Le point Vétérinaire n° 239 du 01/10/2003
 

PATHOLOGIE DIGESTIVE

Pratiquer

CAS CLINIQUE

Emmanuelle Voldoire*, Norbert Giraud**, Théodore Alogninouwa***


*Unité clinique rurale,
ENVL, 1, avenue Bourgelat, BP 83,
69280 Marcy-l’Étoile

Un ulcère hémorragique de la caillette est diagnostiqué chez une vache laitière haute productrice. Une transfusion sanguine compte parmi les mesures thérapeutiques mises en œuvre.

Résumé

Une chute de la production laitière accompagnée d’abattement, d’anorexie et d’émission de fèces liquides et colorées est observée chez une vache Prim’Holstein haute productrice âgée de quatre ans. L’examen clinique révèle des muqueuses pâles, une fréquence cardiaque élevée, la présence de méléna et une stase digestive. L’hypothèse d’un ulcère hémorragique de la caillette est avancée. Le traitement mis en œuvre en première intention comprend des mesures de soutien non spécifiques, un anti-acide, des agents de coagulation, des pansements digestifs et une antibiothérapie à large spectre. L’état se dégrade le lendemain. L’hématocrite à 10 % conduit à effectuer une transfusion sanguine (8 l de sang en 1 h 30). Une amélioration est observée dès le jour suivant et se poursuit jusqu’à la guérison complète de l’animal.

Les ulcères de caillette chez les vaches laitières hautes productrices (VLHP) engendrent des affections à la fois coûteuses et de pronostic réservé. La réussite des traitements mis en œuvre dépend de la précocité de l’appel de l’éleveur et du type d’ulcère. La transfusion sanguine fait partie des mesures de soutien des fonctions vitales, mais sa réalisation n’est pas systématique. La valeur particulière d’un animal peut justifier la mise en œuvre de moyens importants.

Cas clinique

1. Anamnèse

Il s’agit d’un cheptel laitier du département du Rhône comprenant 26 vaches laitières en lactation pour un quota de 190 000 litres. Les animaux sont logés en stabulation libre avec logettes sans accès à la pâture. Le niveau de production moyen est de 8 836 litres de lait par vache et par an avec un TP de 32,4 et un TB de 40,7.

Le 15 février 2003, l’éleveur contacte l’unité de clinique rurale de l’ENVL car il a remarqué le matin même une chute de la production laitière chez une la vache “Paréo”, Prim’Holstein âgée de quatre ans, son meilleur sujet. Il signale également un abattement évoluant depuis la veille, une baisse d’appétit ainsi que l’émission de matières fécales liquides et de couleur anormale. Aucun changement alimentaire n’est à signaler dans les jours précédents. Les autres animaux du troupeau sont en bonne santé.

“Paréo” a vêlé depuis deux mois. Il s’agit d’un animal de forte valeur génétique (89 points UPRA au 1er pointage), ce qui lui a valu un troisième prix au concours national d’Alençon en 2002 et une participation au salon de l’agriculture de Paris en 2002, dans la 5e section. Elle a produit 8 437 litres de lait lors de sa première lactation (TP : 33,8 et TB : 32). La quantité de lait relevée au dernier contrôle est de 35 litres par jour.

2. Examen clinique

L’animal est alerte. Ses oreilles sont froides et son mufle sec. Sa température est normale (38,5 °C). Les muqueuses vulvaire, gingivale et oculaires sont très pâles. La fréquence cardiaque est élevée (100 battements par minute) avec un rythme régulier. L’auscultation respiratoire est normale.

L’arrière-train est souillé par des excréments noirâtres, gluants et nauséabonds que l’on retrouve dans la partie terminale du tube digestif lors d’exploration rectale. Le cul-de-sac dorsal du rumen est distendu, palpable dans la cavité pelvienne par examen transrectal, ce qui témoigne d’une stase digestive. Son contenu est compact. L’auscultation percussion bilatérale ne révèle aucun tympanisme. Les contractions du rumen sont espacées (deux contractions en cinq minutes) et les cycles incomplets. L’animal ne manifeste pas de douleur lors de la succussion ni à gauche ni à droite.

3. Hypothèses diagnostiques

Il s’agit d’un cas d’entérite aiguë chez un bovin adulte avec un cortège de symptômes non spécifiques. L’aspect anormal des bouses est l’élément le plus marquant : il s’agit d’un mélange d’excréments et de sang digéré, c’est-à-dire provenant des parties hautes du tube digestif (méléna).

Les hypothèses diagnostiques sont les suivantes :

- atteinte digestive haute : ulcère hémorragique de la caillette (compatible avec l’anamnèse et les symptômes observés) ou atteinte de la muqueuse duodénale ;

- hypothèses infectieuses virale ou bactérienne : infection par le BVD/MD, colibacillose ou salmonellose (ces hypothèses ont déjà été évoquées lors d’un cas similaire survenu sur une vache du troupeau trois mois auparavant); la coronavirose est écartée à cause du caractère sporadique du cas ;

- entérite parasitaire : ostertagiose, œsophagostomose (peu probables) ;

- intoxication végétale : glands.

4. Examens complémentaires

Des examens complémentaires sont mis en œuvre afin d’affiner le diagnostic et de pouvoir proposer un pronostic. Des prélèvements sanguins sur tube sec, sur tube hépariné et sur EDTA et un prélèvement de fèces sont réalisés (voir le TABLEAU “Examens complémentaires réalisés le 15 février 2003”).

Les causes infectieuses sont rapidement écartées. Une bactériologie sur les excréments n’a pas permis d’isoler ni salmonelles, ni Escherichia coli. L’antigénémie BVD/MD est négative ainsi que la virologie. Une numération-formule sanguine (voir le TABLEAU “Résultats des examens hématologiques”) permet de conforter l’hypothèse de saignements digestifs, avec une anémie normocytaire normochrome : l’hématocrite est très bas (16,2 % contre 35 % chez une autre vache de l’élevage). La kaliémie est basse : 2,83 mmol/l.

À l’issue de ces examens, l’hypothèse princeps est celle d’un ulcère hémorragique de la caillette sans déplacement d’organe.

5.Conduite thérapeutique

Traitement de première intention

L’attitude thérapeutique en première intention comprend des mesures sanitaires et hygiéniques : isolement de l’animal, alimentation à base de foin de bonne qualité. Le traitement de soutien se compose d’une perfusion de 3 litres de chlorure de sodium hypertonique et de 500 ml d’un soluté hyperglucosé sorbitol-dextrose (Energidex®, du bromure de scopolamine et dipyrone (Estocelan®(1) ainsi qu’un anti-acide (Mopral®(2), des agents de coagulation (Hemostat®) et des pansements digestifs (Phosphaluvet® et Germinibe®(2). Une antibiothérapie à large spectre est également prescrite : cefquinome 2 mg/kg (Cobactan®) par voie intramusculaire. Les paramètres hématologiques du premier jour ainsi que l’état de l’animal ne justifient pas une transfusion sanguine immédiate. En effet d’après la bibliographie, la transfusion ne s’impose que pour un hématocrite inférieur à 12 %.

Réévaluation clinique

La valeur particulière de l’animal et le tableau clinique imposent de réévaluer l’état de “Paréo” à vingt-quatre heures.

Le lendemain, son état général semble se dégrader avec des bouses de plus en plus liquides, nauséabondes et glaireuses. La tachycardie atteint 135 battements par minute avec des arythmies. Les autres paramètres cliniques n’ont pas évolué après le traitement. La traite du matin n’a donné que deux litres de lait. Une nouvelle prise de sang sur tube EDTA est réalisée (voir le TABLEAU “Résultats des examens hématologiques”) et l’hématocrite à 10 % nous décide à effectuer une transfusion sanguine.

Réalisation de la transfusion

La donneuse est la demi-sœur de “Paréo ”: “Ocarina”, une vache tarie gravide de sept mois.

Les deux vaches sont installées côte à côte dans un cornadis et contenues grâce à des pinces-mouchettes. Un cathéter endoveineux (2,7 x 80 mm) est fixé dans la veine jugulaire de l’animal malade et un garrot est installé autour du cou de la donneuse. Bien que le risque de choc soit très faible dans l’espèce bovine, un cross-match est réalisé avant la transfusion afin de vérifier la compatibilité de la donneuse et de la receveuse (mélange d’une goutte de sang de chaque animal après prélèvement sur tube EDTA). Les deux sangs sont parfaitement miscibles (PHOTO 1) : le cross-match est négatif.

Une poche de cinq litres de chlorure de sodium isotonique est vidée de son contenu et 2 g de citrate de sodium dilué y sont injectés. Six poches citratées de 450 ml sont prévues.

Deux opérateurs travaillent en parallèle. Alors que le premier récolte le sang de la donneuse, le second le perfuse à l’animal malade (PHOTO 2). Huit litres de sang sont transfusés en une heure trente minutes. La fréquence cardiaque de la donneuse est alors de 80 battements par minute.

6. Évolution

“Paréo” est réexaminée le lendemain de la transfusion. Le cœur est moins rapide. L’hématocrite est de 16,5 % (voir le TABLEAU “Résultats des examens hématologiques”). Les bouses sont moins gluantes, mais de couleur foncée.

L’appétit reprend en environ une semaine. Au bout de deux mois, à l’occasion d’une visite dans l’élevage, un nouvel examen clinique est réalisé : la fréquence cardiaque est de 70 battements par minute, la fréquence respiratoire de 15 mouvements par minute, l’exploration rectale est normale. L’aspect des bouses témoigne d’un bon fonctionnement du transit. La production de lait est quasiment identique à ce qu’elle était avant l’épisode pathologique (32 litres par jour au dernier contrôle mi-avril). Les paramètres paracliniques sont eux aussi satisfaisants (voir le TABLEAU “Résultats des examens hématologiques”).

“Paréo” a de nouveau été inscrit au concours national d’élevage d’Angers en juin 2003.

Discussion

1. Diagnostic différentiel du méléna

Le terme méléna désigne la présence de sang digéré dans les matières fécales. Son identification chez une vache haute productrice en début de lactation est souvent associée à un ulcère hémorragique de la caillette (ulcère de type II) (voir l’ENCADRÉ “Tableau clinique des ulcères hémorragiques de la caillette”). Le méléna apparaît concomitamment à la douleur abdominale et à la pâleur des muqueuses. L’induction expérimentale de saignements de la caillette a permis de mesurer le temps mis par le sang pour parcourir la distance caillette-rectum, soit entre 7 et 19 heures. Le méléna cesse en général en quatre à six jours, sans toutefois que la guérison ne soit effective puisque l’ulcère peut évoluer vers la chronicité en l’absence de saignements continus.

L’absence de méléna ne permet pourtant pas d’exclure cette affection en l’absence d’autres symptômes évocateurs [10]. Des saignements dans les parties hautes du tube digestif peuvent trouver d’autres origines (voir le TABLEAU “Diagnostic différentiel des ulcères hémorragiques de la caillette (type II)”).

• Le lymphosarcome de la caillette est caractérisé par une diarrhée chronique et du méléna.

• Les ulcères duodénaux, exceptionnels, peuvent entraîner l’émission de sang digéré dans les matières fécales et être confondus avec des ulcères de caillette. Il en est de même pour les déplacements de caillette à droite avec torsion et les iléus.

• Dans le syndrome “thrombose de la veine cave caudale”, la présence d’une embolie pulmonaire peut générer des hémorragies locales avec hémoptysie. Le sang dégluti est ensuite digéré [12]. La sévérité de l’anémie dépend de l’intensité et de l’ancienneté des saignements.

• :La Winter Dysentery, ou diarrhée hivernale à coronavirus, se produit en général deux à trois semaines après la rentrée à l’étable. Une diarrhée profuse, vert sombre à noire, d’apparition brutale, circule dans le troupeau.

• En cas de campylobactériose identifiée, les selles sont mucoïdes et noirâtres [9]. Cette anomalie serait le résultat d’une transsudation du liquide extracellulaire et du sang, conséquence de la perte de l’épithélium cellulaire [6]. Elle est précédée d’un pic d’hyperthermie et guérit spontanément en trois ou quatre jours. Les symptômes digestifs peuvent s’accompagner d’une atteinte respiratoire, d’une chute de la production de lait et d’anorexie. La muqueuse abomasale est hyperhémiée et congestionnée, mais sans modification histologique [6].

• Il convient aussi d’envisager les entérites hémorragiques d’origine toxique : chimique (mercure, arsenic, nitrate) ou végétale (glands et séneçon) [9, 12].

• Lors de salmonellose, coccidiose ou de lacération rectale, les saignements occasionnés colorent les fèces en rouge [12]. Le diagnostic différentiel se fonde alors sur l’épidémiologie et l’anamnèse.

2. Traitement de l’ulcère de caillette hémorragique (type II)

De nombreuses théories ont été développées concernant le traitement de l’ulcère de caillette [3, 4, 7, 10]. Nous avons choisi de ne développer que deux points particuliers.

Intérêt de l’utilisation des anti-acides et des pansements digestifs

L’étiopathogénie des ulcères de caillette est encore mal connue à ce jour et correspondrait à un déséquilibre entre les facteurs protecteurs de la muqueuse abomasale et ses agents agresseurs [7]. La conséquence est une hyperacidité gastrique. L’efficacité des molécules anti-H2 (cimétidine et ranitidine(2)) serait discutable chez les bovins malgré la présence de récepteurs à l’histamine de type 2 sur la caillette [12]. En effet, d’après une expérimentation réalisée en 1994, la ranitidine permettrait une augmentation significative, mais fugace du pH abomasal puisque son effet ne dépasse pas une heure et demie après une injection intramusculaire à la dose de 6,6 mg/kg [13]. La répétition des administrations serait donc contraignante et onéreuse et les effets collatéraux n’ont pas été déterminés. Les molécules disponibles sont des substances à pouvoir tampon : oxydes de magnésium, carbonates et bicarbonates de calcium. Certains auteurs déconseillent cependant leur utilisation et notamment celle d’oxydes de magnésium qui, à la dose de 1 mg/kg de poids vif, induit des alcaloses et des hypermagnésiémies [7].

L’utilisation de pansements gastriques est préconisée dans le traitement symptomatique des ulcères de caillette. Des propriétés anti-acides, un pouvoir couvrant et absorbant ainsi qu’un effet cytoprotecteur leur sont appropriés. La principale préoccupation chez un bovin adulte est le volume de préparation à administrer afin d’obtenir une réelle efficacité. Les présentations commerciales disponibles pour les bovins adultes sont l’Aluminal® (kaolin, salicylate basique d’aluminium, carbonate de calcium), à raison de deux cuillères à soupe trois fois par jour, et le Kaopectate® (kaolin, pectine), à raison de 120 ml deux fois par jour pendant trois à cinq jours.

L’utilisation des prostaglandines PgE2 est préconisée lors d’ulcères hémorragiques sévères. Celles-ci jouent en effet un rôle prépondérant dans le maintien de l’intégrité de la muqueuse gastrique [2]

Bénéfices et risques de la transfusion sanguine

La transfusion sanguine consiste à apporter des cellules sanguines ainsi que des facteurs de coagulation à un animal qui a subi une spoliation. Elle est indiquée chez une vache adulte lorsque l’hématocrite est inférieur à 12 %. La durée de circulation des globules rouges après une première transfusion n’est que de 72 heures, les foyers de destruction majeurs étant les poumons et la rate. Après une seconde administration, les hématies peuvent être détruites en moins d’une heure [11]. Il est donc important d’apporter suffisamment de sang lors de la première transfusion (voir l’ENCADRÉ “Conduite de la transfusion chez un bovin adulte”). L’effet bénéfique de la transfusion réside également dans l’apport du plasma.

Les risques transfusionnels sont mineurs chez les bovins, espèce dans laquelle seul l’anticorps anti-J est présent chez les sujets J négatifs [1]. Les accidents peuvent se produire lors de transfusions multiples réalisées à plus d’une semaine d’intervalle, temps nécessaire à la synthèse des anticorps, mais ils sont en général bénins. Les symptômes apparaissent dans les dix minutes suivant le début de la transfusion : tachycardie, dyspnée, trémulations musculaires, hyperthermie, toux, salivation et larmoiement sont décrits. En cas de doute sur la réaction de l’organisme, il est recommandé de n’administrer qu’une petite quantité de sang (moins de 200 ml) et d’attendre un quart d’heure. Si aucun incident ne s’est alors produit, il est possible en principe de poursuivre la transfusion sans crainte [1].

  • (1) En l’absence de temps d’attente pour le lait, l’Estocelan® est contre-indiqué chez les femelles laitières (Ndlr).

  • (2) Médicaments à usage humain.

  • (3) présents dans un tiers des ulcères de caillette tous types confondus et systématiques dans les ulcères de type II (Blood).

Tableau clinique des ulcères hémorragiques de la caillette (ulcères de type II)

- Méléna(3)

- Pâleur des muqueuses(3)

- Douleur abdominale(3)

- Anorexie soudaine

- -Chute de la production de lait

- -Manifestations de douleur abdominale : grincements de dents, potomanie

- Tachycardie › 100 bpm

Conduite de la transfusion chez un bovin adulte

Critères de décision

- Hématocrite ‹ 12 % ou hématocrite ‹ 15 % et protéines totales ‹ 35 g/l

- Si l’hématocrite est compris entre 15 et 20 %, une transfusion n’est pas nécessaire

Quantité de sang manquant

- DTC (déficit total calculé) en l =  (Htn-Htp)/Htn x 0,08 x poids du bovin en kg

en considérant que le volume sanguin correspond à 8 % du poids du corps

- Ou en considérant Htn =  40 % : 2,2 ml de sang/kg augmenteront l’hématocrite de 1 %

- On peut se contenter de compenser 30 à 50 % de la perte calculée, mais pas moins de 25 %

Précautions particulières

• Choix de la donneuse :

- bonne condition physique

- pas d’antécédents de transfusion sanguine ni de vaccination anaplasmose

- originaire du même troupeau ayant un statut sanitaire contrôlé (leucose bovine enzootique, BVD/MD, Anaplasma, Babesia, Sarcocystis, IBR)

- génétique la plus proche possible de la receveuse (facteur J)

- non gravide de plus de six mois car il existe un risque d’avortement

• Volume pouvant être prélevé sans risque sur la donneuse : 10 à 15 ml/kg

• Vitesse de perfusion : 4,5 l/h pour une vache de 500 kg soit environ 10 ml/kg/h

Matériel

• Prélèvement

- corde pour le garrot

- poche de perfusion vide de NaCl 0,9 %

- citrate de sodium : 100 ml de solution à 3,85 % par litre de sang prélevé (intéressant car métabolisé rapidement, mais ne doit pas être utilisé pour stocker du sang plus de quelques heures)

- aiguille de diamètre 12 ou 14 G

- tuyau de perfusion

• Transfusion

- cathéter 2,7 x 80 mm

- tubulure de perfusion

Htn : hématocrite normal ; Htp : hématocrite pathologique.

Voir également l’article “La transfusion sanguine chez les bovins“, par R. Guattéo, Point Vét. 2003 ; 34(236) : 52-53.

Points forts

L’identification d’un méléna chez une vache haute productrice en début de lactation est souvent associée à un ulcère hémorragique de la caillette.

L’efficacité des molécules anti-H2 dans le traitement des ulcères digestifs serait discutable chez les bovins.

Une transfusion sanguine est indiquée chez la vache adulte lorsque l’hématocrite est inférieur à 12 %.

À lire également

Hartnagel O. Les ulcères de la caillette chez les bovins. Point Vét. 2002 ; 33(223) : 42-46.

PHOTO 1. Cross-match négatif.

PHOTO 2. Transfusion sanguine de la vache malade.

Examens complémentaires réalisés le 15 février 2003

Résultats des examens hématologiques

Diagnostic différentiel des ulcères hémorragiques de la caillette (type II)

Diagnostic différentiel d'une diarrhée d'évolution aiguë avec fèces colorées, évoluant au maximum sur six jours.