20/11/2013 | Le Point Vétérinaire.fr

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Oniris

Les Nantais en nombre à la manifestation du 6 novembre

Futurs vétérinaires équins, bovins ou canins, tous les secteurs principaux sont d’accord pour exprimer leur inquiétude concernant l’évolution de notre profession.

Le lundi 4 novembre, les interventions d’un professeur de législation, d’un représentant de l’Ordre et d’un représentant du SNVEL au cours d’une conférence ont été organisées, afin de présenter aux étudiants les enjeux du projet de Loi d'avenir de l'Agriculture. Ce sont donc des étudiants avertis et sûrs de leur opinion qui se sont dirigés mercredi 6 novembre dernier vers Paris pour se joindre au cortège vétérinaire. On pourrait même parler d’une véritable armée d’étudiants nantais, puisque sur environ 1000 étudiants présents à la manifestation, on ne dénombra pas moins de 500 nantais !

Effectivement, si les futurs confrères sont préoccupés par les projets de lois concernant notre profession, les futurs vétérinaires le sont d’autant plus puisqu’il s’agit là d’une évolution qui leur fait peur.
Pour cela, tous les cours et TD ont été annulés pour permettre aux étudiants de se mobiliser et 9 bus ont été mis à disposition par le SNVEL et l’Ordre, pour seulement 1 euro symbolique par place. Le départ a été organisé à 4h00 pour un retour vers minuit.

Le ressenti de la manifestation par les étudiants est assez unanime. Nous décrirons juste une petite déception par le manque de meneurs et de voix pour lancer des slogans et autres discours à clamer, c’est une manifestation peut être un peu trop calme qui a eu lieu, calme mais bien organisée.
En revanche, le nombre de participants a impressionné, signe que notre profession sait rester soudée. C’est un sentiment de fierté de défiler avec les futurs confrères qui a été principalement ressenti. De plus, les futurs vétérinaires ont pu retrouver les anciens de leurs écoles et, finalement, cette manifestation a également été un lieu d’échange entre les nouveaux professionnels et les étudiants.

Sur le site de l’Ecole, un service minimum a été mis en place dans chaque unité afin d’assurer la continuité de soins. En équine, une équipe de garde a assuré les urgences et les soins aux animaux hospitalisés, deux équipes de garde sont restées en canine, et une pour le service des urgences, l’autre pour le service de soins intensifs, et une équipe s’est constituée en bovine pour assurer les soins aux animaux hospitalisés. Le laboratoire central d’analyse est resté ouvert permettant une prise en charge optimale des animaux, mais la pharmacie centrale, ironie du sort et au grand plaisir de certains politiciens, est restée fermée.

C’est donc avec beaucoup d’espoir que les étudiants vétérinaires, à l’identique de leurs ainés, ont repris leur poste le jeudi espérant que le gouvernement ait bien compris le message : l’enseignement vétérinaire évolue tout comme notre profession, le message est bien passé, nous avons tous conscience que l’utilisation des antibiotiques doit être faite à bon escient.

Ronan Chapuis

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