• Raquin P, Roch N, Agneessens J
  • PV 260
  • Novembre 2005
  • : Bovins

Bibliographie
1 - Chartier C. Coccidiose des ruminants. In: Lefèvre PC et Coll. Lavoisier éditeur, Paris. 2003;13:1541-1557.
2 - Faber J-E, Heise A, Bauer C et coll. Eimeria infections in cows in the periparturient phase and their calves: oocyst excretion and levels of specific serum and colostrum antibodies. Vet. Parasitol. 2002;104(1):1-17.
3 - Farizy P, Gomy JL, Taranchon P. Contribution à l'étude des coccidioses bovines en France. Revue Med. Vet. 1970;121(12):1137-1144.
4 - Holliman A. Overview of coccidiosis. Recent observations. Cattle Practice. 2000;8(2):83-88.
5 - Mage C, Reynal PH. Premiers essais du diclazuril dans le contrôle des coccidioses des veaux. Point Vét. 2001;32(212):10-11.
6 - Mundt H-C, Daugschies A, Uebe F et coll. Efficacy of toltrazuril against artificial infections with Eimeria bovis in calves. Parasitol. Res. 2003;90(suppl3):S166-S167.
7 - Stockdale PHG, Bainborough AR, Bailey CB et coll. Some pathophysiological changes associated with infection of Eimeria zuernii in calves. Can. J. Comp. Med. 1981;45(1):34-37.

Congrès
a - Alzieu JP, Mage C. La coccidiose bovine : une maladie en accroissements clinique et sub-clinique. C.R. Journées Nationales GTV, Dijon. 24 au 26 mai 2000:361-366.
b - Mundt H-C, Bangoura B, Daugschies A. Study on the efficacy of toltrazuril (Baycox 5 % oral suspension) in an infection model with Eimeria zuernii-dose confirmation. Poster C.R. 23e Congrès Mondial de Buiatrie. Québec City, Québec, 11 au 16 juillet 2004:415(2408).


Suivi de l'excrétion oocystale de trois veaux non traités ayant présenté une diarrhée pendant la période d'observation
J = Jour du prélèvement de fèces au cours de l'étude

Le premier veau présente un pic d'excrétion total à J15, avec 2,7 millions d'opg alors qu'il est en diarrhée de J14 à J21 (notes 2 et 3). Le second (n°4113) présente une excrétion qui dépasse 10 000 opg d'E. bovis mais sa note fécale varie peu au cours de la période d'observation. Le troisième (n°4372) présente une diarrhée huit jours après une période de faible excrétion d'ookystes (E. bovis) : on ne peut exclure un pic d'excrétion à J10 ou J12.

En jaune : période pendant laquelle la diarrhée observée a été estimée d'origine coccidienne.


Veau Critère J1 J3 J5 J7 J9 J11 J13 J15 J17 J19 J21
3636 Note fécale 0 1 1 1 1 1 1 2 3 3 2
E. bovis 45 510 7800 6840 1950 30 0 2,6.106 40 800 15 165
E. zuernii 15 240 1700 3600 200 0 315 90 000 0 0 0
E. alabamensis 0 30 300 0 350 60 0 0 0 105 90
4113 Note fécale 0 0 0 0 0 0 1 1 0 0 0
E. bovis 0 0 705 0 5200 20 400 1500 105 75 225 1800
E. zuernii 885 0 90 0 2700 0 1200 15 30 0 0
E. alabamensis 0 0 120 0 1400 6600 3400 30 0 210 7800
4372 Note fécale 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2 2
E. bovis 0 650 0 265 420 330 0 15 0 15 0
E. zuernii 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
E. alabamensis 22 800 2400 30 0 0 0 0 0 0 0 0


Analyse de la réduction globale de l'excrétion oocytaire au cours du suivi, dans les lots de veaux traités (diclazuril) par rapport aux lots de témoins (non traités) dans les deux exploitations.

Élevage Coccidie pathogène Réduction globale de l'excrétion oocytaire(1) Signification statistique
A E. bovis 99,5 % p < 0,0001
E. zuernii 99,5 % p < 0,0001
B E. bovis 96,4 % p < 0,015
E. zuernii Faible excrétion -

(1) Comparaison des aires sous la courbe de chaque excrétion individuelle

Essai terrain sur le diclazuril en métaphylaxie de la coccidiose subclinique du veau

-Dans chacune des deux exploitations de l'essai, les veaux des lots traités (A2, B2) reçoivent, le jour de leur tirage au sort (J0), une dose unique de diclazuril (Vecoxan®) par voie orale (1 mg/kg PV).
-Les veaux du lot témoin (A1, B1) reçoivent un placebo par voie orale, préparé de façon à ce que les personnes réalisant la notation des fèces et l'observation clinique ne sachent pas à quel lot appartient chaque veau au sein de chaque exploitation. Le suivi d'excrétion oocystale et la notation des fèces sont réalisés comme mentionné plus haut.
-Pour l'analyse statistique, les valeurs individuelles de l'excrétion oocystale sont la somme des comptages d'oocystes d'E. bovis et d'E. zuernii. Toutefois, l'analyse ne prend en compte que les valeurs correspondant aux veaux qui ont présenté au moins une fois, au cours du suivi clinique, une note fécale supérieure ou égale à 2 (voir la figure "Comparaison du nombre de veaux excréteurs d'ookystes de coccidies pathogènes...").
-L'excrétion d'oocystes d'E. bovis ou d'E. zuernii est stoppée, à la différence du lot témoin. La décroissance de l'excrétion a lieu dans les trois jours qui suivent l'administration du diclazuril, et cet effet est hautement significatif sur la durée d'observation (voir le tableau "Analyse de la réduction globale de l'excrétion oocytaire..."). L'analyse statistique de l'aire sous la courbe entre J3 et J22 dans le lot traité par rapport au lot témoin révèle que la réduction de comptage oocytaire est de 99,99 % pour E. bovis (significatif, p = 0,028) et de 100 % pour E. zuernii (presque significatif, p = 0,061).
-Dans l'exploitation B, le suivi ne permet d'identifier nettement un pic d'excrétion d'oocystes d'E. bovis dans aucun des deux lots. L'excrétion d'E. zuernii est trop faible pour permettre d'inclure ce paramètre à l'analyse statistique. La décroissance de l'excrétion dans les trois jours suivant l'administration du diclazuril reste observable. L'analyse statistique de l'aire sous la courbe entre J3 et J22 dans le lot traité par rapport au lot témoin révèle que la réduction de comptage oocytaire est de 96,4 % pour E. bovis (significatif, p = 0,015).
-Au bilan, en reprenant la valeur de l'aire sous la courbe d'excrétion de chaque veau inclus dans l'essai, la réduction globale d'excrétion obtenue dans le lot traité avec le diclazuril reste hautement significative.
L'analyse des performances zootechniques apporte les interprétations suivantes :
- dans l'exploitation A, la moyenne à J21 du poids des veaux traités est de 2,43 kg supérieure à celle des veaux non traités. Cela équivaut à un GMQ de l'ordre de 100 g/j ;
- dans l'exploitation B, la moyenne à J21 du poids des veaux traités est de 3,40 kg supérieure à celle des veaux non traités. Le GMQ est du même ordre (100 g/j) dans la période expérimentale.
-Ces différences entre lots traités et non traités ne sont pas statistiquement significatives (p > 0,05) en raison de la forte variation individuelle de la croissance au cours des vingt et un jours de l'essai, et du nombre limité d'animaux par lot dans chacune des exploitations. Elles permettent cependant d'estimer d'une part, que la coccidiose subclinique ne se limite pas aux élevages laitiers et d'avancer d'autre part, les bases d'un calcul de rentabilité économique d'un traitement métaphylactique de la coccidiose avec Vecoxan®, en élevages allaitants à historique de coccidiose clinique.
-Les mesures pelvimétriques des bovins suivis ont permis de montrer l'intérêt zootechnique de l'administration orale en dose unique (1 mg/kg) du diclazuril. Cette méthode d'évaluation de la croissance a pour inconvénient d'être moins précise qu'une bascule. Mais, du fait qu'elle a été réalisée par le même opérateur dans les deux élevages, au début et à la fin de l'essai (J7 et J21), les biais d'interprétation sont limités.


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