Semaine Vétérinaire n° 1529 du 01/03/2013
 

Formation

PRODUCTIONS ANIMALES/PORCS

Hélène Rose

Une enquête épidémiologique du laboratoire Ploufragan-Plouzané de l’Anses, conduite auprès de 143 élevages du grand Ouest, identifie les principaux facteurs de risque des maladies pulmonaires chez le porc.

Des prises de sang et des écouvillons de trachée sont effectués dans 125 élevages, sur 15 porcs par bande, avec 4 bandes d’âge différent (4, 10, 16 et plus de 22 semaines de vie). Les paramètres d’ambiance sont relevés (température, hygrométrie, concentration en CO2, NH3 et poussières respirables). Un questionnaire, complété avec l’éleveur, précise les caractéristiques de l’élevage, les règles de biosécurité appliquées et la conduite zootechnique. À l’abattoir, les lésions pulmonaires sont évaluées sur les porcs issus des 143 élevages et des prélèvements sont réalisés.

Outre le virus du syndrome dysgénésique et respiratoire porcin (SDRP), les agents infectieux centraux dans le déterminisme des maladies pulmonaires sont Mycoplasma hyopneumoniae et le virus de l’influenza porcin H1N1 pour la pneumonie, et Actinobacillus pleuropneumoniae pour la pleurésie. Des facteurs de risque liés aux modalités de la conduite d’élevage sont identifiés, en particulier l’intervalle entre les bandes pour la pneumonie, la taille de l’élevage et les interventions chirurgicales en maternité pour la pleurésie.

Taille des salles, ventilation et température

L’étude confirme aussi l’importance des bâtiments, en particulier au regard de la pneumonie. Des salles d’engraissement de grande taille, une concentration élevée en CO2 dans ces locaux (indicatrice d’une sous-ventilation) et une entrée d’air directement de l’extérieur en postsevrage augmentent le risque de développement d’une pneumonie. Pour la pleurésie, une plage de ventilation courte et l’absence de traitement insecticide en maternité, ainsi qu’une température inférieure à 23 °C en engraissement, constituent les facteurs de risque liés au logement des porcs et à l’hygiène.

Des actions préventives concernant les bâtiments peuvent né­cessiter des investissements à long terme. Associées à des pratiques d’élevage adaptées, elles devraient permettre de prévenir les lésions respiratoires et ainsi d’améliorer le bien-être animal, de réduire l’usage des traitements médicaux et de diminuer les pertes économiques.

Des salles d’engraissement de grande taille ou encore une concentration élevée en CO2 dans ces locaux (indicatrice d’une sous-ventilation) augmentent le risque de développer une pneumonie.

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