Le point Vétérinaire n° 353 du 01/03/2015
 

Dossier

Particularités anatomiques et comportementales, et besoins nutritionnels du furet

Adeline Linsart et Géraldine Blanchard

Le tube digestif du furet est celui d’un carnivore strict,

physiologiquement incapable de digérer les glucides (fibres, amidon et sucres simples).

Les goûts alimentaires du furet sont fixés très tôt.

Un sevrage mixte est recommandé afin de faciliter la présentation d’aliments nouveaux à l’âge adulte.

Le furet présente une attirance notable

pour les substances grasses, sucrées, liquides, ainsi que pour les matières plastiques et dérivés.

Un apport excessif en glucides,

via des friandises inadaptées ou une alimentation industrielle sèche, est incriminé dans la recrudescence des troubles digestifs et de l’insulinome.

Les apports protéiques ne doivent pas être réduits chez le furet,

même en présence d’une insuffisance rénale. Cela majorerait la fonte musculaire tout en déséquilibrant la ration.

Nutrition du lapin de compagnie

Émilie Tessier

L’anatomie et la physiologie digestive et dentaire du lapin

sont très particulières, et adaptées à un régime alimentaire riche en fibres et pauvre en matières grasses et en sucres.

Le lapin est très sélectif dans son alimentation,

car son goût et son odorat sont bien développés.

La majorité des lapins de compagnie sont obèses

et reçoivent une alimentation déséquilibrée, conduisant à de nombreux troubles digestifs et dentaires, principalement.

L’alimentation normale du lapin de compagnie se compose de foin,

de verdure, puis d’autres végétaux ou de fruits en guise de friandises. La ration est éventuellement complétée d’un aliment sec équilibré (extrudés).

L’analyse de la ration est essentielle,

notamment la vérification de l’équilibre entre le calcium, le phosphore et la vitamine D, afin de prévenir des maladies comme les troubles dentaires ou les urolithiases.

L’alimentation des rongeurs : rat, cochon d’Inde et chinchilla

Audrey Palmero et Sébastien Lebras

Le rat, le cochon d’inde et le chinchilla

ont chacun des besoins nutritionnels spécifiques.

Chez les rongeurs herbivores, la base de l’alimentation est le foin.

Il doit être de bonne qualité et proposé à volonté.

Le comportement alimentaire normal

de tous les rongeurs est leur besoin continu de grignoter.

Chez les rongeurs, les mélanges de graines

sont à proscrire.

Chez le rat, un excès de lipides

favorise l’apparition de tumeurs mammaires.

Chez le cochon d’inde, un excès de calcium

est à l’origine d’urolithiases ou de calcinose.

La carence en vitamine B1

est fréquente chez le jeune chinchilla et entraîne des troubles nerveux.

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