Le point Vétérinaire n° 236 du 01/06/2003
 

NUTRITION DU CHIEN ET DU CHAT

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COURS

Géraldine Blanchard

Service de nutrition
École vétérinaire d’Alfort
7, av. du Général-de-Gaulle
94704 Maisons-Alfort

Un certain nombre d’erreurs alimentaires sont rencontrées au quotidien chez le chien et le chez le chat. Il convient de bien différencier alimentation ménagère et alimentation industrielle. Voici quelques pièges à déjouer.

Résumé

Chez les jeunes chiens ou chats, plusieurs erreurs alimentaires sont possibles et leurs conséquences peuvent être graves. Chez le chaton, une alimentation 100 % carnée est à proscrire car elle susceptibles d’engendrer une ostéofibrose. Chez le chiot, une complémentation calcique est inutile avec un aliment “industriel” adapté, mais nécessaire si la ration est ménagère. Pour ce type de ration chez l’adulte, cinq ingrédients sont indispensables : une source de protéines animales de l’huile, des légumes verts, des féculents et un complément minéral et vitaminé. Lors de changement d’aliment, une transition permet d’éviter les intolérances digestives. Chez le chat s’ajoute un risque d’anorexie psychogène et, si le nouvel aliment est sec, d’absorption insuffisante d’eau. Une prise de poids est parfois constatée car la quantité distribuée n’a pas pris en compte la densité énergétique du nouveau produit.

Un certain nombre d’erreurs alimentaires sont rencontrées au quotidien chez le chien et chez le chat. Si la majorité d’entre elles est due à une incapacité du propriétaire à gérer l’alimentation de son animal de compagnie, en revanche, certaines sont étroitement liées à l’évolution des connaissances en nutrition clinique et à une méconnaissance de la composition des aliments. En effet, l’accès à l’information n’est pas toujours aisé lorsque ces derniers sont proposés par la grande distribution.

Le praticien est considéré par le propriétaire comme le meilleur conseiller en nutrition du chien et du chat. Voici donc quelques conseils à apporter au propriétaire d’un jeune animal lors de ses premières consultations et, plus généralement, lorsque le propriétaire souhaite utiliser une ration ménagère ou lors des changements d’aliments. Quelques pièges sont en effet associés à l’alimentation lors de certaines affections fréquentes qui nécessitent un ajustement précis de la ration.

Erreurs alimentaires fréquentes chez le jeune

1. Régime tout viande chez le chaton

Le chat est un carnivore strict, ce qui signifie qu’il ne peut se passer d’aliments d’origine animale, les seuls à contenir certains nutriments indispensables, comme la taurine, l’acide arachidonique, la forme animale de vitamine A qu’est le rétinol… Pour autant, il ne s’agit pas de le nourrir exclusivement de viande.

Un régime tout viande est déséquilibré pour un chat et, a fortiori, pour un chaton. L’animal manque de calcium, mais également de vitamines et d’acides gras essentiels (excepté l’acide arachidonique).

La consommation d’un tel régime présente deux inconvénients majeurs [3].

• Le premier est le risque d’ostéofibrose par carence en calcium et d’hyperparathyroïdie secondaire, voire de rachitisme, par carence simultanée en vitamine D. Les signes cliniques de ces carences sont plus précoces et plus graves chez le jeune chat (PHOTOS 1 et 2), mais ils se rencontrent également chez l’adulte (PHOTO 3).

• Le second est la difficulté à faire accepter ensuite à ces animaux un régime plus diversifié, seul traitement disponible. Il s’agit alors d’incorporer progressivement un aliment industriel à la viande, pour finalement supprimer cette dernière. Ce changement d’alimentation est d’autant plus difficile que le chat est âgé. Si ce dernier le refuse, il convient de passer à une alimentation ménagère adaptée qui permet de couvrir au moins les besoins essentiels. Une viande maigre est choisie, à laquelle sont ajoutés en premier lieu, selon les cas, soit un complément de calcium (Calcidose®, qui contient 500 mg Ca par sachet) et un complément minéral et vitaminé (CMV) sans phosphore (Tonivit®), soit seulement un CMV avec calcium (Ca/P = 2), puis une huile végétale, de colza ou de soja, pour couvrir les besoins en acides gras essentiels. Pour apporter un peu de fibres alimentaires, si les légumes verts sont refusés par l’animal, quelques pincées de son de blé sont mélangées à la viande.

Il est essentiel de procéder par étapes et d’ajouter chaque jour des quantités infimes de compléments à la viande, qui reste la base de l’alimentation, afin que le chat les accepte. (voir le TABLEAU “Rations types pour un chat en croissance ou pour un adulte qui refuse un autre aliment que la viande ou le poisson”).

En général, si le complément en calcium, en minéraux et en vitamines est accepté, la douleur disparaît en une semaine. Il est le plus souvent souhaitable d’éviter l’administration d’antalgiques qui permettraient au chat de mieux se déplacer, car ces mouvements peuvent alors engendrer des fractures.

Lors de fractures chez ces animaux, le traitement nécessite souvent une contention dont le poids ne doit pas être trop lourd (préférer le Robert-Jones au plâtre), en attendant une reminéralisation du squelette. Le traitement chirurgical est envisagé avec beaucoup de précaution car le squelette est fragile.

Lorsque l’ostéofibrose est enrayée, notamment lorsque le chaton accepte un aliment préparé, il convient d’éviter le surpoids car les aplombs restent généralement anormaux tout le reste de la vie.

2. Compléments calciques chez le chiot

La question de la nécessité d’ajouter un complément calcique à un aliment préparé pour chiot, en boîtes ou en croquettes, se pose souvent. Il est également fréquent de voir le propriétaire d’un jeune chiot à peine acquis arriver avec un sac d’aliment dans une main et un CMV dans l’autre. Il est alors parfois difficile de “faire passer le message” de l’inutilité du CMV.

Devant ce type de situation, deux éléments sont à savoir :

• Le CMV avec calcium (de préférence Ca/P = 2) est nécessaire lorsque le chiot reçoit une ration ménagère composée de viande maigre, d’huile de colza ou de soja, de légumes verts et de riz ou de pâtes, car ces ingrédients ne contiennent presque pas de calcium, pas plus d’ailleurs que certaines vitamines.

• Lorsqu’un aliment complet pour chiot constitue la grande majorité de l’alimentation de l’animal, si la teneur en calcium se situe entre 2 et 3,75 g de calcium pour 1 000 kcal d’énergie métabolisable, tout complément calcique est inutile [4]. Dans tous les cas, dépasser 5 g de calcium pour 1 000 kcal peut entraîner des troubles de la croissance par excès de calcium (voir l’ENCADRÉ “Comment savoir si la quantité de calcium de la ration est suffisante ?”).

Lorsqu’un CMV est utilisé pour couvrir le besoin en calcium avec une ration ménagère, les présentations en poudre sont à privilégier car les comprimés sont souvent considérés comme des friandises, donc distribués en excès. Cette remarque est également valable chez le chat.

La ration ménagère

La ration ménagère est préférée par certains propriétaires de chiens, plus rarement de chats (voir les ENCADRÉS “Ration ménagère type pour chat contenant 400 kcal” et “Ration ménagère type pour chien contenant 1 000 kcal”). Même si le calcul d’une ration peut sembler difficile, quelques astuces permettent d’éviter les erreurs, au moins qualitatives.

• Une ration ménagère équilibrée contient les nutriments qui couvrent la totalité des besoins qualitatifs et quantitatifs de l’animal. Elle peut être composée à partir de cinq ingrédients seulement, qui constituent le minimum indispensable :

- de la viande ou des filets de poisson, de préférence maigres ;

- de l’huile de colza ou de soja ;

- des légumes verts (par exemple haricots verts et/ou carottes) ;

- un féculent très cuit (riz ou pâtes) ;

- un CMV qui apporte au moins du calcium, des oligo-éléments et des vitamines (généralement avec Ca/P = 2).

• Lorsqu’une ration semi-industrielle est distribuée, par exemple viande + flocons de céréales supplémentés en calcium (type Alifloc® qui contient 2 % de calcium), celle-ci contient assez de minéraux. Il convient alors d’ajouter un CMV qui apporte seulement des oligo-éléments et des vitamines (Tonivit® par exemple).

• Une ration ménagère ne signifie pas un mélange de restes de table plus ou moins gras : les constituants doivent être de bonne qualité, sous peine de ne pas être assez digestes et de ne pas couvrir les besoins.

• La viande ou le poisson peuvent être donnés crus. La cuisson détruit certains nutriments comme la taurine ou certaines vitamines B. Le seul intérêt de cuire les aliments est sanitaire, mais si le produit est destiné dès l’origine à la consommation humaine, ce risque est généralement écarté.

• L’ajout d’un produit laitier dans la ration du chien ou du chat n’entraîne pas de problème majeur et il est généralement bien toléré. Le yaourt est particulièrement intéressant pour son apport de ferments lactiques : ceux-ci permettent l’entretien d’un milieu colique acide qui évite les grosses perturbations de la flore lors de changements alimentaires ou lors d’antibiothérapie.

Le yaourt ne constitue cependant pas un apport suffisant de calcium pour remplacer un CMV. Un yaourt entier nature de 125 g apporte en effet seulement 0,15 g de calcium et contient environ 62 kcal (soit 2,4 g de Ca pour 1 000 kcal). Un pot de yaourt entier nature contient autant de ferments lactiques et apporte autant de calcium qu’un pot de yaourt à 0 % de matières grasses, mais le second contient seulement 24 kcal.

• Le lait est souvent présenté comme étant responsable de diarrhée chez le chat. Pourtant, la capacité digestive permise par l’activité de la lactase chez la majorité des chats adultes, si elle est effectivement basse, permet sans difficulté la digestion d’environ 20 ml de lait/kg de poids vif, ce qui est souvent supérieur à la consommation réelle.

Principaux risques lors de changements d’alimentation

Il est nécessaire de prendre des précautions lors de changements d’alimentation chez le chien ou chez le chat.

1. Toujours effectuer une transition alimentaire

Les variations d’ingrédients s’accompagnent nécessairement de modifications du substrat qui arrive dans l’intestin grêle et surtout dans le côlon à l’issue de la digestion. Or, la flore intestinale s’adapte à ces substrats. Nombre de ces substrats sont fermentescibles par les bactéries : c’est le cas des fibres solubles (pectines, mucilages, fructo-oligosaccharides, etc.). Cette fermentation donne lieu au dégagement d’acides gras volatils qui, entre autres rôles, acidifient le milieu colique et inhibent la flore pathogène qui se développe plutôt à pH alcalin, comme les clostridies.

Lorsque l’amidon de la ration n’est pas rendu très digestible par une bonne cuisson, il se retrouve dans le côlon où il fermente également, mais avec surtout un dégagement d’acide lactique qui, par effet osmotique, provoque un appel d’eau et est à l’origine d’une diarrhée.

Les sucres en excès (lactose) ou non digestible (lactulose) peuvent produire le même effet.

Lorsque ce sont des protéines mal digérées qui arrivent dans le côlon, les bactéries les putréfient. Cette putréfaction donne lieu au dégagement d’ammoniac, d’amines, etc., qui rendent le milieu alcalin et favorisent alors le développement de bactéries pathogènes. Ces molécules peuvent en outre provoquer une diarrhée osmotique.

Il est donc nécessaire de toujours proposer une transition alimentaire progressive sur une semaine chez le chien et sur deux semaines chez le chat, durant lesquelles le nouvel aliment est mélangé à l’ancien à chaque repas, en quantité croissante chaque jour. Un yaourt peut être ajouté pendant les périodes de transition alimentaire, pour les mêmes raisons qu’évoquées plus haut.

2. Particularités du chat

Chez le chat, il existe deux raisons supplémentaires de veiller aux transitions alimentaires progressives.

• Outre les effets précédemment cités, une transition alimentaire trop brusque a parfois pour conséquence un refus total de la nouvelle nourriture. Cette anorexie psychogène peut durer plusieurs semaines. Elle persiste tant que le chat ne retrouve pas un aliment qu’il accepte ou qu’il acceptait de consommer. Malheureusement, cette anorexie peut passer inaperçue aux yeux du propriétaire, notamment si plusieurs chats partagent le même territoire. Après une à plusieurs semaines d’anorexie, le chat peut déclarer une lipidose hépatique fatale si elle n’est pas traitée rapidement par réalimentation entérale assistée (via une sonde naso-œsophagienne) [2].

• Un chat qui ne mange pas un aliment ne le mangera pas davantage le lendemain “parce qu’il a faim”. Une anorexie supérieure à quarante-huit heures n’est pas physiologique et doit amener à consulter (un chat qui ne salit pas sa litière peut ainsi être un animal qui mange trop peu ou pas du tout).

Le chaton qui est habitué à consommer des aliments variés dès le post sevrage accepte plus facilement ces aliments dans sa vie d’adulte. Une méthode consiste à proposer avec la ration alimentaire habituelle d’autres aliments de texture et de goûts variés, en très petites quantités, pour habituer le chaton à cette variété.

• Lors du passage d’une alimentation humide vers une alimentation sèche, la transition doit être accompagnée d’une surveillance de la consommation d’eau. Un chat habitué à consommer un aliment humide peut en effet ne pas boire d’eau, sa seule consommation de liquide provenant de l’aliment lui-même. Ainsi, lors du passage à un aliment sec, il convient de veiller à favoriser cette ingestion d’eau, par exemple en mouillant les croquettes, de manière à éviter une augmentation de la densité urinaire, déjà élevée dans cette espèce. Cela est particulièrement important chez un chat qui a déjà présenté un épisode de syndrome urologique. Dans ce dernier cas, il reste préférable de proposer une alimentation humide.

• Les croquettes peuvent être humidifiées lors de leur incorporation à la ration pendant la transition alimentaire. Un chat qui boit trop peu salit moins sa litière.

3. Il grossit depuis qu’il consomme un aliment allégé !

Au-delà des précautions de transitions alimentaires à préconiser, les conséquences des changements d’aliments sur l’apport énergétique doivent être considérées (voir l’ENCADRÉ “Méthode de calcul rapide du besoin énergétique du chien et du chat”).

En effet, l’uniformité des noms des aliments (adulte = maintenance = entretien ; light = allégé, etc.) amène souvent à penser qu’ils sont équivalents, ce qui est faux, au moins en ce qui concerne leur densité énergétique, c’est-à-dire la quantité de kcal pour 100 g.

La seule obligation des industriels qui vendent un aliment light ou allégé est que ce dernier ait une densité énergétique inférieure à celle de l’aliment adulte ou entretien ou maintenance de cette même gamme. Cela signifie qu’actuellement, pour ne parler que des aliments secs disponibles chez les vétérinaires, la densité énergétique des aliments pour chiens adultes à l’entretien varie de 366 à 445 kcal d’énergie métabolisable pour 100 g, soit une variation d’environ 20 % ! Quant aux aliments dits light ou allégés, leur densité énergétique varie de 298 à 380 kcal pour 100 g ! Le constat est sensiblement le même pour les aliments pour chats.

Cela signifie que si un changement d’aliment n’est pas accompagné d’une adaptation de la quantité à distribuer en fonction de la densité énergétique de l’aliment, il est possible de prescrire plus de kcal en passant d’un aliment adulte d’une marque à un aliment light d’une autre marque ! Il convient donc de toujours regarder la densité énergétique de l’aliment prescrit à la place d’un autre afin de prescrire une quantité en rapport avec l’objectif [1].

Outre la densité énergétique, la densité propre des aliments secs peut varier, même au sein d’une même gamme. Il est donc préférable de faire peser la ration par le propriétaire et, dans tous les cas, d’éviter d’utiliser des gobelets doseurs d’une marque pour mesurer la quantité d’aliment d’une autre.

Pour les propriétaires, le vétérinaire est le meilleur conseiller en alimentation pour le chien et le chat. Il est souhaitable que le praticien en soit conscient et sache répondre par des conseils simples et adaptés, mais soit également capable de dépister des erreurs patentes.

Ration ménagère type pour chien contenant 1 000 kcal

(RPC = 84 g protéines/Mcal)

• 300 g de viande ou de poisson maigres (blanc de volaille, steak haché de bœuf 5 % MG, lieu noir, colin)

• 1 cuillère à soupe d’huile de colza

• 300 g d’haricots verts ou de carottes

• 400 g de riz ou de pâtes cuits

• + pour un chien jeune ou adulte : 16 g de PetPhos® Ca/P = 2

ou pour un chien âgé : quatre sachets de Calcidose® + quinze gouttes de Tonivit®

Ration ménagère type pour chat contenant 400 kcal

(RPC = 80 g protéines/Mcal)

• 150 g de viande ou de poisson maigres (blanc de volaille, steak haché de bœuf 5 % MG, lieu noir, colin)

• 2 cuillères à café d’huile de colza

• 100 g d’haricots verts ou de carottes

• 100 g de riz ou pâtes cuits

• + pour un chat jeune ou adulte : 6 g de PetPhos® Ca/P = 2ND

ou pour un chat âgé : un sachet de Calcidose® + huit gouttes de Tonivit®

Comment savoir si la quantité de calcium de la ration est suffisante ?

Le taux de calcium (généralement exprimé en %, c’est-à-dire en gramme de calcium dans 100 g d’aliment) et la densité énergétique (en kcal par kg d’aliment) sont indiqués sur les fiches techniques des aliments disponibles chez les vétérinaires.

Lors de méconnaissance de la densité énergétique, même si elle peut être très variable, on considère qu’un aliment sec contient environ 4 kcal/g (soit 1 000 kcal dans 250 g d’aliment) et qu’un aliment humide apporte environ 1 kcal/g (soit 1 000 kcal dans 1 000 g d’aliment).

Si le taux de calcium est de 2 % dans des croquettes, cet aliment contient :

2/100 x 250 = 5 g Ca/1 000 kcal, ce qui correspond déjà à la limite supérieure.

Si le taux de calcium est de 1 % dans des croquettes, cela équivaut à 2,5 g Ca/1 000 kcal. Cette quantité est tout à fait suffisante. Un complément en calcium doit être ajouté avec beaucoup de précaution pour ne pas dépasser la limite. Par exemple, un comprimé de 8 g d’un CMV Ca/P = 2 contenant 15,5 % de calcium contient 1,24 g de calcium. Cela signifie que le risque d’excès est atteint lorsque deux comprimés de ce CMV sont ajoutés quotidiennement à 250 g de croquettes pour chiot qui contiennent 1 % de calcium.

Méthode de calcul rapide du besoin énergétique du chien et du chat

• Pour un chien

156 x PV0,67 x k1 x k2 x k3 x k4 kcal/j, ce qui représente environ 100 kcal/kgPV pour un chien de moins de 5 kg, environ 70 kcal/kgPV pour un chien de 6 à 20 kg et environ 50 kcal/kg pour un chien de 25 kg et plus.

Coefficients d’ajustement pour la race (k1), le comportement (k2), le statut physiologique (k3) et le statut sanitaire (k4).

Points forts

• Un régime tout viande pour un chat, quel que soit son âge, est déséquilibré.

• Pour un jeune en croissance, il convient de ne pas ajouter de complément calcique à un aliment complet qui contient entre 2 g et 3,75 g de calcium pour 1 000 kcal.

• Lors de changement d’alimentation, la transition alimentaire progressive doit être effectuée sur une semaine chez le chien et sur deux semaines chez le chat.

• Il est possible de prescrire plus de kcal en passant d’un aliment adulte d’une marque à un aliment light d’une autre marque.

PHOTO 1. Radiographies chez un chaton européen âgé de 2,5 mois, nourri exclusivement de viande depuis plus d’un mois, présenté pour une extrême douleur lors de la manipulation et des difficultés locomotrices majeures. Noter une lordose prononcée sur le cliché de profil du bassin (PHOTO 1), et la fracture en bois vert du fémur, avec une déformation marquée (PHOTO 2).

PHOTO 1. Radiographies chez un chaton européen âgé de 2,5 mois, nourri exclusivement de viande depuis plus d’un mois, présenté pour une extrême douleur lors de la manipulation et des difficultés locomotrices majeures. Noter une lordose prononcée sur le cliché de profil du bassin (PHOTO 1), et la fracture en bois vert du fémur, avec une déformation marquée (PHOTO 2).

PHOTO 3. La radiographie de face du bassin met en évidence une radiotransparence du squelette. Aucune fracture n’est visible.

Rations types pour un chat en croissance ou pour un adulte qui refuse un autre aliment que la viande ou le poisson

(1) Viande maigre à 5 % de matière grasse = steak haché de bœuf à 5 % MG, cœur de bœuf, blanc de volaille, etc.(2) Poisson maigre = lieu noir, colin.Les ingrédients sont classés par ordre d’introduction dans la ration de base constituée de viande ou de poisson. Chaque ration contient 250 kcal. Selon le besoin énergétique de l’animal, la quantité de ration est adaptée pour couvrir les besoins énergétiques journaliers.

Pour un chat