Le point Vétérinaire Canin n° 313 du 01/03/2011
 

CHIRURGIE OSSEUSE CHEZ LES OISEAUX

Article de synthèse

Hugues Beaufrère*, Adrien Aertsens**


*Veterinary clinical sciences,
School of veterinary medicine
Louisiana State University
Skip Bertman Drive, Baton Rouge
70803 Louisiana, États-Unis
hbeaufrere@vetmed.lsu.edu
**21, Hayhurst Court Dibden Street
N1 8RQ Londres, Royaume-Uni

Les ailes fracturées des oiseaux se réparent avec du matériel classique. Seules les techniques doivent être adaptées.

Résumé

→ Le squelette du membre thoracique des oiseaux est très spécifique. Pour une récupération parfaite des performances, les méthodes de fixation doivent être adaptées à sa physiologie. La majorité des fractures aviaires guérit avec un simple bandage, mais la fixation orthopédique permet d’obtenir de meilleurs résultats fonctionnels.Plusieurs techniques chirurgicales sont utilisées chez les oiseaux sauvages et captifs. Un montage tie-in composé d’un clou centromédullaire relié à un fixateur externe de type I constitue la méthode de choix pour réparer les os longs des oiseaux (recommandée sur les fractures de l’humérus et de l’ulna). Pour ces deux os, chez des petits formats, un seul clou centromédullaire peut suffire, ou un fixateur externe de type I en cas de fragmentation importante. Le radius est un os très mobile, réparable par un clou centromédullaire. Le carpométacarpe (fractures d’un pronostic plus sombre) est classiquement stabilisé par un fixateur externe de type I.

La chirurgie orthopédique aviaire présente des similitudes et des divergences avec les techniques communément utilisées chez les petits animaux. Bien que les principes généraux soient identiques, certaines particularités dues à l’anatomie, la physiologie, la biomécanique et l’aérodynamique des oiseaux ont un impact significatif sur l’application des méthodes d’ostéosynthèse aux fractures aviaires.

Les oiseaux sont essentiellement des animaux volants. Par conséquent, les forces biomécaniques et aérodynamiques appliquées sur les os de leurs membres thoraciques sont spécifiques et vont influer sur le type de fracture rencontré, donc sur le type de fixation conseillé.

Les os des oiseaux ont un cortex fin avec une composante trabéculaire réduite. L’humérus est pneumatisé chez la grande majorité des espèces. En conséquence, les forces d’ancrage du matériel orthopédique sont faibles. Cependant, malgré leur apparente fragilité, les os des ailes sont étonnamment solides et capables de résister aux forces considérables générées au cours du vol et du battement d’aile. La cicatrisation osseuse des oiseaux s’avère rapide (principalement endostée) mais apparaît discrète à la radiographie [7]. La plupart des fractures guérissent en 4 à 6 semaines même en l’absence de fixation chirurgicale. Une grande proportion des fractures de l’aile peuvent guérir avec une immobilisation externe, en particulier les fractures simples, peu déplacées, et/ou chez des petits oiseaux. Malgré tout, une fixation chirurgicale reste préférable, surtout si un retour complet des performances de vol est souhaité. La fixation chirurgicale permet d’obtenir une meilleure réduction anatomique, un meilleur pronostic pour le vol et une réduction de la morbidité de l’aile. Celle-ci est souvent liée à une immobilisation prolongée [3, 6]. Cependant, un unique bandage est préférable pour certaines fractures : très déplacées, comminutives ou articulaires.

Le vol est le moyen de locomotion animale le plus compliqué et celui qui réclame le plus d’énergie. De ce fait, le pronostic pour un retour complet aux performances originales est moins bon que pour la locomotion terrestre des animaux de compagnie. Toutes les fractures alaires n’ont pas le même pronostic pour le vol, et les techniques orthopédiques actuelles ont leurs limites chez les oiseaux (encadré).

Les oiseaux sont plus résistants à l’ostéomyélite que les petits mammifères. Les techniques chirurgicales sont globalement similaires pour les fractures ouvertes et fermées de l’aile. Un traitement approprié des plaies doit toutefois être entrepris. Les fragments osseux extériorisés et dévitalisés peuvent être excisés à l’admission. Les antibiotiques fréquemment utilisés par les auteurs dans les fractures ouvertes sont la clindamycine 50 mg/kg et la combinaison amoxicilline-acide clavulanique 125 mg/kg toutes les 12 heures.

Au cours de l’évolution, l’aile a subi une diminution de sa masse (tissus mous notamment). Les fractures sont donc plus instables et les fragments osseux s’extériorisent plus facilement. De plus, les oiseaux sont légers. La majorité de ceux présentés en consultation pèse moins de 1 kilo, ainsi l’utilisation d’implants chirurgicaux légers s’impose. Dans le cas contraire, ils peuvent entraîner un retard de cicatrisation, une déminéralisation osseuse, un mauvais port d’aile et un inconfort pour l’oiseau. Le polyméthylméthacrylate (exemple : Technovit®) dans une structure tubulaire (exemple : drain de Penrose, paille, tuyau en plastique), de la colle époxy ou des composés thermolabiles sont fréquemment utilisés pour connecter les implants les uns aux autres. Des broches filetées positives sont fortement conseillées chez les oiseaux. Leur ancrage est meilleur dans les os aviaires, ce qui prévient leur déchaussement, phénomène fréquent lors de l’utilisation de broches non filetées [5].

La fixation orthopédique vise à réduire et à stabiliser la fracture, à contrebalancer les forces appliquées au site, et à réduire le temps de cicatrisation, l’immobilisation et la morbidité de l’aile. Elle permet en outre un rapide retour au vol [3, 6]. Différentes options chirurgicales sont recommandées pour le traitement des fractures de l’aile chez les oiseaux (tableau).

Les plaques sont contre-indiquées en raison de leur poids, de leur implantation difficile sur les os aviaires (courbés, tissu médullaire réduit). Leur extraction est recommandée pour prévenir les traumatismes thermiques au long terme (faible isolation par les tissus mous et importante conduction thermique du métal). Le fixateur externe de type II ne doit pas être utilisé sur l’aile car il provoque de sévères traumatismes sur le corps de l’oiseau quand l’aile est repliée.

FRACTURES DES OS DE LA CEINTURE THORACIQUE

La ceinture thoracique est formée de trois os de chaque côté : le coracoïde, la scapula et la clavicule ou furcula (figure 1). Ces os participent, selon l’espèce, à l’anatomie de l’articulation glénoïdale et du foramen tri-osseux. Ce dernier a une importance majeure dans l’élévation de l’aile par l’action du tendon du muscle supracoracoïde qui passe à l’intérieur de celui-ci et agit comme par un système de poulie sur l’humérus [1].

Le coracoïde est l’os le plus important d’un point de vue biomécanique et orthopédique. Les fractures de cet os sont fréquentes et entraînent une incapacité au vol ainsi qu’une impossibilité d’élever l’aile au-delà de la colonne vertébrale. Mais la plupart des fractures du coracoïde (environ 95 %) guérissent correctement avec un bandage et du repos en cage. Chez les grands oiseaux (aigles), c’est la seule fracture pour laquelle la réparation par une plaque est conseillée car des forces importantes s’exercent sur l’épaule [2]. L’approche chirurgicale au travers des muscles pectoraux et de la ceinture thoracique se montre cependant difficile et associée à des saignements significatifs [2, 3].

Les fractures scapulaires et claviculaires ne semblent pas avoir d’impact majeur sur les performances du vol. Elles sont typiquement gérées par un repos en cage pendant 3 à 4 semaines.

FRACTURES DE L’HUMÉRUS

L’humérus est le seul os pneumatisé de l’aile, il est pourtant très robuste. Les principaux muscles du vol possèdent une insertion humérale. L’humérus subit des forces importantes de torsion et de flexion (chez les mammifères domestiques, les forces de tension et de compression sont majoritaires) [1]. Les fractures humérales sont en général obliques et ouvertes, probablement en raison de sa relative fragilité à la torsion. Le pronostic pour le vol est très réservé en l’absence de chirurgie. En attendant l’intervention, un bandage en huit et un bandage de corps doivent être réalisés. L’humérus est classiquement réparé avec une approche dorsale, en prenant soin d’épargner le nerf radial [4]. Il peut être récliné avec un morceau de compresse humidifiée. Le montage orthopédique classique consiste en la pose d’un clou centromédullaire, relié à deux broches filetées de fixateur externe de type I, connu sous le nom de tie-in (figure 2, photo 1) [6]. Ce système contre à la fois les forces de flexion, de rotation et de compression. Il est relativement léger, facile à mettre en place, de faible coût, et bien toléré par les oiseaux [8]. En phase postopératoire, un bandage en huit est posé pendant 3 à 6 jours au maximum. Dans le cas de fractures ouvertes, ou chez un oiseau nécessitant plusieurs jours de soins avant l’intervention, un fixateur externe de type I composé d’une broche dans chaque fragment peut être installé à l’admission. Il prévient ainsi une contraction musculaire trop importante tout en fournissant une stabilisation temporaire. Lors de la fixation des broches au clou centromédullaire, l’aile doit être repliée en position anatomique contre le corps de l’oiseau afin d’éviter tout trouble d’orientation ou de rotation préjudiciable au vol. Tant que son orientation est intègre, l’humérus peut perdre jusqu’à 10 % de sa longueur sans réelle conséquence sur le vol. Si un fixateur externe temporaire a été placé à l’admission, la broche proximale devient fréquemment lâche en raison de la relative instabilité du système et des forces de compression exercées sur celui-ci par les muscles du bras. Par conséquent, la broche doit être remplacée par une autre plus distale [8].

Dans le cas d’un gros oiseau (plus de 1 à 1,5 kg), la pose de deux broches dans chaque fragment est recommandée pour augmenter la stabilité du système tie-in et prévenir leur déchaussement [8].

Lorsqu’un tie-in ne peut être utilisé, comme chez un oiseau de petite taille, un unique clou centromédullaire peut être implanté. Mais l’aile doit être immobilisée par un bandage en huit et un bandage de corps pendant 3 à 5 semaines. Si la fracture est comminutive, un fixateur externe de type I est une meilleure option.

Les fractures proximales sont stabilisées par un haubanage couplé à un tie-in (figure 3). Les fractures distales sont également réparées par un système de tie-in modifié : implantation rétrograde d’une broche dans chaque condyle de l’humérus, en évitant de traumatiser l’arti-culation du coude et le tendon du triceps [6].

Pendant le processus de cicatrisation osseuse, le système orthopédique peut être modifié pour accélérer et stimuler le remodelage osseux, habituellement par l’exérèse du clou centromédullaire. Habituellement, le délai varie de 3 à 5 semaines après la chirurgie en fonction des signes radiographiques de cicatrisation osseuse.

FRACTURES DE L’ULNA ET DU RADIUS

L’ulna et le radius constituent les deux os de l’avant-bras aviaire. Les rémiges secondaires s’insèrent directement sur le périoste ulnaire. Le radius s’articule avec l’ulna et glisse parallèlement à celui-ci, participant ainsi passivement à la synchronisation des articulations du coude et du poignet [1]. Dans la gestion des fractures de l’avant-bras, plusieurs scénarios doivent être envisagés. En attendant l’intervention chirurgicale, un bandage en huit doit être posé sur l’aile. Sans chirurgie, le pronostic pour le vol est incertain. Il est très réservé si les deux os sont fracturés.

L’ulna est classiquement réparé par un tie-in quand la fracture est simple et avec un fixateur externe de type I quand elle est comminutive, (figures 45 à 6, photos 2a et 2b, 3) [4, 6]. Un simple clou centromédullaire avec un bandage en huit peut également être utilisé. Si le radius est intact et les fragments ulnaires peu déplacés, un simple bandage en huit peut se révéler suffisant, le radius servant alors d’attelle naturelle.

Le radius est un os très mobile, difficilement stabilisable par coaptation externe. L’ulna, même intact, ne peut servir d’attelle efficace pour une fracture radiale. La pose d’un clou centromédullaire constitue une technique de choix pour la réparation du radius.

Quand les deux os sont fracturés, la chirurgie est presque toujours indiquée pour rétablir l’anatomie de l’aile et prévenir la synostose de l’ulna avec le radius. Ces deux os sont stabilisés, comme décrit précédemment. Dans le cas particulier d’une fracture proximale des deux os, le radius seul est réparé. En effet, cela réduit la fracture ulnaire dont l’about proximal est souvent trop court pour pouvoir supporter un quelconque implant (figure 7, photo 4). De plus, il est difficile d’épargner le tendon du muscle triceps.

Comme pour l’humérus, lors de la jonction des différentes parties du montage, l’aile doit être repliée contre le corps de l’oiseau afin de s’assurer que l’orientation de l’articulation du coude et du poignet soit respectée.

FRACTURES DU CARPOMÉTACARPE

Le carpométacarpe porte les rémiges primaires qui s’insèrent directement sur son périoste. Le bout de l’aile est la partie aérodynamique la plus importante du vol car une fraction importante des forces de portance, poussée et traînée, s’y concentre [1]. Les tissus mous sont encore plus réduits dans cette partie de l’aile, ce qui avec le poids des rémiges primaires rend les fractures carpo-métacarpiennes très instables.

De plus, ce type de fracture est complexe à réparer et guérit plus lentement. Le pronostic d’une fracture carpométacarpienne est donc toujours réservé. Cet os ne peut subir aucune modification d’alignement ou de rotation sans impacter directement la surface de vol.

Les fractures métacarpiennes sont réparées par la pose d’un fixateur externe de type I, avec au minimum deux broches par fragment (figure 8, photo 5). L’utilisation du système Fessa (fixateur externe du système de santé des armées) sur le carpométacarpe est très bénéfique car les broches peuvent être placées à une distance d’environ 2 mm les unes des autres, favorisant l’implantation d’un maximum de broches dans les fragments (photo 6). Un tie-in ou un clou centromédullaire ne sont pas recommandés, car leur pose s’accompagne inévitablement de dommages articulaires.

Une attelle comprenant le carpométacarpe et l’articulation carpienne peut également être mise en place et maintenue par un bandage en huit. De plus, dix solides rémiges primaires s’insèrent directement sur le carpométacarpe et peuvent servir de fixateur externe naturel si elles sont solidarisées, par exemple, à l’aide de deux abaisse-langue collés de part et d’autre de leur rachis.

LUXATIONS

Les luxations des articulations de l’aile sont d’un pronostic grave pour le retour à des performances de vol optimales. En effet, elles compromettent les adaptations ligamentaires et osseuses présentes pour stabiliser et renforcer ces articulations lors du vol. Le ligament coraco-scapulo-huméral joint le coracoïde à la tête de l’humérus et résiste aux forces considérables de traction exercées par les muscles pectoraux lors de l’abaissement de l’aile. Le ligament dorsal collatéral du coude attache le radius à l’humérus et participe à l’extension passive du poignet [1]. Par leur conformation anatomique, les os carpiens de l’ulna et du radius préviennent, grâce à un système d’emboîtement, l’hyperpronation et l’hypersupination lors des mouvements de circumduction de l’aile pendant le vol [1]. Une atteinte de ces structures articulaires et ligamentaires peut avoir des effets dramatiques sur le vol et les techniques chirurgicales actuelles ne permettent pas de les réparer de façon adéquate.

Références

  • 1. Beaufrère H. A review of biomechanic and aerodynamic considerations of the avian thoracic limb. J. Avian Med. Surg. 2009;23(3):173-185.
  • 2. Guzman DSM, Bubenik LJ, Lauer SK et coll. Repair of a coracoid luxation and a tibiotarsal fracture in a bald eagle (Haliaeetus leueocephalus). J. Avian Med. Surg. 2007;21(3):188-195.
  • 3. Martin HD, Ritchie BW. Orthopedic surgical techniques. In: Ritchie BW, Harrison GJ, Harrison LR ed. Avian medicine: principles and applications. Wingers Publishing, Lake Worth, FL, USA. 1994:1137-1171.
  • 4. Orosz SE, Ensley PK, Haynes CJ. Avian surgical anatomy. W.B. Saunders Company , Philadelphia, PA, USA. 1992:140.
  • 5. Perez EC, Seoane MS, Santamarina BV et coll. Comparison of holding power of three different pin designs for external skeletal fixation in avian bone: A study in common buzzard (Buteo buteo). Vet. Surg. 2008;37(7):702-705.
  • 6. Redig PT, Cruz-Martinez L. Fractures. In: J. Samour, ed. Avian Medicine. Mosby, Philadelphia. 2008:215-248.
  • 7. Tully TN. Basic avian bone growth and healing. Vet. Clin. Exot. Anim. 2002;5(1):23-31.
  • 8. VanWettere AJ, Redig PT, Wallace LJ et coll. Mechanical evaluation of external skeletal fixator-intramedullary pin tie-in configurations applied to cadaveral humeri from red-tailed hawks (Buteo jamaicensis). J. Avian Med. Surg. 2010;23(4):277-285.

ENCADRÉ
Conditions orthopédiques de pronostic grave pour le vol

→ Fracture de plusieurs os de la ceinture thoracique, atteinte du foramen tri-osseux.

→ Luxation de l’humérus.

→ Fracture de la tête humérale.

→ Fracture intercondylaire de l’humérus.

→ Luxations.

→ Synostose (soudure) du radius et de l’ulna.

→ Fractures distales et proximales du radius.

→ Fractures articulaires du carpe.

→ Fractures du carpométacarpe distal ou proximal.

→ Fractures ouvertes chroniques (surtout carpométacarpe).

Points forts

→ La fixation chirurgicale des fractures des ailes nécessite une compréhension des forces biomécaniques et aérodynamiques qui s’y appliquent.

→ Les approches chirurgicales et les techniques d’ostéosynthèse recommandées sont spécifiques.

→ Le montage orthopédique tie-in composé d’un clou centromédullaire relié à deux ou quatre broches de fixateur externe de type I est la méthode de choix pour réparer les fractures de l’humérus et de l’ulna.

→ Un clou centromédullaire est la technique de choix pour réparer le radius.

→ Le pronostic est réservé pour les fractures du carpométacarpe. Elles se traitent classiquement par un fixateur externe de type I.

FIGURE 1
Squelette de l’aile et de la ceinture thoracique de l’oiseau

1. Vue radiographique ventro-dorsale d’un tie-in placé sur l’humérus d’une chouette rayée (Strix varia).

2. Vues radiographiques ventro-dorsales d’un tie-in placé sur l’ulna et d’un clou centromédullaire dans le radius d’une chouette rayée (Strix varia). 2a. Avant l’intervention.

2. Vues radiographiques ventro-dorsales d’un tie-in placé sur l’ulna et d’un clou centromédullaire dans le radius d’une chouette rayée (Strix varia). 2b. Après l’intervention.

3. Vue radiographique ventro-dorsale d’un clou centromédullaire inséré dans le radius en conjonction avec un fixateur externe de type I implanté sur l’ulna d’un pygargue à tête blanche (Haliaeetus leucocephalus).

4. Vues radiographiques ventro-dorsales d’un clou centromédullaire inséré dans le radius d’un milan du Mississippi (Ictinia mississippiensis).

5. Vues radiographiques ventro-dorsales d’un fixateur externe de type I utilisant la fixation externe du système de santé des armées (Fessa) placée sur le carpométacarpe d’un milan du Mississippi (Ictinia mississippiensis).

6. Utilisation de la fixation externe du système de santé des armées (Fessa) sur une fracture ouverte du carpométacarpe d’un faucon crécerelle américain (Falco sparverius).

FIGURE 2
Fixation chirurgicale d’une fracture oblique de la diaphyse de l’humérus. Approche dorsale

Après ouverture de la peau et dissection minimale des muscles, un clou centromédullaire est inséré de manière rétrograde dans le fragment proximal, par approche dorsale (1). Après réduction de la fracture, le clou est inséré dans le fragment distal en prenant soin de ne pas pénétrer l’articulation du coude (2). La peau est fermée et un fixateur externe de type I est placé sur l’aspect dorsal de l’os (3). La broche proximale est insérée dans la diaphyse en regard de la crête deltopectorale, la broche distale est insérée juste proximalement aux épicondyles huméraux. Les deux broches sont reliées au clou centromédullaire, par exemple, en utilisant un drain de Penrose contenant du polyméthylméthacrylate.

FIGURE 3
Fixation chirurgicale d’une fracture proximale de l’humérus

Par approche dorsale, après ouverture de la peau, dissection des muscles et élévation du muscle deltoïde, deux broches de Kirchner sont insérées de manière rétrograde dans le fragment proximal et, une fois la fracture réduite, normogradées progressivement dans le fragment distal pour aller s’appuyer contre le cortex opposé à leur point d’insertion (1). Un cerclage est placé dans la crête deltopectorale de part et d’autre du site fracturaire. Pour plus de stabilité rotatoire, deux broches de fixateur externe de type I sont placées dans le fragment distal et reliées aux broches de Kirchner en un tie-in hybride (2).

FIGURE 4
Fixation chirurgicale d’une fracture simple de l’ulna

Par approche dorsale, après ouverture de la peau et dissection minimale des muscles, un clou centromédullaire est inséré de manière normograde au travers de la peau dans le fragment proximal, juste distalement à l’insertion du tendon du muscle triceps (1). Une fois l’implant visualisé au site (2), il est inséré dans le fragment distal (3) en prenant soin de ne pas endommager l’articulation carpienne. Pour assurer la stabilité en rotation, deux broches de fixateur externe de type I sont insérées et reliées au clou centromédullaire pour la formation d’un tie-in (4).

FIGURE 5
Fixation chirurgicale d’une fracture simple de l’ulna et du radius

Après ouverture de la peau et dissection minimale des muscles, le radius est réparé en premier par l’insertion d’un clou centromédullaire dans le fragment distal d’une manière rétrograde. La courbure naturelle du radius prévient l’insertion de l’implant dans l’articulation carpienne. Après réduction de la fracture radiale, l’implant est rétrogradé dans le fragment proximal. Ensuite l’ulna est réparé par un tie-in comme indiqué en figure 4.

FIGURE 6
Fixation chirurgicale d’une fracture comminutive de l’ulna et du radius

Le radius est réparé comme indiqué en figure 5 (1 et 2). Un fixateur externe de type I est ensuite appliqué sur l’ulna (3).

FIGURE 7
Fixation chirurgicale d’une fracture proximale du radius et de l’ulna

À la suite d’une fracture proximale du radius et de l’ulna (1), le radius est réparé par un clou centromédullaire ce qui, généralement, réduit la fracture ulnaire (2). Aucun implant n’est placé dans l’ulna.

FIGURE 8
Fixation chirurgicale d’une fracture du carpométacarpe par un fixateur externe de type I

TABLEAU
Options thérapeutiques pour la gestion des fractures de l’aile

Formations e-Learning

Nouveau : Découvrez le premier module
e-Learning du PointVétérinaire.fr sur le thème « L’Épanchement thoracique dans tous ses états »

En savoir plus

L'infographie du mois

Boutique

Parce que l’échographie se démocratise et n’est plus réservée qu’au seul vétérinaire spécialiste, Hélène Kolb, Isabelle Testault, avec la collaboration de Delphine Rault et de Laure Gatel pour les chapitres ayant trait à l’appareil reproducteur, nous font partager dans cet ouvrage toute leur expertise en échographie abdominale du chien et du chat. L’aspect échographique normal et pathologique de chaque organe est décrit dans cet atlas de référence comprenant plus de 600 images.
Découvrir la boutique du Point Vétérinaire

Agenda des formations

Retrouvez les différentes formations, évènements, congrès qui seront organisés dans les mois à venir. Vous pouvez cibler votre recherche par date, domaine d'activité, ou situation géographique.

Calendrier des formations pour les vétérinaires et auxiliaires vétérinaires

En savoir plus

Newsletters


Ne manquez rien de l'actualité et de la formation vétérinaires.

S’inscrire aux Lettres vétérinaires
S’inscrire à La Lettre de l'ASV



En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d’intérêts.X
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...