Semaine Vétérinaire n° 1192 du 03/09/2005

Entre nous

Qu'en pensez-vous ?

Valérie Zanini

Comme chacun, le praticien est soumis à diverses sources de stress. Certaines sont gérées sans soucis majeurs, parmi le flot des contraintes quotidiennes (management de l'équipe vétérinaire). D'autres requièrent une certaine organisation (tâches administratives) ou une attention particulière (interventions chirurgicales). Mais ces situations restent associées à des niveaux de stress tolérable, selon l'avis des vétérinaires. Les choses commencent à se corser avec les urgences. Dans 11,2 % des cas, elles sont perçues comme particulièrement stressantes, d'après un sondage réalisé sur le site Planete-vet.com auprès de 430 praticiens.

Pour 25,8 % des vétérinaires interrogés, il n'est rien de pire que les gardes

Le sommet est atteint avec les gardes. Elles sont citées comme la principale source de stress par la majorité des confrères (25,8 % des réponses). Ils vivent avec difficulté le fait d'attendre l'éventuelle sollicitation d'un client. Dans ces conditions, il est difficile d'organiser sereinement son emploi du temps ou de se détendre. Consciemment ou non, le vétérinaire de garde sait qu'il n'est pas libre et, visiblement, cela lui pèse.

Plus d'un confrère sur quatre est également gêné par la gestion des clients. La relation triangulaire entre le praticien, l'animal et son propriétaire est indissociable de l'exercice vétérinaire. Pourtant, elle n'est pas toujours harmonieuse. Propriétaires et éleveurs sont de plus en plus informés. Leur niveau d'exigence augmente, tandis que leur pouvoir d'achat tend à se réduire.

Se ménager semble la seule façon d'échapper au syndrome de l'épuisement professionnel

Le vétérinaire est donc soumis à une pression croissante, qu'il perçoit comme pénalisante. A cela s'ajoute la charge globale de travail. Si certains confrères sont stressés par le manque d'activité, d'autres ne savent plus où donner de la tête (ce qui constitue un facteur de stress dans 20,2 % des cas). Autant dire que le praticien débordé, qui réalise de nombreuses gardes et dont la clientèle est “difficile”, risque l'épuisement professionnel.

A la longue, l'excès de stress se révèle nocif. L'usure psychique et la dépression sont alors à craindre. Pour s'en prémunir, il est recommandé de savoir déléguer et de s'évader. Il est donc temps de songer aux prochaines vacances.

Réactions Internet

Pression financière pesante

Ce qui me stresse, c'est de répondre à un sondage dont les questions mettent en évidence les difficultés de notre art, devenu business. La pression financière est telle qu'il est désormais impossible d'exercer librement son métier. Les charges professionnelles, par leur ampleur, imposent un mode d'exercice où la rentabilité prime. Le praticien n'a d'autre choix que de s'y soumettre, au risque de disparaître. C'est encore plus net pour les confrères qui exercent en productions animales.

Hervé-Patrick Piel

Le pire : le manque de respect

Les soucis de planning sont monnaie courante. Nombreux sont les clients qui insistent pour prendre rendez-vous à un horaire donné (celui qui les arrange), pour finalement ne pas l'honorer. Ils ne préviennent pas et ne s'excusent pas. ue le vétérinaire et son équipe les attendent en vain ne les gêne absolument pas. Il s'agit là d'un manque de respect qui tend à se généraliser. C'est à la fois dommageable et stressant, tout comme ces propriétaires qui arrivent en consultation sans aucun moyen de paiement...

Vincent Coupry

Le plus dur, ce sont les gardes

J'ai l'impression que ça ne s'arrête jamais. La garde commence après les consultations du samedi matin et se poursuit par celles du lundi matin. Ce service continu, soixante-douze heures d'affilée, est pénible. D'autant que l'on ne sait pas quand on va être dérangé, ni pour quel motif. S'il est compréhensible d'être sollicité le week-end pour une urgence, cela l'est moins pour une affection chronique. Je ne peux rien prévoir à titre personnel. Et cette emprise de la clientèle sur ma vie privée me paraît disproportionnée.

Anne-Laure Dousson

Selon vous, quelle est la principale source de stress pour un praticien ?

Selon vous, quelle est la principale source de stress pour un praticien ?

Ce sondage a été réalisé via l'Internet auprès de 430 confrères et consœurs.

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