Le point Vétérinaire n° 224 du 01/04/2002
 

IMAGERIE DE LA PROSTATE DES CARNIVORES DOMESTIQUES

Pratiquer

IMAGERIE

Wilfried Maï

DMV, Dipl. ECVDI, DEA IMB
Plate-forme Animage
59, boulevard Pinel
69003 Lyon

L'échographie transabdominale permet d'évaluer avec précision la taille et la structure de la prostate et d'obtenir des prélèvements pour des analyses histopathologiques.

Résumé

L'échographie par voie transabdominale est un examen de choix pour évaluer la taille, la forme et la structure de la prostate. Des modifications pathologiques peuvent ainsi être observées lors d'hyperplasie bénigne, de kystes, d'abcès, de prostatite ou de tumeur. Il convient cependant de confronter ces observations aux résultats d'analyses cytologiques ou histologiques de prélèvements, en raison du manque de spécificité de cet examen.

L'échographie transabdominale est une méthode précise, simple et relativement disponible pour explorer la plupart des organes abdominaux, en particulier la prostate. La position anatomique de cette dernière la rend en effet assez facilement accessible à l'examen échographique, et ce sans interposition gazeuse.

L'échographie permet d'évaluer la forme, la taille et la structure de la prostate, de même que les structures environnantes telles que les nœuds lymphatiques de la région pelvienne, ainsi que des organes plus distants comme le foie, qui peuvent être impliqués de manière secondaire dans certaines affections prostatiques (par exemple, les tumeurs). Même si l'examen échographique ne permet pas d'établir la nature histologique de l'anomalie observée, il rend néanmoins possible la détection des modifications avec une sensibilité supérieure à la radiographie et présente surtout l'avantage d'autoriser et de faciliter les prélèvements cytopathologique et/ou histopathologiques, qui constituent une aide précieuse pour l'établissement du diagnostic [7].

Technique d'examen

La prostate est située dans l'abdomen caudal. La tonte n'est pas toujours nécessaire, car les poils sont assez épars dans cette région. Un gel de couplage doit en revanche être appliqué pour permettre une transmission correcte des ultrasons [7, 9].

La sonde utilisée est en général de fréquence assez élevée, car la prostate est un organe relativement superficiel. Une fréquence ultrasonore de 7,5 MHz, voire de 10 MHz, est employée. La focalisation doit être optimisée pour l'exploration en superficie, en accord avec la profondeur à laquelle se situe l'organe.

Chez le chien, un abord transabdominal est utilisé pour explorer la glande prostatique, contrairement à l'homme chez lequel un abord transrectal est maintenant employé en routine. Ces techniques ne sont pas encore possibles chez le chien, car les sondes adaptées sont indisponibles.

Chez les petits animaux, il peut être utile de recourir à un bloc de gel transsonore pour éloigner la prostate des artefacts du champ proche.

La sonde est placée de part et d'autre du pénis pour obtenir des coupes échographiques de la prostate. Pour identifier l'organe, le plus simple est d'obtenir une coupe transversale de la vessie, puis de déplacer la sonde en direction caudale jusqu'à voir apparaître le col vésical. Un déplacement et/ou une angulation un peu plus caudale de la sonde permettent alors de faire apparaître la glande prostatique. Celle-ci est ensuite balayée craniocaudalement en coupe transversale. Une rotation de la sonde de 90° permet de visualiser des coupes longitudinales de l'organe et un balayage exhaustif est obtenu par des mouvements de translation latérale de la sonde.

Aspect échographique normal

En coupe transversale, la prostate se présente comme une structure ovale bilobée (PHOTO 1). Elle apparaît ellipsoïde en coupe longitudinale. La capsule prostatique est souvent visible sous la forme d'une ligne hyperéchogène qui entoure le tissu glandulaire. L'échostructure de la prostate est homogène, très finement granuleuse et son échogénicité est moyenne à élevée [2, 4, 6, 7, 9].

Le trajet de l'urètre est visible au sein de la glande. En coupe transversale, il apparaît comme une structure hypoéchogène ou anéchogène arrondie dans le plan médian de la glande, excentrée dorsalement ou située vers le centre de la glande. La lumière urétrale est normalement collabée, mais lors de globe vésical, il est possible de voir la lumière dilatée par un contenu urinaire anéchogène.

En coupe longitudinale, il forme une structure linéaire hypoéchogène, en continuité avec le col vésical. Il est parfois possible de voir les canaux déférents, qui apparaissent comme des structures hypoéchogènes, dont le trajet est oblique dans la glande à partir de son bord dorsal et en direction de l'urètre, au niveau des colliculus seminalis [9].

La taille de la prostate peut être évaluée à l'échographie. Les mesures absolues obtenues par l'échographie sont bien corrélées avec le volume réel de la prostate [8]. Celui-ci peut ainsi être évalué à partir des mesures de la longueur et des diamètres dorsoventral et transversal de la glande (voir l'ENCADRÉ “Calcul du volume de la prostate”). Des équations de corrélations entre les paramètres de l'animal (âge, poids) et les dimensions normales de la prostate ont été établies chez des animaux indemnes d'affections prostatiques [11]. En effet, les mesures brutes n'ont pas beaucoup de sens si l'âge et le format du chien ne sont pas pris en compte. Ces équations permettent de mieux interpréter les paramètres qui sont effectivement mesurés au cours d'un examen échographique.

Aspect échographique pathologique

Grâce à l'échographie, il est possible de mettre en évidence des modifications plus subtiles de la prostate qu'avec la radiographie, mais son manque de spécificité ne permet pas d'établir un diagnostic histologique sur la seule base des images observées. La confrontation avec les résultats des examens paracliniques, en particulier cytologique et/ou histologique, est nécessaire [4, 9].

1. Sémiologie échographique

Modification de la taille de la prostate

L'échographie permet de mesurer la longueur de la prostate et ses diamètres dorsoventral et transversal. Ces résultats peuvent être comparés à ceux attendus chez le chien examiné, selon son âge et son poids.

La plupart des affections de la prostate sont associées à une augmentation de sa taille, que ce soit l'hyperplasie bénigne (PHOTO 2), la prostatite, les kystes ou les tumeurs [9]. Les affections bénignes peuvent être associées à des augmentations sévères de la taille de la glande (prostatomégalie). À l'inverse, des affections tumorales peuvent ne pas être liées à des augmentations sévères de la taille de la glande. La gravité de l'hypertrophie prostatique n'est donc pas corrélée avec certitude à celle de l'affection.

Une diminution de la taille de la glande se rencontre chez les animaux castrés (PHOTO 3), ou chez les animaux qui subissent un traitement anti-androgène lors d'affections hormonodépendantes [3].

Modification du contour

Le contour de la glande prostatique peut être correctement évalué lors de l'examen échographique.

Ce contour peut être irrégulier lors d'affection tumorale (PHOTO 4).

Les kystes prostatiques ou paraprostatiques, de même que les abcès (PHOTO 5), peuvent aussi déformer le contour de la glande.

Lors de prostatite chronique sévère, le contour peut également apparaître irrégulier. Il est aussi possible que le sillon médian, souvent bien visible dans la glande normale, disparaisse lors d'hypertrophie sévère associée à une hyperplasie bénigne [2, 4, 6, 9].

Modification de l'échostructure

L'échostructure de la glande peut être modifiée avec toutes les affections de la prostate, qu'il s'agisse d'affections bénignes (hyperplasie, prostatite, kystes, abcès) ou de tumeurs [2, 4, 6, 7, 9, 12] :

- cavités anéchogènes lors de kystes ou d'abcès ;

- multiples images anéchogènes de taille variable lors d'hyperplasie glandulokystique ;

- plagestissulaireshypoéchogènesou hyper-échogènes lors de tumeur, de prostatite, d'hyperplasie (PHOTO 6) ;

- images hyperéchogènes suivies de cônes d'ombre acoustique lors de minéralisation dystrophique secondaire à des tumeurs ou à des lésions de prostatite chronique, ou encore lors d'infection à germes gazogènes associée à des lésions de prostatite.

Anomalies de l'urètre prostatique

L'échographie permet de visualiser clairement l'urètre prostatique.

Des modifications de ce dernier peuvent être observées. Il est ainsi possible d'identifier des images hyperéchogènes associées à des cônes d'ombre acoustique lors de lithiase urétrale (PHOTO 7) ou des modifications de l'échogénicité de la muqueuse urétrale lors de carcinome à cellules transitionnelles de l'urètre. Dans ce cas particulier, une image linéaire hyperéchogène non associée à un cône d'ombre est visible à la surface épithéliale de l'urètre [5]. Une difficulté à identifier les limites de l'urètre est également rapportée lors de carcinome, l'interprétation de ce signe n'étant pas précisément connue.

2. Étude spéciale des principales affections de la prostate

Les signes échographiques ne sont pas spécifiques, comme c'est souvent le cas avec cette technique d'imagerie. Des tendances générales, qui souffrent en pratique de nombreuses exceptions, peuvent cependant être résumées.

Hyperplasie bénigne

L'hyperplasie bénigne est l'affection prostatique la plus fréquente chez le chien. Elle peut être symptomatique ou non selon le degré de remaniement de la glande et de la prostato-mégalie. Au plan histologique, il s'agit de lésions d'hyperplasie glandulokystique ou de métaplasie squameuse. Les deux types histologiques peuvent en outre être concomitants.

L'aspect le plus typique des lésions d'hyperplasie glandulokystique est celui d'une glande de taille augmentée, de contour en général conservé. Le sillon médian peut toutefois ne plus apparaître dans les formes sévères. De multiples petites images ovales ou circulaires anéchogènes sont visibles, disséminées dans le parenchyme prostatique, qui correspondent à autant de petits kystes. L'échostructure reste relativement homogène dans les cas modérés, mais peut devenir hétérogène dans les cas sévères. Parfois, des petits foyers hyperéchogènes sans cône d'ombre sont disséminés dans le parenchyme prostatique ; ils correspondent probablement à l'augmentation du nombre de vaisseaux et/ou à la fibrose qui accompagne l'hyperplasie. L'échogénicité globale de la glande peut être augmentée ou diminuée selon les situations [4, 7, 9]. Des cônes d'ombre peuvent être présents dans le parenchyme prostatique : ils correspondent alors à des cônes de bord qui se forment aux limites des structures kystiques.

De manière générale, la capsule est conservée lors de lésions hyperplasiques pures, et il n'est pas non plus observé d'hypertrophie des nœuds lymphatiques locorégionaux (iliaques médiaux et hypogastriques) [9].

Kystes

Les kystes prostatiques sont fréquents. Acquis ou congénitaux, ils sont souvent à l'origine de signes cliniques lorsqu'ils sont de taille conséquente [9].

Les plus fréquemment rencontrés sont les kystes de rétention intraparenchymateux et de taille variable (PHOTO 8). Ils résultent de l'obstruction des canalicules glandulaires prostatiques, sont souvent associés aux lésions d'hyperplasie bénigne et peuvent aussi accompagner des processus infectieux ou tumoraux de la glande prostatique. Lorsque les kystes sont très petits et nombreux, ils n'apparaissent pas comme des images kystiques classiques, mais la glande prend plutôt un aspect hyperéchogène diffus, l'augmentation de l'échogénicité étant due à l'accroissement du nombre d'interfaces formées par les parois des kystes. En revanche, lorsqu'ils sont plus volumineux, ils prennent l'aspect classique du kyste simple (par opposition au kyste compliqué lors d'infection secondaire), à savoir une image anéchogène à paroi fine et échogène, associée à un renforcement postérieur.

D'autres types de kystes sont décrits, comme les kystes paraprostatiques, encore appelés kystes Mülleriens chez l'homme. Ils se développent à la périphérie craniale de la glande, à partir des vestiges des canaux de Müller [1, 12]. Ces derniers sont relativement fréquents et souvent volumineux au moment du diagnostic. Leur grand volume les rend parfois difficile à distinguer de la vessie : cette difficulté peut être contournée en plaçant une sonde urinaire dans la vessie et en y injectant éventuellement du sérum physiologique agité manuellement au préalable, afin d'y introduire des microbulles gazeuses et remplir ainsi la lumière vésicale d'un contenu échogène (PHOTO 9). Les kystes paraprostatiques se développent à partir du pôle cranial de la glande, auquel ils sont attachés par un pédicule fin ou par une large zone d'attache. Dans leur forme classique, ils ressemblent à des structures kystiques classiques, avec un contenu anéchogène et une paroi fine. De multiples variantes sont toutefois possibles. La paroi du kyste peut ainsi apparaître assez épaisse et irrégulière, et le contenu peut montrer des échos mobiles qui sédimentent avec le temps en région déclive du kyste, et parfois même des échos linéaires qui forment des septa dans la cavité kystique. Lorsqu'ils sont sévères, ces signes sont souvent associés à une complication infectieuse du kyste.

Prostatite

L'infection prostatique est plus rare que l'hyperplasie, mais elle se rencontre néanmoins assez fréquemment dans l'espèce canine. Souvent, des lésions d'hyperplasie sont également présentes et constituent un facteur qui favorise l'installation des lésions infectieuses. Ces lésions hyperplasiques contribuent au tableau échographique si bien qu'une fois encore, les images observées ne sont pas spécifiques.

L'aspect de la glande est très variable lors de prostatite. Des images similaires à celles observées lors d'hyperplasie glandulokystique peuvent être rencontrées [4, 6, 9].

Le plus souvent, la taille de la glande est augmentée et, dans les cas sévères, le contour peut être irrégulier, mais la capsule prostatique est en général intacte. L'augmentation de la taille peut être symétrique ou asymétrique selon que l'affection est diffuse, multifocale ou focale [4, 6, 9].

Généralement, la glande prend un aspect hétérogène. Elle associe des plages tissulaires en nombre variable et d'aspect hyperéchogène ou hypoéchogène, ainsi que des lésions cavitaires anéchogènes qui correspondent à des kystes ou à des abcès. Ces lésions cavitaires, en particulier les abcès, peuvent contenir des échos mobiles qui sédimentent avec le temps : ils correspondent à des cellules inflammatoires, à des débris tissulaires et à de la fibrine. Des foyers franchement hyperéchogènes sont parfois visibles, qui correspondent à des lésions de fibrose, de minéralisation dystrophique, ou à du gaz lors d'infection à germes gazogènes. Dans ces deux derniers cas, des cônes d'ombre acoustique sont en outre constatés [4, 6, 9].

Plus rarement, et plutôt dans les formes aiguës de la maladie, la prostate présente une échostructure homogène hypoéchogène ou hyperéchogène, voire parfois d'échogénicité normale. Même dans les formes chroniques, il est possible de ne pas voir des modifications échographiques nettes [10].

Une hypertrophie discrète à modérée des nœuds lymphatiques locorégionaux est parfois décrite, mais elle n'est pas aussi marquée que celle qui peut être observée lors de métastases lymphatiques d'une tumeur prostatique.

Tumeur prostatique

Les tumeurs prostatiques concernent le plus souvent les chiens âgés et non castrés, mais il est possible de les rencontrer chez les animaux castrés. Les types tumoraux les plus fréquents sont l'adénocarcinome et le carcinome indifférencié [9].

L'aspect échographique n'est pas spécifique et évoque, à de nombreux égards, les images de prostatite chronique : la glande est de taille augmentée (quoique ce signe soit inconstant et qu'une tumeur puisse se développer avec une glande de taille normale) et de contour irrégulier.

L'échostructure est en général franchement hétérogène : elle associe des plages focales ou multifocales hyperéchogènes ou hypoéchogènes avec des lésions cavitaires, ainsi que des images hyperéchogènes avec des cônes d'ombre qui correspondent à des minéralisations.

Des signes échographiques permettent cependant de privilégier le diagnostic tumoral par rapport à celui d'une infection chronique [4, 7, 9] :

- altération de la capsule prostatique avec une extension du processus pathologique vers les tissus avoisinants ;

- invasion de l'urètre et du col vésical ;

- hypertrophie sévère des nœuds lymphatiques locorégionaux (iliaques médiaux et hypogastriques) (PHOTO 10).

Lorsque ces anomalies sont observées chez un chien castré, l'hypothèse tumorale doit être envisagée en premier lieu, devant les causes infectieuses qui sont exceptionnelles chez les animaux castrés.

Conclusion

L'échographie est capable de révéler des lésions prostatiques subtiles qui passeraient inaperçues à la radiographie. Lorsque celle-ci ne permet de visualiser que la prostatomégalie, l'échographie permet d'apprécier la structure du parenchyme avec plus de précision et autorise la différenciation entre lésions solides et liquidiennes. Toutefois, un diagnostic histologique de certitude peut rarement être apporté par l'échographie. Dans les cas où un doute existe sur une origine tumorale, il est conseillé d'effectuer des prélèvements pour des examens cytologiques ou histologiques, qui peuvent en outre être guidés par l'échographie [6].

Calcul du volume de la prostate

→ Des équations permettent de calculer le volume approximatif de la prostate à partir des paramètres mesurés à l'échographie, ainsi que le volume (en cm3) et les dimensions maximales (en cm) attendues de la prostate selon l'âge (A, en années) et le poids (P, en kg) de l'animal :

1 Volume =

1/2,6 x (longueur x diamètre transversal x diamètre dorsoventral) + 1,8

2 Volume normal =

(0,867 x P) + (1,885 x A) + 15,88

3 Longueur normale =

(0,055 x P) + (0,143 x A) + 3,31

4 Diamètre transversal normal =

(0,047 x P) + (0,089 x A) + 3,45

5 Diamètre dorsoventral plan sagittal =

(0,046 x P) + (0,069 x A) + 2,68

6 Diamètre dorsoventral plan transversal = (0,044 x P) + (0,083 x A) + 2,25

D'après [8, 11]

ATTENTION

La gravité de l'hypertrophie prostatique n'est pas corrélée avec certitude à cellede l'affection.

Points forts

→ Il est possible d'évaluer la taille et le volume de la prostate grâce à des équations qui tiennent compte de l'âge et du poids de l'animal.

→ Examen d'imagerie complémentaire de la radiographie, l'échographie permet la mise en évidence de certaines anomalies de structure.

→ Les signes échographiques ne sont pas spécifiques et leur interprétation nécessite l'analyse histopathologique d'un prélèvement (cytoponction ou biopsie échoguidée).

En savoir plus

- Cot S, Fontbonne A. Pathologie de la prostate chez le chien. Les affections prostatiques non-inflammatoires. Point Vét. 2001 ; 32 (n° spécial “Urologie et néphrologie clinique du chien et du chat”) : 116-121.

- Cot S, Fontbonne A. Pathologie de la prostate chez le chien. Prostatites et abcès prostatiques. Point Vét. 2001 ; 32 (n° spécial “Urologie et néphrologie clinique du chien et du chat”) : 122-125.

- Devauchelle P. Tumeurs de l'appareil urinaire du chien. Les tumeurs des reins, de la vessie et de la prostate. Point Vét. 2001 ; 32 (n° spécial “Urologie et néphrologie clinique du chien et du chat”) : 132-139.

- Maï W. Radiographie de la prostate chez le chien et chez le chat. Point Vét. 2002 ; 33(223) : 66-70.

- Reboul O, Goy-Thollot I. Affections de la prostate des carnivores domestiques. Complications d'abcès paraprostatique chez un chien. Point Vét. 2001 ; 32(219) : 84-87.

- Ruel Y, Besso J. Imagerie du bas appareil urinaire. Radiographie et échographie du bas appareil urinaire. Point Vét. 2001 ; 32 (n° spécial “Urologie et néphrologie clinique du chien et du chat”) : 44-51.

Bibliographie

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PHOTO 1. Coupe transversale de la prostate chez un chien sain. Les deux lobes sont individualisés par un sillon médian clairement visible (flèche).

PHOTO 10. Coupe transversale de la vessie chez un chien atteint de carcinome prostatique. La veine cave caudale (VCC) et l'aorte (AO) sont visibles dorsalement à la vessie. Latéralement à ces vaisseaux apparaît un nodule hypoéchogène mesurant 3 cm de diamètre maximal. Il s'agit du nœud lymphatique iliaque médial gauche métastatique (NL).

PHOTO 2. Coupe longitudinale de la prostate chez un chien atteint d'hyperplasie glandulokystique. La prostate est de taille augmentée, de contour conservé. L'échostructure est hétérogène, avec en particulier des images circulaires ou ovales anéchogènes et de petite taille, disséminées dans le parenchyme prostatique, qui correspondent à autant de petits kystes.

PHOTO 3. Coupe transversale de la prostate chez un chien castré. La prostate est de taille diminuée, diffusément hypoéchogène.

PHOTO 4. Coupe transversale de la prostate chez un chien atteint de carcinome prostatique. Une masse mal circonscrite est visible, d'échostructure hétérogène, qui associe des plages hypoéchogènes à des images focales franchement hyperéchogènes, suivies de cônes d'ombre acoustique qui correspondent à des foyers de minéralisation. Le contour de la glande est très irrégulier et la capsule n'est plus visible, ce qui évoque une traversée de cette dernière par le processus pathologique.

PHOTO 5. Coupe longitudinale de la prostate. Prostatite et abcès prostatiques chez un chien. Les abcès sont clairement visibles et forment trois images circulaires anéchogènes. La glande est déformée par les abcès.

PHOTO 6. Coupe transversale de la prostate chez un chien atteint de prostatite chronique. La glande est de taille augmentée et d'aspect globuleux, plutôt que bilobé. La glande apparaît franchement hypoéchogène, hétérogène et ponctuée d'images hyperéchogènes, suivies pour certaines d'un cône d'ombre acoustique. Il s'agit de minéralisations dystrophiques.

PHOTO 7. Coupe longitudinale de la prostate chez un chien. Le col vésical est visible à gauche de l'image et est en continuité avec le col. L'urètre prostatique présente un contenu franchement hyperéchogène (chevrons) associé à une ombre acoustique : il s'agissait de nombreuses petites lithiases situées dans l'urètre prostatique.

PHOTO 8. Coupe sagittale de la prostate. Un kyste prostatique est visible comme une image anéchogène à bord net.

PHOTO 9. Coupe parasagittale de la prostate chez un chien. Le kyste paraprostatique est très volumineux, anéchogène et délimité par une paroi fine. La vessie, visible cranioventralement au kyste, est identifiable par la sonde urinaire placée à l'intérieur au cours de l'examen, qui forme une image linéaire échogène dans sa lumière.