Semaine Vétérinaire n° 1536 du 19/04/2013

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Entre nous

Laurent Masson

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Dans son numéro de la semaine dernière, L’Express a consacré sa couverture à un dossier brûlant : les médicaments génériques. Selon l’hebdomadaire, il en existerait trois familles : les « autogénériques » (même molécule, même dosage, même forme galénique et mêmes excipients), les « médicaments similaires » (idem sauf concernant les excipients) et les « médicaments assimilables » (principe actif sous une autre forme chimique que le princeps, tout en ayant le même dosage, mais forme galénique et excipients différents). En réalité, ces définitions ne sont pas exactes.

Généralistes et spécialistes seraient de plus en plus nombreux à remettre en cause le discours « économique » des pouvoirs publics. Selon le magazine, 42 % des patients et 50 % des médecins disent observer des différences entre un générique et son princeps. La bioéquivalence nécessaire à l’obtention de l’autorisation de mise sur le marché (AMM) ne signifierait pas, selon le journal, un effet thérapeutique identique, ce qui, là encore, n’est pas exact.

En fait, générique ou princeps, l’essentiel serait de trouver le bon médicament pour le patient et de s’y tenir. Or d’une pharmacie à l’autre, les génériques diffèrent. Dans un livre réquisitoire, le Dr Sauveur Boukris pointe les dérives d’une gestion purement administrative des génériques en France. Effets secondaires, origines incertaines des principes actifs et contrôles insuffisants, dépenses importantes en incitations financières auprès des médecins et des pharmaciens, etc. Et si la promotion des génériques illustrait la suprématie de l’économie sur la santé ?

  • Source : L’Express, n° 3222, semaine du 3 au 9 avril 2013.

PAR CHRISTOPHE LE SUEUR

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