• Vandaële E
  • PV 268
  • Septembre 2006
  • : Chien, chat

Le syndrome de Cushing

L'hypercorticisme ou syndrome de Cushing est une des endocrinopathies les plus fréquentes. Sous sa forme non iatrogène, cette maladie affecterait approximativement 0,2 % des chiens médicalisés.
Chez les chiens, le syndrome de Cushing d'origine hypophysaire est le plus fréquent. Il affecte surtout les chiens âgés d'au moins six ans, voire plus âgés encore, et majoritairement des femelles (60 %). Les tumeurs surrénaliennes, plus rares, touchent davantage les chiens de grande race (environ 50 % des chiens atteints pèsent plus de 20 kg).
Le tableau clinique est bien connu : une polyuro-polydipsie dans 85 % des cas (associée à une densité urinaire faible, = 1,010), avec une polyphagie très fréquente. Ces trois signes sont accompagnés d'autres symptômes comme un abdomen ptosique, une amyotrophie, une intolérance à l'effort, une polypnée, etc. Les signes cutanés sont fréquents mais pas systématiques avec une alopécie bilatérale symétrique, une peau fine, une hyperpigmentation, des comédons, voire une calcinose cutanée.
La confirmation diagnostique fait appel à des mesures de cortisolémie, à la suite de tests fonctionnels (stimulation ou freination). Le test diagnostique le plus souvent utilisé en France est le test de stimulation à l'ACTH. Il est aussi possible de déterminer l'origine surrénalienne ou hypophysaire du syndrome de Cushing par un test de freination à la dexaméthasone à dose forte (et dans certains cas à dose faible), une échographie surrénalienne, etc.
Attention, le syndrome de Cushing est associé à une élévation des phosphatases alcalines (PAL) dans la grande majorité des cas, sans que cela signe une insuffisance hépatique contre-indiquant le trilostane. En outre, un hypercorticisme conduit souvent (70 %) à observer des faibles taux hormones thyroïdiennes (T4 basse). Mais, lors d'hypothyroïdie "vraie", le syndrome polyuro-polydipsie, quasi systématique lors de Cushing, n'est pas observé.
Les traitements envisagés jusqu'à présent n'ont jamais vraiment donné satisfaction. Le mitotane était le plus souvent utilisé. Mais il était associé à des effets toxiques parfois graves et irréversibles. La sélégiline (Selgian®) n'est efficace que dans un nombre très restreint de cas de Cushing hypophysaire (10 à 20 % de ces cas). Elle ne peut donc pas être indiquée dans cette affection.


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