Les règles à rappeler lors de l’acquisition d’un NAC

26.04.2011 à 06:00:00 |
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Lorsqu’une personne émet le désir d’acquérir un nouvel animal de compagnie (NAC), l’auxiliaire doit être vigilant et s’intéresser à ses motivations ainsi qu’aux raisons de son choix.

Adopter un NAC n’est pas anodin. S’assurer que la personne n’a pas de fausses idées préconçues sur l’animal permet d’éviter que celui-ci soit élevé dans de mauvaises conditions ou abandonné. De plus, la réglementation qui entoure l’achat de certaines espèces est stricte. Il est utile de la rappeler.
Dans un premier temps, l’ASV peut demander à la personne quelle espèce elle pense adopter, et l’inciter à se renseigner sur le rythme de vie de l’animal ainsi que sur les installations nécessaires à sa détention, afin de vérifier qu’ils correspondent à la représentation qu’elle en a et à ses souhaits. En effet, les futurs adoptants ne se rendent pas toujours compte de l’entretien dont ont besoin certains spécimens, du matériel nécessaire, ni de leurs coûts. Parfois, ils ont aussi une idée erronée de leur alimentation ou de leur rythme de vie. Contrairement à l’image que s’en font les parents, le hamster, animal nocturne et parfois agressif, ne sera pas forcément le meilleur compagnon pour leur enfant, par exemple. La nécessité d’une vaccination et/ou d’une identification de certaines espèces doit aussi être discutée.

S’assurer qu’un animal ne provient pas d’un trafic


L’ASV doit dispenser des informations sur la réglementation relative à la détention d’animaux exotiques. La convention de Washington ou Cites classe les espèces animales protégées en annexes (I, II et III, l’annexe I correspondant à celles menacées d’extinction et dont le commerce est interdit).
Consulter le site de la Cites est donc la première étape. Au moment de l’achat, le certificat Cites et l’attestation de provenance permettent de s’assurer qu’un animal d’une espèce exotique ne provient pas d’un trafic. De plus, la possession de la plupart des espèces, ou d’un nombre défini d’animaux de certaines espèces, requiert une autorisation d’élevage d’agrément (AEA) ou un certificat de capacité. Ceux-ci attestent que le propriétaire est au fait des modalité de détention de l’animal et saura lui fournir des conditions de vie adaptées. Pour connaître les règles générales de détention des animaux non domestiques (et leur statut légal), la personne peut consulter l’arrêté du 10/08/2004 sur le site du gouvernement. Ce texte fixe également les modalités d’identification de ces espèces et les règles générales de leur installation.

Lorenza Richard

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