Le point Vétérinaire n° 376 du 01/06/2017

REPRODUCTION

Dossier

Sylvie Chastant Maillard*, Tiare Delaune**, Patricia Ronsin***, Cathy Layssol-Lamour****


*NeoCare, Reproduction,
École nationale vétérinaire de Toulouse,
23, chemin des Capelles, 31300 Toulouse
s.chastant@envt.fr

Le retour en chaleur d’une femelle stérilisée est toujours un phénomène difficile à gérer, surtout pour le chirurgien. Cela l’est moins quand de nombreux cas sont recensés : exemple d’une école.

Résumé

→ L’étude des cas de rémanence ovarienne vus à l’École nationale vétérinaire de Toulouse rassemble 8 furettes, 14 chattes et 19 chiennes.

L’âge moyen de stérilisation des furettes est de 7,3 mois et les signes de rémanence apparaissent en moyenne 1,8 ans après l’intervention (pour des valeurs extrêmes de 2,7 mois à 6,3 ans). L’échographie est le seul examen utilisé dans la recherche de l’origine et a permis l’identification d’un reliquat ovarien dans tous les cas. Toutes les furettes ont été réopérées. L’âge moyen de la stérilisation des chattes est de 1,9 an et les signes de rémanence apparaissent dans un délai moyen de 3 mois, avec des durées s’échelonnant entre 10 jours et 10,3 mois. L’échographie, les dosages hormonaux et le frottis vaginal ont été utilisés à parts égales dans l’objectivation et la recherche de l’origine. Les quatre échographies ont permis le repérage d’un reliquat ovarien. 7 chattes ont été réopérées à l’école. Chez la chienne le délai de réapparition des signes d’œstrus est en moyenne de 5,3 mois, avec des extrêmes allant de 14 jours à 8 ans. Les chiennes sont le plus souvent de grand format. L’échographie, les dosages hormonaux et le frottis vaginal ont été utilisés dans l’objectivation et la recherche de l’origine. Toutes présentaient un reliquat ovarien et ont été réopérées à l’école.

Dans tous les cas, le diagnostic doit s’articuler en deux étapes : objectivation de l’imprégnation de stéroïdes, puis recherche de la cause.

Le bilan de cette étude, avec ses limites de représentation, montre que l’origine essentielle de la rémanence ovarienne est l’erreur chirurgicale, même s’il existe des causes alternatives rares : anomalies congénitales, tumeur surrénalienne (surtout chez la furette) ou des circonstances exogènes.

Summary

A retrospective study of 31 cases of ovarian remanence in three species

→ The study of cases of ovarian remanence seen at Toulouse Veterinary School included 8 ferrets, 14 cats and 19 bitches. The average age for sterilisation of the ferrets was 7.3 months and the signs of ovarian persistence occurred on average at 1.8 years after surgery. Ultrasonography was the only test used for investigation of the origin of clinical signs and allowed the identification of ovarian residue in all cases. All the ferrets were reoperated. The average age for sterilisation of the cats was 1.9 years and the signs of ovarian persistence took place within an average of 3 months. Ultrasonography, hormonal assays and vaginal smears were used equally to objectify and investigate the origin of the clinical signs. Ultrasonography used for 4 cats allowed the identification of an ovarian residue. Seven cats were reoperated at the Veterinary School. The appearence of œstrus signs in bitches is within an average of 5.3 months. The bitches are usually of large format. Ultrasonography, hormonal assays and vaginal smears were used to objectify and investigate the origin of the clinical signs. All the bitches were found to have ovarian residue and were re-operated at the Veterinary School. In all cases, the diagnosis must include two steps: objectivation of steroid impregnation followed by search for its origin. The results of this study, with its limitations of the number of cases, show that the essential origin of the ovarian remanence is surgical error although there are rare alternative causes including congenital anomalies, adrenal tumour (especially in the ferret) or exogenous causes.

Key words

Bitch, spay, sprite, ovarian remanence, retrospective study, ovariectomy, luteinizing hormone, ultrasound
Le syndrome de rémanence ovarienne se définit comme la réapparition de signes d’œstrus chez des femelles stérilisées chirurgicalement (photo 1). Il fait partie des complications de la stérilisation, entre autres. L’objectif de cette étude est de proposer une description de l’expression clinique de ce syndrome à partir des observations recueillies à l’école nationale vétérinaire de toulouse (ENVT) chez les femelles carnivores classiquement stérilisées pour convenance : la chienne, la chatte et la furette.1 Matériels et méthodesCette étude s’appuie sur les cas ...
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