Semaine Vétérinaire_Supplément Mensuel n° 1622 du 01/03/2015
 

Portrait

Hélène Rose

À travers son poste d’ASV référente douleur, Sabrina Thomas veille au confort des animaux qui lui sont confiés, et à celui de leurs propriétaires.

Alors qu’elle travaille dans la restauration, Sabrina Thomas suit une formation d’auxiliaire vétérinaire par correspondance. Elle effectue un stage de trois mois à la clinique vétérinaire de l’Île-de-Ré, puis y est engagée, il y a dix ans environ. Lorsque Thierry Poitte met en place des consultations dédiées à la douleur et lui propose de la former pour devenir l’ASV référente douleur de la clinique, elle répond oui. L’idée lui semble naturelle : « Cela s’est fait très vite, parce que j’ai toujours été sensible à la douleur animale. » Sur ses conseils, et en travaillant chez elle les documents qu’il lui a fournis, Sabrina apprend à reconnaître les signes de la douleur, à évaluer leur intensité, à maîtriser l’utilisation des différentes molécules antidouleur, etc. Chacun effectue son travail cependant : « Le vétérinaire décide du protocole, et je le suis. Il ne faut pas prendre sa place. »

Présente lors des consultations, Sabrina Thomas écoute attentivement les propriétaires. Elle retient les principaux éléments qui l’aident ensuite à les guider pendant qu’ils complètent la première grille d’évaluation de la douleur exprimée par leur animal. Cela lui permet parfois aussi de relever des incohérences dans les informations fournies d’une étape à l’autre. « Lorsque je remplis la grille avec les clients, je rentre dans leur intimité. Ils aiment bien être chouchoutés. Et c’est motivant d’avoir des retours positifs de leur part. »

Lors des interventions chirurgicales, Sabrina Thomas veille à ce que tout se passe sans douleur, de la préparation au moment où l’animal est rendu à son propriétaire. Notamment grâce aux morphiniques, dont elle tient à jour le registre d’utilisation. Pour améliorer le bien-être des animaux hospitalisés, elle installe des coussins, des jouets, vaporise des phéromones d’apaisement, s’arrête régulièrement pour quelques câlins : « Cela prend dix secondes, et les animaux sont plus en confiance, explique-t-elle. Leurs propriétaires apprécient cette attention. » Une démarche adoptée par ses collègues ASV, avec lesquelles elle échange facilement. Elle commente la diversité de ses tâches : « Pour ce travail, il faut être bien organisé, sinon on peut être rapidement débordé. »

D’autant qu’il lui arrive maintenant d’animer des formations. En Suisse par exemple, elle s’est adressée aux auxiliaires pendant que Thierry Poitte intervenait auprès des vétérinaires. Elle leur a présenté les comportements et les postures à repérer, les principales molécules et les actes de nursing faciles à mettre en place. Sabrina Thomas a été récompensée par leur accueil. « Il faut que la confiance aille dans les deux sens avec le vétérinaire, conclut-elle. Cette responsabilité de référente douleur est un plus, qui me donne envie de venir travailler. Et j’ai toujours envie d’apprendre. »

Publicité

L'infographie du mois

Boutique

Aussi bien destiné au vétérinaire, qu’à l’étudiant ou au personnel soignant, cet ouvrage vous apportera toutes les bases nécessaires à la consultation des NAC. Richement illustré de plus de 350 photos, doté de compléments internet vous permettant de télécharger des fiches d’examen et des fiches synthétiques par espèces, ce livre est indispensable pour débuter et progresser en médecine et chirurgie des NAC.
Découvrir la boutique du Point Vétérinaire

Newsletters


Ne manquez rien de l'actualité et de la formation vétérinaires.

S’inscrire aux Lettres vétérinaires
S’inscrire à La Lettre de l'ASV

Publicité