Le point Vétérinaire n° 350 du 01/11/2014
 

GÉRIATRIE DU FURET

Dossier

Adeline Linsart*, Véronique Mentré**


*Unité NAC, CHV Saint-Martin
275, route Impériale
74370 Saint-Martin-de-Bellevue
**Consultant NAC exclusif,
Clinique vétérinaire
195, bd Victor-Bordier
95370 Montigny-lès-Cormeilles

Les affections endocriniennes constituent l’un des principaux motifs de consultation chez le furet âgé.

Résumé

Maladie surrénalienne et insulinome constituent les deux affections endocriniennes les plus fréquentes chez le furet âgé. Ces maladies chroniques doivent être dépistées le plus tôt possible grâce à un suivi clinique régulier ainsi qu’à des examens sanguins et échographiques. Les signes cliniques (ataxie postérieure, nausée lors d’insulinome ; alopécie et retour d’un comportement sexuel chez un individu stérilisé lors de maladie surrénalienne) sont très évocateurs. La prise en charge médico-chirurgicale permet d’améliorer considérablement le confort de l’animal et le pronostic de l’affection.

Summary

Endocrine disorders in the aged ferret

→ Insulinoma and adrenal disease are the two most common endocrine disorders in older ferrets. These chronic diseases should be detected as early as possible by regular clinical monitoring as well as blood and ultrasound examinations. Clinical signs (posterior ataxia and nausea for insulinoma, alopecia and return of sexual behaviour in a neutered individual in cases of adrenal disease) are highly suggestive. Medico-surgical treatment can significantly improve the comfort of the animal and the prognosis of the disease.

Key words

Ferret, geriatrics, adrenal disease, insulinoma, glycaemia

Les troubles endocriniens sont fréquents chez le furet de plus de 4 ans [4, 9]. Les signes d’appel de ces affections constituent l’un des principaux motifs de consultation chez les furets âgés. Les tumeurs d’origine endocrinienne sont fréquentes. De plus, 12 à 20 % des animaux présentent plusieurs types tumoraux au moment où ils sont examinés [20]. L’association insulinome et tumeur surrénalienne est la plus fréquente, puisque 61 % des furets atteints d’une maladie surrénalienne souffrent également d’un insulinome [11].

1 Insulinome

L’insulinome est principalement rencontré chez les animaux de plus de 4 ans [4, 9, 15, 25]. Il s’agit d’une tumeur des cellules β des îlots de Langerhans du pancréas à l’origine d’une hypersécrétion intermittente d’insuline [4, 9, 15, 25]. Cette sécrétion d’insuline ne répond pas aux stimuli inhibiteurs classiques (hypoglycémie, hyperinsulinémie). L’insulinome du furet est le plus souvent provoqué par un adénome ou un carcinome, bien qu’une hyperplasie soit également possible [4, 15]. Dans l’étude de Li et Fox, 131 sur 139 tumeurs (soit environ 95 %) sont sécrétantes, tous types histologiques confondus [15]. Les métastases sont rares et surtout régionales (nœud lymphatique régional, foie, mésentère, rate) [4, 15, 20]. Le pronostic est assez bon, contrairement à ce qui est connu chez le chien [4, 15, 20]. Certains auteurs supposent que la forte teneur en glucides des aliments industriels consommés par le furet agirait comme facteur favorisant dans la survenue de l’insulinome [2, 8, 14, 20].

Signes cliniques

Au début de la maladie, la diminution du niveau d’activité et l’augmentation du temps de repos n’alertent généralement pas les propriétaires, qui les attribuent au vieillissement de l’animal [9, 11]. Les signes cliniques s’aggravent progressivement jusqu’à ce que des anomalies évidentes apparaissent. La consultation est motivée, le plus souvent, par une faiblesse du train arrière et des nausées (le furet salive, porte les pattes à sa gueule ou se frotte le museau sur différents supports) (encadré 1). Une léthargie ou des “absences” sont aussi remarquées [4-6, 9, 11, 14, 19, 20, 25].

Diagnostic

La sécrétion d’insuline pouvant être intermittente, un insulinome ne doit pas être exclu en présence d’une glycémie normale [4, 11]. À l’inverse, une glycémie inférieure à 0,7 g/l en présence de signes nerveux est souvent considérée, à tort, comme pathognomonique d’un insulinome chez le furet, alors qu’il est essentiel d’exclure les autres causes classiques d’hypoglycémie (anorexie prolongée, insuffisance hépatique, septicémie et artefact) (encadré 2) [4, 11]. Un artefact courant et souvent négligé est la mesure de la glycémie par un glucomètre. Cet appareil, très pratique, sous-évalue parfois de 0,1 à 0,3 g/l la glycémie mesurée par rapport aux analyseurs biochimiques classiques [4]. Il convient donc de bien connaître et de bien étalonner la machine utilisée et de renouveler la mesure sur un analyseur classique. De même, si le prélèvement sanguin n’est pas analysé immédiatement, la consommation du glucose par les cellules sanguines est à l’origine d’une hypoglycémie artéfactuelle.

La mesure de l’insulinémie est possible, mais les résultats sont décevants. La sécrétion tumorale étant intermittente, l’insulinémie n’est pas systématiquement augmentée. Une valeur normale ne permet donc pas d’écarter l’hypothèse d’un insulinome. Le ratio insuline/glucose n’est pas utilisé chez le furet en raison des nombreux faux positifs rencontrés [4]. De plus, la réalisation de prélèvements sanguins répétés chez le furet est techniquement difficile (contention pour des prélèvements répétés, volume total de sang prélevé).

Lorsqu’un insulinome est fortement suspecté et que les mesures initiales de glycémie ne permettent pas de conclure à un résultat, il convient de renouveler les dosages après 4 à 6 heures de jeûne surveillé. Dans notre pratique, l’animal est hospitalisé pour une demi-journée. Les propriétaires fournissent son aliment habituel. La glycémie est mesurée au moment du retrait de la nourriture, puis environ toutes les 2 heures pendant 4 à 6 heures. L’aliment habituel et un aliment humide de convalescence pour carnivores sont proposés à l’issue du test. Une diminution de la glycémie progressive puis inférieure à 0,6 g/l est considérée comme très évocatrice d’un insulinome, après exclusion des autres causes d’hypoglycémie [14, 19, 20, 25]. Un traitement médical ou chirurgical peut alors être discuté avec les propriétaires. Le diagnostic définitif repose sur l’analyse histologique de prélèvements pancréatiques.

Bilan d’extension

Un bilan d’extension est recommandé. Une numération et une formule sanguines, ainsi qu’un bilan biochimique permettent de rechercher des maladies intercurrentes [9, 18]. Une augmentation des transaminases (alanines aminotransférases) est couramment observée. Elle est consécutive à la lipidose hépatique provoquée par l’hypoglycémie chronique.

Un examen échographique abdominal doit également être proposé. Celui-ci permet de détecter d’éventuelles métastases, et surtout de rechercher des maladies intercurrentes pouvant modifier le pronostic et la prise en charge de l’insulinome. Cet examen ne doit pas être considéré comme sensible dans la détection des insulinomes car ces tumeurs ne mesurent parfois que quelques millimètres, voire sont microscopiques, et ne sont que rarement détectées [4]. De plus, les nœuds lymphatiques régionaux sont parfois confondus avec la tumeur recherchée par un opérateur non expérimenté (voire expérimenté).

Prise en charge thérapeutique

TRAITEMENT CHIRURGICAL

Le traitement offrant le meilleur pronostic à long terme associe une prise en charge chirurgicale et médicale [4, 9]. Au cours de la laparotomie exploratrice, tous les organes sont inspectés (photo 1). Il est utile d’effectuer des biopsies du foie, des nœuds lymphatiques et du tube digestif. La nodulectomie et la pancréatectomie partielle sont systématiquement associées, la tumeur étant très diffuse dans le pancréas. La surveillance de la glycémie et de la kaliémie est nécessaire 48 heures après l’intervention, et il est assez courant d’observer une hyperglycémie transitoire dans les jours qui suivent (observation des auteurs).

L’opération n’est pas curative et environ 50 % des furets opérés sont encore en hypoglycémie dans les mois suivant l’intervention, mais leur état clinique est satisfaisant [3]. Le délai de réapparition de l’hypoglycémie s’étend de 0 à 24 mois [25]. Ce délai a une valeur pronostique : plus le délai augmente avant la réapparition de l’hypoglycémie, meilleur est le pronostic [3, 4]. Toutefois, l’intervention chirurgicale permet un meilleur contrôle de l’évolution de la maladie et améliore la tolérance au traitement médical (recours à des doses moins élevées de corticoïdes) lorsqu’il redevient nécessaire, plusieurs mois plus tard. Dans l’étude de Weiss, la pancréatectomie partielle offre une durée de survie moyenne de 668 jours, la nodulectomie de 456 jours, contre 186 jours seulement avec le traitement médical [25]. L’analyse histologique des prélèvements permet également, lorsqu’une tumeur cancéreuse est mise en évidence, de recourir à une chimiothérapie. Cependant, il n’existe pas de protocoles réputés efficaces actuellement. La doxorubicine présente un intérêt mitigé [4].

TRAITEMENT MÉDICAL

Le recours à la chirurgie doit être discuté en fonction de l’état de santé du furet et de la présence ou non de maladies intercurrentes [9, 18, 20]. La gestion médicale de l’insulinome offre un bon confort de vie à l’animal et permet d’éviter le recours à une opération parfois risquée chez des furets âgés. Des contrôles hebdomadaires à bimensuels en début de traitement, puis trimestriels sont alors nécessaires.

Le traitement de première intention est le diazoxide (Proglycem®(1)). Il est prescrit à une dose initiale de 5 mg/kg toutes les 12 heures per os (PO), progressivement augmentée jusqu’à la dose minimale efficace, sans dépasser 30 mg/kg toutes les 12 heures. Assez coûteux et difficiles à se procurer (non délivrés en officine), les glucocorticoïdes lui sont généralement préférés. Cependant, leurs effets secondaires après une exposition quotidienne à long terme ne doivent pas être négligés. La prednisolone peut être utilisée seule ou en association avec le diazoxide à la dose de 0,25 à 1 mg/kg toutes les 12 heures. Celle-ci est ajustée selon l’état de l’animal [4, 9, 14, 19, 20]. Un traitement gastroprotecteur est mis en place(2).

Les corrections alimentaires sont essentielles, que l’animal ait été opéré ou non (encadré 3). L’aliment est proposé en de nombreux petits repas fractionnés. La conversion du furet à un aliment industriel humide (plus pauvre en amidon) ou à une ration ménagère adaptée est l’idéal pour contrôler les apports en glucides [7]. Si cela n’est pas possible, des croquettes d’excellente qualité, pauvres en amidon (inférieur à 15 % en matière sèche) doivent être proposées. L’apport de sucre sous la forme de fruits, de friandises ou de compléments industriels est banni [4, 9, 21].

2 Maladie surrénalienne

La maladie surrénalienne(3) affecte des furets d’âge moyen à avancé (4 ans et plus) qui présentent fréquemment d’autres maladies intercurrentes [1, 4, 9, 14, 17, 19, 20, 24]. Elle est caractérisée par l’augmentation de la production de stéroïdes sexuels principalement (androstènedione, œstradiol, 17 α-hydroxyprogestérone), voire des glucocorticoïdes et/ou des minéralocorticoïdes (sécrétions toutefois rarement rencontrées) [4]. Quatre-vingt-cinq pour cent des furets autopsiés présentent une lésion surrénalienne et celle-ci est unilatérale dans 85 % des cas [4]. Les lésions rencontrées sont une hyperplasie, un adénome ou un adénocarcinome. La tumeur se développe localement et peut envahir les structures adjacentes (vascularisation notamment), mais les métastases sont rares [4, 20].

Des facteurs pouvant favoriser la survenue de la maladie surrénalienne sont actuellement incriminés :

– la stérilisation. Bien que les tumeurs surrénaliennes soient également identifiées chez des furets entiers de manière ponctuelle, la forte représentation des animaux stérilisés(4) et l’efficacité de certains traitements hormonaux laissent penser que la stérilisation prédispose à la maladie surrénalienne ;

– l’allongement de la photopériode. L’exposition à des durées d’éclairement trop importantes pourrait provoquer une stimulation excessive de l’axe pituitaire et des glandes surrénales, favorisant la survenue d’une maladie surrénalienne ;

– des facteurs génétiques. Un syndrome caractérisé par une atteinte de différentes glandes endocrines, “multiple endocrine neoplasia”, est suspecté [1, 4, 8-10, 14, 20, 23].

Signes cliniques

Le tableau clinique est caractérisé par une alopécie progressive symétrique qui débute en arrière de la tête et sur le bas du dos (photos 2 et 3). Elle peut parfois évoluer de manière saisonnière (alopécie suivie d’une repousse des poils à l’automne, puis alopécie de nouveau) [14]. Un prurit est possible ainsi que l’observation d’une peau fine et sèche. La maladie surrénalienne doit être rapidement recherchée lors de prurit sans cause évidente identifiable chez un furet âgé. L’amaigrissement et la fonte musculaire sont notables après quelques mois d’évolution. La polyuro-polydipsie est parfois mentionnée par les propriétaires [1]. Chez le mâle, l’imprégnation par les hormones sexuelles sécrétées par la glande surrénale atteinte entraîne un comportement de rut (agressivité, excitation, forte odeur), voire une prostatomégalie et une strangurie [1, 4, 9, 20]. La première cause de blocage urinaire chez le furet de plus de 4 ans est la prostatomégalie secondaire à une maladie surrénalienne qui doit alors être recherchée. Chez la femelle, l’ œdème vulvaire peut être observé, mais est loin d’être systématique. L’anémie par hyperœstrogénisme, secondaire à la maladie surrénalienne, est possible mais très rarement rencontrée. Elle est associée à un pronostic défavorable [4].

Diagnostic

Des dosages hormonaux peuvent être effectués, mais ils sont rarement indispensables. Ils confirment parfois les anomalies de sécrétions hormonales, mais ne permettent pas d’en déterminer l’origine, ni d’identifier la ou les glandes surrénales atteintes. Le panel hormonal mesuré (stéroïdes sexuels) ne reflète pas toujours les productions surrénaliennes et des faux négatifs sont possibles.

La recherche d’une hypercortisolémie ou la réalisation d’un test de stimulation à l’hormone adrénocorticotrophine ne constitue pas des examens complémentaires intéressants en routine chez le furet puisque les glandes surrénales sécrètent majoritairement des stéroïdes sexuels [4, 22].

L’évaluation échographique des glandes surrénales doit être systématique, et repose sur :

– leur épaisseur (norme inférieure à 3,9 mm). Les signes cliniques de maladie surrénalienne observés chez l’animal n’ont pas de lien avec la taille des glandes surrénales. Des animaux totalement alopéciques peuvent avoir des glandes surrénales semblant normales à l’examen échographique alors que l’analyse histologique confirme un adénome sécrétant. De même, une épaisseur surrénalienne supérieure à 10 mm n’est pas toujours liée à un processus cancéreux et peut être rencontrée lors de simple hyperplasie ;

– leur forme. Une forme arrondie ou une asymétrie de la glande est anormale ;

– la symétrie des deux glandes surrénales. L’atrophie controlatérale observée lors de tumeur surrénalienne chez le chien n’est pas rencontrée chez le furet. Une atteinte bilatérale est observée dans 15 % des cas de maladie surrénalienne ;

– l’hétérogénéité du parenchyme qui signe une anomalie surrénalienne ;

– la minéralisation. Elle est rare mais sa présence est en faveur d’un phénomène cancéreux ;

– l’absence focale de graisse périglandulaire entre la glande surrénale, l’aorte, l’artère rénale ou le foie. La déviation ou la compression des vaisseaux (veine cave caudale comprimée par la surrénale droite) par la glande surrénale peut indiquer un caractère malin. Le Doppler couleur facilite la mise en évidence de ces phénomènes compressifs [1, 4] (photo 4).

Cet examen permet également de détecter les complications liées à la maladie surrénalienne. Ainsi, il convient d’évaluer l’utérus (dilatation, contenu liquidien) et la prostate principalement [4, 19].

Dans le cadre de la prise en charge du furet âgé, dans un contexte de maladie surrénalienne, il est également indispensable de réaliser un bilan biochimique et un dépistage d’insulinome.

Prise en charge thérapeutique

En fonction de l’état général de l’animal et des résultats des examens échographique et sanguin, un traitement médical ou chirurgical est instauré.

Le traitement médical consiste à injecter par voie sous-cutanée un implant de desloréline (Suprelorin 4,7 mg®) (photos 5a et 5b) [4, 13, 23, 24]. La desloréline est un agoniste de la GnRH (gonadolibérine) qui désensibilise les glandes surrénales pendant plusieurs mois, ce qui permet la résolution des signes cliniques de façon temporaire. Deux semaines après l’implantation, une amélioration des signes est notée dans la majorité des cas. Les poils repoussent après 4 à 6 semaines en moyenne [4, 24]. La durée d’action effective est de 8,5 à 20,5 mois d’après la littérature, bien qu’en pratique, des durées d’action plus longues sont observées (observation des auteurs) [24]. À l’inverse, Lennox décrit le cas d’un furet n’ayant répondu que 3 mois à l’implant [13]. Un suivi échographique des glandes surrénales est indispensable [4, 24]. Lorsque l’aspect échographique de l’une d’elles évolue (augmentation de taille, asymétrie, minéralisation), un traitement chirurgical est requis (photo 6) [13].

Les furets présentant une maladie surrénalienne sont souvent des animaux âgés atteints d’affections variées. La gestion médicale s’avère alors généralement satisfaisante. Cependant, certains éléments doivent conduire à recommander un traitement chirurgical : lorsque l’animal est en bonne santé sans autre maladie associée, lors atteinte unilatérale évidente (bien que la surrénalectomie soit plus compliquée à droite)(5), dans les cas où les caractéristiques échographiques sont en faveur d’un processus malin, et lors de modifications de l’aspect échographique des glandes surrénales malgré un traitement médical. En effet, la surrénalectomie offre un excellent pronostic si elle est effectuée par un chirurgien expérimenté et chez un animal en bonne santé. Elle est bien mieux tolérée par le furet que par les autres carnivores domestiques [26]. Le risque d’hypocorticisme iatrogène est faible et assez facile à contrôler médicalement s’il se produit. En présence d’un carcinome surrénalien, l’exérèse chirurgicale complète offre un excellent pronostic postopératoire [26].

Conclusion

L’insulinome et la maladie surrénalienne constituent deux des affections les plus fréquentes chez le furet âgé. Leur dépistage précoce permet d’améliorer le pronostic et de faciliter la prise en charge médico-chirurgicale. Une stabilisation médicale préalable, suivie d’une intervention chirurgicale (pancréatectomie partielle ou surrénalectomie), offre le meilleur pronostic. Lorsque le furet âgé est atteint de multiples affections, le traitement médical et la gestion nutritionnelle de ces dysendocrinies sont satisfaisants.

  • (1) médicament humain.

  • (2) voir tableau 2 de l’article « la consultation du furet âgé : mise en œuvre pratique » des mêmes auteurs, dans ce numéro

  • (3) voir l’article “la maladie surrénalienne du furet” d’A. Gougoussis et C. Pignon, dans le point vétérinaire n° 329, pages 54-61.

  • (4) La très grande majorité des furets médicalisés sont des individus stérilisés. De plus, la maladie surrénalienne étant notamment caractérisée par la réapparition d’un comportement sexuel, il est plus simple de la diagnostiquer chez les furets stérilisés.

  • (5) L’atteinte bilatérale ne constitue cependant pas une contre-indication. la surrénalectomie bilatérale partielle est possible chez le furet et généralement bien tolérée [21].

Références

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Conflit d’intérêts

Aucun.

ENCADRÉ 1
Diagnostic différentiel de l’ataxie postérieure

→ L’ataxie postérieure est un motif de consultation fréquent chez le furet. Ce trouble de la démarche évoque en premier lieu, pour des observateurs non avertis, des troubles locomoteurs et/ou nerveux (arthrose, douleur vertébrale, hernie discale, etc.).

→ La cause la plus fréquente est la faiblesse du furet, celle-ci pouvant avoir des origines métaboliques (hypoglycémie lors d’insulinome, d’insuffisance hépatique, de maladie cachectisante, de septicémie), cardiaques (dysrythmie, cardiomyopathie dilatée), algiques (masse abdominale, occlusion digestive, diarrhée profuse), etc. Toute maladie débilitante peut être à l’origine de ce type de symptôme.

→ Un examen clinique rigoureux et des examens complémentaires appropriés doivent donc être réalisés afin de déterminer l’origine de cette anomalie de la démarche.

ENCADRÉ 2
Prise en charge d’un furet en hypoglycémie

→ Si l’animal est conscient. Il convient de lui proposer un aliment appétent sucré (Nutriplus Gel®, Ferret Vite®, Ferretone®) en priorité et, s’il mange, de lui présenter ensuite, immédiatement, un aliment riche en protéines et en graisses animales (ration ménagère, Carnivore Care Oxbow®), en complément, pour contrôler le risque d’hypoglycémie rebond.

→ Si l’animal est inconscient. Il convient de lui administrer par voie intraveineuse lente 0,25 à 1 ml de glucose 30 % jusqu’à normalisation de la glycémie. Sitôt l’état de conscience rétabli, un aliment riche en graisses et en protéines animales doit lui être proposé, et il est important de maintenir une perfusion veineuse de solutés isotoniques cristalloïdes complémentés avec un soluté glucosé, en fonction de la glycémie de l’animal, pendant les 12 à 24 heures suivantes.

→ Les propriétaires doivent garder à disposition un produit appétent et sucré (Nutriplus Gel®, Ferret Vite®, Ferretone®) qui peut être utilisé durant les crises d’hypoglycémie (contre-indiqué en dehors des crises car il est à l’origine d’une hypoglycémie rebond).

ENCADRÉ 3
Ration ménagère pouvant être proposée à un furet atteint d’insulinome

→ Mélanger intimement 110 g de blanc de poulet ou de dinde (cru ou cuit) avec 7,5 ml d’huile de colza, 1 dose de vit’i5 little ca® et 1 à 2 g de son de blé.

Le complément Vit’i5 Little Ca® est un additif minéral et vitaminé qui ne possède pas d’équivalent sur le marché, il ne peut donc pas être remplacé.

Les types d’ingrédients et de proportions doivent être parfaitement respectés.

→ Proposer en trois repas surveillés.

1. Visualisation peropératoire du pancréas d’un furet atteint d’insulinome.

2. Maladie surrénalienne (alopécie bilatérale, fonte musculaire et amaigrissement) et cataracte chez une furette âgée.

3. Maladie surrénalienne : aspect clinique classique associant une alopécie bilatérale symétrique, une fonte musculaire et un amaigrissement.

4. Échographie des glandes surrénales. La glande surrénale droite est d’apparence échogène normale, mais de taille augmentée (largeur 4,6 à 5,3 mm).

5a et 5b. Applicateur de l’implant de desloréline (Suprelorin 4,7 mg®) (5a).

5a et 5b. Applicateur de l’implant de desloréline Mise en place de l’implant (5b).

6. Tumeur de la glande surrénale gauche : vue peropératoire.

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