20/10/2010 | Le Point Vétérinaire.fr

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Les maladies transmises par les tiques en France

Les caractéristiques écologiques et biologiques des tiques en font un vecteur remarquable pour de nombreuses maladies, notamment des zoonoses. L’auxiliaire peut jouer un rôle important dans leur prévention.

Quelles sont les tiques susceptibles de transmettre des maladies ?

De nombreuses maladies sont transmises par les tiques dans le monde, notamment des maladies émergentes, dues à des agents pathogènes qui ne sont pas encore tous identifiés.
En France, ce sont principalement trois espèces (Ixodes ricinus, plutôt au nord, Rhipicephalus sanguineus, au sud, et Dermacentor reticulatus, partout en France), qui sont responsables de la transmission d’agents infectieux, qui leur sont particuliers. La zone de répartition géographique d’une maladie correspond ainsi à celle de son vecteur. L’ehrlichiose canine, par exemple, n’est actuellement présente que dans le sud de la France et la Corse, où vit son vecteur R. sanguineus. Toutefois, le réchauffement climatique et les transports peuvent modifier la répartition des maladies.

Quelles mesures de prévention l’auxiliaire peut-il proposer ?

L’ASV peut prévenir les propriétaires de l’existence de ces maladies et du risque encouru par leurs animaux (voire par la personne elle-même en cas de zoonose). Les animaux exposés aux tiques sont ceux qui vivent ou se rendent dans les régions d’enzootie (où sévit le parasite), principalement dans les forêts ou dans les champs, mais également dans les chenils. Le risque est plus important au printemps et à l’automne, périodes d’activité maximale des parasites, même si dans certaines régions au climat doux, les tiques restent actives toute l’année. Un client qui souhaite emmener son chien faire une ballade dans les bois à l’automne peut ainsi être prévenu du risque encouru, selon la zone géographique. L’auxiliaire peut aussi proposer des solutions de prévention contre les tiques (antiparasitaires externes, débroussaillage des jardins, recherche des parasites pour les retirer manuellement après une promenade) et contre les maladies qu’elles transmettent (vaccinations). Des vaccins sont disponibles contre la piroplasmose et la maladie de Lyme chez le chien, et la fièvre Q chez les ruminants. En canine, une vaccination peut être proposée dès la première visite de l’animal, même si elle se réalise plus tard que les autres. Une chimioprévention peut aussi être proposée pour la piroplasmose, si le vétérinaire la pratique. L’auxiliaire peut enfin repérer certains signes d’appel de ces maladies (urines sombres en cas de babésiose, saignements par les narines en cas d’ehrlichiose canine, etc.), surtout en cas d’historique d’infestation par les tiques, et conseiller de consulter rapidement.

Lorenza Richard
Extrait du Supplément ASV n°42 à La Semaine Vétérinaire n°1422

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