Le point Vétérinaire n° 349 du 01/10/2014
 

EN 10 ÉTAPES

Laetitia Piane*, Cathy Trumel**


*Laboratoire central de biologie médicale, INP,
ENV de Toulouse, 23, chemin des Capelles,
31076 Toulouse
**Laboratoire central de biologie médicale, INP,
ENV de Toulouse, 23, chemin des Capelles,
31076 Toulouse

La cytologie des masses cutanées et sous-cutanées est un outil diagnostique peu invasif et utile lors de lésions tumorales simples (néoplasiques strictes ou lésions bien différenciées).

Les tumeurs cutanées et sous-cutanées sont fréquentes chez le chien et le chat. Pour un diagnostic cytologique de ces lésions, il convient de connaître la liste des lésions possibles et leurs critères de reconnaissance fondés sur leur origine cellulaire et l’identification d’éventuelles atypies. Lorsque l’examen est diagnostique, la cytologie permet de déterminer le plus efficacement possible la stratégie thérapeutique à adopter. Si une exérèse doit ensuite être envisagée, l’examen histopathologique permet alors de confirmer et de préciser le diagnostic cytologique, d’apprécier les marges d’exérèse et de vérifier les éléments pronostiques (emboles, grade en cas de malignité).

TUMEURS ÉPITHÉLIALES

1. Épithélium glandulaire Adénome sébacé

Les adénomes sébacés sont relativement courants chez le vieux chien (6 % des lésions cutanées et sous-cutanées), 50 % se localisant sur la tête. En revanche, ils sont peu fréquents chez le chat, et se situent préférentiellement sur la tête et le dos. Les tumeurs multiples sont assez rares. L’adénome sébacé apparaît comme une lésion unique, lisse, dépilée, parfois ulcérée, en forme de chou-fleur ou d’une masse multilobulée intradermique qui mesure généralement moins de 1 cm.

Cytologiquement, des cellules sébacées matures sont observées, arrangées en lobules ou en amas, caractérisées par un faible rapport nucléocytoplasmique, un cytoplasme pâle et spumeux, et un petit noyau dense central (photo 1). Un nombre variable de cellules basales sont observées, qui présentent un fort rapport nucléocytoplasmique et un cytoplasme basophile soutenu.

La cytologie ne permet pas de différencier un adénome sébacé d’une hyperplasie sébacée, lésions bénignes dans les deux cas [4, 5].

Épithélioma ou adénocarcinome sébacé

L’épithélioma est peu fréquent et le plus souvent retrouvé sur la tête. Le cocker spaniel apparaît prédisposé. Cytologiquement, les cellules observées présentent des atypies cytonucléaires (élévation du rapport nucléocytoplasmique, anisocaryose, plurinucléations, nucléoles proéminents, etc.). Le caractère micro­vacuolisé du cytoplasme évoque une différenciation sébacée.

Cette tumeur est en général localement agressive et peut métastaser aux nœuds lymphatiques de drainage [4, 5].

Circumanalome

Le circumanalome est une tumeur fréquente du chien mâle entier sous imprégnation androgénique et qui est également retrouvée chez les femelles stérilisées. Il représente 9 % des tumeurs cutanées du chien et est exceptionnel, voire inexistant, chez le chat. Elle apparaît généralement aux pourtours de l’anus, mais peut aussi être observée sur la queue, le périnée, le prépuce, la cuisse ou encore le long de la ligne du dos ou du ventre. Elle est issue d’un épithélium glandulaire sébacé modifié.

Cytologiquement, elle est caractérisée par des cellules jointives organisées, en amas pseudo-papillaires. Les cellules sont de grande taille, avec un rapport nucléocytoplasmique moyen à faible, un noyau rond présentant le plus souvent un ou plusieurs nucléoles proéminents, et, surtout, un cytoplasme basophile à rosâtre granuleux leur donnant un aspect hépatoïde (photo 2). Des cellules de réserve peuvent également être observées en plus ou moins grande quantité. Elles sont de petite taille avec un fort rapport nucléocytoplasmique et un cytoplasme basophile plus soutenu, évoquant les cellules basaloïdes précédemment décrites.

Les cellules présentent généralement peu d’atypies cytonucléaires majeures, sauf dans de rares cas, et la cytologie ne permet pas, le plus souvent, de faire la différence entre une tumeur bénigne et une tumeur maligne (hormis lors de critères évidents de malignité). Une analyse histologique est donc nécessaire pour déterminer le caractère bénin ou malin de la lésion [4, 5].

Carcinome des glandes apocrines anales

Les carcinomes des glandes apocrines anales sont surtout observés chez la chienne âgée stérilisée, sans qu’une prédisposition liée au sexe ait été formellement mise en évidence. Une hypercalcémie paranéoplasique est présente dans 50 à 90 % des cas et ces tumeurs métastasent fréquemment aux nœuds lymphatiques lombo-aortiques.

Cytologiquement, elles sont caractérisées par des amas papillaires, voire acineux, formés de cellules avec un fort rapport nucléocytoplasmique et des bordures cytoplasmiques mal délimitées, et, dans certains cas, de multiples vacuoles cytoplasmiques (photos 3a et 3b) [4, 5].

Adénocarcinome salivaire

L’adénocarcinome salivaire est peu fréquent chez le chien et le chat, et le plus souvent observé chez des animaux âgés (plus de 10 ans). Certaines races (caniches, spaniels et siamois) semblent prédisposées.

Cytologiquement, des cellules épithéliales jointives avec un rapport nucléocytoplasmique relativement élevé sont observées. Elles possèdent un noyau rond à ovoïde et un cytoplasme basophile. Ces cellules peuvent être bien différenciées (vacuolisation normale). Les atypies sont discrètes (anisocytose et anisocaryose essentiellement) ou marquées (nucléole proéminent, figures de mitose, pléomorphisme marqué). Les cellules néoplasiques forment parfois des structures acineuses et certaines présentent un cytoplasme chargé d’un matériel sécrétoire éosinophile amorphe repoussant le noyau en périphérie (“cellules en bague à chaton”).

Des tumeurs salivaires mixtes existent, qui contiennent un mélange de cellules épithéliales et mésenchymateuse, mais elles sont rares [2, 3].

2. Épithélium superficiel et follicule pileux

Tumeurs annexielle et basaloïde

Il n’est pas possible de faire la différence cytologique entre une tumeur annexielle et une tumeur basaloïde. Les tumeurs annexielles (tricho-épithélioma, pilomatrixome, kérato-acanthome) sont le plus souvent retrouvées chez de vieux chiens. Généralement isolées, elle peuvent aussi être multiples.

Cytologiquement, de nombreux débris kératinisés et squames sont observés (photo 4). Des cellules épithéliales basales sont également visibles, souvent en faible nombre. Elles sont de taille petite à moyenne avec un rapport nucléocytoplasmique élevé, un noyau rond à ovoïde central et un cytoplasme basophile soutenu, et organisées en amas palissadique. Lorsque le nombre de cellules basales devient important, un diagnostic différentiel doit être établi avec une tumeur basaloïde (photo 5). Le caractère bénin ou malin d’une tumeur basaloïde, ainsi que son origine (folliculaire, sébacée, sudoripare, etc.) ne peuvent être déterminés qu’à partir d’un examen histologique [4, 5].

Carcinome épidermoïde

Le carcinome épidermoïde est une tumeur maligne fréquente chez le chien (2 % des tumeurs cutanées), mais surtout chez le chat (15 % des tumeurs cutanées), observée le plus souvent sur les extrémités des membres, la face et les extrémités des oreilles. Il est invasif localement, mais peut aussi métastaser aux nœuds lymphatiques de drainage, notamment. Les tumeurs localisées au lit unguéal des doigts sont les plus agressives.

Cytologiquement, lorsqu’il est bien différencié, le carcinome épidermoïde est caractérisé par la présence de cellules le plus souvent isolées ou en amas jointifs à organisation pavimenteuse et papillaire. Celles-ci sont de grande taille, aplaties et anguleuses avec un noyau central et un rapport nucléocytoplasmique variable, et présentent des atypies cytonucléaires. Des images de phagocytose (neutrophiles, par exemple) par les cellules tumorales sont fréquemment observées : il s’agit d’empéripolèse. Des vacuoles optiquement vides périnucléaires sont parfois visibles (et semblent correspondre à des grains de kératohyaline non colorés).

Un infiltrat inflammatoire nécroticopurulent (associé ou non à une surinfection bactérienne) accompagne fréquemment ce type de tumeur (photo 6) [4, 5].

3. Tumeurs épithéliales métastasées

Certains carcinomes métastasent à la peau (par exemple l’adénocarcinome duodénal, l’adénocarcinome bronchique, le carcinome transitionnel vésical ou prostatique). Chez le chat, les tumeurs pulmonaires peuvent métastaser aux doigts, en particulier sur le lit de l’ongle (digit lung syndrome) [4, 5].

Cytologiquement, les cellules présentent les critères morphologiques de la tumeur primitive (par exemple une ciliature lors de métastase d’adénocarcinome bronchique), mais peuvent également être plus anaplasiques et perdre leurs critères de différenciation.

TUMEURS MÉSENCHYMATEUSES

1. Lipome et liposarcome

Lipome

Le lipome est très fréquent chez le chien. Il représente 8 % des tumeurs cutanées dans cette espèce.

Cytologiquement, les lames apparaissent peu cellulaires et grasses (nombreuses gouttelettes lipidiques en fond de frottis), et sont caractérisées par la présence ou non d’adipocytes isolés ou en paquets. Leur aspect est normal, avec un rapport nucléocytoplasmique faible et un cytoplasme contenant une grosse vacuole lipidique qui repousse le noyau en périphérie, sans atypies (photo 7).

Un diagnostic différentiel doit être établi avec une ponction de tissu adipeux sous-cutané normal [4, 5].

Liposarcome

Le liposarcome est rare chez le chien et le chat, et représente moins de 0,5 % des tumeurs cutanées. Il peut apparaître n’importe où, mais se localise le plus souvent sur l’abdomen ventral. Cytologiquement, les prélèvements sont caractérisés par des cellules ovoïdes à fusiformes, isolées ou en paquets denses, avec un rapport nucléocytoplasmique plus élevé que celui des adipocytes normaux et contenant des vacuoles optiquement vides de taille variable. Des cellules géantes multinucléées et d’autres critères de malignité peuvent être observés.

Un diagnostic différentiel doit être établi avec une panniculite granulomateuse et d’autres tumeurs mésenchymateuses (par exemple un fibrosarcome, un sarcome indifférencié), ou avec une autre tumeur microvacuolaire (par exemple un adénocarcinome sébacé, un mélanome à cellules ballonisées, etc.) [4, 5]. Un examen histologique est le plus souvent nécessaire pour un diagnostic de certitude.

2. Fibrosarcome

Le fibrosarcome est fréquent chez le chien et le chat (entre 15 et 17 % des tumeurs cutanées et la quatrième tumeur la plus fréquente dans l’espèce féline). Il est généralement mal délimité, invasif localement, et environ 25 % d’entre eux métastasent par voie hématogène.

Cytologiquement, il est caractérisée par une trame rosée collagénique en fond de frottis et de cellules fusiformes isolées ou en amas storiformes, de grande taille et présentant des atypies cytonucléaires. Des cellules géantes multinucléées peuvent également être observées (photo 8) [4, 5].

3. Tumeur murale périvasculaire

Les tumeurs murales périvasculaires sont assez fréquentes chez le chien et représentent 7 % des tumeurs cutanées. Les cellules tumorales dérivent des péricytes (hémangiopéricytome) ou des myopéricytes (myopéricytome), localisés dans la paroi des vaisseaux adjacents à l’endothélium. Les tumeurs sont généralement isolées, bien circonscrites et localisées aux articulations des membres. Cependant, elles sont également retrouvées sur le thorax ou l’abdomen.

Cytologiquement, les prélèvements sont modérément à richement cellulaires, et caractérisés par des cellules fusiformes isolées ou en paquets storiformes parfois associés à des axes vasculaires et/ou à un matériel rose amorphe évoquant un stroma collagénique. Le noyau des cellules est rond avec un ou plusieurs nucléoles centraux, et leur cytoplasme est le plus souvent mal délimité et microvacuolisé. De fréquentes cellules bi- ou multinucléées (avec des noyaux parfois arrangés en couronne) sont observées. Un infiltrat lymphoïde est présent dans 10 % des cas (photo 9).

Un diagnostic différentiel doit être établi avec d’autres tumeurs mésenchymateuses, notamment un schwannome ou un fibrosarcome bien différencié [4, 5].

4. Hémangiosarcome

L’hémangiosarcome est une tumeur peu fréquente du vieux chien et du vieux chat (1 % et 3 % des tumeurs cutanées, respectivement), le plus souvent retrouvée dans les zones de peau fine (abdomen ventral et bord libre de l’oreille).

Cytologiquement, les prélèvements sont souvent caractérisés par une forte hémodilution, associée à une érythrophagocytose et à des signes de saignement chronique (hémosidérophagocytose, par exemple), en présence de cellules picnotiques. Les cellules néoplasiques sont souvent peu nombreuses et pléomorphes, de fusiformes à épithélioïdes, au contour cytoplasmique mal délimité, à la chromatine grossièrement réticulée et avec des atypies cytonucléaires généralement marquées [4, 5].

Un diagnostic différentiel doit être établi avec une lésion qui saigne (hématome, par exemple) ou les autres tumeurs mésenchymateuses (fibrosarcome, tumeur murale périvasculaire, etc.) [4, 5].

Conclusion

La cytoponction des tumeurs cutanées et sous-cutanées est un acte peu invasif et utile qui permet le plus souvent d’établir un diagnostic rapide. La distinction entre une tumeur épithéliale et une tumeur mésenchymateuse est la première étape du diagnostic. Lorsque les critères de différenciation des cellules sont conservés, le diagnostic est relativement aisé. Dans certains cas plus complexes, la cytologie a ses limites et doit être complétée d’une analyse histologique. Certaines tumeurs présentent un potentiel métastatique élevé et un bilan d’extension au (x) nœud (s) lymphatique (s) de drainage et à distance (foie, rate, poumons, etc.), en fonction du type de tumeur impliqué, est alors indiqué. Les tumeurs cutanées et sous-cutanées à cellules rondes seront abordées dans l’étape suivante(1).

  • (1) Voir l’article “Cytologie des tumeurs cutanées et sous-cutanées à cellules rondes” du même auteur, dans le prochain numéro.

Références

  • 1. Allemand AR, Soo Choi Ul. Endocrine system. In: Raskin RE, Meyer D, eds. Canine and feline cytology, a color atlas and interpretation guide. 2nd ed. WB Saunders, Philadelphia. 2009:383-394.
  • 2. Allison DJ. Subcutaneous glandular tissue: mammary, salivary, thyroid, and parathyroid. In: Cowell RL, Valenciano AC, Meinkoth JH, DeNicola DB, eds. Diagnostic cytology and hematology of the dog and the cat. 4th ed. Mosby Elsevier, Saint Louis. 2014:110-130.
  • 3. Andreasen CB, Jergens AE, Meyer DJ. Oral cavity, gastrointestinal tract and associated structures. In: Raskin RE, Meyer D, eds. Canine and feline cytology, a color atlas and interpretation guide. 2nd ed. WB Saunders, Philadelphia. 2009:192-214.
  • 4. Fisher DJ. Cutaneous and subcutaneous lesion. In: Cowell RL, Valenciano AC, Meinkoth JH, DeNicola DB, eds. Diagnostic cytology and hematology of the dog and the cat. 4th ed. Mosby Elsevier, Saint Louis. 2014:80-109.
  • 5. Raskin RE. Skin and subcutaneous tissues. In: Raskin RE, Meyer D, eds. Canine and feline cytology, a color atlas and interpretation guide. 2nd ed. WB Saunders, Philadelphia. 2009:26-76.

Conflit d’intérêts

Aucun.

Points forts

→ Lors de tumeur basaloïde, une analyse histologique est requise pour déterminer le caractère bénin ou malin de la tumeur, ainsi que son origine anatomique.

→ Le circumanalome dérive de glandes sébacées modifiées et est caractérisé par des cellules au cytoplasme granuleux (granulations blanchâtres à rose clair) évoquant le cytoplasme granuleux des hépatocytes. Ces cellules sont dites hépatoïdes.

→ Les tumeurs thyroïdiennes et les adénocarcinomes des glandes apocrines anales ressemblent à des tumeurs neuro-endocrines caractérisées par leur richesse en noyau nus et leur contour cytoplasmique mal défini donnant une impression de tapis de noyaux nus sur un fond de cytoplasme.

→ Lors de suspicion de liposarcome, un diagnostic différentiel doit être établi avec une panniculite granulomateuse, d’autres tumeurs mésenchymateuses ou une autre tumeur microvacuolaire.

→ Le fibrosarcome est caractérisé par la présence d’une trame rosée collagénique en fond de frottis et des cellules fusiformes isolées ou en amas storiformes, de grande taille, avec des atypies cytonucléaires.

1. Adénome sébacé (coloration au May-Grünwald-Giemsa, objectif × 40). Sur un fond faiblement hémorragique, noter la présence d’amas de cellules jointives constitués de deux types cellulaires : l’un à cytoplasme microvacuolaire optiquement vide évoquant des cellules sébacées (flèche rouges) ; l’autre à rapport nucléocytoplasmique élevé suggérant des cellules basaloïdes (flèches noires).

2. Circumanalome (coloration au May-Grünwald-Giemsa, objectif × 100). Sur un fond hémorragique est observé un amas de cellules jointives de grande taille avec un rapport nucléocytoplasmique moyen à faible, un noyau rond à ovoïde à la chromatine réticulée dévoilant un à plusieurs nucléoles et un cytoplasme basophile moyen granuleux évoquant des cellules hépatoïdes.

3a et 3b. Adénocarcinome des glandes apocrines anales (coloration au May-Grünwald-Giemsa ; 3a. objectif × 20 ; 3b. objectif × 40). Sur un fond de frottis hémorragique, noter la présence de très nombreux noyaux nus (flèche), ainsi que de cellules qui semblent jointives, aux contours cytoplasmiques très mal définis donnant une impression de noyaux nus sur un fond de cytoplasme. Ces cellules sont de taille moyenne avec un noyau rond à ovoïde à la chromatine réticulée dévoilant un à plusieurs nucléoles et un cytoplasme basophile clair à moyen mal délimité. Elles présentent des atypies cytonucléaires modérées, avec une anisocytose et une anisocaryose essentiellement.

3a et 3b. Adénocarcinome des glandes apocrines anales (coloration au May-Grünwald-Giemsa ; 3a. objectif × 20 ; 3b. objectif × 40). Sur un fond de frottis hémorragique, noter la présence de très nombreux noyaux nus (flèche), ainsi que de cellules qui semblent jointives, aux contours cytoplasmiques très mal définis donnant une impression de noyaux nus sur un fond de cytoplasme. Ces cellules sont de taille moyenne avec un noyau rond à ovoïde à la chromatine réticulée dévoilant un à plusieurs nucléoles et un cytoplasme basophile clair à moyen mal délimité. Elles présentent des atypies cytonucléaires modérées, avec une anisocytose et une anisocaryose essentiellement.

4. Tumeur bénigne des annexes de la peau (coloration au May-Grünwald-Giemsa, objectif × 20). Sur un fond de frottis sale, noter la présence de cellules en amas pavimenteux, de grande taille, de forme polygonale à bords anguleux, aplaties, de couleur basophile à violacée, dépourvues de noyaux, qui évoquent des squames.

5. Tumeur annexielle à différenciation basaloïde (coloration au May-Grünwald-Giemsa, objectif × 40). Sur un fond hémorragique, un amas de cellules jointives de taille moyenne formant des cordons est observé. Celles-ci sont de forme ronde et régulière avec un fort rapport nucléocytoplasmique. Elles possèdent un noyau rond central et un cytoplasme basophile, sans atypie, et évoquent des cellules basaloïdes.

6. Carcinome épidermoïde (coloration au May-Grünwald-Giemsa, objectif × 40). Sur un fond hémorragique et très inflammatoire (infiltrat neutrophilique), noter la présence de cellules isolées, rondes à polygonales, de taille grande à géante, avec un rapport nucléocytoplasmique moyen à faible, un noyau rond à ovoïde à la chromatine réticulée dévoilant un à plusieurs nucléoles (parfois volumineux : flèche rouge) et un cytoplasme basophile clair à moyen, bleu laqué, parfois microvacuolisé ou présentant des images d’empéripolèse (flèches vertes). Ces cellules présentent des atypies marquées : une anisocytose, une anisocaryose, un gigantisme, une plurinucléation, une plurinucléolation et une macronucléolation.

7. Lipome (coloration au May-Grünwald-Giemsa, objectif × 20). Sur un fond de frottis un peu sale et gras, des cellules isolées ou en paquets sont observées. Elles sont de grande taille avec un rapport nucléocytoplasmique faible, un noyau aplati repoussé en périphérie par une grosse vacuole cytoplasmique optiquement vide, et évoquent des adipocytes normaux.

8. Fibrosarcome (coloration au May-Grünwald-Giemsa, objectif × 40). Sur un fond peu hémorragique associé à une trame pseudo-fibrillaire rosée, noter la présence de cellules isolées de forme pseudo-ronde à fusiforme, de taille moyenne à grande avec un rapport nucléocytoplasmique moyen, un noyau ovoïde à la chromatine grossièrement réticulée à anormalement mottée et un cytoplasme basophile clair mal délimité évoquant des cellules mésenchymateuses. Ces cellules présentent des atypies marquées : une anisocytose, une anisocaryose, un gigantisme cellulaire et nucléaire, une plurinucléation et une mitose (flèches).

9. Hémangiopéricytome (coloration au May-Grünwald-Giemsa, objectif × 40). Sur un fond peu hémorragique, noter la présence de cellules isolées à pseudo-épithéliales, de forme pseudo-ronde à fusiforme, de taille moyenne à grande avec un rapport nucléocytoplasmique moyen, un noyau rond à ovoïde parfois excentré et un cytoplasme basophile clair mal délimité évoquant des cellules mésenchymateuses. Des lymphocytes (flèche) qui peuvent provenir du sang ou accompagner le processus néoplasique sont également observés.

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