30/01/2012 | Le Point Vétérinaire.fr

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Rurale

Les jeunes vétérinaires et la césarienne bovine

Quel étudiant fraîchement sorti de l’école vétérinaire n’a pas eu peur de se lancer seul dans sa première césarienne bovine ? Aucun ! La césarienne reste un acte relativement stressant pour le jeune praticien.

C’est la raison pour laquelle les docteurs François Pastorelli et Jean-Pierre Rafstedt sont venus, le mardi 24 janvier 2012, nous livrer de précieux conseils pour la suite de notre carrière.

La césarienne : une pratique majeure pour le vétérinaire

Actuellement, la césarienne bovine est l’acte le plus pratiqué par un vétérinaire. Il s’agit d’un acte délicat. Il importe en effet que cette opération se déroule dans de bonnes conditions, d’une part pour permettre un bon développement du veau, d’autre part pour ne pas provoquer de maladies chez la vache. Par ailleurs, la perte d’un veau engendre des pertes économiques importantes pour l’éleveur.

Quand la nature ne fait pas bien les choses...

Lors de la conférence, plusieurs cas nous ont été présentés, cas auxquels nous serons pratiquement tous confrontés. Il a donc été question de césarienne couchée, sur torsion, sur siège, de césarienne qui saigne beaucoup ou encore de césarienne sur veau mort. Nous avons également pu constater que, même si cette opération semble être de routine, des complications, parfois graves, peuvent apparaître. Si elles surviennent dans les 24 heures, le jeune praticien doit s’attendre à des saignements, à un trou dans la matrice, ou encore à une incision de l’intestin. Dans les 3 semaines post-césariennes, des abcès de paroi ou des péritonites peuvent faire leur apparition. Selon le Dr Pastorelli, bien qu’il s’agisse là des complications les plus graves, on constate parfois également, longtemps après la césarienne, que la vache a développé une infertilité. Cet acte ne doit donc en aucun cas être banalisé. Il importe cependant que le jeune vétérinaire apprenne à maîtriser son stress.

Les conseils de nos intervenants

Le plus important est de ne pas se laisser déborder par son inquiétude légitime. Une façon d’y parvenir peut être de prévenir un praticien plus expérimenté si des doutes surviennent. Une valeur doit prévaloir : le respect que nous devons aux éleveurs. Il importe enfin de rester motivé dans l’exercice de ce magnifique métier !

Aurore Dubois

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