Le point Vétérinaire n° 224 du 01/04/2002
 

NUTRITION DES CARNIVORES DOMESTIQUES

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en questions-réponses

Géraldine Blanchard*, Bernard-Marie Paragon**, Claude Muller***


*ENVA
7, avenue du Général de
Gaulle
94704 Maisons-Alfort

Certains signes décelables à l'examen clinique permettent d'objectiver le vieillissement. Il convient alors d'adapter l'alimentation de l'animal âgé selon ses modifications physiologiques.

Résumé

La gériatrie prend une place de plus en plus importante dans la consultation médicale en raison du vieillissement des populations canine et féline d'une part, et de la médicalisation grandissante de ces animaux d'autre part. Le vieillissement est une notion subjective, mais il est possible de juger objectivement son évolution grâce à plusieurs méthodes (grilles de notation applicables chez le chien). Parallèlement, les besoins nutritionnels de l'animal âgé sont désormais mieux connus. Des adaptations nutritionnelles peuvent être proposées par l'intermédiaire d'exemples de rations, afin d'améliorerleconfortde l'animal et tenter de ralentir ou de limiter les effets visibles du vieillissement.

Le praticien est de plus en plus confronté à la gériatrie canine et féline, puisqu'en 1993, 26 % des consultations vétérinaires concernaient déjà des animaux âgés, alors que la population animale continue de vieillir. Ainsi, l'âge moyen des chiens et des chats a augmenté respectivement de 4,7 et 4,8 ans en 1960, à 5,3 et 6 ans en 1994, selon une étude anglaise portant sur 250 000 foyers [8]. Actuellement en France, 35,6 % des chiens et 32,1 % des chats sont âgés de plus de huit ans (enquête Sofres, 1997).

Vieux : à quel âge ?

Il convient de définir ce qu'est un animal âgé. Le vieillissement peut être qualifié comme un processus biologique qui se met en place dès la naissance, s'arrête avec la mort et correspond à une « diminution progressive de la capacité de l'organisme à s'adapter aux exigences de son environnement » [7]. Cette définition ne permet pas pour autant de savoir précisément l'âge à partir duquel l'animal est âgé. Certaines théories du vieillissement font appel à des notions de longévité maximale et moyenne. D'autres appliquent un “seuil gériatrique” à partir d'un certain pourcentage de la longévité maximale. Ce dernier peut être fixé arbitrairement entre 75 et 80 % de l'espérance de vie [6]. Une autre approche, subjective mais tournée davantage vers la clinique, consiste à faire coïncider le vieillissement avec l'apparition d'un certain nombre de signes macroscopiques. Lors d'une enquête réalisée auprès de cent cinquante propriétaires de chiens âgés de plus de neuf ans (Rhône-Mérieux, Biosat, 1995), les maîtres devaient préciser si leur animal présentait différents signes cliniques proposés. Près de la moitié ont signalé l'apparition de modifications du comportement (46 %), de difficultés locomotrices et d'une altération du pelage (45 %), d'un essoufflement et d'une haleine fétide (43 %). Cette notion d'apparition de signes cliniques a été quantifiée chez le chat et le chien (voir le TABLEAU “Âge moyen d'apparition des signes liés au vieillissement”) [3].

Qu'est-ce que le vieillissement ?

Le vieillissement est un phénomène qui se déroule au niveau cellulaire. Selon la théorie de Harman [4], les réactions radicalaires, initiées pour la plupart dans la mitochondrie, se déroulent à une vitesse croissante avec l'âge. Ces réactions d'oxydation sont à l'origine de destructions moléculaires, qui donnent lieu à des altérations cellulaires, avec pour finalité l'apoptose (mort des cellules).

À l'échelle de l'organisme, la progression de ce phénomène se traduit par une altération potentielle de toutes les grandes fonctions, qui se manifeste alors macroscopiquement (voir le TABLEAU “Principales altérations fonctionnelles liées au vieillissement”).

Le propriétaire est alors souvent sensibilisé par des signes très visibles : état corporel, qualité de la peau et des phanères et comportement. Alors que les chats âgés ont tendance à maigrir [8], chez les chiens âgés, la masse grasse augmente aux dépens de la masse maigre à poids constant [5], ce qui se traduit macroscopiquement par une fonte musculaire.

Comment objectiver le vieillissement ?

Toutes les grandes fonctions peuvent être potentiellement diminuées et les signes de vieillissement, irréversibles, apparaissent très progressivement. Pour lutter contre le vieil­lissement, il s'agit donc en premier lieu de l'objectiver.

Dans le cadre de la consultation de gériatrie à l'école vétérinaire d'Alfort, une grille de notation de l'ensemble des fonctions de l'organisme a été mise au point pour situer l'état du chien sur une échelle de notation, qui n'a pas été établie dans l'espèce féline (voir la FIGURE “Grille d'évaluation clinique du vieillissement du chien”), le score final étant compris entre 34 et 178. On considère qu'un résultat supérieur à 60 sur cette échelle correspond à un vieillissement débutant, alors que s'il est supérieur à 80, le vieillissement est estimé avancé.

Cette échelle est un outil objectif face au propriétaire et permet au praticien de mettre en place des traitements adaptés pour améliorer le confort de l'animal vieillissant, au cas par cas. Cette grille ne dispense toutefois pas d'un examen clinique, du diagnostic et du traitement d'une éventuelle affection, liée ou non au vieillissement. Elle n'est en outre pas applicable chez le chat.

Comment adapter le régime alimentaire ?

L'adaptation de l'alimentation intervient comme une aide destinée à ralentir l'apparition des signes de vieillesse, en prenant en compte les particularités de l'animal âgé qui ne présente pas d'affection particulière. Si une maladie comme le diabète, l'insuffisance rénale, etc., s'ajoute à cette évolution physiologique qu'est le vieillissement, sa gestion devient prioritaire.

L'alimentation et les adaptations nutritionnelles chez l'animal âgé ont pour but de :

- maintenir un poids corporel proche de l'optimum, en étudiant l'apport énergétique ;

- maintenir la masse maigre, favoriser l'immuno­compétence et les capacités de réparation tissulaire tout en évitant de surcharger la fonction rénale : il convient de choisir un apport protéique raisonné, de valeur biologique et de digestibilité élevées et de veiller à l'apport d'acides gras essentiels ;

- limiter les fermentations coliques intempestives par un apport de glucides en quantité raisonnable (bien cuit pour optimiser la digestibilité de l'amidon) et par la fourniture d'un substrat adapté à la flore colique ;

- entretenir la motricité intestinale en apportant de la fibre insoluble ;

- maintenir la masse squelettique et la densité osseuse par un apport suffisant de calcium ;

- limiter la surcharge de la fonction rénale en évitant les excès de phosphore ;

- éviter la fatigue du cœur en limitant la quantité de sodium ;

- compenser la fuite urinaire de potassium ;

- ne pas négliger l'apport de micronutriments comme les oligo-éléments et les vitamines, qui ont un rôle majeur dans de nombreux processus métaboliques : synergie entre le cuivre, le zinc, le fer, le sélénium et la vitamine E dans la lutte contre les peroxydations membranaires, maintien de l'intégrité osseuse minérale et protéique grâce aux vitamines D, A et K et au cuivre, synthèses protéiques favorisées par l'apport de zinc, de manganèse et des vitamines A et B6.

Quelles recommandations alimentaires ?

Ces adaptations nutritionnelles entraînent la mise au point de recommandations alimentaires (voir l'ENCADRÉ “Calcul du besoin énergétique”).

1. Apport énergétique

• Chez le chien, l'âge entraîne généralement une baisse de l'activité générale et du métabolisme de base qui justifie une diminution des apports énergétiques, donc l'application d'un coefficient k3 égal à 0,8. Cet ajustement est à moduler selon l'état général du chien : chez un animal âgé mais maigre, il est possible de considérer que k3 est égal à 0,9, voire 1.

• Chez le chat, le métabolisme de base semble également diminué, mais cette baisse serait compensée par des capacités digestives qui sont également réduites (ces deux modifications se contrebalancent). Le coefficient k3 est alors en général choisi égal à 1, mais il peut également être modulé d'après l'état de l'animal : les chats âgés ont en effet davantage tendance à être trop maigres plutôt qu'obèses.

2. Apport protéique

L'apport protéique, établi à partir du ratio protido-calorique (RPC), permet de calculer la quantité de viande d'une ration ménagère, mais peut également aider à choisir un aliment industriel le plus adapté à chaque cas.

Le RPC de la ration d'un animal âgé en bonne santé doit être au moins égal à celui de l'animal adulte (55 à 65 g protéines/McalEM chez le chien, en augmentant avec la taille de l'animal ; 70 protéines/McalEM chez le chat). Si la fonction rénale est normale, il est même envisageable d'augmenter ces valeurs, par exemple de 10 points. Selon la part en énergie fournie par les glucides lents (amidon) souhaitée, il est possible de choisir une viande à 5 ou 15 % de matières grasses. Cette dernière permet de diminuer la part de riz ou de pâtes, mais le volume de la ration est alors plus faible.

La viande fournit 70 à 80 % des protéines de la ration chez le chien et 80 à 90 % chez le chat, afin de garantir un apport suffisant en acides aminés indispensables. La source de protéines doit être de bonne qualité : la viande ne doit donc pas contenir de tendons ou d'aponévroses et peut être distribuée crue. Sa cuisson amoindrit en effet certaines caractéristiques nutritionnelles, comme la disponibilité en taurine et la teneur en vitamines.

3. Apport en acides gras essentiels

L'apport en acides gras essentiels (AGE) est à considérer qualitativement (ratio oméga 6/oméga 3 proche de 5), mais également quantitativement grâce à l'ajout de sources d'AGE à la ration. Ces acides gras doivent couvrir 5 à 10 % du besoin énergétique : une huile riche en AGE, comme celle de soja (ratio w3/w6 = 7, avec 55 % d'w6) ou de colza (ratio w6/w3 = 2,5 avec 22 % d'w6), convient. L'acide arachidonique est fourni par la viande, indispensable chez le chat.

4. Apport en fibres alimentaires

L'apport de fibres alimentaires à la fois insolubles et solubles, en quantité légèrement augmentée par rapport à l'entretien, permet de stimuler le transit digestif et la flore colique. La fourniture d'une source mixte comme les haricots verts (0,3 kcalEM/g) est alors à privilégier, à raison de 5 à 10 % du besoin énergétique.

En cas de trouble intestinal léger, l'ajout quotidien de yaourt permet, grâce aux ferments qu'il contient (Lactobacillus), de régulariser la flore colique. Il est possible d'ajouter du yaourt au lait entier (un pot de 125 g apporte environ 80 kcalEM) à une viande maigre, ou un yaourt au lait écrémé (un pot de 125 g fournit 55 kcal) lors d'un apport de viande à 15 % de matières grasses.

5. Apports en minéraux

• L'apport de calcium est maintenu autour de 0,8 à 1 % de la matière sèche (MS) selon le format de l'animal.

• L'apport en phosphore est idéalement réduit à environ 0,4 % de la MS chez le chien et à 0,5 % de la MS chez le chat, afin de protéger la fonction rénale, ce qui a pour conséquence un ratio Ca/P égal à 2. Avec des ingrédients ménagers, plus le RPC souhaité est élevé, plus il est difficile d'obtenir un apport faible de phosphore (voir le TABLEAU “Exemples de ration apportant 1 000 kcalEM”).

• L'apport de sodium doit également être maîtrisé, de façon à éviter le risque d'hypertension. Les aliments en apportent généralement suffisamment pour couvrir les besoins (environ 0,1 % de Na+/MS). Il est néanmoins possible d'augmenter légèrement cette teneur pour améliorer l'appétence (le sel est un excellent exhausteur de goût). Lorsqu'il s'agit de rations industrielles, même si elles sont un peu enrichies, elles ne devraient pas contenir plus de 0,5 % de Na+/MS.

• L'apport de potassium est favorisé, de même que celui de vitamines liposolubles et hydrosolubles et d'oligo-éléments.

En pratique, il convient d'ajouter à une ration ménagère un complément vitaminique et minéral contenant du calcium, mais pas de phosphore (et de préférence, pas de sodium) et d'éviter certains ingrédients comme le son de blé, riche en phosphore. En revanche, les rations industrielles ne nécessitent pas l'administration de complément minéralo-vitaminique lorsqu'il s'agit d'aliments complets.

Lorsque le besoin énergétique (BE) a été calculé, pour connaître les quantités journalières d'aliments destinées à un animal donné, il suffit de multiplier les quantités proposées par BE/1 000 (la ration pour 1 000 kcalEM est ainsi destinée à nourrir l'animal pendant 1 000/BE jours).

Quelles règles préconiser en matière d'hygiène alimentaire ?

1. Ration ménagère

Les ingrédients, en particulier la viande, sont à choisir de la meilleure qualité possible (muscle, cœur, poisson maigre). Il est souhaitable d'éviter les mélanges tout prêts de “viande pour animaux”, souvent gras et riches en aponévroses, donc en protéines de valeur biologique médiocre. Pour garder toutes les qualités nutritionnelles de la viande, il est préférable de la distribuer crue ou grillée, sans ajout de matière grasse.

Le riz et les pâtes doivent être cuits très longtemps afin de favoriser la digestion de l'amidon. Il convient d'écraser les lentilles après une longue cuisson.

Les légumes, cuits, sont de préférence choisis frais ou congelés.

Un complément minéral et vitaminé adapté à l'animal âgé (par exemple, enrichi en anti-oxydants) est conseillé.

Le rationnement ménager présente l'avantage d'être particulièrement appétent grâce, notam­ment, à la viande. Il est d'ailleurs préférable de mélanger intimement les ingrédients, voire de mixer pour éviter le tri. Pour que la ration soit équilibrée, elle nécessite en outre un approvisionnement régulier en divers ingrédients.

2. Aliments industriels

Les aliments industriels complets ont l'avantage d'être pratiques à utiliser, souvent moins onéreux et plus sûrs que le rationnement ménager. Cependant, ils ne présentent aucune souplesse d'emploi, sauf lors de mélange raisonné du produit industriel avec un ou plusieurs aliments ménagers. Les critères de choix de l'alimentation industrielle peuvent reposer sur le RPC, la teneur en phosphore et en sodium, etc., comme pour l'établissement d'une ration ménagère.

La préférence entre une alimentation sèche ou humide dépend davantage des habitudes de l'animal. Néanmoins, tout changement d'aliment doit s'accompagner d'une transition progressive, en particulier lorsque l'alimentation habituelle est humide, peu coûteuse et parfois très riche en sodium (exhausteur de goût). Dans ce dernier cas, il sera plus difficile d'habituer l'animal à un aliment dont le taux en sodium est inférieur. Quelques astuces peuvent alors être utilisées : mélanger intimement l'ancien et le nouvel aliment, réchauffer l'aliment nouvellement distribué (la chaleur aide à dégager les flaveurs), ajouter une petite quantité de viande maigre ou grasse à un aliment industriel peu appétent dont le RPC est très bas [1].

3. Distribution des repas

La ration est de préférence distribuée en deux repas afin de diminuer leur volume (facteur parfois limitant chez les animaux qui ont peu d'appétit), de favoriser le processus digestif et d'éviter les surcharges métaboliques par des repas pléthoriques. Lorsque la ration est préparée pour une journée, mais distribuée en deux repas, il convient de conserver la deuxième partie au réfrigérateur.

Les rations peuvent être réchauffées avant leur distribution afin d'augmenter l'appétence.

Conclusion

L'animal âgé n'est pas malade. Certaines adaptations de l'alimentation permettent d'améliorer le confort de vie du chien ou du chat vieillissant, afin de tenter de ralentir le plus possible l'apparition des signes de vieillissement.

Ces adaptations répondent aux modifications de l'organisme observées lorsque l'animal vieillit. Les éventuelles contraintes liées au développement d'une affection particulière doivent non seulement être prises en compte, mais deviennent alors prépondérantes devant les adaptations proposées ici.

Calcul du besoin énergétique

→ Chez le chien :

BE (kcalEM/j) =

156 x P0,67 x k1 x k2 x k3 x k4

→ Chez le chat :

BE (kcalEM/j) = 60 x P x k2 x k3 x k4

BE : besoin énergétique

P = poids vif (kg)

k1 = coefficient racial

k2 = coefficient comportemental

k3 = coefficient physiologique

k4 = coefficient sanitaire

Points forts

→ De nombreux signes biologiques permettent d'objectiver le vieillissement, physiologique.

→ Il convient d'établir une alimentation adaptée pour ralentir l'apparitiondes signes du vieillissement.

→ La gestion de toute affection surajoutée est prioritaire.

→ Les aliments industriels complets spécifiquement formulés sont pratiques et moins onéreux que les rations ménagères, mais ne permettent pas un ajustement au cas par cas.

En savoir plus

- Blanchard G. Prévention de l'obésité des carnivores domestiques. Point Vét. 2001 ; 32(213) : 22-25.

Bibliographie

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  • Donoghue S et coll. Body condition and diet of relatively healthy older dogs. J. Nutr. 1991 ; 121(suppl. 11) : S58-S59.
  • Goldston RT. Introduction and overview of geriatrics. In : Goldston RT and Hoskins JD. Geriatrics and gerontology of the cat and dog. Philadelphia, WB Saunders Co. 1995 : 23-36.
  • Harman D. J. Gerontol. 1956 ; 11 : 298-300.
  • Hayek MG. Age-related changes in physiological function on the dog and cat : nutritional implications. In : Reinhart GA and Carey DP. Recent advances in canine and feline nutrition. Vol. 2. Wilmington, Orange Frazer Press. 1998 : 353-362.
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  • Mosier E. Effects of aging on body systems of the dog. Vet. Clin. N. Amer.-Small Anim. Pract. 1989 ; 19 : 1-12.
  • Scarlett JM, Donoghue S, Saidla J, Wills J. Overweight cats : prevalence and risk factors. Int. J. Obes. 1994 ; 18(suppl. 1) : S22-S28.
  • Watson D. Longevity and diet. Vet. Record 1996 ; 138(3) : 71.

Grille d'évaluation clinique du vieillissement du chien

Grille d'évaluation clinique du vieillissement du chien

Âge moyen d'apparition des signes liés au vieillissement

D'après [3].

Principales altérations fonctionnelles liées au vieillissement

Exemples de ration apportant 1 000 kcalEM

Le RPC (en g protéines/McalEM) de la ration est indiquée en haut de chaque colonne, le taux de phosphore (en % MS) en bas. (1) Viande à 5 % MG = blanc de volaille, steak haché de bœuf à 5 % MG, viande de cheval, foie de bœuf (maximum 1 fois/sem.), cœur, rognons dégraissés, viande de lapin. (1) Viande à 15 % MG = steak haché de bœuf à 15 % MG, agneau sans graisse, langue de bœuf. (2) Flocons de maïs peu sucrés destinés à la consommation humaine (Corn flakes).