Classification des emplois et rémunération des auxiliaires vétérinaires

Fiche, paie, salaire
© Delpixart - iStock
Le salaire minimum conventionnel des auxiliaires vétérinaires a évolué au premier janvier de cette année. L’occasion de reparler des tâches et des compétences associées à chaque échelon, ainsi que des modalités pour progresser.

Le métier d’auxiliaire vétérinaire est défini par la convention collective n° 3282, qui établit une grille des tâches et fixe une rémunération minimale sur la base d’un coefficient pour chaque échelon et d’une valeur du point conventionnel régulièrement réévaluée.
Dans les cabinets, les cliniques et les centres hospitaliers vétérinaires, l’effectif du personnel salarié non vétérinaire est estimé à plus de 14 000, dont plus de la moitié est employée à temps partiel. Ne sont considérés “auxiliaires vétérinaires” que les salariés des échelons 3 à 5 de la convention collective.

Cinq échelons
La classification des emplois en cinq échelons est définie dans l’annexe 1 de la convention collective. Les salariés des deux premiers échelons ne sont pas considérés comme “auxiliaires vétérinaires”, ce personnel n’ayant pas de contact avec les animaux.

La rémunération minimale
Le salaire minimum conventionnel est déterminé par la valeur du point appliquée au coefficient de chaque échelon. Cette valeur du point est fixée chaque année par la Commission paritaire nationale, composée des organisations syndicales patronales et des salariés.
À compter du 1er janvier 2016, le point passe ainsi de 14,55 à 14,65 €, soit une augmentation d’environ 0,7 %. Cette augmentation entraîne de nouvelles grilles des salaires minimums.
En 10 ans, entre 2005 et 2015, le taux horaire d’une ASV au coefficient 117 est passé de 8,63 à 11,30 €, soit une revalorisation de 31 %, alors que sur la même période, le Smic augmentait de 20 % et que l’inflation, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), était de 15,80 %.

Les heures supplémentaires et complémentaires
Les heures supplémentaires concernent les salariés à temps plein. Ce sont les heures effectuées au-delà de la durée légale de 35 heures hebdomadaires. Les heures effectuées de la 36e à la 43e heure sont majorées de 25 %. Au-delà de la 44e heure, elles sont majorées de 50 %.
Les heures complémentaires ne concernent que les salariés à temps partiel, ceux dont le temps de travail est inférieur à la durée légale de 35 heures hebdomadaires. Les heures effectuées au-delà de la durée de travail prévue dans le contrat bénéficient d’une majoration de 10 % dès la première heure. Au-delà de 1/10e de la durée initialement fixée au contrat, elles sont majorées de 25 %. Ces heures complémentaires ne peuvent être effectuées que dans la limite d’un tiers du temps de travail contractuel, sans avoir pour effet de porter la durée du travail à 35 heures par semaine ou au-delà.

Retrouvez l'intégralité de cet article en pages 10 à 12 du supplément ASV n° 95.
Jean-Pierre Kieffer
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