suggèrent que la suspension provoque une élimination de liquide fœtal pulmonaire plus importante des voies respiratoires supérieures et profondes que chez les veaux non suspendus. Chez le veau Holstein, la quantité de liquide fœtal pulmonaire expulsée par la bouche et le nez pendant la suspension a également tendance à augmenter en cas de suspension plus longue, comme cela a été observé en race BBB [77], mais cette relation n’est pas significative.

2. Effets sur les paramètres métaboliques

La suspension a aussi légèrement influencé de manière favorable l’équilibre acide-base au cours des vingt-quatre premières heures après la naissance chez les veaux nés par voie vaginale. Une acidose métabolique plus prononcée après la naissance, notamment à l’âge de trente minutes, et des valeurs de pHa plus élevées, accompagnées de l’augmentation de pHa la plus importante pendant le premier jour de vie chez les veaux suspendus indiquent que ces veaux sont capables de compenser l’acidose métabolique plus marquée liée à cette position. Cette meilleure correction de la composante métabolique de l’acidose mixte, présente de manière physiologique à la naissance, s’explique par l’élimination d’une quantité plus importante de CO2 dans l’air expiré, conséquence d’une meilleure ventilation alvéolaire chez les veaux suspendus [15, 30].

3. Effets sur le transfert de l’immunité

Les trois procédures de nursing étudiées et les niveaux d’oxygénation obtenus pour chacune d’entre elles ont participé de manière analogue au transfert de l’immunité passive d’origine colostrale au veau nouveau-né, donc à sa protection immunitaire, comme le démontrent les tests de dosage semi-quantitatifs des Ig G. En revanche, une hypoxémie, une hypercapnie et une acidose périnatales pathologiques sont responsables d’une hypogammaglobulinémie [8, 10, 72] qui favorise les maladies infectieuses.

4. Conclusion

L’ensemble de ces observations en faveur de la suspension chez les veaux Holstein nés par voie vaginale est en adéquation avec les résultats obtenus [77] chez les veaux BBB nés par césarienne, mais son influence sur les paramètres physiologiques chez le veau nouveau-né Holstein est moindre que celle enregistrée en race BBB(3). Ceci s’explique par la présence du “stress” obstétrical lors des mises bas par voie vaginale, qui sont majoritaires en race Holstein. En effet, la compression de la cavité thoracique lors du passage du veau dans la filière pelvienne favorise l’élimination spontanée d’une partie du liquide fœtal pulmonaire, autorisant ainsi les échanges gazeux pulmonaires. En revanche, dans la race BBB où la plupart des naissances nécessitent la césarienne, le « stress » obstétrical limité est à la base d’un déficit fonctionnel que l’emploi de stratégies de management et/ou de nursing permet de réduire. Par ailleurs, l’existence d’un faible impact de la suspension sur l’adaptation physiologique chez le veau Holstein pourrait témoigner d’une traversée trop rapide du veau dans la filière pelvienne. Cette traversée trop rapide serait à l’origine d’un léger déficit fonctionnel que la suspension permettrait de corriger. En effet, une progression plus lente permettrait une élimination plus importante du liquide fœtal pulmonaire qui rendrait les échanges gazeux pulmonaires plus rapidement efficaces.

Quel est l’intérêt d’associer des procédures de nursing chez le veau de race laitière né par voie vaginale ?

L’application d’une association de procédures de nursing immédiatement après la naissance n’a pas montré d’influence favorable significative sur l’adaptation physiologique à la vie extra-utérine au cours des vingt-quatre premières heures après la naissance chez les veaux Holstein sains, nés à terme par voie vaginale.

La combinaison suspension-décubitus sternal exerce une influence favorable sur la transition à la vie extra-utérine chez les veaux BBB sains nés par césarienne, mais n’a pas d’impact intéressant sur l’adaptation physiologique au cours des vingt-quatre premières heures chez les veaux Holstein sains nés par voie vaginale. En effet, la comparaison de l’évolution de la PaO2, la PaCO2 et du pHa entre la combinaison suspension-décubitus sternal et la seule suspension, dont la faible influence favorable a été démontrée, d’une part, et entre la combinaison suspension-décubitus sternal et le décubitus sternal d’autre part, ne montre pas d’avantage particulier.

Lors de naissance par voie vaginale, le “stress” obstétrical est présent. Dans ce cas, un déficit fonctionnel n’est pas suffisamment important pour nécessiter une correction. L’emploi de combinaisons de nursing chez le veau Holstein sain n’est donc pas nécessaire.

  • (1) Voir l’article “Intérêt des procédures de nursing du veau nouveau-né”, par C. Uystepruyst, Point Vét. 2002 ; 33(230) : 50-54.

  • (2) Césarienne élective : césarienne décidée au début de la parturition sans traction préalable.

  • (3) Les veaux suspendus ont adopté plus rapidement le décubitus sternal après la suspension que les veaux placés en décubitus latéral. Les effets bénéfiques de la suspension pourraient dès lors être le résultat combiné des effets de la suspension elle-même et de ceux du décubitus sternal.

  • (4) Paramètres retenus pour l’analyse des gaz sanguins artériels : PaO2 (pression partielle en oxygène dans le sang artériel) ; PaCO2 (pression partielle en dioxyde de carbone dans le sang artériel) ; SaO2 (saturation en oxygène de l’hémoglobine dans le sang artériel).

  • (5) Paramètres retenus pour l’analyse de l’équilibre acido-basique artériel et veineux : pHa (pH du sang artériel) ; HCO3-a (concentration en bicarbonates dans le sang artériel) ; BEa (excès de base dans le sang artériel) ; pHv (pH du sang veineux) ; HCO3-v (concentration en bicarbonates dans le sang veineux) ; BEv (excès de base dans le sang veineux).

CONSEIL

Lors de naissance par césarienne en race allaitante, la suspension du veau jusqu’au premier mouvement de défense, suivie de son confinement en décubitus sternal doit être recommandée pour compenser le déficit de “stress” obstétrical observé lors d’une naissance par voie vaginale sans complication.

Remerciements

L’auteur remercie particulièrement le Pr. P. Lekeux pour la supervision de l’étude, le Pr. F. Geubelle pour ses conseils, MM. M. Motkin et J.-F. Rouelle et Mlle M. Deliège pour leur collaboration technique.

Les recherches ont été réalisées grâce à un financement de l’ancien ministère fédéral de l’Agriculture et des Classes Moyennes de Belgique.

CONSEILS

• L’impact fonctionnel de la suspension étant faible chez le veau Holstein, une position plus simple est conseillée, il s’agit du confinement en décubitus sternal, dans les élevages laitiers qui souhaitent utiliser une technique de nursing élémentaire lors des mises bas par voie vaginale.

• L’application d’une association de procédures de nursing n’influence pas significativement l’adaptation physiologique à la vie extra-utérine chez le veau Holstein sain né par voie vaginale. Dans ce cas, le “stress” induit par la mise bas par voie vaginale est présent et ne justifie pas l’emploi de combinaisons de nursing.

Les données de l'étude

Techniques de nursing et associations évaluées

Chez les veaux blanc-bleu belges

Quarante-deux veaux de race blanc-bleu belge, vingt-trois mâles (48,6 ± 1,3 kg) et dix-neuf femelles (44,8 ± 2,2 kg), nés à terme (283 ± 1 j) par césarienne élective, ont été répartis en trois groupes en fonction de la combinaison de techniques de nursing à laquelle ils ont été soumis immédiatement après la rupture du cordon ombilical :

- Combinaison A : confinement du veau en décubitus sternal, accompagné d’une stimulation thermique avec cinq litres d’eau froide (à environ 5 °C) sur la nuque, de frictions thoraciques manuelles et du séchage complet à l’aide de paille (n = 8).

- Combinaison B : suspension par les membres postérieurs jusqu’au premier mouvement de défense, suivie du confinement en décubitus sternal (n = 26).

- Combinaison C : suspension par les postérieurs jusqu’au premier mouvement de défense, accompagnée d’une stimulation thermique avec cinq litres d’eau froide (à environ 5 °C) sur la nuque, du dégagement manuel des voies respiratoires supérieures et de mouvements d’abduction et d’adduction des membres antérieurs censés améliorer la ventilation, suivie du confinement en décubitus sternal du veau, accompagné de frictions thoraciques manuelles et du séchage complet à l’aide de paille, le veau étant ensuite placé dans un box paillé sous lampe chauffante à infrarouge (250 W) pendant vingt-quatre heures (n = 8).

Chez les veaux Holstein

Trente-sept veaux Holstein, vingt-cinq mâles (42,4 ±1,3 kg) et douze femelles (39,6 ±1,4 kg), nés à terme (280 ±1 j) par voie vaginale, ont été groupés en quatre catégories selon la position du corps ou l’association de procédures qui leur a été imposée immédiatement après la naissance :

- Groupe n° 1 : décubitus latéral abandonné permettant au veau de se placer spontanément en décubitus sternal (n = 18).

- Groupe n° 2 : confinement en décubitus sternal (n = 6).

- Groupe n° 3 : suspension par les postérieurs jusqu’au premier mouvement de défense, suivie du décubitus latéral permettant à l’animal de se placer spontanément en décubitus sternal (n = 6).

- Groupe n° 4 : suspension par les membres postérieurs jusqu’au premier mouvement de défense, suivie du confinement en décubitus sternal de l’animal (n = 7).

Protocole expérimental

Les veaux ont subi les examens suivants 5, 30 et 60 minutes, 6 et 24 h après la naissance :

- examen clinique complet ;

- évaluation de la fonction cardiorespiratoire : auscultations cardiaque et respiratoire et analyse des gaz sanguins artériels(4) ;

- évaluation du métabolisme : température rectale (TR) et analyse de l’équilibre acidobasique artériel et veineux(5).

Chez les veaux blanc-bleu belges, un prélèvement supplémentaire de sang veineux et artériel a été réalisé à la naissance sur le cordon ombilical pour mesurer les gaz sanguins et les paramètres de l’équilibre acido-basique.

À l’âge de vingt-quatre heures, le transfert de l’immunité passive a été évalué par la concentration des immunoglobulines de type G dans le sang veineux ([Ig G]).

Après la parturition, les veaux ont été placés dans une logette dans des conditions ambiantes standard. Ils n’ont été ni tranquillisés, ni soumis à un sédatif. Tous les veaux ont bu 40 ml/kg de poids vif d’un colostrum contenant 80 g/l de protéines totales, en deux repas au cours des six premières heures après la naissance. La première buvée a été effectuée à l’âge d’une heure et la deuxième à six heures [84].

Les tests fonctionnels utilisés dans le cadre de cette étude ont été sélectionnés sur la base de l’information qu’ils procurent et de leur faisabilité in vivo en respectant les délais impartis.

Analyse statistique

Une analyse statistique pour données longitudinales répétées et inégalement espacées dans le temps a été utilisée pour évaluer objectivement l’effet de stratégies de nursing sur les paramètres physiologiques pendant les vingt-quatre premières heures de vie du veau. Cette analyse a permis d’élaborer les équations de prédiction de chaque variable étudiée en tenant compte de l’effet des facteurs d’influence incriminés dans la mortalité périnatale et des stratégies de nursing. Ces équations décrivent l’évolution des variables en fonction du temps (âge du veau). Le critère d’Akaike a été calculé pour le modèle avec ou sans le facteur covariant testé, c’est-à-dire la stratégie de nursing, en tenant compte des facteurs de risque présentant un effet significatif. Les déviances ont été calculées et des tests de 2 sur la différence de déviance ont été appliqués pour évaluer les effets éventuels du temps et de la stratégie de nursing sur les variables physiologiques et leur signification statistique. Les estimateurs et les écarts-type ont été déterminés à l’aide des tests t de Student standard afin de comparer l’impact fonctionnel :

- des trois combinaisons de nursing chez les veaux blanc-bleu belges ;

- des trois procédures de nursing chez les veaux Holstein ;

- entre la combinaison « suspendu-sternal » et les positions décubitus sternal et suspension chez les veaux Holstein.

Les réponses ont été modélisées avec une autorégression d’ordre 1 pour souligner le fait que les observations enregistrées de manière proche dans le temps aient pu présenter une relation plus étroite. En outre, les individus ont été considérés comme des effets aléatoires avec une matrice variance/covariance arbitraire.

Afin d’évaluer l’effet du temps de suspension sur les variables réponses, le temps de suspension a été considéré comme un facteur covariant et a été testé indépendamment dans les sous-populations de veaux où ceux-ci sont suspendus. Le critère d’Akaike a été calculé pour le modèle en prenant en compte – ou non – le temps de suspension. Les déviances ont également été calculées en appliquant les tests de Ξ2.

L’influence du temps de suspension sur la quantité de liquide éliminée a été évaluée à l’aide d’une analyse de régression. Un test t de Student à deux queues a permis de vérifier si la pente est significativement différente de zéro.

Toutes les données ont été exprimées en utilisant la moyenne ± l’erreur standard.

Le test exact basé sur la loi binomiale, qui teste p = 0,5 contre p > 0,5, a été utilisé pour vérifier l’importance du transfert au veau de l’immunité passive d’origine colostrale.

Résultats

Résultats chez les veaux blanc-bleu belges

Les temps de suspension ont été compris entre 18 et 110 secondes (moyenne 63 secondes) pour la combinaison B et entre 27 et 98 secondes (moyenne 59 secondes) pour la combinaison C. L’évolution de la HCO3-v a été modifiée significativement (p 0,05) par le temps de suspension, mais aucune relation significative (p > 0,05) entre les temps de suspension et les autres paramètres fonctionnels n’a été enregistrée.

La quantité de liquide recueilli a eu tendance à augmenter parallèlement à l’augmentation du temps de suspension, mais la relation n’a pas été significative (p > 0,05).

La PaO2 a augmenté significativement (p 0,05) avec le temps dans les trois groupes de veaux. À la naissance, les veaux soumis à la combinaison B ont montré des valeurs significativement (p 0,05) plus basses que les autres. Par rapport à la combinaison A, l’augmentation postnatale de la PaO2 a été significativement (p ;0,05) plus importante pendant les 24 premières heures pour la combinaison B et pendant les 60 premières minutes pour la combinaison C.

L’évolution de la SaO2 au cours du temps est analogue à celle de la PaO2.

De l’âge de 5 minutes à 24 heures, la PaCO2 diminué progressivement avec le temps chez tous les veaux. À la naissance, les veaux soumis à la combinaison C avaient des valeurs de PaCO2 intermédiaires entre les valeurs les plus basses chez les veaux soumis à la combinaison A et les valeurs les plus élevées chez les veaux soumis à la combinaison B. De 5 minutes après la naissance à l’âge d’une heure, les valeurs de PaCO2 des veaux soumis à la combinaison C sont restées plus basses que celles des veaux soumis aux combinaisons A et B. À l’âge de 5 minutes, la PaCO2 a été la plus élevée pour la combinaison B. La PaCO2 de la combinaison B a diminué ensuite progressivement pendant les six premières heures pour atteindre les valeurs les plus basses à 24 heures. Les relations entre l’évolution de la PaCO2 au cours du temps et chacune des trois combinaisons n’ont pas été significativement différentes (p > 0,05).

Les variations de l’équilibre acide-base au cours des 24 premières heures ont été caractérisées par des modifications significatives (p 0,05) de la HCO3-v et du BEv quelle que soit la combinaison. En revanche, aucune relation significative (p > 0,05) au cours du temps n’a été observée entre les combinaisons testées et le pHa, la HCO3-a, le BEa ou le pHv.

À la naissance, les valeurs de pHa des veaux soumis à la combinaison A ont été les plus élevées et celles des veaux soumis à la combinaison C les plus basses. Au cours des cinq premières minutes, les valeurs de pHa ont fortement diminué chez tous les veaux. De 5 minutes à 24 heures, le pHa a augmenté pour dépasser 7,35 à l’âge de 24 heures dans les trois groupes, toutes ces différences n’étant pas significatives (p > 0,05). Pendant cette période, les veaux soumis aux combinaisons A et C ont montré des valeurs de pHa significativement plus élevées (p 0,05) que ceux soumis à la combinaison B. À l’âge de 5 minutes, les veaux soumis à la combinaison B ont présenté les valeurs de pHa significativement (p 0,05) les plus basses. Puis le pHa a augmenté progressivement jusqu’à la sixième heure, la différence entre cette valeur et la valeur maximale observée à 24 heures étant très importante. Entre la cinquième minute et la vingt-quatrième heure, l’augmentation des valeurs de pHa a été significativement (p 0,05) plus importante chez les veaux soumis à la combinaison B. Malgré des valeurs plus basses à la naissance, le pHa des veaux soumis à la combinaison C est resté significativement (p 0,05) plus élevé que celui des veaux soumis à la combinaison B de la cinquième minute à la sixième heure.

Chez tous les veaux, la température rectale (TR) a diminué de façon prononcée pendant les six premières heures, puis a légèrement augmenté entre 6 et 24 heures. De l’âge de 5 minutes à 24 heures, la TR est restée la plus élevée chez les veaux soumis à la combinaison B et la plus basse chez les veaux soumis à la combinaison C, toutes ces différences n’étant pas significatives (p > 0,05).

Pour l’ensemble des combinaisons, le transfert de l’immunité passive d’origine colostrale a été positif chez 20 veaux sur 22 à l’âge de 24 heures. Dans un cas, la réaction de la bandelette n’a pu être interprétée et dans l’autre, elle a été négative (veau soumis à la combinaison B).

Résultats chez les veaux Holstein

Le temps entre la naissance et le décubitus sternal spontané a été plus court, de manière non significative (p > 0,05), chez les veaux suspendus par les postérieurs par rapport aux veaux placés en décubitus latéral (respectivement 315,3 ± 37,6 secondes et 470,0 ± 19,4 secondes).

Les temps de suspension pour la position « suspendu par les postérieurs » et pour la combinaison « suspendu-sternal » ont été compris, respectivement, entre 45 et 90 secondes (moyenne 76 secondes) et entre 47 et 104 secondes (moyenne 79 secondes). Cependant, aucune relation significative (p > 0,05) entre les temps de suspension et les paramètres fonctionnels n’a été enregistrée.

La quantité de liquide recueilli a eu tendance à augmenter parallèlement à l’augmentation du temps de suspension, mais la relation n’a pas été significative (p > 0,05).

Pendant les 24 premières heures après la naissance, les valeurs de PaO2 ont augmenté avec le temps dans les trois groupes de veaux. Les veaux suspendus ont montré des valeurs plus élevées que celles des veaux placés en décubitus latéral et sternal, excepté à l’âge de 1 et 6 heures. L’augmentation postnatale de la PaO2 a été plus importante de 60 minutes à 24 heures pour la suspension par rapport aux autres positions du corps, toutes ces différences n’étant pas significatives (p > 0,05).

De la cinquième minute à la vingt-quatrième heure de vie, une diminution significative (p 0,05) de la PaCO2 avec le temps a été observée chez tous les veaux. De 5 minutes après la naissance à l’âge de 6 heures, les valeurs de PaCO2 des veaux confinés en décubitus sternal et suspendus par les postérieurs sont restées plus basses que celles des veaux en décubitus latéral. À 24 heures, les veaux confinés en décubitus sternal ont montré des valeurs de PaCO2 similaires à celles enregistrées à la sixième heure - ces valeurs étant intermédiaires entre les valeurs plus basses chez les veaux laissés en décubitus latéral et les valeurs plus élevées chez les veaux suspendus. Ces deux dernières relations ont été significatives pour le décubitus sternal (p 0,05).

Aucune relation significative (p > 0,05) n’a été observée entre les procédures testées et les paramètres métaboliques.

À l’âge de 5 minutes, les valeurs de pHa des veaux suspendus par les postérieurs ont été plus élevées que celles des autres veaux. De 5 minutes à 24 heures, le pHa a augmenté progressivement pour dépasser 7, 38 à l’âge de 24 heures dans les trois groupes. A 30 minutes, le pHa des veaux suspendus a chuté et a présenté les valeurs les plus basses. Puis, dès la première heure après la naissance, le pHa a augmenté jusqu’à 24 heures. Entre la trentième minute et la vingt-quatrième heure, l’augmentation des valeurs de pHa a été plus importante chez les veaux suspendus que chez les veaux placés dans les autres positions. Les relations entre l’évolution du pHa au cours du temps et chacune des trois positions n’ont pas été significativement différentes (p > 0,05).

Pour l’ensemble des procédures simples, le transfert de l’immunité passive d’origine colostrale a été positif chez 11 veaux sur 13 à l’âge de 24 heures. Les deux tests négatifs ont concerné des veaux suspendus par les postérieurs.

Au cours du premier jour de vie, la PaO2 a augmenté avec le temps chez tous les veaux. De 5 minutes à l’âge d’une heure, les veaux soumis à la combinaison “suspendu-sternal” ont montré des valeurs de PaO2 plus basses que celles des veaux confinés en décubitus sternal ou suspendus. Puis, la PaO2 des veaux soumis à la combinaison de procédures a augmenté pour atteindre à 24 heures des valeurs semblables à celles de chaque position. Aucune de ces relations n’a été significative (p > 0,05).

De 5 minutes à 24 heures, une diminution significative (p 0,05) de la PaCO2 avec le temps a été observée chez tous les veaux. Pendant cette période, les valeurs de PaCO2 des veaux soumis à la combinaison “suspendu-sternal” sont restées significativement (p 0,05) plus élevées que celles des veaux confinés en décubitus sternal ou suspendus.

À l’âge de 5 minutes, les valeurs de pHa des veaux soumis à la combinaison de procédures ont été significativement plus basses (p 0,05) que celles des autres veaux. De 5 minutes à 24 heures, le pHa a augmenté progressivement, de manière non significative (p > 0,05), pour dépasser 7,34 à l’âge de 24 heures dans les trois groupes. Pendant les 24 premières heures après la naissance, les veaux soumis à la combinaison “suspendu-sternal” ont présenté les valeurs de pHa significativement (p 0,05) les plus basses.

Les résultats détaillés de l’étude sont consultables sur le site planete-vet rubrique formation

Points forts

L’application d’une combinaison de procédures de nursing immédiatement après la naissance exerce une influence sur l’adaptation respiratoire et métabolique à la vie extra-utérine au cours des vingt-quatre premières heures de vie chez le veau BBB sain né à terme par césarienne élective.

La suspension du veau par les membres postérieurs jusqu’au premier mouvement de défense de l’animal, c’est-à-dire moins de cent-dix secondes (soixante-trois secondes en moyenne), immédiatement après la rupture du cordon ombilical, puis son confinement en décubitus sternal, a un impact significatif sur les échanges gazeux pulmonaires et sur la correction de l’acidose mixte présente à la naissance.

La position dans laquelle le veau est placé immédiatement après la naissance exerce une légère influence sur l’adaptation physiologique à la vie extra-utérine chez le veau Holstein né à terme par voie vaginale.

La suspension du veau par les membres postérieurs pendant moins de quatre-vingt-dix secondes (soixante-seize secondes en moyenne) immédiatement après la rupture du cordon ombilical a un léger impact favorable sur les échanges gazeux pulmonaires et sur la correction de l’acidose mixte présente à la naissance.

Cependant, cet impact est moindre que celui observé lors de la suspension par les membres postérieurs chez le veau de race allaitante né par césarienne.

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PHOTO 1. Veau nouveau-né blanc-bleu belge suspendu par les membres postérieurs.

PHOTO 2. Veau nouveau-né blanc-bleu belge placé en décubitus sternal.

PHOTO 3. Veau nouveau-né Holstein suspendu par les membres postérieurs.

PHOTO 4. Veau nouveau-né Holstein placé en décubitus sternal.