Semaine Vétérinaire n° 1534 du 05/04/2013

Avec un assainissement des remises

Actu

PHARMA

Éric Vandaële

« La confiance en l’indépendance du vétérinaire peut sortir renforcée d’une révision des pratiques perçues comme incitatives », déclare la présidente de Zoetis France.

Nous sommes favorables au couplage prescription-délivrance. » Ces propos, tenus le 26 mars dernier dans l’amphithéâtre d’honneur de l’école d’Alfort, sont ceux de Roberta d’Armore, présidente de Zoetis France, lors du lancement du nouveau nom de son laboratoire qui se substitue à la division santé animale de Pfizer.

Ne plus être exposé aux critiques

Toutefois, Roberta d’Armore ne prône pas un statu quo sur les pratiques commerciales actuelles. « Dans le contexte du plan ÉcoAntibio 2017, le débat sur les remises joue son rôle. Une révision des pratiques commerciales sur les médicaments vétérinaires contribuera à atteindre l’objectif du plan. » Selon elle, « les acteurs du marché sont aujourd’hui exposés à des critiques sur des mécanismes qui pourraient être perçus comme incitatifs à la prescription ». Il convient donc de prendre en compte et « d’éliminer ce risque » à l’occasion du débat sur la mesure n° 29 du plan ÉcoAntibio, qui préconise l’interdiction des remises arrière et de toute forme d’incitation. « La confiance en l’indépendance du vétérinaire en sortirait renforcée. La filière de distribution du médicament vétérinaire serait sécurisée », déclare-t-elle en substance.

Durant ses 60 années d’existence, Pfizer est devenu l’un des leaders de l’antibiothérapie. Aujourd’hui, un tiers des ventes mondiales de Zoetis est réalisé par les antibiotiques. Néanmoins, Roberta d’Armore soutient le plan de réduction des usages proposé par le ministère de l’Agriculture. « Nous saluons une approche proactive appropriée », affirme-t-elle en soulignant aussi le « rôle essentiel des antibiotiques en santé animale ».

L’innovation dans le code génétique

La stratégie de Zoetis n’apparaît pas différente de celle de Pfizer : « L’innovation fait partie de notre code génétique. » Néanmoins, la politique de Pfizer qui consiste à offrir une gamme large et globale à travers les génériques n’est pas remise en cause avec le lancement de Zoetis.

Le numéro un mondial de la santé animale fonde aussi sa stratégie sur « l’écoute et la proximité avec ses clients : vétérinaires, éleveurs, propriétaires d’animaux de compagnie ». L’accroissement de la population mondiale et du niveau de vie des pays émergents fait exploser les besoins en lait, en viande, en œufs, et soutient les ventes en santé animale, même chez les animaux de compagnie. Ainsi, dans les Bric (Brésil, Russie, Inde et Chine), les dépenses liées aux espèces domestiques prennent leur envol, avec 15 % de croissance annuelle.

Roberta d’Armore, présidente de Zoetis France, soutient le plan ÉcoAntibio et sa mesure n° 29 qui vise à interdire « les mécanismes perçus comme incitatifs à la prescription ».

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