27/06/2011 | Le Point Vétérinaire.fr

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Santé publique

Les morsures, une problématique pour les vétérinaires et les médecins

Diverses zoonoses sont à craindre en cas de morsure ou de griffure.

Les initiatives se multiplient pour rapprocher médecines humaine et vétérinaire (selon le concept One Health). Parmi elles, des soirées organisées par l’école de Lyon. La dernière en date portait sur le thème « Morsures, griffures : que faire ? »*. Une préoccupation majeure, puisque 500 000 morsures sont recensées chaque année dans l’Hexagone**.

Les morsures du point de vue des vétérinaires

Marc Artois, enseignant d’épidémiologie à VetAgro Sup, a présenté les zoonoses susceptibles d’être transmises par morsure ou griffure. Parmi les bactéries, il dénombre les pasteurelles, les bactéries pyogènes et les bartonelles chez le chat. La rage reste un danger théorique, mais il convient d’évaluer l’exposition de l’animal mordeur (contact avec une chauve-souris ou un renard, en particulier à la frontière italienne, voyage en Afrique) et son statut vaccinal. Marc Artois note que les risques de morsure sont ceux liés à la salive. Dormir avec son chien, par exemple, augmente la probabilité de léchage du maître par son animal. Ce type de comportement est donc à risque, quoique pratiqué par 30 % des propriétaires sans qu’il y ait pour autant beaucoup de malades.

Dominique Autier-Derian, vétérinaire comportementaliste, a abordé le traumatisme de la personne mordue et pourtant la minimisation fréquente de cet acte. Lors d’un épisode de morsure, il est utile de faire du bruit pour distraire l’animal. Il convient ensuite de diriger la personne blessée chez le médecin et l’animal chez un vétérinaire pour savoir si le comportement était anormal ou non. La conférencière a rappelé l’importance d’apprendre la contention des NAC, afin d’éviter notamment les morsures chez les enfants. Elle a souligné que chez le furet, les explorations orales persistent à l’âge adulte et que les morsures sont donc fréquentes dans cette espèce.

Les morsures du point de vue des médecins

Véronique Pagliaroli (hôpital de la Croix-Rousse) a abordé la prise en charge initiale de la morsure en humaine. Dans un tiers des cas, la plaie est profonde, mais elle n’est délabrante que pour moins de 10 % des personnes concernées. La localisation diffère selon l’âge du sujet mordu. Pour les adultes, elle se situe essentiellement sur les membres supérieurs, chez les enfants surtout au niveau de la tête. L’antibiothérapie n’est pas mise en place de façon systématique, sauf pour les morsures de chat et humaines.

Charlotte Devaux

* Le 9 juin 2011 à Lyon, réunissant une centaine de praticiens et étudiants des deux médecines.
** D’après le Centre de documentation et d’information de l’assurance, juin 2011.

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