Le point Vétérinaire Canin n° 343 du 01/03/2014
 

REPRODUCTION FÉLINE

Cas clinique

Anne Gogny*, Anne Broussolle**


*Service de reproduction des animaux
de compagnie
Centre hospitalier universitaire vétérinaire
École nationale vétérinaire, agroalimentaire
et de l’alimentation de Nantes Atlantique-Oniris
Atlanpôle La Chantrerie BP 40706
44307 Nantes Cedex 3
anne.gogny@oniris-nantes.fr
**Clinique vétérinaire du Beaumarais
218, place Joffre, 62400 Béthune

Une chatte de race persan, âgée de 3 ans, castrée, est présentée pour explorer une galactorrhée chronique récidivante.

Résumé

→ Une chatte persan âgée de 3 ans est présentée pour explorer une galactorrhée récidivante. La galactorrhée est d’abord attribuée à une lactation de pseudo-gestation (affection rare dans l’espèce féline), mais un nouvel épisode clinique s’exprime après l’ovariectomie.

Une rémanence ovarienne est suspectée. Les signes cliniques observés impliquent que cette chatte montre de plus une tendance à manifester des ovulations spontanées.

Le dosage d’œstradiol après stimulation, pratiqué pour établir le diagnostic de rémanence ovarienne, ne met pas en évidence d’activité résiduelle gonadique. Une laparotomie exploratrice révèle la présence d’un résidu ovarien. Celui-ci est retiré, et aucun signe de pseudo-gestation n’est plus noté ultérieurement.

Summary

Galactorrhoea in a neutered female cat

→ A 3-year old persan female cat was presented for recurring lactation. Initially the lactation was false pregnancy (rare in feline species) but the problem recurred following ovariectomy.

Ovarian remanence was suspected. The cat presented with clinical signs of spontaneous ovulations.

The blood-oestradiol concentration after stimulation did not indicate that there was residual gonadal activity. Residual ovarian tissue was found on exploratory laparotomy. This was removed and the cat showed no further signs of false pregnancy.

Key words

Ovarian remanence, lactation, false pregnancy lactation, spontaneous ovulation, LH concentration

À l’âge de 18 mois, puis à 2 ans et demi, une chatte présente deux épisodes de galactorrhée, associés à des comportements de maternage des jouets et de fabrication d’un nid. Dans les deux cas, une hyperplasie mammaire importante et une sécrétion lactée sont mises en évidence. Ces signes sont attribués à une lactation de pseudo-gestation.

CAS CLINIQUE

1. Commémoratifs

La chatte vit dans une maison, où elle cohabite avec une tortue terrestre. Elle a accès à l’extérieur, mais ne sort qu’avec ses propriétaires, en laisse. Elle n’a pas d’antécédents médicaux ou chirurgicaux. Seuls des traitements antiparasitaires préventifs et des vaccinations lui ont été administrés.

2. Anamnèse

Lors de chaque lactation de pseudo-gestation, un traitement antiprolactinique à base de cabergoline (Galastop(r), 5 µg/kg, une fois par jour) est administré à l’animal pendant 8 jours (tableau). Il permet de faire cesser les signes cliniques.

A l’issue du deuxième épisode clinique, une ovariectomie est recommandée. Elle est pratiquée 6 mois plus tard.

Trois semaines après l’ovariectomie, la chatte présente un nouvel épisode de galactorrhée, assorti des mêmes signes comportementaux. Elle reçoit de la cabergoline, aux mêmes doses et selon le même schéma thérapeutique que précédemment.

Un mois plus tard, une sécrétion lactée apparaît de nouveau, de même qu’un comportement de maternage vis-à-vis des jouets, ce qui motive la consultation du jour.

3. Examen clinique

L’examen clinique ne montre aucune anomalie, en dehors d’une hyper­plasie mammaire et d’une sécrétion lactée abondante exprimée à la pression des mamelles (photo 1).

4. Bilan clinique

Une récidive de galactorrhée est notée associée à une hyperplasie mammaire et à des comportements de maternage, chez une chatte âgée de 3 ans et castrée depuis 5 semaines.

5. Hypothèses diagnostiques

Les hypothèses diagnostiques re­tenues sont :

– une lactation de pseudo-gestation ;

– une stimulation répétée des mamelles (léchage permanent ou tétée par un autre animal de la maison) ;

– une origine iatrogène : médicaments stimulant la production lactée, tels que les antidopaminergiques, par exemple, ou les progestatifs, qui provoquent parfois une sécrétion lactée à l’arrêt du traitement, par effet rebond ;

– une tumeur hypophysaire telle qu’un adénome, à l’origine d’une hypersécrétion de prolactine (figure).

L’hypothèse d’une tumeur hypophysaire prolactinique est écartée dans un premier temps, en raison du jeune âge de l’animal et de la rareté de cette affection chez le chat. L’origine iatrogène est également éliminée car la chatte ne reçoit aucun traitement médical en dehors des traitements antiprolactiniques. De même, aucun léchage mammaire n’a jamais été observé.

La lactation de pseudo-gestation est donc l’hypothèse retenue en premier lieu.

6. Examens complémentaires

Une lactation de pseudo-gestation est toujours associée à une activité ovarienne. Dans le cas présent, seule une rémanence ovarienne peut l’expliquer. Cette hypothèse est explorée par un dosage de l’œstradiol plasmatique après stimulation par un agoniste de la GnRH (injection de 0,4 µg/­kg de buséréline, Réceptal(r), dosage de l’œstradiol à T0 et à T0 + 120 min), et par un dosage de la progestérone plasmatique. Les résultats obtenus pour l’œstradiol sont des valeurs basales (T0 = 12 pmol/l et T0 + 120 min = 3 pmol/l) qui ne révèlent pas d’activité folliculaire. Le dosage de la progestérone montre une valeur de 6 nmol/l (soit 1,88 ng/ml), ce qui témoigne de l’absence de corps jaune. Ces résultats suggèrent l’absence de tissu ovarien.

Cependant devant les signes cliniques très évocateurs d’une lactation de pseudo-gestation, l’hypothèse d’un résidu ovarien est néanmoins retenue, et une laparotomie exploratrice est programmée.

7. Traitement

La laparotomie révèle la présence d’un résidu ovarien nettement identifiable en région lombaire, à droite. Ce résidu est retiré et une hystérectomie est réalisée en complément, avec l’objectif d’éliminer toute structure ovarienne résiduelle éventuelle, non visible macroscopiquement.

8. Évolution

Un an plus tard, les manifestations de maternage et la galactorrhée ont cessé. Les propriétaires ne rapportent plus aucune anomalie.

Discussion

Ce cas se caractérise par un tableau clinique original, qui inclut plusieurs situations rares.

1. Pseudo-gestations répétées

Les caractéristiques de la pseudo-gestation exprimée ici sont atypiques, car, à la fois, elles témoignent d’ovulations spontanées régulières, des événements peu fréquents chez la chatte, et présentent un tableau clinique inhabituel d’hypertrophie mammaire et de galactorrhée.

Des ovulations spontanées régulières

La pseudo-gestation correspond à une phase d’activité hormonale reproduisant certaines des conditions de la gestation chez une femelle non gravide. Chez la chienne, une espèce à ovulation spontanée, la pseudo-­gestation est physiologique et se produit lors de chaque cycle œstral. Chez la chatte, une espèce à ovulation provoquée, cette situation est moins fréquente que chez la chienne, dans la mesure où elle fait obligatoirement suite à une saillie non fécondante, à une interruption de la gestation ou à une ovulation spontanée [15].

Compte tenu du mode de vie de la chatte étudiée, l’hypothèse la plus probable pour expliquer les pseudo-gestations est l’occurrence régulière d’ovulations spontanées. En collectivité, ces ovulations peuvent concerner jusqu’à 87 % des chattes [7, 10]. Le support physiologique qui explique les ovulations spontanées n’est pas identifié. Le pic de l’hormone lutéinisante (LH) qui déclenche l’ovulation pourrait être occasionné par des stimuli externes (phéromones ou stimulus visuels, par exemple) [5].

Hypertrophie mammaire

Chez la chatte, la phase lutéale associée à la pseudo-gestation dure de 25 à 45 jours [16, 5]. Elle se manifeste le plus souvent par l’inhibition de l’œstrus, ce qui se traduit par un allongement de l’intervalle interœstrus. Dans le cas présenté, l’expression de d’œstrus était fruste et l’allongement de l’intervalle interœstrus n’a pas été observé par les propriétaires.

Une légère hypertrophie mammaire peut être notée lors de pseudo-gestation. Contrairement à ce qui est observé chez la chienne, elle est très rare chez la chatte [15, 1]. Dans le cas de la chatte étudiée, une hypertrophie mammaire a été remarquée lors de chaque épisode clinique.

Sécrétion lactée : plus rare que chez la chienne

Parfois, une sécrétion lactée se produit à la fin de la période de pseudo-gestation, donnant lieu, comme chez la chienne, à une lactation dite de pseudo-gestation. Dans ce cas, des comportements maternels vis-à-vis des jouets peuvent être observés, de même que des comportements assimilables aux prodromes de la mise bas (fabrication de nid, par exemple).

Contrairement à ce qui se produit chez la chienne, la pseudo-gestation chez la chatte n’est pas associée à une augmentation de la prolactinémie [3]. Cela explique sans doute la faible fréquence de la lactation de pseudo-gestation dans cette espèce. Chez la chatte, les lactations de pseudo-gestation sont donc très peu fréquentes car elles sont subordonnées à l’occurrence simultanée de deux événements rares dans cette espèce : une ovulation spontanée et une sécrétion lactée en l’absence de gestation.

Particularités de la chatte étudiée

Chez la chatte étudiée, les épisodes de galactorrhée n’ont pas suivi une périodicité régulière : ils se sont produits à l’âge de 18 mois, 2 ans et demi et 3 ans. En outre, ces épisodes n’ont pas semblé être en relation avec la saison sexuelle, puisque les deux premiers se sont produits en septembre, et les deux suivants en mars et en avril. La galactorrhée aurait bien été en relation avec l’activité ovarienne, puisque les signes cliniques ont disparu après l’exérèse de la totalité du tissu ovarien.

Cette chatte présente donc un tableau clinique peu fréquent, avec des ovulations spontanées suivies de lactations de pseudo-gestation. La fréquence des lactations de pseudo-gestation et leur apparition dès la puberté suggèrent une sensibilité individuelle. Celle-ci pourrait avoir un support génétique ou être secondaire à un autre désordre endocrinien, d’origine hypophysaire par exemple. Pour étayer cette hypothèse, il aurait été intéressant de procéder à des dosages de prolactinémie et de rechercher une anomalie hypophysaire, par examen tomodensitométrique ou par imagerie par résonance magnétique.

2. Rémanence ovarienne

Origine

La rémanence ovarienne est une complication rare, qui correspond à la persistance de tissu ovarien après une ovariectomie chez une femelle. Chez la chatte, elle provient toujours d’une erreur chirurgicale dont :

– la section accidentelle d’un ovaire et une exérèse partielle ;

– l’oubli d’un ovaire et une exérèse unilatérale ;

– la perte d’un fragment d’ovaire ou d’un ovaire complet dans la cavité abdominale, suivie d’une implantation dans l’omentum et d’une revascularisation locale [8].

Aucun cas de réimplantation diffuse de cellules ovariennes, disséminées dans la cavité abdominale en raison d’une pression exagérée sur les ovaires, n’a jamais été décrit chez l’animal. L’hypothèse d’une résorption cutanée d’œstrogènes a é­ga­lement été incriminée, mais cela n’a jamais été prouvé, ni chez le chien ni chez le chat [6]. La sécrétion accrue de stéroïdes sexuels par les glandes surrénales pourrait également expliquer une rémanence ovarienne mais ce phénomène, connu chez le furet, n’a jamais été décrit chez le chat.

La fréquence des rémanences ovariennes n’est pas corrélée au degré d’expérience du chirurgien [11]. Cela se vérifie dans le cas étudié, où le praticien ayant réalisé l’intervention était diplômé depuis 18 ans et n’avait jamais expérimenté cette complication.

L’ovaire droit semble plus souvent en cause que le gauche et, dans la moitié des cas, le tissu résiduel ovarien est bilatéral [4, 11]. Chez la chatte étudiée, le tissu résiduel est situé à droite, ce qui correspond au cas général.

Signes cliniques

Le principal signe d’appel d’une rémanence ovarienne est l’observation de chaleurs chez une femelle stérilisée. Les signes d’œstrus peuvent apparaître dans les semaines qui suivent l’intervention, mais aussi ne s’exprimer que plusieurs années après l’ovariectomie [11]. Chez la chatte étudiée, aucun signe d’œstrus n’a été remarqué par les propriétaires après l’intervention.

3. Faux négatif au test diagnostique de la rémanence ovarienne

Comment diagnostiquer une rémanence ovarienne

Le diagnostic de la rémanence ovarienne repose sur la mise en évidence d’un ovaire ou d’un fragment d’ovaire, ou sur la démonstration d’une activité hormonale gonadique.

Une échographie abdominale peut révéler un ovaire, mais l’examen est à la fois peu sensible et peu spécifique : les ovaires ne sont pas des structures faciles à reconnaître à l’échographie, et des faux positifs aussi bien que des faux négatifs sont possibles.

L’activité hormonale ovarienne peut être démontrée par :

– la mise en évidence d’une activité œstrogénique (frottis vaginal mettant en évidance une kératinisation de l’épithélium vaginal) ;

– des dosages d’œstradiol ou de progestérone, effectués avec ou sans stimulation préalable par l’hormone gonadotrophine chorionique (hCG) ou par un agoniste de l’hormone de libération des gonadotrophines hypophysaires (GnRH) ;

– la mise en évidence d’une absence de rétrocontrôle négatif exercée par les hormones gonadiques sur les gonadotropines LH et l’hormone folliculo-stimulante (FSH) (dosage semi-quantitatif de la LH) [13, 9, 2, 12, 14].

Le choix du test à réaliser dépend du stade du cycle de la femelle.

Lorsque des signes d’œstrus sont présents, les tests les plus pertinents sont le frottis vaginal, le dosage de l’œstradiol basal et celui de l’œstradiol et de la progestérone avant et après le déclenchement d’une ovulation par l’hCG [9].

Si la chatte est en anœstrus, le dosage de l’œstradiol après une stimulation par un agoniste de la GnRH peut permettre d’observer une activité ovarienne [2, 13]. De même, le dosage de la progestérone basale (c’est-à-dire sans stimulation) peut révéler une ovulation antérieure.

Ces tests n’ont été évalués qu’en dehors de la lactation. Sur le plan physiologique, il n’est pas attendu de réponse au test de stimulation chez une chatte qui allaite. Il est donc préférable de les utiliser en dehors de périodes de sécrétion lactée.

Que conclure des résultats du dosage d’œstradiol ?

La chatte étudiée n’avait pas montré de chaleurs. Le test choisi a donc été un dosage d’œstradiol après stimulation par la buséréline, un agoniste de la GnRH. Cependant, aucune augmentation de l’œstradiol n’a été mise en évidence après stimulation.

Selon Rohlertz et coll., le test de stimulation par la buséréline possède une sensibilité et une spécificité de 100 % dans la détection des chattes stérilisées (n = 31 chattes) [13]. La valeur seuil établie dans cette étude est de 11 pmol/l d’œstradiol, valeur au-delà de laquelle du tissu ovarien est présent. Axner et coll. obtiennent des résultats similaires, avec une œstradiolémie, après stimulation de 9 pmol/l au maximum chez les chattes castrées et de 12 pmol/l au minimum chez les chattes entières (n = 22 chattes) [2].

Chez la chatte étudiée, l’œstradiolémie après stimulation est de 3 pmol/l, ce qui oriente le diagnostic vers une absence d’ovaire. Or un résidu ovarien était pourtant présent chez cet animal.

Dans le cas présent, des déséquilibres hormonaux d’origine hypophysaire ont peut-être interféré avec les tests de stimulation.

Les études d’Axner et coll. et de Rohlertz et coll. ont été menées sur un nombre d’animaux restreint (53 chattes en tout, dont la moitié était castrée), ce qui explique peut-être, qu’en pratique, l’application des résultats des calculs de sensibilité/spécificité soient sujets à des variations.

Que conclure des résultats du dosage de progestérone ?

Le dosage de la progestérone sanguine réalisé en parallèle du dosage d’œstradiol a révélé des valeurs basales. Une valeur de progestéronémie supérieure à 2 ng/ml signe une ovulation antérieure : elle indique en effet que des corps jaunes sont présents. Cela ne peut être le cas que pendant la gestation ou la pseudo-gestation. Au contraire, des valeurs inférieures à 2 ng/ml témoignent d’une absence de corps jaunes, mais ne présagent pas d’une absence d’ovaire. Chez la chatte étudiée, aucune conclusion n’était donc possible.

Quels autres tests sont utilisables ?

Un dosage de LH (Witness LH(r), Synbiotics) aurait été intéressant ici. Dans l’indication du dépistage des femelles stérilisées, ce test possède une sensibilité de 100 % et une spécificité de 92 à 93,8 % selon les études [14, 12]. Avec une prise de sang unique, ce test est plus facile à mettre en œuvre que le test de stimulation. En outre, le recours à un laboratoire extérieur n’est pas nécessaire puisqu’il s’agit d’un test semi-quantitatif utilisable à la clinique (photo 2, encadré). Le dosage de LH n’est utilisable que chez les animaux qui ne sont pas en œstrus : le pic de LH qui survient au moment de l’ovulation peut en effet représenter une source de biais.

Conclusion

L’originalité de ce cas réside dans un tableau clinique conjuguant plusieurs événements rares. Le praticien a été confronté à des difficultés liées à la fois à une présentation clinique atypique (lactation de pseudo-gestation chez une chatte) et à un défaut de réponse du test diagnostique utilisé (faux négatif). De plus, l’ensemble se présentait dans un contexte de compli­ca­tion opératoire peu fréquent (rémanence ovarienne chez une chatte).

Ce cas souligne donc l’intérêt de bien connaître les mécanismes physiologiques et de s’appuyer en premier lieu sur l’examen clinique.

Références

  • 1. Arus Marti J, Fernandez S. Clinical approach to mammary gland disease. In: England G, Von Heimendahl A. BSAVA Manual of canine and feline reproduction and neonatalogy. 2nded. BSAVA ed., Gloucester. 2010:155-160.
  • 2. Axner E, Gustavsson T, Ström Holst B. Estradiol measurement after GnRH-stimulation as a method to diagnose the presence of ovaries in the female domestic cat. Theriogenology 2008;70(2):186-191.
  • 3. Banks DR, Pappe SR, Stabenfeldt H. Prolactin in the cat: I. Pseudopregnancy, pregnancy and lactation. Biol. Reprod. 1983;28:923-932.
  • 4. England GCW. Confirmation of ovarian remnant syndrome in the queen using hCG administration. Vet. Rec. 1997;141:309-310.
  • 5. England GCW. Physiology and endocrinology of the female. BSAVA Manual of canine and feline reproduction and neonatalogy. 2nd ed. BSAVA ed., Gloucester, 2010:1-12.
  • 6. Fontbonne A, Fontaine E. Reconnaître et diagnostiquer l’infertilité d’origine hormonale chez la chienne. Nouv. Prat. Vét. Can. Fél. 2008;38:89-96.
  • 7. Gudermuth DF, Newton L, Daels P, Concannon P. Incidence of spontaneous ovulation in young, group-housed cats based on serum and faecal concentrations of progesterone. J. Reprod. Fertil. Suppl. 1997;51:177-184.
  • 8. Heffelfinger DJ. Ovarian remnant in a 2-year-old queen. Can. Vet. J. 2006;47(2):165-167.
  • 9. Jeffcoate IA, McBride M, Harvey MJ, Aughey E. Measurement of plasma oestradiol after an injection of a gonadotrophin as a test for neutered bitches. Vet. Rec. 2000;146(21):599-602.
  • 10. Lawler DF, Johnston SD, Hegstad RL et coll. Ovulation without cervicula stimulation in domestic cats. J. Reprod. Fertil. Suppl. 1993;47:57-61.
  • 11. Miller DM, Ovarian remnant syndrome in dogs and cats : 46 cases (1988-1992). J. Vet. Diagn. Invest. 1995;7:572-574.
  • 12. Rohlertz M, Ström Holst B, Axnér E. Comparison of the GnRH-stimulation test and a semiquantitative quick test for LH to diagnose presence of ovaries in the female domestic cat. Theriogenology. 2012;78(9):1901-1906.
  • 13. Rosset E, Gogny A, Buff S et coll. Rémanence ovarienne chez une chienne ou une chatte. Prat. Vet. 2013;48:90-93.
  • 14. Scebra LR, Griffin B. Evaluation of a commercially available luteinizing hormone test to distinguish between ovariectomized and sexually intact queens. 21st annual ACVIM Forum, Charlotte, NC. 2003:214.
  • 15. Tsutsui T, Stabenfeldt GH. Biology of ovarian cycles, pregnancy and pseudopregnancy in the domestic cat. J. Reprod. Fertil. Suppl. 1993;47:29-35.
  • 16. Verhage HG, Beamer NB, Brenner RM. Plasma levels of estradiol and progesterone in the cat during polyestrus, pregnancy and pseudopregnancy. Biol. Reprod. 1976;14:579-585.

Conflit d’intérêts

Aucun.

Points forts

→ Chez la chatte, des ovulations spontanées sont possibles. En collectivité, elles peuvent concerner jusqu’à 87 % des femelles.

→ La rémanence ovarienne est une complication chirurgicale rare, qui n’est pas corrélée au degré d’expérience du chirurgien.

→ Le diagnostic de la rémanence ovarienne repose sur la mise en évidence d’un ovaire ou d’un fragment d’ovaire, ou sur la démonstration d’une activité hormonale gonadique.

→ L’activité hormonale ovarienne peut être démontrée par la mise en évidence d’une activité œstrogénique ou par le dosage de l’hormone lutéinisante (LH).

→ Chez la chatte, une valeur de progestéronémie supérieure à 2 ng/ml signe une ovulation antérieure.

ENCADRÉ
Principes du dosage de l’hormone lutéinisante

Le dosage de l’hormone lutéinisante (LH) est fondé sur l’absence de rétrocontrôle négatif exercé par les hormones ovariennes. Après la castration, la progestérone et les œstrogènes n’exercent plus de rétrocontrôle négatif sur la sécrétion de LH et de l’hormone folliculo-stimulante (FSH). Celles-ci tendent donc à augmenter significativement. Il n’existe pas de test permettant le dosage de la FSH en routine, mais il existe un dosage semi-quantitatif de la LH (Witness LH(r), Synbiotics). Celui-ci est initialement destiné à détecter le pic de LH chez la chienne, pour déterminer le moment le plus opportun pour une saillie. Une valeur supérieure à 1 ng/ml (exemple : la valeur-seuil du test coloré) indique une augmentation de la LH au-delà des valeurs basales. Celle-ci peut refléter une ovulation imminente, ou correspondre à une absence de rétrocontrôle gonadique donc à une stérilisation.

1. Une sécrétion lactée abondante est exprimée à la pression des mamelles.

FIGURE
Mécanisme de la sécrétion lactée et régulation de la prolactine

TRH : hormone thyréotrope.

2. Dosage de l’hormone lutéinisante avec le Witness LH(c), Symbiotics. La couleur du sérum dosé est identique à celle du témoin positif, ce qui signifie que la LH sérique est au moins égale à 1 ng/ml. L’animal testé ici est donc stérilisé.

TABLEAU
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