Semaine Vétérinaire n° 1529 du 01/03/2013
 

ENV de Toulouse

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ÉCOLES

Stéphanie Padiolleau

Le club apicole de l’école vétérinaire de Toulouse organisait, le 5 février dernier, une soirée dédiée au frelon asiatique.

Qui se nourrit d’abeilles, possède des pattes jaunes et envahit progressivement la France et l’Europe ? Le frelon asiatique, bien entendu ! Cet insecte invasif constitue, depuis son arrivée dans l’Hexagone en 2004, un fléau pour les ruches.

Le 5 février dernier, le club apicole de l’école vétérinaire de Toulouse a présenté les particularités de cet insecte indésirable au cours d’une soirée organisée en partenariat avec ses partenaires, les laboratoires Merial et Véto-pharma.

Christophe Roy (commission apicole de la SNGTV) a animé la soirée en insistant sur les particularités de ce frelon, moins agressif que son cousin européen, et qui fait l’objet d’une surveillance menée par le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN).

Un petit quiz était proposé au public, venu nombreux, afin de tester sa capacité à reconnaître le coupable. Un test bien utile, car près du tiers des signalements transmis au MNHN sont faux. La confusion est faite avec le frelon européen (qui pourtant n’a pas les pattes jaunes), la guêpe, la milésie faux-frelon, le syrphe ceinturé, ou la scolie à front jaune.

Il semble impossible d’envisager une éradication de la bête, dont la progression géographique est d’environ 100 km par an, autant vers le nord que vers le sud. En zone urbaine, les abeilles représentent environ 65 % des proies des frelons asiatiques, et le tiers dans les zones agricoles ou forestières où son régime alimentaire est plus varié, incluant des diptères et autres hyménoptè­res. Il se nourrit également de fruits mûrs, de nectar et de miel pour couvrir ses besoins glucidiques. Il a en outre de gros besoins en eau, utile pour la construction du nid.

L’impact du frelon sur les colonies d’abeilles est variable. En Gironde, une échelle de risque a été établie. À moins de deux frelons par ruche, la colonie est perturbée, mais maintient son activité. Au-delà de cinq, il faut la déplacer. Les moyens de lutte ont également été détaillés, notamment le piégeage qui demeure sujet à discussion. Pour protéger les colonies, le MNHN préfère un piégeage d’automne seulement (avant que les nids ne soient désertés, donc avant fin novembre) et déconseille de piéger les fondatrices au printemps.

Parmi les projets du club figure l’augmentation du nombre de ruches.

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