Semaine Vétérinaire n° 1537 du 26/04/2013

Influenza aviaire en Chine

Actu

MONDE

Nathalie Devos

L’analyse génétique des virus isolés chez l’homme montre que les mutations détectées dans leurs génomes leur permettent de se répliquer aisément chez les mammifères.

Depuis que les autorités chinoises ont, fin mars, officiellement notifié à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) des cas d’infection humaine par le virus A/H7N9 de l’influenza aviaire faiblement pathogène, une centaine de personnes contaminées et une vingtaine de décès sont à déplorer. Les cas se répartissent désormais dans quatre provinces de l’est du pays (Anhui, Henan, Jiangsu et Zhejiang) et deux municipalités (Pékin et Shanghai). Mais l’OMS se veut toujours rassurante : « Jusqu’à présent, il n’y a aucune preuve d’une transmission interhumaine en cours. »

La mutation PB2 E627K décelée chez plusieurs cas

Pourtant, selon plusieurs communications scientifiques1, certaines personnes atteintes n’ont pas eu de contacts préalables avec des volailles, chez lesquelles le virus est quasi asymptomatique. Par ailleurs, le séquençage génétique du virus A/H7N9 d’origine aviaire, isolé chez des cas humains, révèle plusieurs mutations (notamment la PB2 E627K et la Q226L). Une source d’inquiétudes pour Masato Tashiro, le directeur du centre collaborateur de l’OMS de recherche sur l’influenza à Tokyo. Réalisé sur quatre virus H7N9 isolés chez quatre malades chinois, dont trois sont morts, il montre que ces mutations ont permis au virus de s’adapter et d’assurer une réplication efficace chez les mammifères, notamment l’homme.

Plusieurs cas humains n’ayant pas eu de contact avec des volailles sont actuellement en cours d’étude.

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