Semaine Vétérinaire_Supplément Mensuel n° 1614 du 01/01/2015
 

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J’observe aussi la peau et le pelage

Coralie Beneteau, ASV dans le Tarn.

Nous demandons à nos clients de venir faire peser leur animal régulièrement. Nous réalisons une courbe de poids qui nous permet de contrôler si l’alimentation est adaptée. L’animal peut en effet prendre du poids avec des croquettes trop grasses. Ce passage à la clinique me permet de voir et de palper celui-ci, afin de détecter un éventuel embonpoint.

J’observe également la qualité du poil et de la peau : un chien mal alimenté présente un pelage terne, des squames et une peau abîmée. La discussion avec le propriétaire permet de détecter des détails significatifs, tels que des gaz intestinaux, des selles anormales ou une faim persistante malgré la ration quotidienne. J’interroge ensuite le client sur les habitudes alimentaires de l’animal et, lors de troubles du comportement (anxiété de séparation, plaies de léchage, etc.), je propose un rendez-vous avec le vétérinaire.

Si l’animal est en bonne santé, j’argumente en faveur d’une alimentation vétérinaire haut de gamme. La qualité des matières premières étant supérieure, ce type d’aliment est plus digestible. Un sac de 18 kg me permet de nourrir mon chien de 20 kg pendant deux mois et trois semaines, d’où un coût journalier identique à celui d’un aliment de supermarché de moins bonne qualité…

Je ne dis jamais qu’il est gros !

Josette Oger, AV dans l’Aude.

Dès qu’un chien entre, je remarque immédiatement s’il est en surpoids selon sa race. Pour autant, je ne dis jamais à un client que son animal est gros ! Je le pèse et, si son poids est excessif, je pose des questions sur son alimentation (industrielle ou familiale), la quantité donnée (variable selon les marques) et la fréquence des repas. Si l’animal mange des friandises (un croissant le matin, par exemple), j’essaie de démontrer que la quantité est excessive par rapport au poids de l’animal. Un croissant par jour pour un animal de 10 kg revient à cinq croissants pour une personne de 50 kg : c’est énorme !

L’étape suivante consiste à sensibiliser aux conséquences de cette suralimentation (problèmes articulaires, diabète, insuffisance cardiorespiratoire, etc.), jusqu’à faire prendre conscience au propriétaire qu’il agit davantage pour son plaisir que dans l’intérêt de l’animal. Je prends l’exemple d’un enfant qui, pour son déjeuner, a le choix entre un plat de légumes et des bonbons. Son choix est évident, mais ne sera pas profitable à sa croissance.

Je remarque que de nombreux animaux sont en surpoids. C’est pourquoi je propose des pesées régulières sans rendez-vous. Nos clients sont à l’écoute, mais, avec le temps, les mauvaises habitudes reviennent souvent, en particulier chez les personnes âgées.

Je pèse l’animal à chaque visite

Jessica Charles, AV en Savoie.

Je pose toujours des questions relatives à l’alimentation, lorsqu’un client me signale un problème de pelage (pellicules, texture rêche, démangeaisons), par exemple. Mange-t-il des croquettes ou une ration ménagère ? En quantité ? Y a-t-il eu un changement de marque récemment ? Les réponses me permettent de l’orienter vers des croquettes à visée dermatologique et je lui conseille de prendre rendez-vous pour déterminer si son animal est allergique.

À chaque visite, je pèse l’animal et je contrôle sa fiche. S’il a pris ou perdu du poids, je demande s’il mendie à table, s’il reçoit des friandises, et j’explique au propriétaire comment contrôler la quantité de nourriture avec un gobelet doseur. Je le sensibilise aux risques du surpoids (diabète, espérance de vie raccourcie, mal-être, etc.). Dans ce domaine, le conseil nutritionnel de l’ASV est essentiel dès la première consultation et différent selon chaque cas.

Face à certains signes, un chat qui urine partout à la suite d’un stress (déménagement, changement d’habitant, etc.) par exemple, j’argumente sur l’intérêt d’un nouvel aliment pour lutter contre celui-ci et la cystite (remise d’échantillons). Le client est plus sensible à la nutrition si son animal a des problèmes de santé ou s’il s’agit d’un nouveau compagnon. Pour un chiot ou un chaton, je le sensibilise aux besoins de sa croissance.

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