15/09/2010 | Le Point Vétérinaire.fr

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Le tutorat : une mission essentielle pour développer les compétences

Le tutorat consiste à assurer la formation pratique d’un nouveau salarié sur son poste de travail.

Il est systématique, par exemple, dans le cas d’une formation ASV en alternance avec le Gipsa, mais peut aussi être instauré lors d’un recrutement en CDI classique. Ainsi, il est fréquent qu’un auxiliaire expérimenté ait à “tutorer” un nouvel entrant.

• Qui assure le tutorat ?

Le tutorat est assuré par un membre de l’équipe présent dans l’entreprise, employeur ou salarié, dont le profil est variable. Par exemple :
- en contrat d’apprentissage, le maître d’apprentissage doit justifier d’une qualification au moins équivalente à celle préparée par le nouveau salarié et d’au moins trois ans d’expérience professionnelle. Il peut encadrer deux apprentis ;
- en contrat de professionnalisation, le tuteur doit avoir au moins deux ans d’expérience professionnelle et peut encadrer trois stagiaires (deux seulement s’il est l’employeur).

• Quel est le rôle du tuteur ?

Quel que soit son profil, la mission du tuteur est identique et se décline en trois volets :

1. Accueillir le nouvel entrant, ce qui implique de :
- lui présenter l’entreprise, son poste, ses collègues de travail et la nature de ses liens avec eux (hiérarchique, fonctionnelle) ;
- lui présenter le profil de compétences de son poste, c’est-à-dire tout ce qu’il devra être capable de réaliser à terme, avec quel matériel et de quelle façon.

2. Le former :
- présenter la progression des activités qui vont lui être confiées au cours de sa période de formation ou d’adaptation (toutes les activités correspondant à la qualification visée devront être pratiquées, des plus simples aux plus complexes) ;
- lui donner des objectifs précis et un délai (par exemple, les trois prochains mois). Il est difficile de s’investir si le but à atteindre est non ou mal défini ;
- lui montrer chacune des activités à réaliser, en précisant ses conditions (sécurité, asepsie, délai, matériel, etc.), les comportements attendus et les critères qui permettront de dire que l’objectif est atteint. Rien ne doit être implicite, tout doit être clairement formulé ;
- lui faire réaliser l’activité, signaler (constructivement) les erreurs et montrer comment les corriger, mais aussi souligner positivement les réussites. Ne parler que des erreurs a un effet démotivant à la longue.

3. L’évaluer (le cas échéant, en lien avec le centre de formation) :
- procéder régulièrement à une mise en situation pour évaluer les activités et les comportements, puis partager avec le stagiaire le résultat de l’évaluation (ce qui est satisfaisant ou à améliorer). Le stagiaire “qui ne sait pas qu’il ne sait pas croit qu’il sait” !
- formaliser, le cas échéant, cette évaluation pratique pour le centre de formation.

Michèle Colin

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