Le point Vétérinaire n° 243 du 01/03/2004

PATHOLOGIE DE LA REPRODUCTION

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COURS

Abdessalem Rekiki*, Annie Rodolakis**


*INRA, Pathologie infectieuse
et immunologie,
Centre de Tours-Nouzilly,
37380 Nouzilly
**Institut national de la recherche
vétérinaire de Tunis, 12 rue Djebel
Larka, La Rabta, Tunis (Tunisie)
***INRA, Pathologie infectieuse
et immunologie,
Centre de Tours-Nouzilly,
37380 Nouzilly

Le diagnostic des avortements infectieux des petits ruminants repose essentiellement, en routine, sur des techniques de laboratoire classiques, qui reconnaissent certaines limites.

Résumé

Les éléments épidémiologiques et cliniques sont insuffisants pour établir le diagnostic étiologique des avortements infectieux chez les petits ruminants. De nombreuses techniques de laboratoire peuvent être utilisées, l’intérêt et les limites de chacune d’elles variant selon le contexte et la nature de l’agent pathogène incriminé. Parmi les techniques directes, l’isolement suivi de l’identification est une méthode de choix pour le diagnostic de la salmonellose, de la campylobactériose, de la brucellose, de la listériose et de la Border Disease. La bactérioscopie, plus rapide, peut aussi être utilisée, mais elle manque souvent de sensibilité et de spécificité. Les principales méthodes de diagnostic indirect sont la fixation du complément (intérêt surtout pour la toxoplasmose), la sérologie Elisa (toxoplasmose, chlamydiose et fièvre Q), l’immunofluorescence (toxoplasmose) et l’agglutination (salmonellose). L’essor de la PCR devrait augmenter significativement les possibilités de diagnostic dans les années à venir.

La détection précoce des agents responsables des d’avortements infectieux chez les petits ruminants est indispensable pour mettre en place rapidement des mesures prophylactiques et sanitaires efficaces. Les signes cliniques et le taux d’incidence ne peuvent pas être valablement utilisés pour établir un diagnostic, qui doit obligatoirement être confirmé par des examens de laboratoire. De nombreuses techniques sont alors utilisées, pour mettre en évidence l’étiologie infectieuse, soit directement (examen microscopique, isolement, mise en évidence des antigènes), soit indirectement (sérologie). Cependant, elles ...
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