Semaine Vétérinaire_Supplément Mensuel n° 1614 du 01/01/2015
 

Portrait

Lorenza Richard

Stéphanie Lisicki consacre son temps et son énergie à sauver les animaux handicapés dont personne ne veut, en hommage à Suzi, sa jument disparue.

Stéphanie Lisicki a toujours pris soin de nombreux animaux recueillis, car sa mère gérait un refuge animalier. À l’âge de 8 ans, Stéphanie Lisicki, alors malade, insiste pour sauver de l’abattoir une jument victime d’un accident de saut d’obstacles. Nommée Suzi, la jument nécessite de nombreux soins, car elle présente un membre fracturé et un déplacement du bassin, mais vit 15 ans aux côtés de Stéphanie Lisicki. À sa mort, cette dernière transforme sa peine en énergie pour créer, en son honneur, l’association Suzi handicap animal, dédiée aux animaux handicapés. « Je souhaite sauver ceux dont personne ne veut ou qui sont délaissés sous prétexte qu’ils sont moches », explique-t-elle.

Son métier d’auxiliaire vétérinaire, qu’elle exerce depuis 2010 à plein temps, se révèle utile pour soigner la centaine d’animaux dont elle s’occupe. Sa mère l’aide pour les chevaux et héberge 20 animaux. Cependant, Stéphanie Lisicki s’occupe seule des autres, et ne ménage ni sa peine ni son temps. « Je n’ai pas de bénévoles pour les soins et le ménage, car de nombreuses personnes sont gênées par les animaux incontinents, impressionnées par les cicatrices de certains ou choquées par ceux qui sont énucléés ou sous perfusion », regrette-t-elle. Stéphanie Lisicki se rend compte que le handicap fait peur : « C’est difficile de ne pas être comprise et de devoir convaincre de l’intérêt de mon engagement. » Son association, fondée en avril 2014, vit grâce aux dons1 de particuliers qui couvrent les 2 500 à 3 000 € par mois de frais vétérinaires et de nourriture, « quand tout va bien », précise-t-elle.

Stéphanie Lisicki aimerait changer les mentalités, notamment celle des auxiliaires, concernant l’euthanasie des animaux qui doivent être amputés. « Il ne faut pas bloquer sur le handicap, car l’animal ne s’en rend pas forcément compte et il se débrouille très bien avec une patte ou un œil en moins, affirme-t-elle. L’ASV est en première ligne devant les propriétaires. Ces derniers nous écoutent et nous devons leur dire que des solutions existent, qu’ils peuvent donner une deuxième chance à leur animal, et qu’ils ne doivent pas penser à eux, mais à lui. »

Stéphanie agit en sensibilisant les enfants dans les écoles, et en amenant ses animaux en visite en maison de retraite, où les personnes âgées sont touchées par ceux qui sont handicapés. Elle aimerait développer son action. « J’espère créer quelque chose qui n’a jamais existé pour les plus faibles et former une grande équipe. Si des ASV voulaient se rattacher à cette cause, ce serait super ! » Avis aux bénévoles…

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