20/11/2013 | Le Point Vétérinaire.fr

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VetAgroSup

Les étudiants lyonnais, enragés, montent à Paris

Mercredi 6 novembre, 254 étudiants lyonnais se sont mobilisés pour soutenir leurs aînés dans la lutte contre le projet de loi sur le découplage prescription-délivrance.

Informés grâce au groupe facebook « Les vétos ne sont pas des pigeons », à la page facebook et aux communiqués du SNVEL relayés par le CAPVEL étudiant, et notamment lors d’une réunion mercredi 30 octobre à l’école vétérinaire de Lyon qui a réuni près de 200 étudiants dans un amphi qui a battu un record de contenance, les étudiants se sentaient d’autant plus concernés par ce débat qui a su nous être expliqué très clairement par Pierre Buisson, président du SNVEL, Jean-Marc Petiot, président du CRO Rhône-Alpes et Stéphane Martinot, directeur général de VetAgro Sup.

Les futurs vétérinaires lyonnais ont adressé individuellement près de 500 lettres au préfet du Rhône (récoltées par le Cercle) afin de l’informer qu’ils soutenaient la voix de leurs ainés. Malheureusement, les événements se sont déroulés trop rapidement et ont atteint l’échelon ministériel avant que nous n’ayons pu envoyer ces lettres qui avaient alors perdu toute pertinence.
Une semaine plus tard, réveil matinal pour les étudiants lyonnais afin de prendre le train de 6h21 qui les a menés jusqu’à la capitale en 2h30. Investissant massivement le métro parisien, ils se sont rendus pour 10h00 à la gare Montparnasse où ils ont partagé un petit déjeuner offert par la Compagnie des Vétérinaires avec leurs futurs confrères et les étudiants des autres écoles.

Les apprentis vétérinaires ont ensuite accompagné le cortège de 8000 confrères (6500 selon la police) de 11h30 à 13h00 pour rejoindre le ministère des Affaires sociales et de la Santé à proximité duquel le groupe a stationné en attendant l’issue des négociations. Les dernières personnes se sont dispersées aux alentours de 15h00. Retour à la maison par le train de 19h20.

Cette journée de mobilisation des étudiants lyonnais a pu être organisée grâce à de nombreuses entités et personnes. Le coût du déplacement a été absorbé en grande partie grâce au sponsoring du SNVEL, d’Alcyon, de Centravet et du Cercle Bourgelat qui a permis aux 254 manifestants de ne payer que 10 euros par personne pour l’aller-retour en train et les déplacements en métro parisien. 50 autres étudiants étaient sur liste d’attente et n’ont pas pu partir à cause du nombre limité de place dans le train. L’organisation de la journée a été gérée par le bureau du Cercle Bourgelat et par les professeurs qui ont appuyé la mobilisation en excusant les élèves ou en reportant les activités pédagogiques et en annulant les consultations ce jour là (n’acceptant que les urgences comme dans de nombreuses autres cliniques vétérinaires de France). Enfin n’oublions pas tous les étudiants qui, par leur présence à l’école, ont permis la mobilisation de leurs camarades en assurant la continuité des soins aux animaux hospitalisés et la gestion des urgences.

Nicolas NOËL

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