Semaine Vétérinaire n° 1534 du 05/04/2013
 

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PHARMA

Éric Vandaële

Le 26 mars, ils étaient tous là, à l’école d’Alfort, pour célébrer la naissance du nouveau numéro un mondial de la santé animale, Zoetis, une filiale à 80 % de Pfizer qui pèse 4,2 milliards de dollars de chiffre d’affaires, soit 20 % du marché mondial.

Invité d’honneur, notre confrère Bernard Vallat, directeur de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), a fait passer ses messages devant « la fine fleur de la profession vétérinaire », selon son expression : les représentants des syndicats des vétérinaires libéraux (SNVEL), de l’industrie du médicament (SIMV), de l’Ordre (CSO), des organismes techniques (SNGTV, Avef, Afvac), du ministère de l’Agriculture, le directeur de l’ENVA, etc., ainsi que des journalistes de la presse vétérinaire et agricole et quelques centaines de vétérinaires inscrits pour suivre la conférence par Internet.

Le vétérinaire : une alternative salutaire à Internet

L’un de ces messages portait sur la présence des vétérinaires et la vente des médicaments par ces derniers. Pour Bernard Vallat, la population mondiale a besoin d’élevages pour lui fournir le lait, les œufs et la viande. Et plus encore à l’avenir que par le passé. Or les éleveurs ont besoin de praticiens pour détecter, prévenir et lutter contre les maladies qui déciment les troupeaux, handicapent les productions, menacent le commerce mondial, voire la santé publique.

Mais pour que les vétérinaires répondent à ces besoins, il faut qu’ils puissent en vivre. La vente des médicaments permet d’assurer ces revenus aux praticiens. Sans cela, ils ne seraient pas présents dans les élevages. Et les éleveurs se tourneraient vers la Toile, pour commander en ligne des médicaments pas toujours appropriés, non contrôlés, et avec un risque élevé de contrefaçon. Dans le monde, plus de la moitié des médicaments vendus en ligne sont contrefaits, parfois sans aucune molécule active…

Le choix entre la vente sur Internet ou par le vétérinaire ne laisse donc pas de place au doute, dans l’intérêt de la santé animale, de l’éleveur, de la santé publique et du vétérinaire.

Pour le directeur de l’OIE, Bernard Vallat, l’activité vétérinaire fait partie des « biens publics mondiaux susceptibles de bénéficier à tous les pays, tous les peuples et toutes les générations ». Car « la défaillance des vétérinaires dans un seul État peut mettre en danger toute une région, voire la planète entière ».

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