• VETORYL®

    Inhibiteur corticosurrénalien (trilostane) en gélules pour chiens


    Source : RCP du 21/10/2014

    Composition

    Gélule.
    VETORYL® 10 mg :
    TRILOSTANE (s.f. sodique) : 10 mg
    Dioxyde de titane : 0,942 mg
    Oxyde de fer jaune : 0,035 mg
    Oxyde de fer noir : 0,532 mg
    Excipients q.s.p. : 1 gélule
    VETORYL® 30 mg :
    TRILOSTANE : 30 mg
    Dioxyde de titane : 1,190 mg
    Oxyde de fer jaune : 0,045 mg
    Oxyde de fer noir : 0,672 mg
    Excipients q.s.p. : 1 gélule
    VETORYL® 60 mg :
    TRILOSTANE : 60 mg
    Dioxyde de titane : 1,190 mg
    Oxyde de fer jaune : 0,045 mg
    Oxyde de fer noir : 0,672 mg
    Excipients q.s.p. : 1 gélule

    Propriétés

    Propriétés pharmacodynamiques :
    Le trilostane est un inhibiteur enzymatique de la stéroïdogénèse ciblant de manière réversible la 3 béta-hydroxy déshydrogénase, bloquant ainsi la synthèse de cortisol, de corticostérone et d'aldostérone. Lorsqu'on l'utilise pour traiter l'hypercorticisme (syndrome de Cushing), il diminue les sécrétions de glucocorticoïdes et de minéralocorticoïdes par le cortex surrénalien. Les concentrations circulantes en stéroïdes sont donc réduites. Le trilostane s'oppose également à l'activité de l'hormone adrénocorticotrope exogène (ACTH). Il n'a aucun effet direct sur le système nerveux central, ni sur le système cardiovasculaire.
    Propriétés pharmacocinétiques :
    Les données pharmacocinétiques chez le chien ont montré une grande variabilité inter-individuelle.
    Dans une étude menée chez des chiens Beagles de laboratoire, l'aire sous la courbe a varié de 52 à 281 µg/ml/min chez les chiens nourris, contre 16 à 175 µg/ml/min chez les chiens à jeun.
    En général, le trilostane est rapidement éliminé du plasma. Il atteint une concentration maximale entre 30 min et 2 heures 30 après l'administration, avant de retourner au niveau basal après 6 à 12 heures. Le métabolite immédiat du trilostane, le kétotrilostane, suit le même processus.
    Aucune preuve d'accumulation dans le temps du trilostane ou de ses métabolites n'a été décelée. Le trilostane est bien mieux absorbé lorsqu'il était administré avec les aliments.
    Il a été montré, chez le rat, que le trilostane était excrété essentiellement dans les fèces, ceci désignant l'excrétion biliaire comme la principale voie métabolique de cette espèce. Chez le singe, le trilostane est excrété à parts égales dans les fèces et les urines. Il est rapidement et efficacement absorbé dans le tube digestif chez le rat et le singe, et il s'accumule dans les glandes surrénales du rat.

    Indications

    Chez les chiens : traitement de l'hypercorticisme d'origine hypophysaire (maladie de Cushing) ou d'origine surrénalienne (syndrome de Cushing surrénalien).

    Administration et posologie

    Voie orale.
    Chiens : une prise quotidienne pendant le repas.
    La dose initiale recommandée pour débuter le traitement est d'environ 2 mg/kg (dans la mesure des associations des différentes gélules).
    Ne pas ouvrir les gélules.
    Ajuster la dose journalière en fonction de la réponse de chaque animal (résultats individuels des analyses de sang).
    S'il est nécessaire d'augmenter la dose journalière, utiliser une combinaison des différents dosages disponibles pour le faire de façon progressive. Conserver une seule administration par jour.
    Administrer la plus petite dose efficace au contrôle des signes cliniques.
    Si les symptômes ne sont pas contrôlés de manière satisfaisante sur une période complète de 24 h entre 2 administrations, augmenter la dose totale d'au maximum 50 % et la répartir en 2 prises journalières, le matin et le soir.
    Un petit nombre d'animaux peut nécessiter une posologie supérieure à 10 mg/kg/jour. Dans de telles situations, suivre les animaux de manière encore plus attentive.
    Suivi :
    A la suite du diagnostic initial et après un ajustement de la posologie, le praticien effectuera à 10 jours, à 4 semaines, à 12 semaines, puis tous les 3 mois, des prélèvements sanguins pour des analyses biochimiques (y compris le dosage des électrolytes) et un test de stimulation de la cortisolémie par l'ACTH (test à réaliser impérativement 4 à 6 heures après administration pour permettre une interprétation précise des résultats ; dans ce cas, administrer la dose requise le matin). Evaluer l'amélioration clinique à chaque contrôle sanguin.
    Dans le cas d'une absence de réponse de la cortisolémie à une stimulation par l'ACTH lors d'un contrôle sanguin, le traitement devra être arrêté pendant 7 jours, puis rétabli à une dose plus faible. Le test à l'ACTH devra être répété 14 jours plus tard. En cas de nouvelle absence de réponse à la stimulation, suspendre le traitement jusqu'à la réapparition des symptômes d'hypercorticisme. Le test à l'ACTH sera renouvelé au bout d'un mois après reprise du traitement.

    Contre-indications

    Ne pas utiliser :
    — chez les chiens atteints d'une affection hépatique primitive et/ou d'insuffisance rénale,
    — en cas d'hypersensibilité aux substances actives ou à l'un des excipients.
    VETORYL® 10 mg et 30 mg : ne pas administrer à des chiens pesant moins de 3 kg.
    VETORYL® 60 mg : ne pas administrer à des chiens pesant moins de 10 kg.

    Effets indésirables

    — Une insuffisance surrénalienne complète doit être différenciée d'une hypocortisolémie isolée ou d'effets non spécifiques associés à une levée brutale de l'hypercorticisme, par l'évaluation des électrolytes sériques.
    — Des symptômes associés à une insuffisance surrénalienne iatrogène tels que faiblesse, léthargie, anorexie, vomissements ou diarrhée peuvent être observés, particulièrement en cas de suivi insuffisant de l'animal. Ces signes sont généralement réversibles dans une période variable après l'arrêt du traitement. Une crise addisonienne aiguë (choc) peut aussi se produire.
    Une léthargie, des vomissements, de la diarrhée et une anorexie ont été observés chez des chiens traités au trilostane sans preuve pour autant d'insuffisance surrénalienne.
    — Quelques rares cas isolés de nécrose de la glande surrénale ont été observés chez des chiens traités au trilostane, pouvant aboutir à une insuffisance surrénalienne.
    — Le traitement par le trilostane peut démasquer une insuffisance rénale subclinique.
    — Le traitement peut également révéler une polyarthrite jusque là cachée, par la réduction des quantités circulantes de corticostéroïdes endogènes.
    — Quelques morts subites en cours de traitement ont été rapportées.
    — D'autres effets indésirables, rares et de faible intensité peuvent apparaître : ataxie, salivation intense, ballonnements, trémulations musculaires et symptômes cutanés.

    Précautions d'emploi

    Précautions d'emploi et mises en garde pour les espèces cibles :
    — Comme la majorité des cas d'hypercorticisme concerne des chiens âgés de 10 à 15 ans, des affections concomitantes sont souvent présentes. Il est particulièrement important de vérifier l'absence d'affection hépatique primitive ou d'insuffisance rénale (contre-indication).
    — Réaliser une surveillance sanguine étroite pendant le traitement. Une attention particulière sera prêtée aux enzymes hépatiques, aux électrolytes, à l'urée et à la créatinine.
    La présence simultanée d'un diabète sucré et d'un hypercorticisme requiert une surveillance spécifique.
    — En cas de traitement préalable au mitotane, les capacités stéroïdogéniques du chien peuvent être altérées. Dans ce cas, l'expérience suggère de respecter un intervalle d'au moins un mois entre l'arrêt du mitotane et le début du traitement avec le trilostane. Un suivi rigoureux de la fonction surrénalienne est alors conseillé (chiens pouvant être plus sensibles aux effets du trilostane).
    — Utiliser avec une extrême précaution chez les chiens atteints d'une anémie préexistante dans la mesure où une réduction supplémentaire de l'hématocrite et de l'hémoglobinémie peut survenir. Réaliser des contrôles réguliers.
    — Un diagnostic précis d’hypercorticisme est essentiel.
    S’il n’y a pas de réponse au traitement, le diagnostic devra être reconsidéré. Des augmentations de dose peuvent parfois être nécessaires.
    — Les chiens atteints d’hypercorticisme présentent un risque accru de pancréatite. Ce risque pourrait ne pas être diminué après un traitement par le trilostane.
    Précautions en cas de gravidité ou de lactation :
    Ne pas utiliser chez les chiennes gestantes ou allaitantes ou chez des animaux destinés à la reproduction.
    Interactions :
    Les possibilités d'interactions n'ont pas été spécifiquement étudiées.
    Etant donné que l'hypercorticisme touche principalement les chiens âgés, beaucoup peuvent recevoir plusieurs traitements concomitants. Les études cliniques n'ont montré aucune interaction.
    Le risque d'apparition d'une hyperkaliémie devra être pris en compte si le trilostane est utilisé avec des diurétiques épargneurs potassiques ou des IECA. L'utilisation concomitante de tels médicaments doit faire l'objet d'une analyse bénéfice/risque par le vétérinaire, car il a été rapporté quelques décès (notamment quelques morts subites) de chiens traités concomitamment avec du trilostane et un IECA.
    Surdosage :
    Un surdosage peut conduire à des signes d'hypocorticisme (léthargie, anorexie, vomissements, diarrhée, signes cardiovasculaires, choc). Il n'y a pas eu de cas de mortalité après l'administration chronique de 36 mg/kg chez des chiens en bonne santé. Néanmoins, la mort peut survenir si des doses plus importantes sont administrées à des chiens souffrant d'hypercorticisme.
    Il n'y a pas d'antidote spécifique du trilostane. Il est nécessaire d'interrompre le traitement et d'instaurer un traitement de soutien incluant une substitution en glucocorticoïdes, une correction des désordres électrolytiques et une fluidothérapie, en fonction des signes cliniques.
    En cas de surdosage aigu, il peut être bénéfique de provoquer des vomissements, suivis de l'administration de charbon activé.
    Toute insuffisance surrénalienne iatrogène est en général rapidement réversible à l'arrêt du traitement. Cependant, ces effets peuvent se prolonger chez un faible pourcentage de chiens. Après un arrêt de traitement au trilostane d'une semaine, celui-ci pourra être réinstauré avec une dose réduite.
    Précautions pour l'utilisateur :
    Le trilostane peut entraîner une diminution de la synthèse de testostérone et a des propriétés anti-progestatives. Les femmes enceintes ou susceptibles de l'être ne doivent pas manipuler les gélules.
    Se laver les mains à l'eau et au savon après usage ou exposition accidentelle au produit.
    Le contenu des gélules peut provoquer des irritations et une hypersensibilité cutanées et oculaires. Ne pas fractionner ni ouvrir les gélules. En cas d'ouverture accidentelle des gélules et de contact avec la peau ou de projection dans les yeux, laver immédiatement à grande eau. Si l'irritation persiste, demander l'avis d'un médecin.
    Les personnes présentant une hypersensibilité connue au trilostane ou à l'un des excipients doivent éviter d'être en contact avec le produit.
    En cas d'ingestion accidentelle, demander immédiatement l'avis d'un médecin et présenter la notice ou la boîte du médicament.

    Catégorie

    A ne délivrer que sur ordonnance.

    Conservation

    Durée de conservation : 3 ans.
    Ne pas conserver à une température supérieure à 25°C.
    Conserver les plaquettes dans la boîte.

    Présentation(s)

    • VETORYL® 10 mg :
    A.M.M. FR/V/3152825 4/2007
    Boîte de 3 plaquettes de 10 gélules

    GTIN 05055031419128

    • VETORYL® 30 mg :
    A.M.M. FR/V/6667208 9/2006
    Boîte de 3 plaquettes de 10 gélules

    GTIN 05055031419036

    • VETORYL® 60 mg :
    A.M.M. FR/V/1199745 6/2006
    Boîte de 3 plaquettes de 10 gélules

    GTIN 05055031419081

    DECHRA Veterinary Products SAS

    60 avenue du centre
    78180 MONTIGNY-LE-BRETONNEUX
    Tél. : 01.30.48.71.40
    Fax : 01.30.81.99.63
    Dernière version de la monographie : 23/02/2017

    Mise à jour :
    Nouveaux RCPs, sans changement majeur à relever.
    Mise à jour de septembre : diminution de la posologie initiale recommandée pour débuter le traitement à 2 mg/kg (au lieu de 6).

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