Semaine Vétérinaire_Supplément Mensuel n° 1614 du 01/01/2015
 

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Charlotte Devaux

Posséder une poule de compagnie est à la mode en France. Bénéficiant de cet engouement venu des États-Unis, le gallinacé peut désormais être considéré comme un NAC.

Retour à la nature, valorisation écologique des déchets organiques, petit bout de campagne en ville, production familiale d’œufs, premier animal de l’enfant… Quelles qu’en soient les raisons, les poules de compagnie ont du succès. Dans ce contexte, Virbac a organisé une webconférence, le 11 décembre, pour aborder les dominantes pathologiques de ces animaux qu’il n’est plus rare de voir arriver en salle d’attente.

Leur nombre exact dans l’Hexagone n’est pas connu. Cependant, l’augmentation de 20 % du chiffre d’affaires des rayons basse-cour des animaleries ces dernières années témoigne de ce phénomène. Les propriétaires de poules ne sont plus uniquement des retraités, mais aussi de jeunes cadres, des familles, des néoruraux. « En majorité, ce sont des personnes aisées, prêtes à mettre le prix pour leurs poules, entre 10 et 200 €, ainsi que pour le poulailler, qui sera design ou écologique, et peut coûter jusqu’à 1 000 € », explique notre confrère Alain Panaget, praticien à Janzé (Ille-et-Vilaine) et éleveur amateur de volailles. Il existe des sites internet de vente d’accessoires uniquement destinés aux poules. C’est un marché en plein essor.

Des motivations variées

Les mobiles des propriétaires varient. Le premier est d’ordre écologique : une poule est omnivore et permet de recycler 150 kg de déchets organiques par an, ce qui correspond à une réduction de 7 % des détritus d’un foyer. Cet aspect a conduit certaines communes, comme Besançon, à offrir des poules à leurs habitants contre la signature d’un contrat engageant les propriétaires à ne pas les manger. La deuxième motivation est d’en faire le premier animal de l’enfant. La poule prend ainsi la place que le lapin détenait depuis 20 ans. En pondant des œufs, elle permet de joindre l’utile à l’agréable. Enfin, pour les anciens citadins, la poule signe une volonté de retour à la nature. Ces propriétaires ont des connaissances limitées sur les besoins de ces animaux et Internet est leur principale source d’information, avant le vétérinaire. La Toile regorge, en effet, de sites sur les poules, comme le forum Poules en folie ou le portail Gallinette.net. Lorsqu’ils se déplacent jusqu’au cabinet vétérinaire, les propriétaires se présentent au comptoir plutôt sans leur poule ou bien ils en parlent pendant la consultation d’un autre animal.

Portrait-robot de ces stars des jardins

Plus de 200 races de poules sont recensées dans le monde (dont 45 d’origine française). De nouvelles sont créées chaque année, ainsi que des hybrides. La poule de compagnie est plutôt une pondeuse de grande race (car le poids de l’œuf, de 60 g en moyenne, dépend de celui de l’animal). Excellente pondeuse, avec 250 à 300 œufs par an, la poule rousse est la plus commune. La sussex est une race anglaise rustique, destinée à la fois à la ponte et à la chair, qui a beaucoup de succès dans les élevages familiaux. La poule de Marans a la particularité de donner des œufs de couleur chocolat, qui sont l’objet de concours de couleurs d’œuf et dont le goût serait plus subtil. Des variétés naines d’ornement, de 500 g à 1 kg, accompagnent parfois les poules pondeuses. La pékin est ainsi appréciée pour ses plumes aux pattes et la “soie” de son plumage duveteux (mais qui l’empêche de voler, faute de portance au niveau des ailes). De nombreux éleveurs amateurs sont passionnés de races locales. Beaucoup de clubs organisent des concours de beauté et participent à la sélection génétique des poules.

La coucou de Rennes.

La gournay.

Les propriétaires n’hésitent pas à dépenser des sommes importantes pour leurs poules : jusqu’à 1 000 € pour un poulailler.

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