Le rôle des auxiliaires dans les prophylaxies obligatoires

25.11.2010 à 06:00:00 |
©

La période hivernale dans les cabinets et cliniques vétérinaires mixtes marque la reprise de l’activité rurale, en sommeil pendant l’été.

Outre les vêlages et toute l’activité qui s’y rattache, les prophylaxies obligatoires ont une grande importance, en temps mais aussi pour la planification. Le rôle des ASV est primordial dans leur organisation.

Quelles sont les prophylaxies obligatoires ?

La campagne de prophylaxie débute en décembre et se termine fin avril, et se trouve donc à cheval sur deux années. C’est la DDCSPP (ex-direction départementale des services vétérinaires) qui se charge d’établir la liste des prophylaxies obligatoires par commune et selon le statut des exploitations (indemnes ou non de la maladie), et qui l’expose aux vétérinaires praticiens concernés au cours d’une réunion programmée avant le lancement du dispositif.

Toutes ces opérations de prophylaxie sont réalisées uniquement par le vétérinaire sanitaire désigné par l’éleveur. Ce praticien peut être différent du vétérinaire traitant. L’éleveur ne peut pas changer de vétérinaire sanitaire en cours de campagne. Pour ce faire, il doit envoyer un courrier à la DDCSPP avant le mois de septembre.
Cette prophylaxie obligatoire concerne tous les élevages bovins, ovins, caprins et porcins.

Elevages bovins

Chez les bovins, jusqu’en 2008, quatre maladies étaient concernées par ce dispositif :
- la brucellose ;
- la rhinotrachéite infectieuse bovine (IBR) ;
- la leucose bovine enzootique ;
- la tuberculose.

Les prophylaxies des trois premières affections se font différemment selon qu’il s’agit d’élevages allaitants ou laitiers. En élevage laitier, le dépistage est effectué à la laiterie sur le lait et aucun prélèvement n’est réalisé par le vétérinaire, sauf si l’analyse est positive et qu’elle déclenche des prises de sang individuelles pour identifier les animaux atteints.

En revanche, pour les élevages allaitants, ce dépistage consiste en un test sérologique sur le sang, qui requiert donc une prise de sang individuelle. Tous les animaux âgés de plus de vingt-quatre mois sont concernés. Pour la tuberculose, le dépistage nécessite une injection intradermique d’extrait de bacille tuberculeux (ou une intra-dermo-tuberculination) et inclut les élevages aussi bien allaitants que laitiers. Selon les départements, il est pratiqué de façon annuelle, biennale ou triennale.

En 2008 est venue s’ajouter la vaccination obligatoire par le vétérinaire sanitaire du cheptel souche et des veaux à partir de deux mois et demi d’âge contre la fièvre catarrhale ovine, ou FCO (sérotypes 1 et 8). Elle est réglementée au niveau national et tous les départements appliquent les mêmes statuts. Pour la campagne 2010-2011, la vaccination du cheptel souche pourra être pratiquée par l’éleveur et la délivrance des vaccins sera réservée aux vétérinaires. Ces derniers pourront, à la demande des éleveurs, vacciner le cheptel souche, mais le vétérinaire sanitaire n’entre plus obligatoirement en scène.


Irmine Lavalade
Extrait du Supplément ASV n°43 à La Semaine Vétérinaire n°1427

Réagir à cette actualité
Cet espace a vocation à débattre et partager vos avis sur nos contenus. En réagissant à cette actualité, vous vous engagez à respecter les conditions générales d’utilisation de Le Point Vétérinaire.fr. Tout commentaire calomnieux ou injurieux sera supprimé par la rédaction.
Retrouvez toute l’actualité vétérinaire
dans notre application

En poursuivant votre navigation, vous acceptez les CGU ainsi que l'utilisation des cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
En savoir plus

OK