21/01/2010 | Le Point Vétérinaire.fr

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Repérer et prévenir l’anxiété du chat est indispensable

Le chat est actuellement l’animal de compagnie le plus présent dans les foyers français, qu’il soit seul, avec un ou plusieurs congénères ou un chien. Bien qu’il reste moins médicalisé que ce dernier, la préoccupation des propriétaires vis-à-vis de sa santé est croissante.

Même les propriétaires qui font le choix, par exemple, de ne pas faire vacciner leur chat sont soucieux de son bien-être. Les hypermarchés et les magasins spécialisés en animaux de compagnie ont bien compris cette demande des maîtres, et les rayons de nourriture et d’accessoires dédiés aux félins sont en constante extension. Pourtant, cette recherche de confort ne se traduit pas toujours par une amélioration de la qualité de vie des chats.
De nombreuses erreurs sont commises par les propriétaires en méconnaissance du comportement de leur animal. Beaucoup imaginent que ce qui est vendu correspond à un besoin. Et s’ils trouvent des laisses pour chat en vente, ils en déduisent qu’il convient de promener ainsi leur animal !

Les spécificités du comportement félin

Dans certains foyers, le chat est un choix par défaut. Les personnes souhaitent adopter un animal de compagnie, de préférence un chien, mais leurs conditions de logement, leur emploi du temps et leurs moyens financiers ne le leur permettent pas. L’acquisition d’un chat intervient alors comme un second choix : « Les enfants voulaient un chien, mais, vous comprenez, pour les vacances et les week-ends, un chat, c’est beaucoup plus simple. En plus, pas besoin de le sortir tard le soir et tôt le matin. » Ces “erreurs de casting” peuvent déboucher sur de grandes histoires d’amour, mais également être à l’origine d’une mauvaise compréhension des besoins du chat. Ce dernier n’est pas un “petit chien adapté à l’appartement”.

La stabilité de son territoire est un élément majeur du bien-être d’un chat. Il balise son milieu de vie de marques odorantes et visuelles qui ont une valeur apaisante (marquage territorial sur les objets et de familiarisation sur les personnes). Ce comportement lui permet de délimiter et de stabiliser un univers en perpétuel changement (nouveaux objets, sacs et chaussures porteurs d’odeurs différentes, propriétaires en contact avec des êtres vivants inconnus de l’animal, etc.). Pour préserver la constance de son territoire, le chat doit donc pouvoir s’adapter de façon rapide et efficace aux changements. Ses capacités olfactives sont utilisées pour la gestion de son territoire, mais également pour son activité favorite : la chasse.
A l’état libre, le chat y consacre la majeure partie de son temps de vigilance. C’est un chasseur de petites proies, et la ration calorique permettant la couverture de ses besoins correspond à la capture et à la consommation d’une dizaine de victimes par jour lorsqu’il s’agit de la source primordiale de nourriture. La prise de plusieurs proies nécessite d’en chasser un nombre encore plus grand, d’où un temps consacré à la chasse bien supérieur à l’activité possible pour nos chats domestiques.

Muriel Marion et Claude Béata
Extrait du Supplément ASV 35 de La Semaine Vétérinaire 1389

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