21/12/2012 | Le Point Vétérinaire.fr

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Cultiver son jardin

L’ENVT se met au vert

Huit étudiantes toulousaines se démènent un peu plus chaque jour pour rendre le campus de l’Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse encore plus vert.

L’histoire a commencé il y a deux ans, sous l’impulsion de Marie Bonnefont et de Maëlle Bujaud, deux étudiantes soucieuses de notre manière de choisir et de consommer nos fruits et légumes. Elles avaient pour objectif non pas de se faire de l’oseille, mais d’amener au plus près de la communauté de l’ENVT des produits éco-responsables. Ces derniers proviennent de la région toulousaine, et sont cultivés dans le respect de l’environnement, avec une utilisation raisonnée des pesticides et autres intrants chimiques. Nos deux comparses au cœur d’artichaut qui n’ont aujourd’hui pas un radis, mais l’impression du devoir accompli, ont passé la main, il y a déjà un an, pour que cette initiative puisse continuer de prospérer.
Aujourd’hui, ce projet nommé « paniers de légumes » est repris en main par Océane Amblard, Judith Badelon, Alice Le Gal, Marie-Lou Mayaud, Caroline Pierre, Cécile Roumilhac et Fanny Simon. Toutes en rang d’oignons chaque semaine derrière leurs cagettes, elles nous proposent des fruits et légumes de saison. Cette action est possible grâce à la coopération avec une Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne (AMAP), et en particulier avec l’aide précieuse de Nathalie Bottan qui livre les paniers sur le site même de l’école.

Les fruits et légumes distribués sont locaux, ils proviennent d’un rayon de 160 km maximum autour de Toulouse. Ce sont uniquement des produits de saison issus d’une agriculture locale et durable qui sont cueillis dans la semaine, permettant ainsi d’avoir des produits frais. Le choix des producteurs est établi selon les qualités gustatives des produits ainsi que sur le mode de culture de ceux-ci. Le premier objectif de ces cultures est de limiter l’apport en intrants chimiques, tous les produits étant issus de l’agriculture biologique ou de l’agriculture durable. Cette démarche permet à tout le monde de s’y retrouver. En effet, en mettant en avant le travail des producteurs locaux, en limitant le nombre d’intermédiaires et en apprenant à nouveau aux consommateurs que nous sommes la saisonnalité des productions, on peut proposer des produits à coût raisonnable tout en rémunérant correctement le maraîcher qui ne travaille pas pour des haricots. Personne ne se fait bananer.

En se répartissant les tâches (trésorerie, planning, commandes, contact avec l’AMAP, contact avec l’école, etc.), nos huit maraîchères volontaires n’ont pas besoin de se prendre le chou. Personne ne se paie la pomme de l’autre, et ce projet prospère !

Concrètement, chaque lundi, les personnes inscrites au préalable peuvent venir récupérer leur panier composé de fruits et légumes de saison. Que ce soient des membres de l’administration, des étudiants ou des enseignants-chercheurs, tous peuvent participer à cette initiative. Chaque panier coûte 11€ et est en général partagé par deux voire trois personnes. Pour avoir une idée, le panier de la semaine à venir se compose de 2kg de carottes, 2kg de pommes de terre, 1kg de poireaux, 1kg de pommes, 2 oignons et 1kg de poires. Cela représente environ 520kg par semaine et un peu plus de 65 paniers distribués. C’est dire si ce projet ne fait pas chou blanc.

Chaque semaine, à la manière de notre Jean-Pierre Coffe national assis sur son canapé rouge, nos huit maraîchères amatrices nous distillent leurs précieux conseils afin de marier au mieux courges butternut, coings, blettes et autres mets atypiques. Plus aucune raison de ne pas avoir la taille haricot sur les plages cet été !

Comme cette initiative trouve écho parmi l’ensemble des acteurs de l’ENVT, nombreux sont les projets qui germent dans leur esprit. L’an dernier, la mise en place de la distribution de pain issu de l’agriculture durable ou biologique a été avortée, car il est bien difficile de se procurer ce type de produits. Du pain plus traditionnel ainsi que des viennoiseries sont désormais en vente à la coopérative étudiante. Par ailleurs, une vente de yaourts a été organisée toujours en partenariat avec une AMAP. Les demandes étaient trop peu nombreuses pour que cela s’inscrive dans le temps. Elles réfléchissent actuellement à la faisabilité d’une vente d’œufs issus de l’agriculture biologique ou d’élevages en plein air.

Pour finir, on l’aura bien compris, cette initiative permet à chacun de découvrir ce qui se produit dans sa région et force est de constater qu’on peut ne vivre que de carottes et manger sainement.

Aurélien Leobon

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