Semaine Vétérinaire n° 1535 du 12/04/2013

Influenza aviaire

Actu

SANTÉ PUBLIQUE

Nathalie Devos

A l’heure où nous mettons sous presse, 28 cas d’infection humaine par le virus A/H7N9 de l’influenza aviaire faiblement pathogène, dont 9 mortels, sont recensés en Chine. Cette souche, qui n’aurait contaminé que des personnes dans l’est du pays, n’avait jusqu’à présent pas été transmise à l’homme. Elle a été détectée chez un pigeon et des poulets sur un marché de gros à Shangaï1.

Les autorités chinoises ont assuré à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avoir déjà procédé à l’abattage de plus de 20 000 volatiles et assuré le suivi de quelque 600 personnes ayant eu des contacts proches avec les cas confirmés.

Dans ses communiqués, l’OMS se veut rassurante : « à l’heure actuelle, il n’y a aucune preuve formelle d’une transmission interhumaine en cours. » Pourtant, les deux fils d’un habitant de Shanghai décédé du virus ont également présenté les symptômes d’une affection res­piratoire sévère. L’un d’eux est mort, mais les analyses de laboratoire n’ont pas permis d’iso­ler le virus A/H7N9.

Infection subclinique chez les volailles

L’OMS ne recommande aucune restriction aux déplacements ou au commerce. De son côté, la Food ans Agriculture Organization préconise l’application de mesures de biosécurité drastiques par les éleveurs chinois. En effet, selon Juan Lubroth, vétérinaire en chef de la FAO, « contrairement à d’autres, cette nouvelle souche est difficile à détecter chez les volailles parce qu’elles montrent peu de signes de la maladie, voire aucun ».

  • 1 Notification officielle à l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) le 4 avril 2013.

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