Le point Vétérinaire n° 356 du 01/06/2015
 

Dossier

Traumatismes crâniens : physiopathologie, diagnostic et pronostic

Tatiana Cruciani

Le traumatisme crânien entraîne des lésions primaires et secondaires

menant à une déstabilisation des mécanismes d’homéostasie du cerveau et à une augmentation de la pression intracrânienne.

La mise en évidence d’un réflexe de Cushing (hypertension systémique associée à une bradycardie) chez un animal atteint d’un traumatisme crânien

est le signe d’une hypertension intracrânienne qui doit être traitée rapidement.

Un examen clinique complet, comprenant entre autres un examen neurologique, potentiellement complété par un suivi du score de Glasgow modifié, et les examens complémentaires de base

des animaux polytraumatisés doivent être effectués chez tous les animaux traumatisés crâniens pour évaluer l’importance des différentes lésions et le pronostic de l’animal.

Prise en charge pharmacologique du traumatisme crânien

Tatiana Cruciani

Une stabilisation extracrânienne (fluidothérapie, oxygénation de l’animal, ventilation assistée si nécessaire, et gestion de la douleur) est primordiale

pour le pronostic vital de l’animal et pour minimiser l’évolution des lésions secondaires et l’apparition d’une hypertension intracrânienne.

En cas de traumatisme crânien, l’association de cristalloïdes hypertoniques et de colloïdes est une bonne option thérapeutique

lors d’hypovolémie et d’augmentation de la pression intracrânienne chez des animaux correctement hydratés.

La thérapie hyperosmolaire est le traitement de choix de l’hypertension intracrânienne

avec notamment le mannitol et les cristalloïdes hypertoniques. Les corticostéroïdes et le furosémide ne sont plus recommandés.

Une thérapie anticonvulsivante doit être mise en place chez tout animal présentant des crises convulsives

car elles peuvent aggraver les lésions cérébrales.

Prise en charge non pharmacologique et chirurgicale du traumatisme crânien

Tatiana Cruciani

La prise en charge spécifique des animaux traumatisés crâniens vise à diminuer le volume sanguin cérébral

(surél évation de la tête, ventilation) et le métabolisme cérébral (hypothermie).

Une thérapie non spécifique comprenant notamment des mesures de nursing, de nutrition, de soutien de la fonction gastro-intestinale et de surveillance de la glycémie

s’ajoute aux mesures spécifiques de la prise en charge des traumatisés crâniens.

La chirurgie joue un rôle mineur en médecine vétérinaire

mais les nouvelles méthodes d’imagerie vont probablement permettre d’obtenir des indications chirurgicales précoces dans la gestion des traumatisés crâniens.

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